La Transparence

 

 

Jean Carteret


 

 

 

Édition établie par Philippe Pissier

 

 

 

 

 

Introduction

 

 

            Les textes de Jean Carteret qui suivent sont la transcription numérique des numéros 1 et 2 de la sous-section Jean Carteret de la section Ésotérisme de mes Archives.

 

            Il s’agit de photocopies et certaines sont de très mauvaise qualité : ce qui explique les blancs dans certains textes. En outre, il manque des pages, notamment les pp. 324 à 410 et 556 à 604.

 

            Si un lecteur internaute a les moyens de les combler, il peut nous contacter.

 

            Il était impossible de scanner ces photocopies, nous avons donc retapé l’ensemble en trois ou quatre mois. Les feuillets sont numérotés de 1 à 555 mais un compte-rendu de l'assemblée générale de l'Association des Amis de Jean Carteret (en date du 12 décembre 1983, signé de Michel Camus) affirme : ‘La première tâche de l'Association a été de faire déchiffrer et dactylographier les carnets de notes laissés par Jean. Ce travail a été remarquablement réalisé par Pierre-André Dujat et il comprend 604 pages’.

 

            Nous avons dû corriger attentivement un certain nombre d’erreurs manifestes, combler des lacunes (souvent des glyphes astrologiques qui ne pouvaient être dactylographiés et qui n’avaient pas été rajoutés à la main), et enfin dissocier le bloc texte en divers paragraphes afin de rendre plus aisée une lecture souvent difficile.

 

            Nous n’avons pas retranscrit les textes parus aux Éditions L’Originel (animées par Jean-Louis Accarias) dans les deux volumes : ‘Lorsque l’homme sera né’ (1984) et ‘Le Tarot comme langage’ (1988).

 

            L’ensemble était précédé d’une table des matières (certainement posthume) et de quelques notes de Jean Carteret. Vous les retrouverez dans l’Appendice I.

 

            En Appendice II se trouve la reproduction d’une page de l’ensemble dactylographié à partir duquel nous avons œuvré.

 

            DD est l’abréviation de ‘Dactylographie Dujat’.

 

            Nous tenons à remercier ici tous ceux qui, à un titre ou un autre, ont permis ou assisté ce travail… ainsi Pierre-André Dujat, Thierry de Pontcharra, Daniel Giraud, Llys Dana (Jacques Juin), Jean-Pierre Espil et José Galdo.

 

            Pour clore cette brève introduction, je choisis cette citation de Michel Camus : ‘Jean Carteret nous laisse un langage qui n’a pas fini de nous faire signe : il brille comme une étoile dans la nuit et nous indique le chemin…’.

 

 

          

            Philippe Pissier, avril 2004 e.v.

 

 

 

 

Inventaire

 

 

DD 1, Carnet BB, pages 1 à 9 : LE ZODIAQUE.

 

DD 2 à 5, Carnet BB, pages 10 à 51 : LE CAPITAL ET LE TRAVAIL (I).

 

DD 6 à 7, Carnet B, pages 1 à 18 : QUESTION, DEMANDE ET INTERROGATION.

 

DD 8 à 9, Carnet B, pages 19 à 27 : SÉDENTAIRE ET NOMADE, LE VOYAGE.

 

DD 10 à 11, Carnet B, pages 28 à 36 : L’ÊTRE GLOBAL.

 

DD 12 à 14, Carnet BB-A, pages 1 à 34 : SIRIUS VÉGA.

 

DD 15, Carnet BB-A, pages 35 à 47 : Comme le Chaos est à l’origine et le Néant au terme…

 

Manque DD 16. Nous avons retrouvé la fin du texte précédent (quelques lignes) via le n°6 de la revue Bunker (Saint-Jean-de-Valériscle, 1983), où DD 12-14 et DD 15-16 sont publiés comme un seul texte.

 

DD 17 à 28, Carnet B-3, pages 37 à 104 : LA CONTRADICTION, LA DIALECTIQUE ET LE DIALOGUE.

 

DD 29 à 36, Carnet B-4, pages 1 à 33 : LE COUPLE, L’HUMANITÉ ET L’UNIVERS.

 

DD 37 à 43, Carnet 1, pages 1 à 52 : LE CORPS ET LA CROIX.

 

DD 44 à 46, Carnet 2, pages 1 à 33 : Le Principe, déterminant, mais ni aliéné ni aliénant…

 

DD 47, Carnet 3, pages 1 à 11 : On fait vœu de chasteté…

 

DD 48 à 50, Carnet 3, pages 12 à 50 : Il n’y a jamais de répétition dans l’histoire et la non-histoire…

 

DD 51, Carnet 4, pages 1 à 12 : LE RENIEMENT.

 

DD 52-53, Carnet 4, pages 13 à 27 : TERRE SUJET, TERRE OBJET.

 

DD 54, Carnet 4, pages 28 à 30 : LE CORPS GLORIEUX TRANSPARENT ET LE CORPS GLORIEUX BRILLANT, LA CONSCIENCE ABSOLUE DE LA CONSCIENCE RELATIVE.

 

DD 55, Carnet 4, pages 31 à 41 : LA SEMAINE, LES MOIS, LES MILLÉSIMES, 1000, 2000.

 

DD 56, Carnet 4, pages 42 à 50 : VIERGE BLANCHE, VIERGE NOIRE.

 

DD 57, Carnet 5, pages 1 à 3 : Je suis un des rares humains à envisager…

 

DD 58, Carnet 5, pages 4 à 12 : Le socialisme, fruit de la révolution…

 

DD 59, Carnet 5, pages 13 à 18 : LE GRAND-PÈRE.

 

DD 60 à 63, Carnet 5, pages 19 à 49 et Carnet 6, pages 11 à 15 : Les yogis de l’Inde, dit Thierry…

 

DD 64, Carnet 6, pages 16-17 : Au cours de l’Immaculée Conception…

 

DD 65, Carnet 6, pages 18-19 : On représente toujours Dieu avec une longue barbe…

 

DD 66, Carnet 6, pages 20 à 27 : Dans l’intemporel…

 

DD 67-68, Carnet 6, pages 28 à 44 : Il y a une alchimie de la matière…

 

DD 69, Carnet 6, pages 46 à 50 : La pensée vient de la psyché…

 

DD 70, Carnet 7, pages 1 à 14 : On parle toujours de la résurrection du Verbe…

 

DD 71, Carnet 7, pages 15 à 17 : Thierry dit justement que l’huile…

 

DD 72, Carnet 7, page 18 : Le sublime existe en même temps…

 

DD73, Carnet 7, page 19 : L’homosexualité maïeutique de l’analogie…

 

DD 74, Carnet 7, pages 20 à 28 : L’AVORTEMENT.

 

DD 75-76, Carnet 7, pages 29 à 45 : PHÉNOMÉNOLOGIE DE QUELQUES ARTS.

 

DD 77, Carnet 7, pages 46-47 : Le besoin donne des envies…

 

DD 78 à 88, Carnet 8, pages 1 à 48, Carnet 9, pages 1 à 38, Carnet 10, pages 1 à 47 : TAROT (publié comme TEXTE 2 et TEXTE 3 in LE TAROT COMME LANGAGE, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1988, aux pages 89 à 110).

 

DD 89 à 92, Carnet 11, pages 1 à 48 : L’INTEMPOREL.

 

DD 93-94, Carnet 12, pages 1 à 25 : L’HOMME, LE MÂLE, LA FEMME, LA FEMELLE.

 

DD 95, Carnet 12, pages 26 à 36 : DU MOI À QUELQUE CHOSE.

 

DD 96, Carnet 12, pages 37 à 47 : LA JEUNESSE COMME AVOIR, COMME MAÎTRISE, COMME AISANCE.

 

DD 97-98, Carnet 13, pages 1 à 23 : NAISSANCE ET DEVENIR DE L’ÂME.

 

DD 99, Carnet 13, pages 23 à 31 : LE CONCEPT.

 

DD 100, Carnet 13, pages 32 à 37 : LE DÉSIR ET LA FOI.

 

DD 101, Carnet 13, pages 38 à 44 : Dieu, Notre Seigneur, est le père…

 

DD 102-103, Carnet 14, pages 1 à 27 : PHÉNOMÉNOLOGIE DE LA JOUISSANCE SEXUELLE.

 

DD 104, Carnet 14, pages 28-29 : Le devenir est le devenant…

 

DD 105-106, Carnet 14, pages 30 à 32 : Le voleur est l’inconnu…

 

DD 107, Carnet 14, pages 33 à 41 : LA MORT DE LA MORT.

 

DD 108-112, Carnet 15, pages 1 à 50 : GNOSE ET POUVOIR, AMOUR ET PUISSANCE.

 

DD 113-116, Carnet 16, pages 1 à 23 : LES PIEDS.

 

DD 117-120, Carnet 16, pages 24 à 46 : LES PIEDS, DANS LE CORPS HUMAIN.

 

DD 121 à 123, Carnet 17, pages 1 à 44 : DIALECTIQUE DE L’ŒUVRE DU MÂLE ET DE L’ŒUVRE DE LA FEMELLE.

 

DD 124-125, Carnet 17, pages 45 à 67 : Dans le premier Chaos, il y avait…

 

DD 126 à 128, Carnet 18, pages 1 à 8 : ÉPISTÉMOLOGIE DE LA MORT.

 

DD 129-130, Carnet 18, pages 20 à 28 : TEMPS QUALITATIF, TEMPS QUANTITATIF, ESPACE QUALITATIF, ESPACE QUANTITATIF.

 

DD 131, Carnet 18, pages 29 à 33 : L’ÉTANT ET LE NÉANT.

 

DD 132-133, Carnet 18, pages 34 à 47 : L’IMMOBILIER ET LE MOBILIER.

 

DD 134, Carnet 19, pages 29 à 31 : LE DRAGON ET LA BÊTE.

 

DD 135 à 137, Carnet 19, pages 32 à 45 : Dans notre existence actuelle…

 

DD 138-139, Carnet 19, pages 46 à 66 : L’amour absolu est déjà en germe…

 

DD 140-141, Carnet 19, pages 67 à 82 : ROSE-CROIX.

 

DD 142, Carnet 19, pages 83 à 88 : L’ÂME ET L’ESPRIT, SOLEIL NOIR ET LUNE NOIRE.

 

DD 143, Carnet 19, pages 89 à 97 : L’ORGANISATION, L’ADMINISTRATION, L’ANIMATION, LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION.

 

DD 144-145, Carnet 20, pages 1 à 19 : L’ÉNERGIE.

 

DD 146, Carnet 20, pages 20-21 : LA NACRE.

 

DD 147-148, Carnet 20, pages 22 à 35 : LE NOYAU DE L’ATOME.

 

DD 149-150, Carnet 20, pages 36 à 48 : À l’origine et bien avant la chute…

 

DD 151, Carnet 20, pages 49 à 64 : Mais Adam récupérera sa situation naturelle…

 

DD 152, Carnet 20, pages 65 à 68 : Par exemple, le capital…

 

DD 153, Carnet 20, pages 69-70 : Il y a un bien…

 

DD 154, Carnet 20, page 71 : La démonstration dialectique et maïeutique de mes textes…

 

DD 155, Carnet 20, pages 72 à 77 : MAÏEUTIQUE ET DIALECTIQUE.

 

DD 156, Carnet 20, pages 78 à 83 : LA BOMBE ATOMIQUE, L’ÉNERGIE ATOMIQUE.

 

DD 157, Carnet 20, pages 84-85 : Je suis à la situation de personne…

 

DD 158, Carnet 20, pages 86 à 94 : L’inconscient collectif est déjà l’analogue…

 

DD 159, Carnet 20, pages 95 à 98 : À TES SOUHAITS.

 

DD 160 à 163, Carnet 21, pages 1 à 13 : CHRISTIANISME.

 

DD 164 à 165, Carnet 22, pages 1 à 12 : SOLEIL BLANC, LUNE BLANCHE, SOLEIL NOIR, LUNE NOIRE (I).

 

DD 166 à 170, Carnet 23, pages 1 à 17 : LE ZODIAC.

 

DD 171, Carnet 23, pages 18-19 : Le fruit, synthèse au terme…

 

DD 172-173, Carnet 24, pages 1 à 9 : SOLEIL BLANC, LUNE BLANCHE, SOLEIL NOIR, LUNE NOIRE (II).

 

Manque DD 174 mais pas DD 175, Carnet 24, pages 3-4 (deux Carnets 24 ?), seconde moitié d’un texte commençant par les mots : …l’essence permanente du grand devenir…

 

DD 176-177, Carnet 24, pages 5 à 13 : SADISME ET MASOCHISME.

 

DD 178 à 180, Carnet 24, pages 14 à 26 : L’ENNUI.

 

DD 181 à 183, Carnet 24, pages 27 à 35 : L’AMITIÉ.

 

DD 184, Carnet 24, pages I à V : Le règne minéral, être et non-être…

 

DD 185 à 191, Carnet 25, pages 3 à 37 : TRAVERSÉE DES SIGNES DU ZODIAQUE.

 

DD 192-193, Carnet 26, pages 33 à 38 : SENS ET SIGNIFICATION.

 

DD 194, Carnet 26, pages 39 à 43 : LE REPAS.

 

DD 195, Carnet 26, pages 44-45 : LA PREUVE ET LE TÉMOIGNAGE.

 

DD 196, Carnet 26, pages 47 à 51 : LA NON-POÉSIE.

 

DD 197-198, Carnet 26, pages 52 à 58 : La Déité Absolue en état…

 

DD 199 à 201, Carnet 26, pages 59 à 67 : LA BÊTE ET LE DRAGON.

 

DD 202 à 205, Carnet 26, pages 68 à 79 : L’ENFER.

 

DD 206-207, Carnet 26, pages 79 à 86 : L’ACCIDENT PASSAGER.

 

DD 208, Carnet 26, pages 87 à 89 : J’étais déjà être et non-être en essence…

 

DD 209, Carnet 26, pages 90 à 94 : Durant mon existence, je suis devenu poète de la non-poésie…

 

DD 210, Carnet 26, pages 95-96 : LE MAÎTRE ET LA MAÎTRISE.

 

DD 211, Carnet 26, page 96 : La pensée est un oiseau de l’espace…

 

DD 212 à 214, Carnet 27, pages 1 à 9 : LE TAROT (publié comme TEXTE 1 in LE TAROT COMME LANGAGE, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1988, aux pages 83 à 88).

 

DD 215, Carnet 27, pages 11 à 14 : À SON IMAGE…

 

DD 216, Carnet 27, pages 15 à 18 : Le mourir est l’inversion du naître…

 

DD 217, Carnet 28, pages 1 à 10 : L’ARCHITECTURE ET L’ARCHITECTE.

 

DD 218 à 220, Carnet 28, pages 11 à 47 : L’ACUPONCTURE.

 

DD 221 à 224, Carnet 29, pages 1 à 50 : LA VIERGE BLANCHE MARIE.

 

DD 225 à 228, Carnet 30, pages 1 à 45 : ARCANE 0 : LE MAT (publié comme TEXTE 4 in LE TAROT COMME LANGAGE, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1988, aux pages 111 à 118).

 

DD 229, Carnet 31, pages 1 à 10 : LE FEU ORIGINEL, L’ÉNERGIE, LE SOUFFLE.

 

DD 230 à 233, Carnet 31, pages 11 à 48 : La Tête du Soleil Noir est le rappel passager de la mémoire…

 

DD 234, Carnet 32, pages 1 à 12 : Tout astrologue a le complexe de Dieu…

 

DD 235, Carnet 32, pages 13 à 28 : Il y a les petits mystères, ceux de la tradition…

 

DD 236 à 238, Carnet 32, pages 29 à 50 : NOTES DU CARNET 32.

 

DD 239-240, Carnet 33, pages 1 à 22 : LE CAPITAL ET LE TRAVAIL (II).

 

DD 241-242, Carnet 33, pages 23 à 37 : L’ORDINATEUR.

 

DD 243, Carnet 33, pages 38 à 41 : DES GRAINES, DES FEUILLES, DES FLEURS, DES FRUITS.

 

DD 244, Carnet 33, pages 42 à 48 : LA MAÏEUTIQUE ET LA DIALECTIQUE.

 

DD 245, Carnet 34, pages 1 à 4 : Je connais un ami ‘X’…

 

DD 246, Carnet 34, pages 5-6 : Le quelque chose fait les Noces du Néant et du Chaos…

 

DD 247-248, Carnet 34, pages 8 à 11 : Pass[ag]e de l’état maïeutique du sommeil…

 

DD 249 à 251, Carnet 34, pages 12 à 27 : L’être primaire, local et originel…

 

DD 252, Carnet 34, pages 28 à 35 : L’éveil est une transformation…

 

DD 253-254, Carnet 34, pages 36 à 48 : L’être primaire, originel…

 

DD 255 à 259, Carnet 35, pages 0 à 51 : VULCAIN ET MERCURE.

 

DD 260 à 262, Carnet 36, pages 1 à 19 : SOLEIL BLANC, LUNE BLANCHE.

 

DD 263-264, Carnet 36, pages 20 à 28 : LE PRINCIPE ET LE VERBE.

 

DD 265-266, Carnet 36, pages 30 à 48 : une note de Pierre-André Dujat y signale : ‘ces pages 265 et 266 de dactylo — C-36, p. 30 à p. 48 — “Vulcain et Mercure” commencent le texte “Vulcain et Mercure” C-35 p. 255 etc. de dactylo).’ Le texte va de ‘La Lune en Cancer…’ jusqu’à ‘…n’est plus tabou’.

 

DD 267, Carnet 37, pages 1 à 7 : HISTOIRE, NON-HISTOIRE, INTEMPOREL.

 

DD 268-269, Carnet 37, pages 8 à 21 : NÉANT, CHAOS, ÉNERGIE ORIGINELLE, DÉITÉ ABSOLUE, VERBE.

 

DD 270-271, Carnet 37, pages 22 à 28 et Carnet 38, pages 1 à 9 : LE MÊME ET L’AUTRE.

 

DD 272, Carnet 38, pages 10 à 19 : LE DÉPASSEMENT.

 

DD 273, Carnet 38, page 31 : Le péché contre l’esprit…

 

DD 274, Carnet 38, pages 32 à 38 : Il ne faut à aucun prix refuser à quiconque…

 

DD 275, Carnet 38, page 39 : La pierre noire de la Kaaba est cubique…

 

DD 276, Carnet 38, pages 43 à 47 : Pourquoi la pierre noire de la Kaaba ?

 

DD 277, Carnet 38, page 50 : L’huile est le feu en situation de substance…

 

DD 278, Carnet 38, page 51 : L’âme est unique de ses collectifs…

 

DD 279, Carnet 38, page 52 : La mort est inversion globale et pas locale…

 

DD 280, Carnet 38, page 53 : La femme est non-être d’abord…

 

DD 281, Carnet 38, page 54 : L’HÉMISPHÈRE NORD ET L’HÉMISPHÈRE SUD.

 

DD 282 à 290, Carnet 39, pages 1 à 18 : INTERDÉPENDANCE UNIVERSELLE.

 

DD 291-292, Carnet 39, pages 19 à 21 : Tout le monde connaît l’utilité d’être utile…

 

DD 293-294, Carnet 39, pages 22 à 26 : Il y a une angoisse dans la manifestation…

 

DD 295, Carnet 39, pages 27-28 : ASTROLOGIE.

 

DD 296-298, Carnet 39, pages 29 à 33 : Le simple vient du complexe…

 

DD 299, Carnet 39, pages 34 à 36 : Le sommeil fait partie de la réalité comme le mourir…

 

DD 300, Carnet 39, pages 37 à 38 : Pisser, c’est écrire…

 

DD 301, Carnet 39, pages 39-40 : La pensée vient de la vie…

 

DD 302-303, Carnet 39, pages 41 à 47 : L’utile et l’inutile sont deux grandes catégories de l’univers…

 

DD 304, Carnet 39, page 48 : Il n’y a pas seulement la vision…

 

DD 305 à 307, Carnet 40, pages 1 à 12 : Dans l’Arcane XVII… (publié comme TEXTE 5 in LE TAROT COMME LANGAGE, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, 1988, aux pages 119 à 125).

 

DD 308, Carnet 40, pages 13 à 17 : Dans le cas des planètes…

 

DD 309, Carnet 40, pages 18 à 22 : Chez le poète, chez le voyant, chez le prophète…

 

DD 310, Carnet 40, pages 23-24 : Dans le Mat, Arcane Zéro…

 

DD 311, Carnet 41, page 1 : Il y a, dans la vie quotidienne dont est faite l’existence…

 

DD 312 à 314, Carnet 41, pages 1 à 5 : NOTES DU CARNET 41.

 

DD 315 à 321, Carnet 42, pages 1 à 51 : LA LIBIDO.

 

DD 322, Carnet 42 bis, pages I à V : Le règne minéral…Texte identique à Carnet 24, pages I à V.

 

DD 323, Carnet 42 bis : NOTES DU CARNET 42 BIS.

 

Manquent, ici, les pages DD 324 à 410.

 

DD 411 à 430 (à partir d’ici, plus aucune numérotation relative aux carnets ainsi qu’à leurs pages) : LE TAROT (publié sous le titre SENS DU TAROT in LE TAROT COMME LANGAGE, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1988, aux pages 31 à 80). Dans la dactylographie de Pierre-André Dujat, le titre LE TAROT est suivi du sous-titre SENS GÉNÉRAL, couvrant tout le premier passage allant de ‘Le Tarot a été conçu par des gens qui étaient au contact du monde…’ jusqu’à ‘Passer du Petit Mystère au Grand Mystère, c’est passer de la Tradition à la Révolution’.

Manque DD 431, fin de ce texte sur le Tarot.

À noter que ce texte, précédé d’une introduction de Michel Camus, fut publié pour la première fois dans le n°6 de la revue LE SPHINX (Beaugency, été 1979, ISSN 0181-6160), animée par Horus et Pégase [Patrick et François Mounier] du groupe Llys Dana. Le texte avait été transmis à la revue par Daniel Giraud.

 

DD 432 : Chez les Dogons… (texte rajouté en conclusion de NAISSANCE ET MORT - aux pages 67-68 - in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984).

 

DD 433 : Un autre moyen de réduire les contradictions de la mort… (texte publié - aux pages 69-70, sous le titre LA RÉINCARNATION - in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984).

 

DD 434 à 436 : LA SOCIÉTÉ, sous-titre COMMUNAUTÉ — SOLIDARITÉ (texte publié — aux pages 71 à 76 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Le texte établi par Patrice Février se termine par huit lignes supplémentaires.

 

DD 437 à 442 : LE RACISME (texte publié — aux pages 77 à 84 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Le texte établi par Patrice Février débute par huit lignes supplémentaires.

 

DD 443 à 449 : RÔLE DE L’HUMAIN (texte publié — aux pages 85 à 105 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Version de P. Février différente et plus longue.

 

DD 450 à 463 : MATURATION DE L’HOMME (texte publié — aux pages 107 à 136 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Version de P. Février différente et plus longue, manifestement meilleure.

 

DD 464 à 466 : ESPACE INTÉRIEUR (texte publié — aux pages 137 à 146 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Version de P. Février plus longue.

 

DD 467 à 472 : LE LANGAGE (texte publié — aux pages 147 à 164 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984).

 

DD 473 à 480 : LE DIVIN, sous-titre DIEU ET LA CRÉATION (texte publié — aux pages 165 à 179 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Version de P. Février plus longue.

 

DD 481 à 484 : LE SACRÉ (texte publié — aux pages 180 à 188 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Version de P. Février différente et plus longue, manifestement meilleure.

 

DD 485 à 493 : MYTHOLOGIE CHRÉTIENNE (texte publié — aux pages 189 à 213 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984).

 

DD 494 à 496 : LE VÉGÉTAL, LE MINÉRAL, L’HUMAIN (texte publié — aux pages 41 à 45, sous le titre DU MINÉRAL À L’HUMAIN — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Version de P. Février plus longue.

 

DD 497 à 506 : LE COUPLE HUMAIN (texte publié — aux pages 47 à 68 — in LORSQUE L’HOMME SERA NÉ, texte établi par Patrice Février, Éditions L’Originel/Accarias, Paris, 1984). Version de P. Février différente et plus longue, manifestement meilleure.

 

DD 507 à 513 : LA SANTÉ, LE TROUBLE, LA MALADIE, LA CRISE ET LES TRENTE-DEUX CONSCIENCES.

 

DD 514-515 : LA LUTTE, LE COMBAT, LA CRISE.

 

DD 516 : Il y a trois Vertus…

 

DD 516-518 : Le Soleil Noir est l’anus et le cul…

 

DD 519-522 : VULCAIN (I).

 

DD 523 à 526 bis : Je serai aussi devenu et devenant de la situation de voyant…

 

DD 527 : VULCAIN (II).

 

DD 528 à 530 : La Terre est le lieu immanent, suprême et ultime et unique…

 

DD 531 : Vulcain est toute-puissance de la médiation duelle…

 

DD 532 : Mais si Vulcain est l’alchimiste de l’alchimie…

 

DD 533-534 : JE SUIS DEVENU ET DEVENANT…

 

DD 535 : SUR LE NON-ÊTRE ET L’ÊTRE CHEZ L’HOMME ET CHEZ LA FEMME.

 

DD 536 à 542 : LES TÊTES ET LES QUEUES DES SOLEILS ET DES LUNES.

 

DD 543-544 : Le silence a pour transcendance en état le dit…

 

DD 545-546 : Il y a un bien-être local…

 

DD 547 : NOTE SUR LE CHAOS ET SUR LE NÉANT.

 

DD 548-549 : VULCAIN (III).

 

DD 550 : SUR LA TRAHISON ET LA PERTE.

 

DD 551 à 556 : NOTES, PAGES 551 À 556.

 

Manquent, ici, les pages DD 557 à 604.

 

APPENDICE I : table des matières + notes.

 

APPENDICE II : reproduction d’une page de la dactylographie originale.

 

 

 

 

LE ZODIAQUE

 

 

            Zodiaque veut dire étymologiquement : Roue de la Vie ; donc il est d’abord rotation de la vie et n’a de rapport avec l’esprit que par la dialectique d’une situation qui lui est étrangère.

 

Le Zodiaque [comprend] les signes qui en sont les composants variés et d’un nombre nécessaire de l’ordonnance nécessaire à la vie comme à l’esprit. Donc le Zodiaque est rotation de la Vie.

 

Mais, par le passage, à travers chacun de ses signes et à travers tous ses signes, des astres, planètes, luminaires et valeurs blanches et valeurs noires, par transformation, par transfiguration, par transmutation, par inversion aussi qui accédait à la vertu de translation par les vertus du devenir, on passe donc de la roue et de la spire à la spirale, ce qui est nécessaire et vertu d’un en-soi de l’univers, du système solaire et de la Terre et de l’humain, du cosmique et du divin.

 

            Le consultant en astrologie est contingence, son thème astrologique est sa transcendance.

 

Mais l’interprétation au degré du jugement dont est capable en principe l’astrologue qui est, lui, transcendant au thème, donc relative immanence du consultant — immanence en paroles parlées du dialogue qui pourront passer du volatil au fixe par l’écriture ou par l’enregistrement sur cassette de magnétophone, ce qui est immanence absolue d’immanences relatives plus ou moins contingences et transcendances.

 

***

 

LE CAPITAL ET LE TRAVAIL (I)

 

 

            Le capital est l’être en réaction déterminante, donc Dragon, intemporel passant à la non-histoire, alors que le travail est l’être en passion déterminée, donc en Bête, donc en esclavage, chaque travailleur étant esclave, intemporel passant à l’histoire éventuellement, donc capable de devenir révolutionnaire s’il prend conscience.

 

            Mais le travail étant, en principe, négation de l’être en réaction du capital, est le non-être en réaction déterminante, donc le bourreau éventuel, dont le capital est la victime en passion déterminée.

 

            Le capital est tout, mais le travail n’est rien, le capital étant le Néant, le travail étant le Chaos.

 

            Le capital est tout en situation de réaction déterminante, donc de bourreau, le travail étant le tout en situation de passion déterminée, donc de victime ; mais le travail est rien en situation de réaction déterminante, donc de bourreau de Dragon, alors que le capital est aussi le rien en situation de passion déterminée, donc de victime.

 

            Le capital, victime du rien, c’est le passage de la fortune du tout en réaction déterminante à la situation de faillite, de perte du tout qu’il est en principe.

 

            Le capital, victime future du travail, est le lieu de la contradiction actuelle déjà qui le condamne à disparaître, victime du Dragon du rien qu’est le travail et le travailleur, ou plutôt victime de la solidarité de tous les travailleurs en situation de Dragon du rien, bourreau du rien déterminé du capital.

 

            Il est la contradiction future et non pas actuelle du capital, contradiction future qui deviendra actuelle par l’accession future à la révolution, être futur dont il est déjà l’être en devenir, donc révolutionnaire en devenir, dès l’éternel présent de l’actuel déjà réel et réalité de la jeunesse du travail…

 

[manque DD 4 où devaient figurer les pp. 20 à 29 du carnet BB]

 

…en situation de solidarité qui sont bourreau, réaction déterminante, Dragon, par le rien qu’ils sont.

           

            Mais le travail et les travailleurs — les travailleurs ensemble — doivent dépasser leur situation originelle de moi, d’individu, de quelqu’un, pour devenir personne ou quelque chose échappant ainsi au Dragon, au bourreau, à la réaction déterminante du capital et des capitalistes qui, eux, ont absolument intérêt à devenir anonyme personne, et seulement quelque chose par humilité sublime, comme pour les travailleurs, accession finale à la dignité d’être quelque chose ou personne.

 

            Tout ceci par application pratique et concrète du marxisme, application progressive et permanente s’augmentant, s’intensifiant, se développant, donc du marxisme dont Marx, humain existant dans la réalité et la manifestation, humain cosmique et divin, Marx étant l’auteur et le créateur historique du marxisme qu’il a écrit, rédigé et publié dans plusieurs livres dont certains passages sont faux, ou dépassés, mais œuvre dont l’essentiel est toujours et partout juste et vrai, et dont il est nécessaire de prendre clairement conscience dans la clarté et la tendresse absolue, donc sans la moindre haine, sans aucune antipathie qu’il faut éviter à tout prix, sinon c’est l’échec du marxisme.

 

            Donc Marx est l’auteur, le créateur qui a découvert non seulement par son être — mais surtout par sa prise de conscience ultime — ce que c’était que la duelle contradiction de luttes des classes, duelle devenant double par la conscience dynamisante de la logique dialectique ; logique dialectique qui arrive à établir un rapport vivant, de vie et d’esprit, donc toujours à vivre et à faire exister, donc rapport établi entre les deux termes des deux contradictions du capital et du travail, le capital ayant pour essence l’unité en situation de la totalité diverse des capitaux et des capitalistes, alors que le travail a pour essence le surnombre dont les travailleurs ne doivent rester ni la totalité ni la communauté, mais le passage à la solidarité dans l’application concrète et pratique de leur lutte éclairée par la prise de conscience du marxisme.

 

            Le capitalisme anonyme, qui est celui du capitalisme d’État, reste encore un danger latent pour le travail et les travailleurs.

 

            Le capitalisme a pour essence l’État, et pas la société où il passe à l’existence ; le travail a pour essence l’humanité esclave de l’être en réaction du capital ; donc, mieux, l’humanité en non-être et pouvant accéder à la dignité par l’accession à acquérir de la personne et qui passe à l’existence aussi dans la société.

 

            État est donc l’unité dont la secondarité est le public en surnombre. L’État et le public étant tous les deux dans l’intemporel et passant, par exception et par miracle, à l’histoire et à la non-histoire, en germe, éventuellement, dans l’intemporel ; l’humanité et la société étant dans l’histoire et la non-histoire, le peuple et la nation étant dans l’histoire et la non-histoire, passant, dans notre époque moderne, de notre société et de notre civilisation et de notre culture au degré de l’intemporel, avec tous ses dangers divers d’aliénation, d’aliénés, d’aliénants, passant ainsi au danger jusqu’à la démesure illimitée, créatrice d’angoisse du Chaos et du Néant, et dont seule la révolution socialiste nous délivrera.

 

***

 

QUESTION, DEMANDE ET INTERROGATION

 

 

            Il est nécessaire de passer de la question à la demande qui n’est encore que locale, et à l’interrogation qui, elle, n’est plus locale mais globale.

 

            La question est toujours une situation nouvelle, mais qui s’ajoute encore au surnombre des problèmes que nous posons au lieu de laisser les problèmes ou les questions se poser.

 

La question est limitée et elle est évidemment un sadisme débordant les contenants et les contenus qui surabondent déjà dans notre existence devenue aliénée et aliénante par l’apparente fatalité et la réalité des multiples conditionnements qui s’imposent à nous, et qui viennent déjà de nous et même des autres, en plus de notre société actuelle aliénée et aliénante.

 

            La demande, je l’ai dit, est locale, mais elle s’ajoute à une indisponibilité réelle due à ce qui nous encombre en fait.

 

            La demande n’est pas gratuite. Elle dépend déjà d’une ou de plusieurs nécessités, sans parler de l’influence d’un déterminisme que nous subissons quelque part et de la fonction aliénée et aliénante d’un ou de plusieurs conditionnements divers qui nous imposent la réalité fondamentale de la ou des contraintes dont les conditionnements sont la constitution normale et habituelle, mais jamais naturelle ni surnaturelle.

 

            L’interrogation, par contre, est par essence une mise en disponibilité passagère mais qui est vertu d’intégrité et de plénitude, d’authenticité et d’efficacité, parce que la nature de l’interrogation n’est jamais normale mais naturelle et éventuellement surnaturelle, réalité singulière et non particulière, donc vertu de la justesse et de la vérité qu’elle porte en elle, à son insu.

 

Elle peut même surgir comme une exception capable de transformer, de transfigurer, et même de transmuter le bavardage, la conversation ou même le monologue dont nous sommes l’auditeur éventuellement aliéné s’il ne prend pas la distance avec lui, ou même la discussion ou les discussions dont nous sommes le spectateur ou le témoin occasionnel.

 

Transformation, transfiguration, transmutation donc de toutes ces importances relatives qui s’imposent et qui deviennent, par le devenir révolutionnaire qui les habite, passage de ces importances à l’essentialité éventuelle, passage du discours, de la langue, au langage, et par la transformation, transfiguration et transmutation du discours au passage au dialogue qui est enfin la valeur de quelque chose qui réunit des quelqu’uns [sic], au lieu de la conversation et de ses avatars qui est réunion de plusieurs individus — ou éventuellement de plusieurs personnes pour parler de quelque chose qui a plus ou moins d’intérêt.

 

            La question est destructrice dans son principe ; la demande est créatrice dans son principe.

 

Mais la demande est seulement locale, capable seulement de réforme et pas de révolution, tandis que l’interrogation est révolutionnaire, capable de transformer le collectif et l’unique éventuellement témoins de l’interrogation.

 

L’interrogation est même capable de devenir exception et miracle, et elle porte en elle — sûrement mais virtuellement — la réponse à sa propre situation passagère d’interrogation.

 

            L’interrogation crée éventuellement le début d’un dialogue — même passager — mais de nature poétique. L’interrogation n’est même pas seulement une exception possible, mais peut atteindre le degré du miracle qui appelle la réponse.

 

***

 

SÉDENTAIRE ET NOMADE, LE VOYAGE

 

 

            Je suis sédentaire extérieurement et nomade intérieurement. Voilà pourquoi je n’ai plus la nécessité ni le besoin de voyager : le voyage, actuellement, peut devenir — le plus souvent presque partout mais pas partout — aliéné et aliénant, et même fatigant.

 

Mais il y a encore des lieux que j’ignore et qui sont quelque part où mes loisirs seraient enrichissants de ma psyché et de mon corps réel, mais il se trouve que je suis encore dans la nécessité de rencontre, donc de voyager alors avec au moins un ami pour vivre partout et toujours la situation du dialogue qui me concerne et que je concerne, comme dépassement de mon état et de mon action de dialogue intérieur et même interne au profit d’un dialogue extérieur et éventuellement externe avec tous les autres, où l’impossible devient enfin possible, fruit des Noces de ma révolution intérieure et de ma révolution extérieure dont je poursuis, sans me lasser ni me fatiguer, la ou les éventualités du devenir révolutionnaire de la révolution permanente.

 

            Elle habite les humains, le cosmique, et le divin, c’est-à-dire la métaphysique capable de passer de son réel à la réalité de son œuvre, de ses œuvres, ou de ses chefs-d’œuvre et éventuellement du chef-d’œuvre.

 

            Révolution permanente qui agit aussi pour la révolution intérieure de chacun qu’elle continue à transformer et à faire progresser, et qui agit aussi dans le devenir révolutionnaire et permanent capable de transformer et de faire progresser le contenant et le contenu du parcours de la révolution extérieure de tous, de la société et de l’état, à travers les progrès aussi, mais discontinu[s], fait[s] d’évolutions, d’involutions et des avatars de l’histoire, toujours domaine dialectique, des avatars successifs de la révolution sociale qui s’appelle le socialisme global, à l’échelle de tous les humains et de tous les peuples de la Terre entière au sein de l’univers qui poursuit l’œuvre en marche du déterminisme, de la nécessité et des hasards collectifs et uniques, où l’univers lui-même se transforme à travers le temps et l’espace de la nature qui connaît aussi la non-histoire et l’intemporel de l’éternité et de l’infini qui débordent l’univers lui-même.

 

***

 

L’ÊTRE GLOBAL

 

 

            L’être global traditionnel et révolutionnaire dès l’origine, domaine de l’être local originel et donné de la conscience globale acquise des humains, de l’univers et de ses dieux, même si ceux-ci doivent finalement disparaître, mais qui sont les lieux de la métaphysique et de l’invisible qui débouchent sur tous les domaines du physique, du visible et de leur réalité, l’être global, donc, est la demeure dont le devenir éternel, infini, permanent, est le véhicule révolutionnaire doué des vertus statiques et dynamiques du véhicule de l’agir toujours dialectique — comme l’être global et sa demeure — des valeurs dynamiques et finalement statiques du faire qui accomplit à son terme les vertus de l’agir qui sont les origines du faire.

 

            Toutes ces valeurs passent de la formation à la forme où se réalise l’ordonnance collective et interdépendante des valeurs de structure, de masse, de volume, et finalement de forme.

 

Elles passent aussi aux valeurs de transformation, de transfiguration, et de transmutation, passant à la création également surnaturelle et naturelle, témoignage toutes les deux de l’œuvre à la fois statique et dynamique du Principe et du Verbe, c’est-à-dire dans sa dialectique immanente dès l’origine du non-être divin, qui est excellence de l’essence du collectif et de l’unique, passant à l’existence où le réel devient réalité de cette manifestation de l’univers puis de ses dieux qui n’existent pas et sont seulement des valeurs réelles sans réalité, et de l’homme, devenant humanité, puis société, puis État, puis, la société et l’État ayant disparu, devenant humanité nouvelle après la transmutation du mourir et de la mort de l’humain en nouvelle existence contemporaine de son essence également révolutionnaire, terme de la manifestation transmutée de la nature et de la surnature toujours habitée par le devenir révolutionnaire et permanent de l’éternité et de l’infini à travers le parcours de l’histoire et de la non-histoire de tous et de chaque chose de la Terre et de l’univers — existence du tout et du rien où le tout est l’étant du tout suprême, dialectique du rien, où le rien est le Néant du rien suprême ; deux domaines absolus qui sont dialectiques et interdépendants l’un de l’autre. Ils sont aussi conjointement témoignages de la présence originelle du Chaos et du Néant.

 

            Les Noces du tout et du rien deviennent la matière en gloire des Noces elles aussi de l’esprit et de la vie, ayant eux pour origine, pour Principe et pour Verbe, la nature et la surnature, dialectique dans la manifestation de l’humain, de la Terre et du monde au sein de l’univers accédant à la liberté absolue.

 

***

 

SIRIUS VÉGA

 

 

            Le couple d’étoiles Sirius Véga est un couple dualiste de contradiction[s] à la situation non seulement de réalité, mais de manifestation, Sirius étant à Véga ce que la Bête est au Dragon.

 

Mais il y a une différence radicale : la Bête était passion déterminée en statisme enchaîné.

 

Sirius est aussi passion déterminée, mais en dynamisme incarné dans un animal domestique (donc lieu de la révolution du mourir et pas de la mort qui concerne l’espèce humaine), et Sirius est passion déterminée, mais en situation dynamique de son statisme premier puisqu’il aboie.

 

Il est donc le Verbe de la parole en action réagissante, étoile témoignant par son lever de la coïncidence avec l’inondation du Nil, qui est bien passion déterminée en état et en action : il coule, mais en réaction aussi par sa passion, puisqu’il déborde et inonde ses rivages, profondément à l’intérieur des terres, tandis que Véga est en situation de réaction déterminée en situation de statisme de son dynamisme premier.

 

Et Véga témoigne du silence immanent en réaction, et il est Principe, alors que Sirius n’est pas silence mais au contraire bruit, pas son, de ses aboiements.

 

Véga, étant réaction déterminante mais en situation de statisme de son dynamisme premier, est — je crois bien — témoignage unique du collectif d’écritures secrètes du Verbe et présence du Principe en demeure (pas en véhicule), tandis que Sirius est Verbe en véhicule (l’animal), pas en demeure.

 

[suit une note de Pierre-André Dujat :

(Les p. 9 à 14 sont transcrites en Page [pas de numéro] de la dactylographie)]

 

            Véga est étoile de l’exception, Sirius est étoile du miracle.

 

            Sirius est étoile plus de Nature que de Surnature ; Véga est étoile plus de Surnature que de Nature.

 

            Sirius est l’étoile où le trop plein du Chaos s’écoule, commence à s’écouler ; Véga est l’étoile où le trop vide commence à se remplir, où l’intemporel commence à s’ouvrir à l’histoire exceptionnellement.

 

            Dans le cas de Sirius, l’histoire commence à s’ouvrir miraculeusement à la non-histoire, à l’intemporel.

 

            Le système solaire collectif dont la Terre est l’unique par excellence, alors que chaque planète est unique sans excellence, est le domaine de l’existence entre le Chaos — donc entre Sirius et ses Vertus — et le Néant — donc entre Véga et ses Vertus.

 

            Le Chaos est lieu de la vie où la nature l’emporte sur la surnature, le Néant est lieu de l’esprit où la surnature l’emporte sur la nature, CHAOS étant l’origine, le Néant étant le terme.

 

            Entre les deux et leurs deux étoiles, le système solaire, ses astres et ses luminaires, est le collectif du domaine de l’existence dont la Terre est le lieu unique par excellence où paraîtra l’humain et son existence, alors qu’il y a déjà le cosmique et le divin, le Chaos étant au cosmique ce que le Néant est au divin ; mais le cosmique ne pourra surgir que du trop plein du Chaos vidé, alors que le divin ne pourra surgir que du trop vide du Néant rempli. 

 

            Donc la Terre est le lieu unique où peut surgir l’humain de l’univers. Il n’y a que la Terre réelle pour être le lieu de l’humanité possible. Il n’y a pas d’humanité ailleurs.

 

            Sur cette Terre apparaît la rencontre entre le mâle et la femelle, qui devient dans l’acte conception, fécondation, gestation, tout ça étant naissance, puis passage par l’accouchement au naître, puis à l’exister de l’être local qui deviendra global en forgeant peu à peu la conscience qui deviendra conscience absolue de la conscience relative.

 

Et après l’exister, l’être et son devenir, son avoir, son agir, son faire, il y a le mourir et la mort, et la victoire nécessaire et inévitable sur la mort durant un certain temps, par la résurrection, par le phénomène déclencheur, acte unique de l’Apocalypse et apparition de la Parousie où la Résurrection devient le Corps Glorieux transparent, après le corps physique opaque de l’existence qui a précédé le mourir et la mort.

 

Et le Corps Glorieux de l’âme acquise au cours du devenir de l’existence est en situation d’essence et non d’existence, malgré la présence de la chair.

 

C’est par l’acquisition de la conscience au degré ultime que l’essence qu’est le Corps Glorieux devient existence, et le corps opaque devient le corps brillant répandant la clarté autour de lui, comme serait le phare dans l’océan nuit et jour.

 

***

 

Comme le Chaos est à l’origine et le Néant au terme, avec l’existence du système solaire, de ses planètes et de ses luminaires et de la Terre au centre subjectif de tout, ou plutôt domaine d’intersubjectivité où l’objet est plus et mieux que le sujet, le physique, quoique produit par la métaphysique qui est tout de même première avant l’accession à la norme physique du corps qui atteint ainsi un certain degré de maturation et de maturité, donc, du devenir de l’être, de l’agir, du faire et de l’avoir, l’exister, le mourir, et la mort vaincue où l’humain s’est adjoint le cosmique et le divin.

 

            Puis, le Néant apparaît comme terme absolu en étant mourir et mort.

 

            Mais si la mort devient le terme absolu, l’homme est capable, par ses vertus d’humain, de devenir, d’être, d’agir, de faire, d’avoir et de dépasser tout ça par l’acquisition lente mais toujours révolutionnaire à son degré ultime de conscience absolue de conscience relative ; il est capable, donc, de remplir le vide du Néant, ce qui est une transmutation, la transmutation radicale où le Néant, lieu du non-être, devient malgré tout, et par conversion absolue, lieu de l’être et en plus de sa conscience, donc, sûrement et nécessairement, à un certain moment, victoire sur le mourir et sur la mort par la Résurrection et l’accession au Corps Glorieux de l’âme créée pendant l’existence précédant la mort et le mourir ; Corps Glorieux transparent qui n’est encore qu’essence, deviendra, par l’acquisition en devenir absolu de la conscience ultime où le Corps Glorieux de l’âme qui n’était qu’essence devient enfin existence dans un corps brillant et non plus opaque et définitivement LIBRE et capable de créations absolues et permanentes pour chaque être humain et pour tous les humains, y compris l’explosion de l’Enfer et l’implosion du Paradis lors du passage de l’éternité absolue à la situation d’éternité relative ; de même, passage, aussi, de l’infini absolu à la situation d’infini relatif, explosion et implosion qui sont contemporaines de ces passages dialectiques de l’éternité et de l’infini.

 

***

 

LA CONTRADICTION, LA DIALECTIQUE ET LE DIALOGUE

 

 

            Initialement, règne la contradiction, archétype premier de la situation de toutes les valeurs - quelles qu’elles soient : de l’humain, du cosmique, du divin, de la métaphysique et de la physique, de l’état et de l’action, du tout et du rien, du Chaos et du Néant, de l’homme et de la femme, du même et de l’autre, de la raison et de l’imagination, de l’esprit et de la vie, de la nature et de la surnature, de l’humanité et de la société, du peuple et de la nation, de l’État et du public, de l’être et du devenir, de l’agir et du faire, des ascendants et des descendants, du passé et de l’avenir, de la présence et de l’absence, du naître et du mourir, de la naissance et de la mort, de la psyché et de la nature, de la lumière et de la chaleur, des ondes et des corpuscules, de l’essence et de l’existence, des trois règnes, minéral, végétal, animal, et de l’espèce humaine, des hommes et des dieux, de l’unité et du surnombre, de l’entendre et de l’écouter, du voir et du regarder être, du masculin et du féminin, d’origine et de terme, de commencement et de fin, de sujet et d’objet, d’opposé et de complémentaire, du terrain et du milieu, de l’autorité et de la responsabilité : finalement tout à l’origine est contradiction.

 

Mais cette contradiction n’est jamais faite de n’importe quoi, mais de quelque chose de contraire. On trouve chaque fois dans la contradiction deux termes contraires. Or il s’agit, pour dépasser la contradiction, de la résoudre (c’est l’impossible devenant possible), non pas de comparer les deux termes, mais de passer de leur présence respective, et encore contraire, à la confrontation. C’est-à-dire qu’on va…

 

[ici DD 18 devient illisible, comme DD 19, le texte reprend avec DD 20]

 

            …en rapport des deux termes contradictoires, à la naissance, à l’origine de la conscience perpendiculaire au conscient, devenir par le trait de longueur de l’être local de l’action de la mise en rapport des deux termes contradictoires.

 

            J’ai maintenant dans l’espace la croix à trois vecteurs, donc six directions, six pôles.

 

            Au premier trait horizontal, celui de la largeur qui est globalement l’être local statique dont les deux pôles sont dynamiquement l’action dialectique dynamique de la mise en rapport statique de chacun des deux termes contradictoires, c’est le premier rapport statique de l’être local originel du dynamisme de la mise en rapport en action par la polarisation de la polarité des deux termes de la contradiction.

 

            Avec le deuxième trait, passage du premier trait de l’être local au trait en largeur statique globale du dynamisme de la mise en action, donc dynamique du rapport encore statique de la polarisation des deux termes de la contradiction, polarisation dialectique dynamique de leurs rapports respectifs qui aboutit à la polarité statique de l’être local, originel, celui devenu statique du dynamisme de l’action de la mise en rapport des deux termes de la contradiction, contradiction respective de chacun des deux termes de la contradiction qui sont encore contradiction de leur situation respective en état à chacun des deux pôles du trait en largeur qui est globalement celui collectif alors de la polarisation par la mise en action du rapport des deux termes contradictoires chacun à chacun.

 

            Mais la situation dynamique de la polarisation de l’action de la mise en rapport de ces deux termes de la contradiction aux deux pôles du premier trait en largeur d’un collectif terminal qui est la polarité collective en état de la polarisation de la mise en rapport, premier rapport, polarisation dynamique unique à chacun des deux pôles de la situation originelle de chacun des deux termes de la contradiction, chacun de ces deux termes étant en état de contradiction statique de leur contraire en situation statique originelle.

 

            Puis, on est passé, de cette situation originelle de la contradiction encore duelle par la présence de la contradiction d’un des termes contraires à un des pôles, à l’autre terme contraire à l’autre pôle, ce second pôle étant le contraire du premier, le premier pôle étant encore contraire du second pôle du trait horizontal en largeur droite et gauche sur le plan horizontal.

 

            Tout ce trait horizontal en largeur droite et gauche est la globalité statique en polarité statique et globale, fruit de la polarisation doublement locale à chacun de ses pôles, polarisation qui est le fruit de l’action de la mise en rapport des deux termes de la contradiction.

 

            On aboutit alors au premier rapport encore statique de l’état de l’action de la mise en rapport.

 

            Les deux termes de la contradiction sont alors passés de la contradiction à l’opposition dans la mise en action de leur rapport.

 

            Ils sont devenus complémentaires en état global de la polarité de l’être statique de l’action de la mise en rapport, donc dynamisme par le passage à l’action de la mise en rapport statique de l’opposition des deux termes de la contradiction, encore contradiction dans la situation encore contraire de chacun des deux pôles, chaque pôle étant distance de l’autre pôle, chacun des deux pôles étant coïncidence d’un des termes de la contradiction, l’autre terme de la contradiction étant par nature présence simple à l’autre pôle encore contraire du premier pôle.

 

            La mise en polarisation dynamique (et dialectique en action) qui est le passage, des deux présences contraires des deux termes de la contradiction, à la polarité statique (et dialectique en état), celle du rapport global mais encore en état dialectique et en état statique duel du contraire des deux présences contraires des deux termes de la contradiction.

 

            Cette polarité, fruit de la polarisation, est celle de l’être statique du rapport dynamique de la polarisation au cours de laquelle les deux présences contraires de chacun des termes de la contradiction sont devenues rapports non plus contraires de la situation originelle, mais opposés de la situation nouvelle.

 

            ‘Contraire’ étant déjà une dialectique en état primaire, ‘statique opposé’ étant alors la situation de la dialectique secondaire, statique encore d’une dynamique primaire, dialectique secondaire en état secondaire, fruit d’une action dynamique et dialectique en action, passage du contradictoire au contraire.

 

            On est passé alors d’une action de la mise en rapport statique au passage à l’état de cette action, qui est la mise en polarité de la polarisation, celle où les deux termes de la contradiction sont passés de la contradiction au contraire, puis du contraire dynamique en action dynamique et dialectique, dynamique en action de la mise en rapport statique de la dualité contradictoire de chacun des deux termes de la contradiction, les deux termes originels de la contradiction étant devenus duels à chacun des deux pôles du trait de la largeur sur le plan horizontal qui est celui de l’état de l’être, fruit statique de l’action dynamique et dialectique de la mise en rapport qui donne naissance au premier rapport encore statique de l’être local et originel.

 

            Par le passage du trait statique et de sa dialectique en situation statique qui constituent le trait en largeur sur le plan horizontal, je passe au trait perpendiculaire au premier trait du rapport statique de l’être originel, nouveau trait, second trait qui passera de la statique de l’être du rapport à la dynamique du devenir conquis, dépassement de l’être local donné et originel, donné mais constitué.

 

            Ce second trait du devenir dynamique qui était précédé du premier trait de l’être en état (qui était le trait en largeur de la dualité dynamique quoique statique à l’origine de la droite et de la gauche du premier trait statique et dialectique statique de l’être local, originel, primaire, dont le donné a été constitué par une succession d’opérations), ce passage du premier trait statique de l’être au second trait, qui est passage à la dynamique de l’être par son devenir, constitue déjà une partie de l’ordonnance globale future dont l’ordonnance relative et locale est celle du rapport du premier trait — largeur sur le plan horizontal — au second trait perpendiculaire au premier, et qui est passage, de la largeur originelle de la dualité opposée et complémentaire de la droite et de la gauche, à la longueur qui n’est plus rapport originel d’état de l’être local, originel, dont le donné a été le fruit d’une constitution d’opération.

 

            La longueur, qui est le trait dynamique du rapport opposé et complémentaire de l’avant et de l’arrière, est enfin le trait conséquent, par changement de plan, de la largeur en longueur globale…

 

[ici DD 23 devient illisible, le texte reprend avec DD 24]

 

            …perpendiculaire aux deux traits du plan horizontal global, et qui est le trait de l’axe vertical dont les deux pôles sont chacun, respectivement : un pôle de l’agir, l’autre pôle est celui du réagir du conscient de l’être originel, primaire, donné mais constitué.

 

            Ces deux pôles de l’agir et du réagir du conscient de l’être deviennent le germe de la conscience encore originelle, non seulement donnée mais conquise en état statique, promise à l’état dynamique par le passage des trois traits, trois vecteurs de six directions au centre qui est l’état dynamique de la conscience.

 

            On passe alors de l’état dynamique de la conscience au centre fixe des trois traits — ou trois vecteurs — et six directions de la croix dans l’espace, à la fois horizontal sur le plan global du conscient de l’être, au plan global de la verticale de l’axe vertical avec ses deux pôles de l’agir et du réagir du conscient qui devient germe statique de l’état de la conscience.

 

            On passe, de cet état statique du germe de la conscience, à l’état dynamique du germe de la conscience, par le passage au centre, encore statique, mais global et non plus local, du germe de la conscience.

 

            Mais ce passage au centre est passage au statique global de la constitution du germe de la conscience globale.

 

            On passe alors de la situation statique du germe de la conscience globale à la situation dynamique du germe de la conscience globale, en passant de l’état encore statique du centre à l’action dynamique du germe de la conscience globale, par le passage de la situation statique du centre à la situation dynamique du centre, par la rotation du centre sur lui-même, ce qui conduit à la permutation successive globale, collective de l’ensemble de l’ordonnance statique de ses pôles, ordonnance encore statique mais passage à l’ordonnance dynamique, collective et unique à la fois, de la permutation en action de ses six pôles des trois vecteurs, par la rotation du centre sur lui-même et par la translation rotative de la permutation collective et chaque fois unique de chacun des six pôles : on a affaire alors à la situation nouvelle, qui n’est plus transformation du germe de la conscience, mais transfiguration de ce germe de la conscience, capable d’accéder, par l’œuvre du créateur de la croix globale et terminale dans l’espace global, à la transmutation alchimique.

 

            On accède alors à l’état alchimique, puis à l’action alchimique, puis à l’œuvre de l’alchimiste en connaissance du germe de l’alchimie.

 

            Puis, passage du germe encore local au germe devenu global de l’alchimie.

 

            L’alchimiste ajoute à l’alchimie par le passage de sa conscience globale opérative d’œuvre à l’état, puis à l’action de la conscience de conscience.

 

            Puis de la conscience de conscience à la conscience absolue de la conscience relative.

 

            Puis, de la conscience absolue de la conscience relative, statique et dynamique des regardants, de l’autre ou des autres, du chef-d’œuvre, et qui sont passés du spectacle du chef-d’œuvre au témoignage du chef-d’œuvre dont ils sont chacun les témoins.

 

C’est alors une formation, une transformation, une transfiguration, et finalement une transmutation, puis la transmutation.

 

Ils sont passés par l’expression du même ou de l’autre qu’ils sont eux-mêmes devenus par la communication du même qu’ils sont, en autre qu’ils deviennent, puis par la communion du même qu’ils sont et de l’autre qu’ils sont eux-mêmes devenus ; puis, passage, par la contagion révolutionnaire, du même qu’ils sont à l’autre qu’ils sont devenus au profit de l’être d’abord local, puis du conscient encore local, puis de la conscience encore locale devenue conscience globale, puis passage à la prise de conscience qui est conscience de conscience d’abord locale puis globale, puis, par le passage de la conscience de conscience globale à la conscience absolue de la conscience relative, d’abord locale puis globale, au Je transcendantal d’abord local puis global, accédant enfin à l’être global terminal qui contient toutes ces opérations relatives et absolues, statiques et dynamiques, déterminées et déterminantes, passant chacune de l’état à l’action, puis d’une nouvelle action à un nouvel état où se trouvent la réaction déterminée et déterminante  et la passion déterminée et déterminante, globalité de situations successives qui deviennent simultanéité lors de l’accession à l’œuvre jusqu’au chef-d’œuvre de l’être global et terminal, lieu de la physique et de la métaphysique, du psychisme et de la métapsychie, de l’être au non-être et du non-être à l’être, du collectif à l’unique, et de l’unique au collectif ; puis, passage de la langue  au langage, de la conversation au dialogue, et du dialogue à la concertation unique et collective du Verbe et du Principe agissant au sein de l’univers transmuté, et dans la disparition des dieux et de Dieu Notre Seigneur (non-être en action), de la Déité Absolue (non-être en état), l’homme et l’humanité unique, nouvelle, collective, étant devenus plus que Dieu.

 

 

La Dialectique

 

 

            Vient du verbe grec ‘Logein’ qui veut dire ‘parler’ — donc coïncidence ; ‘Dia’ voulant dire ‘en travers’ de la coïncidence originelle, et voulant dire état et action de l’intervention de la distance au conscient d’abord, puis à la conscience, puis à la conscience de conscience, puis à la conscience absolue de la conscience relative, toujours lieux de l’ordonnance collective de l’échange unique de la présence, du rapport, de la relation, et du contact ; puis, passage au Je transcendantal de chacun et du Nous transcendantal de tous, et enfin accession à l’être global unique de chacun et à l’être global et collectif de tous, fruits variés du passage d’abord par le discours du monologue interne, puis intérieur, puis extérieur, puis externe, comme pour le bavardage de la langue, déjà dans l’état et l’action, donc à l’œuvre et au chef-d’œuvre présents dans le monologue de la langue, puis dans le bavardage, puis par le bavardage toujours local puis global, collectif et unique comme pour le monologue, dans sa formation, sa transformation, sa transfiguration, et sa transmutation.

 

            Donc, la dialectique est d’abord rapport, relation ou contact, c’est-à-dire échange global en réaction et en passion d’abord déterminée puis déterminante du passage de l’être local originel donné mais constitué, au Je transcendantal, puis finalement du Je transcendantal, à l’état et à l’action, donc à l’œuvre de l’être global qui contient ces successives opérations, et qui est alors capable de l’œuvre au chef-d’œuvre, en état et en action, de la contemplation.

 

 

 

Définition de la contradiction, de la dialectique, et du dialogue

 

 

            La contradiction est le lieu de deux termes contraires, en présence, et non encore mis ni en rapport, ni en relation, ni en contact, demeure et véhicule de l’esprit unifiant créateur du nouveau Corps Glorieux, état et action, donc œuvre jusqu’au chef-d’œuvre au sein de la Terre devenue, par l’Apocalypse, Jérusalem Céleste, sur [sic] chacun au sein de l’humanité nouvelle devenue immortelle, étant passée par la naissance, le naître, l’exister, le mourir, la mort et la Résurrection en Corps Glorieux.

 

            Dialectique vient du verbe grec…

 

[les 9 dernières lignes — correspondant aux pages 103-104 du carnet B-3 — sont illisibles]

 

 

***

 

LE COUPLE, L’HUMANITÉ ET L’UNIVERS

 

 

            Dans le couple, et non dans l’accouplement qui n’est que présence contingente et addition, le partenaire est transcendant du conjoint.

 

            Le même, d’une part, est transcendant de l’autre, d’autre part. Ce n’est plus une simple présence, une simple addition passagère et banalement relative ; c’est un rapport, LE rapport où la présence initiale devient coïncidence seconde de distance première.

 

            Mais si, dans cette situation originelle, le même, par sa vertu — simple état — et sa capacité — simple action encore virtuelle — de choix, donc de conscience qui est distance première et coïncidence seconde, accède au degré de maîtrise, coïncidence seconde et distance nouvelle, alors il transforme l’autre en même, et le même en autre.

 

            C’est un second rapport, donc rapport de rapport.

 

            Ce second rapport est transcendant du premier rapport, lui-même déjà transcendance de la présence contingente et simple, cette transcendance de transcendance devient immanence.

 

            Donc, le couple accompli est état d’immanence, mais d’immanence première.

 

            Lorsque le couple, devenu le même, entre en rapport avec le monde, avec quelqu’un devenu quelque chose par la mort et la disparition de son moi et le dépassement du quelqu’un, il s’ouvre sur un nouvel autre qui lui est, logiquement, externe.

 

            Mais il peut à nouveau passer de l’être du couple à la conscience du couple : c’est le passage de l’état du couple à l’action du couple.

 

            Et cet autre devient le lieu d’un nouveau premier rapport.

 

            Il peut le dépasser en transformant l’autre du monde en même second, ce qui est un nouveau rapport de l’immanence, et se transformant.

 

            [un blanc] du couple en autre interne de son même, au sein de l’immanence première.

 

            Ce nouveau rapport de rapport se trouve forger une seconde immanence, transcendante de la première immanence.

 

            Il est alors passé de la vue du monde au regard sur le monde devenu nouveau.

 

            Mais si, au-delà de cette seconde immanence, il fait intervenir le plan de l’invisible, de la vertu, et accessoirement du non-humain et du non-cosmique, il accède à une nouvelle présence immanente qu’il transforme en nouveau rapport immanent.

 

            Cette fois, on débouche sur l’excellence de la globalité de rapports : rapport entre l’être du couple et le non-être du monde ou du divin, c’est-à-dire de la psyché, de l’invisible, puis rapport entre le non-être métaphysique ou psychique du couple et l’être métaphysique ou psychique de l’autre du monde ou du divin : on accède au rapport de rapport sur le plan métaphysique, psychique ou divin, où à nouveau l’autre devient le même et le même devient l’autre.

 

            On accède à une troisième immanence transcendante des deux premières, mais déjà plus que l’immanence de la première transcendance.

 

            Cette situation nouvelle, dialectique comme les situations précédentes, n’est plus une immanence, mais l’immanence même et son éthique de la liberté, immanence de la conscience absolue de la conscience relative constitutive du Je transcendantal (et même éventuellement, mais pas nécessairement, passage au chef-d’œuvre par une nouvelle naissance : celle de l’enfant), où le dialogue, essence qui débouche sur l’existence (alors que la dialectique est une existence qui débouche sur une essence), qui était seulement langage lors de la première immanence (dont les rapports qui l’ont constituée étaient seulement de la langue), fait que l’on passe du langage au dialogue : c’est le passage de l’œuvre à l’œuvre [sic].

 

            C’est le degré de la troisième immanence.

 

            Cette troisième immanence est — rappelons-le — l’immanence [du ?] réel, capable, par l’efficacité démesurée de la conscience, de devenir, par le passage du dialogue au Verbe, réalité de l’immanence.

 

            En état d’abord. Puis, par le dynamisme ou passage à l’action de la conscience de conscience de la conscience relative du Je transcendantal.

 

            C’était auparavant, dès l’origine, le bonheur qui est statique et est devenu la joie qui est dynamique.

 

            Alors l’œuvre, qui a commencé avec la première immanence, devenue un chef-d’œuvre avec la deuxième immanence, devient, par la troisième immanence, LE chef-d’œuvre et les Noces, immanent alors capable de retentir, par son passage du Verbe au Principe, sur le collectif humain, social, cosmique et métaphysique, psychique ou divin.

 

            Retentissement sur le collectif, mais aussi sur l’unique qui est présent en chacun de nous, en chaque chose de l’univers, dans l’humanité (même constituée en société), et en chacun des dieux du divin, et même en Notre Seigneur Dieu (non-être en action dont la Déité Absolue est le non-être en état), Seigneur de tous les dieux de l’univers.

 

            A ce degré, l’homme est plus que Dieu.

 

            Il est passé par le risque des transformations et des métamorphoses, avec sa capacité d’erreur et de choix tout de même, par la mise en œuvre de la conscience, pour corriger l’erreur.

 

            En effet, la conscience absolue de la conscience relative a donné naissance à la conscience globale qui est en devenir possible, naturellement et surnaturellement, foi capable d’être éclairée par la gnose dialectique, elle, capable d’établir l’ordonnance collective et unique des rapports de l’humain, du cosmique et du divin ou de la métaphysique, complètement virtuel d’abord, puis potentiel, puis réel de la physique, de l’humain et du monde, avant d’accéder à la réalité dialectique du tout et du rien.

 

            Cette conscience ultime est seulement à ce niveau au degré des Noces de l’amour et de la connaissance qu’on appelle généralement Sophia.

 

            Ainsi, cette conscience ultime et suprême devient philosophie dans le réel, et philosophe dans la réalité de l’incarnation.

 

            Réalité où la révolution intérieure éveille, aussi complémentairement avec les avatars de l’histoire sociale, les virtualités de la révolution extérieure, où la révolution — par l’expérience et les expériences de l’histoire sociale — s’incarne par communication, par communion et par contagion du Verbe, toujours dans des situations dialectiques en chaque être humain et chaque objet du monde.

 

            La présence seule peut suffire, sans les rapports, les relations et les contacts, pour vivre les mystères de la justice.

 

            Elle devient catalyse de la justice, valeur toujours vécue au fond de nous, mais ignorée ou méconnue parce qu’elle subit le déterminisme du simple conscient, contingent seulement, être en état et en activité sans action réelle, qui est local et superficiel, éventuellement aliéné par les croyances ou les opinions, aliéné aussi par le conditionnement tant intérieur qu’extérieur — dû beaucoup à la société actuelle, aliénée et aliénante.

 

            Cette présence est valeur de suprématie et elle est capable, par sa vertu et son devenir, de transformer ce qui l’entoure*.

 

            La présence est capable — aussi — de passer de la justice vécue à la vérité à vivre, où l’harmonie subjective de la première est capable d’accéder à l’équilibre objectif — mais statique — de la seconde.

 

            Il y a le mystère de la justice, et l’énigme de la connaissance de la vérité à vivre.

 

            Il faut, pour le dynamisme de l’équilibre, l’acquisition de la conscience.

 

            D’où le fait qu’en certains endroits on avait découvert la roue, mais qu’on ne la faisait pas rouler.

 

            L’exception concerne l’indépendance et le risque de ses rapports avec l’équilibre, mais l’exception fait partie de la vérité et de sa connaissance, tandis que le miracle concerne la transmutation de l’harmonie donnée par l’être, ou conquise par la conscience (être en action), par le devenir de l’être et de la conscience, aux prises avec les Noces de la tradition et de la révolution.

 

            Le miracle fait partie de la justice et de son amour vécu ; le miracle vécu et l’exception à vivre sont ensemble vertus alchimiques de transmutation et par là, victoire non seulement sur le mourir et sur la mort, mais aussi sur la naissance — choisie — et le naître avec ses dangers et ses risques.

 

            Ce sont des principes à connaître et à vivre, tant qu’on n’est pas capable de les agir.

 

            L’homme, plus que Dieu, contient en lui ces capacités d’agir.

 

            Mais en vertu et en réalité déterminée et conditionnée, l’homme se trouve solidaire de tous les autres hommes et de leurs actes personnels et sociaux, solidaire du physique du monde, de ses galaxies possibles et impossibles, solidaire de la psyché, du métaphysique des humains, de l’univers et de ses dieux, réels mais non réalités.

 

            Alors, cette capacité d’état et d’action de l’exception et du miracle, qui font partie de l’immortalité, reste une promesse qui s’approche de sa réalisation par les vertus fondamentales des Noces de l’aventure intérieure du voyant, du poète, du prophète, du mystique, du gnostique, et de l’aventure extérieure sociale qui s’appelle la révolution socialiste.

 

            Mais la révolution divine, après la tradition divine, a eu lieu avec le réel et la réalité du Christ : c’est un réel unique qui a donné naissance à un réel collectif qui s’appelle le Christianisme.

 

            Il est passé, par l’accident historique, au catholicisme — mais le catholicisme et le Vatican doivent disparaître, comme toutes les religions qui se dégradent aujourd’hui, comme Moscou ; en réalité comme tout centre de tout, de chacun et de chaque chose, pour que l’intérieur ressemble à l’extérieur, aussi bien sur le plan social que sur le plan personnel.

 

            C’est la promesse de la nouvelle jeunesse du corps à vivre qui passera du réel latent à la réalité future du Corps Glorieux, transparent et non plus opaque comme notre corps actuel, après la Résurrection et l’Apocalypse, simple nuit d’amour de l’univers, de la Terre, et de l’homme.

 

            On voit bien qu’à travers ces rapports, ces rapports de rapports, ces immanences et leurs qualités conquises, par la démesure de la vie, et par l’existence qui en est la mesure, par le mourir (absence de la présence) et sa fermentation nécessaire, et par la mort (présence de l’absence), il y a le témoignage de la promesse formelle de la Résurrection et du Corps Glorieux, puis de la promesse de la Jérusalem Céleste sur la Terre.

 

            On voit bien que le devenir est, de l’origine au terme, le visage véhicule de l’éternité et de l’infini : il est à la fois tradition et révolution, histoire et non-histoire, langage et non-langage, utile et inutile, mais il est toujours offert comme devenir vécu, qui est le devenu, et le devenir à vivre, qui est le devenant.

 

            Il est l’éternel présent des instants, étincelles de l’éternité et de l’infini, nourriture de nos œuvres et de nos chefs-d’œuvre, cheminement de la liberté absolue à travers la réalité relative offerte — en réel et en réalité — à notre être collectif et unique, et à notre conscience capable d’accéder à la conscience absolue de la conscience relative du Je transcendantal et du Nous transcendantal — collectif et unique de la société de la révolution socialiste.

 

            D’où la nécessité impérieuse d’être révolutionnaire pour la maîtrise et l’accomplissement des possibles qui nous concernent et que nous concernons, par l’acceptation de soi-même et la solidarité avec tous les autres humains, et finalement avec l’Univers lui-même.

 

            Tout, en principe, est possible, partout et toujours — mais pas n’importe quoi, ni n’importe où, ni n’importe quand, ni n’importe comment.

 

            Il y a le choix avec le déterminisme et la liberté qui habitent successivement le devenir révolutionnaire de l’histoire et de la non-histoire.

 

            Et puisque tout est possible et que tout est dépassement, osons donc l’impossible : c’est ce qui concerne le passage du quelqu’un limité au quelque chose illimité, lieu de l’être et de la conscience où la conscience devient conscience absolue de la conscience relative du Je ou du Nous transcendantal, passage à l’œuvre jusqu’au chef-d’œuvre, où le simple devient pur, et où le pur devient simple.

 

            Accession de la démesure à la mesure de la démesure.

 

            Accession dialectique, enfin, de la lumière à la clarté, et de la langue au langage du Verbe et de son Principe.

 

            Parole et silence de la poésie, de la mystique et de la gnose, enfin accessible, où la connaissance démesurée et l’amour illimité sont vécus par le savoir disponible et vivant où le complexe devient simple.

 

            Incarnation physique dans la nouvelle jeunesse du corps à vivre, incarnation métaphysique avec l’âme éternellement et infiniment jeune.

 

            C’est un passage à l’immanence suprême, capable — dans son accession des valeurs de son état aux valeurs de son action — des Vertus nouvelles de l’éveil non seulement de soi-même et de l’autre, mais même des autres.

 

            Éveil qui agit sur les choses qui nous environnent et qui les transforme en quelque chose, transfiguration du réel en réalité ultime.

 

            C’est alors la fête où la joie habite en permanence l’autre, retentissement sur le collectif et l’unique des autres et des quelquechoses [sic], transmission de la liberté relative des personnes et des biens pour l’éveil créateur de liberté absolue ; où l’expression première, contingente, est devenue communication, c’est-à-dire transcendante.

 

            Puis, passage de la communication transcendante à la communion alors immanente.

 

            Mais communion devenant alors Vertu révolutionnaire de contagion, où la réalité transfigurée devient capable de transmutation alchimique, où le monde, jusqu’alors transcendant à l’humain, devient immanent au niveau de l’univers et de ses dieux, où l’homme, jusqu’alors transcendant à l’humanité, devient enfin l’unique et le génial humain, incarnation de la poésie, de la science, de l’art, et de la gnose, où Dieu lui-même — action du non-être — et la Déité Absolue — état du non-être — disparaissent au profit de l’ultime humain capable de transformer l’univers, lui-même lieu virtuel de la poésie et de l’art, où le voyant, le prophète, le mystique et le gnostique sont dépassés par la nouvelle naissance du poète enfin libre qui devient témoignage incarné de la liberté absolue et permanence de créativité immanente, puis de créations immanentes, elles aussi témoignages ultimes de transfiguration globale du tout et du rien.

 

 

* La présence seule ne suffit pas pour connaître la vérité : il faut l’expérience, les expériences et leurs risques, et l’étude de la science enfin dialectique, pour être sur le chemin à venir de la vérité.

 

***

 

LE CORPS ET LA CROIX

 

 

            Dans le Tarot, il y a les arcanes majeurs et les arcanes mineurs.

 

Les arcanes majeurs sont l’essentiel et l’accessoire, aussi, de la situation : la tête est le lieu de l’autorité en état ; le visage est le lieu de l’autorité en action ; les membres sont le lieu de passage de l’autorité à la responsabilité en état et en action dans les avant-membres (avant-bras pour les membres supérieurs, puis bras, puis main, puis doigts).

 

            Le haut du tronc — du cou à la taille — est la demeure en état, lorsqu’il ne bouge pas, et la demeure en action lorsqu’il bouge.

 

Le bas du tronc est un changement de plan, au passage de la taille qui est passage de l’être en état et statique lorsqu’il ne bouge pas, dynamique lorsqu’il bouge — passage alors de la demeure de l’état au véhicule de l’état.

 

Le tronc, dans sa partie inférieure, est changement de plan de la demeure statique ou dynamique de l’état, au véhicule encore statique ou dynamique ; changement de par la taille qui est l’articulation collective et unique, mais globale, de l’autorité statique d’abord, puis dynamique, éventuellement, passage, de la situation statique ou dynamique, aux circonstances, passage par la taille qui est le lieu collectif global de l’articulation fondamentale de la taille, passage de la situation de l’état, statique ou dynamique, à l’action des circonstances de la situation.

 

            Circonstances statiques ou dynamiques par le passage par la taille, passage de l’état statique ou dynamique du haut du tronc, donc de la situation de l’état à l’état statique, si le bas du tronc ne bouge pas, dynamique, s’il bouge.

 

            Fruit du choix qui est dans le passage du haut du tronc au bas du tronc, par le passage par la taille, lieu et domaines collectifs du choix, passage de la situation de responsabilité du tronc dans son ensemble collectif du haut et du bas du tronc, donc passage de la situation de responsabilité collective du haut et du bas du tronc, responsabilité par rapport à la tête qui est la demeure de l’autorité, et du visage qui est le lieu du véhicule de l’autorité avec la vue, qui devient le regard dans le passage statique de l’être premier local et originel, au statique de la connaissance première globale et terminale de l’être premier donné, essentiel domaine éventuellement statique si le visage ne bouge pas, dynamique si le visage bouge, c’est-à-dire procède au déplacement des gestes dont il est capable ; domaine du sens de la vue, statique ou même dynamique si la vue s’anime, et qui devient domaine du regard, statique si le regard est passager, dynamique si le regard s’anime et accède éventuellement à la situation des regards, qui sont le collectif du regard premier qui reste unique, même s’il s’anime.

 

            Si le regard des regards, regard permanent, lieu du même, s’exerce sur l’autre, unique, ou éventuellement sur les autres et le monde, il devient passage de l’être originel, local et cependant encore essentiel dès l’origine, de la naissance où l’enfant passe de la vue qui est accession à un moment donné dont il devient capable, à, secondairement, la Vertu et aux capacités du regard qui passe d’abord par les regards variés et multiples à la capacité des regards, collectif d’un pluriel, à l’unique du singulier du regard enfin stabilisé.

 

            Ce regard auquel l’enfant accède le rend capable de se voir et de se regarder dans le miroir, transfiguration de la vue, des vues, des regards variés et du regard enfin fixe, quoique ayant la vertu de devenir mobile dans la contemplation de son visage dans le miroir qui lui fait face.

 

            Lieu de la première comparaison entre le sujet qu’est l’enfant, et l’objet qu’est le miroir. Comparaison qui n’est encore qu’accession, mais capable, par les vertus du conscient, local et non global, situation dialectique du conscient dialectique physique, en état et en action, du rapport, et en rapport alors ignoré, dialectique du physique et du métaphysique du sur-moi et de l’inconscient qui sont respectivement hauteur et profondeur en polarité de rapport dialectique des deux pôles de l’axe vertical dialectique du plan horizontal, et toujours dialectique du conscient et du subconscient.

 

            Mais il y a le centre de ces deux axes, et ce centre se trouve être le passage de l’être local originel — donné mais non acquis — à la possibilité d’acquisition de la conscience par son germe situé au centre des deux axes.

 

            Conscience qui a son être, son statisme et dynamisme, si on fait tourner le centre sur lui-même, et qui accède à un nouvel axe perpendiculaire aux deux premiers axes.

 

            Le second de ces deux axes était déjà transcendant — en tant que lieu du sur-moi et de l’inconscient — au premier axe encore contingent du conscient et du subconscient.

 

            Ce troisième axe — transcendant au second — devient une immanence du premier axe : alors le centre change de plan.

 

Il était statique et éventuellement dynamique si on le faisait tourner, centre encore contingent des deux axes successifs. Il devient transcendant statique au centre des trois axes.

 

            Mais si on le fait tourner sur lui-même, il passe de la transcendance qu’il était initialement à une immanence lors de la perpendiculaire aux deux axes : par son passage au dynamisme (passage de son état à son action, puis de son action à son œuvre), il devient non plus une immanence, mais l’immanence au sein de la croix conquise et forgée peu à peu, par l’accession de l’être premier, originel, local et pourtant essentiel au sein de son rapport éventuel avec l’autre ou des autres, de chaque chose et de toutes les choses du monde transcendant à l’humain dans un cosmique, et immanent à l’humain au degré de l’univers qui contient alors le collectif et l’unique de chaque humain, de l’environnement et de tous les humains qui sont passés de l’état de l’humanité naturelle originelle et donnée — état et action déjà à l’œuvre de l’autorité et de la responsabilité — à la société qui n’est plus naturelle mais seulement normale, comme c’est déjà [le cas ?] dans la situation de la tribu, qui a précédé le passage à la société.

 

            Tribu qui est lieu à la fois du naturel et du surnaturel, d’où les pouvoirs des maîtres et du sorcier, avec l’autorité statique et dynamique du sage qui est passé de l’être local à l’être global, doué d’autorité et de responsabilité, donc de puissance — sage auquel se réfèrent la famille, la tribu et la société à l’origine, qui exerce ses vertus et ses capacités sur le collectif et sur l’unique des membres qui la composent.

 

            Mais les maîtres collectifs, ou le maître seulement, s’il est unique, exerce la puissance de son autorité devenue enfin pouvoir exercé sur les bases solides de la tradition, tradition perpétuée au sein de la famille, de la tribu, ou de telle société.

 

            Mais par le devenir et le parcours — dialectique ignorée — de l’histoire et de la non-histoire, du non-être ignoré et de l’être connu, tous et chacun s’éloignent des sources de la tradition collective et unique. Alors la tradition se dégrade.

 

            D’unique et de collective, et même variée, elle devient pluralité au sein des singularités de la tradition initialement unique.

 

            Alors on passe, de la singularité et de l’universalité de la tradition, aux traditions diverses, plurielles au lieu d’être encore universelles.

 

            On assiste, au passage de cette pluralité, aux généralités et aux particularités des traditions incarnées dans les unions, exceptionnelles alors, des familles qui déterminent non pas le couple, mais l’accouplement de leurs enfants, fils ou filles, sous l’étiquette d’hommes et de femmes qui sont en réalité accouplement de mâles et de femelles, au singulier chaque fois ; accouplement qui devient période du mariage, simple contrat social des rapports de la présence du même et de l’autre, qui sont encore présence, rapport, relation et contact de l’un et de l’autre, ou — au pluriel des mariages — des uns et des autres.

 

            Ce mariage, lieu de la tradition déjà aliénée, est le passage des ascendants aux descendants, les enfants qui sont le fruit transcendant du mariage et de l’accouplement, lui-même transcendant de la famille dont les ancêtres, morts, et dont on assure le culte, sont l’immanence première et ultime.

 

            Mais dans le cas des enfants, le fils ou la fille dépasse le père et la mère devenus seulement géniteur et génitrice, avec la possibilité de devenir complices de l’être et de la conscience éventuelle — à acquérir et à forger peu à peu — du fils ou de la fille dans son accouplement — véhicule des rapports — de mâle et de femelle, et de [sic, pour dans son ?] mariage qui est alors la demeure de leur rapport.

 

            Mais le mariage, simple contrat social, dure dans l’habitude et parfois dans la tendresse de la durée et de l’étendue de leurs rapports plus ou moins amoureux.

 

            Sinon, le mariage devient aliéné et aliénant, et débouche éventuellement sur la séparation, et éventuellement sur le divorce.

 

            Dans la société fondée originellement sur la tradition ou sur une des traditions seulement, on passe du stade de la liberté de chacun des membres et de leur collectif éventuel devenu pluralité, particularité et généralités (où on s’est éloigné peu à peu de la tradition et même d’une tradition), à la société devenue aliénée et aliénante, dispensatrice de l’autorité devenue fragmentaire en autorités diverses, au pluriel, où la liberté, même relative de la personne unique d’un collectif ou d’un pluriel des uns et des autres, est devenue répression de l’autorité aliénée et aliénante qui n’a plus le pouvoir, mais des pouvoirs au pluriel, dont elle assure et assure [sic] le déterminisme d’abord, puis finalement le conditionnement, du pouvoir perdu aux profits des pouvoirs acquis, et qui ne sont qu’accessoirement efficaces.

 

            La Société — organisation politique des êtres et économique des avoirs — s’est dépassée par l’accession à l’État, dont la puissance s’exerce par l’administration des êtres et des avoirs, situations d’autorités au pluriel, et de responsabilités au pluriel, dont l’inefficacité, finalement, devient le passage de l’ordre au désordre, où les vertus de l’être ont fini par dominer l’expérience et les expériences du danger par le héros — véhicule et action de l’être — et par le sage — demeure et état de l’être seulement.

 

            Alors se produit peu à peu le passage de l’être devenu aliéné et aliénant à la première conscience, celle des rapports de rapports de l’être dans sa confrontation d’abord, puis dans sa comparaison, devenir devenu de l’être local et pas encore global, des rapports des uns et des autres.

 

            Avec la naissance de la conscience, on assiste à l’apparition, à la naissance de nouvelles virtualités des rapports : c’est la dégradation des pouvoirs, devenus inefficaces, de la comparaison ; c’est la mort et la disparition de la seule comparaison, au bénéfice de l’apparition et de la naissance de la seconde confrontation, celle-ci non plus état, mais action, et qui passe à l’œuvre dans le passage de la conscience première, qui prend une distance relationnelle avec elle-même, la distance relationnelle, et qui accède au degré de conscience de conscience, c’est-à-dire : accession à la conscience absolue de la conscience relative de chacun, de tous, de chaque chose et de toutes les choses du monde devenu univers, où la chose — contingente — trouve sa noblesse dans le quelque chose de l’univers, témoignage, contenant et contenu, support et revêtement de la valeur collective et unique de l’humain devenu social, du monde devenu cosmique au degré de l’unique, et du divin, c’est-à-dire métaphysique de la physique, de l’humain, du monde et de ses dieux devenus divins collectifs, et chacun unique de leur réel et non de leur réalité : l’homme incarne alors l’humain, le cosmique et le divin, ou la métaphysique du physique, de l’invisible du [sic, pour au ?] visible, et du visible vers l’invisible, par l’accession au passage par la réalité des découvertes de la science, fruit de l’expérience et des expériences des techniques multiples et variées.

 

            La technocratie est l’échec réactionnaire d’une science qui ne connaît plus que le progrès et les progrès éventuels, dans la pluralité et non plus dans l’universalité, de ses connaissances de la vérité à vivre et de ses énigmes.

 

            L’accession à la conscience absolue de la conscience relative est celle du Je transcendantal, collectif interne, et unique externe de l’aventure seulement intérieure.

 

            Aventure intérieure de tout un chacun et d’un certain nombre d’humains existants, mais qui reste aliénée et aliénante, si ce Je transcendantal de la personne ne débouche pas sur l’aventure extérieure, collective et unique, pour chacun des membres de la société qui unissent leur unique respectif à leur collectif externe.

 

            C’est alors la période de la révolution sociale, devenue et toujours devenante, désaliénée et désaliénante de la métaphysique et de la physique, fruits des opérations de la dialectique du psychique et du métapsychique du corps occidental qui est passé par la naissance, le naître, l’exister, le mourir et la mort, et qui dépasse enfin le temps et le non-temps de la mort, par l’apparition et la naissance des virtualités du devenir, de l’éternité et de l’infini.

 

            C’est alors, par la Résurrection pour l’humain, la naissance du Corps Glorieux, transparent, et non plus opaque comme notre corps actuel, et de l’apparition et de la constitution révolutionnaire — dans le domaine cosmique — de la Jérusalem Céleste pour la Terre, au sein d’un univers enfin transmuté par la lente alchimie de la création et de la manifestation.

 

***

 

Le Principe, déterminant, mais ni aliéné ni aliénant, peut accéder au Verbe.

 

            Le Verbe, déterminant, mais ni aliéné ni aliénant, accède à la parole libérante, libération capable de devenir liberté. Il est le lieu de la parole, et devient langage, et même langue.

 

            Le Principe, libre et libérant, devient passage de la libération à la liberté capable de silence comme aussi, par analogie, capable d’écriture, du Verbe, du langage, et même de la langue au degré de l’écriture ou de leur silence habité, vide habité par le plein, essence capable d’être habitée par l’existence, celle de la créativité, de la création, et de la manifestation accédant au réel, essence de la réalité suprême désaliénée et désaliénante, donc capable de libération accédant à la liberté suprême de la langue, toujours locale puis globale, unique et collective, déterminante dans l’état à l’action, puis de l’action à l’état où se trouvent la réaction et la passion, d’abord locaux puis globaux, uniques et collectifs, déterminés et déterminants.

 

            Puis, passage de ces globalités et de ces opérations, d’abord locales puis globales, uniques et collectives, déterminées et déterminantes du passage éventuel à l’œuvre et au chef-d’œuvre.

 

            Toutes ces globalités locales et globales, etc., passent du monologue interne puis intérieur, extérieur puis externe de la langue, puis passage du monologue au bavardage aux prises avec toutes ces globalités et ces opérations dont les contenants, les contenus, les supports et les revêtements sont les lieux successifs — ce qui est aussi le cas du passage du bavardage à la conversation, puis de la conversation de la langue aux discussions de la langue, puis des discussions de la langue au langage toujours aux prises avec ces successions relatives et absolues énumérées ci-dessus, puis passant du langage au dialogue d’abord interne puis intérieur au dialogue extérieur et externe.

 

            Puis passage du dialogue au Verbe, et du Verbe au Principe, tous deux à l’origine locaux et globaux, collectifs et uniques, déterminés et déterminants d’états et d’actions passant par la créativité de chacun ou de tous, domaine toujours des globalités et des opérations énumérées ci-dessus, et passant toujours par la formation, la transformation, la transfiguration, et la transmutation de la langue, du langage, du monologue, de la conversation, des discussions, et passage de la langue au dialogue toujours d’abord interne, puis intérieur, puis extérieur, puis externe.

 

            Dialogue d’abord local puis global, unique puis collectif, dans le rapport du même devenu lui-même autre interne et externe avec l’autre étant externe d’abord puis extérieur, et se transformant lui-même en même interne, puis intérieur en situation extérieure et externe ; rapport du même devenu autre avec l’autre devenu même, et éventuellement rapport du même devenu autre avec, éventuellement, plusieurs autres ou beaucoup d’autres, devenus chacun et tous de la situation de l’autre ou des autres en situation interne et intérieure, puis extérieure et externe, se transmutant par inversion d’autre ou d’autres — au pluriel — en même — au singulier — et en mêmes — au pluriel.

 

            Le dialogue, à travers toutes ses situations, et même sa transmutation, devient concertation locale puis globale, faite d’échanges, d’ordonnances successives, de présences, de rapports, de relations, et de contacts : concertation à travers toutes ses situations et sa transmutation locale et globale, unique et collective, originelle ou terminale, déterminée ou déterminante, passant de l’état à l’action, puis de l’action à l’état où se trouvent les situations dialectiques de réaction au singulier, de réactions au pluriel, déterminées ou déterminantes d’œuvre ou de chef-d’œuvre, puis de passion au singulier ou de passions au pluriel déterminées et déterminantes d’œuvre au singulier, ou d’œuvres au pluriel, puis de chefs-d’œuvre au pluriel, puis de chef-d’œuvre au singulier, capables de passage de l’état à l’action seconde, de l’action seconde à l’état second, capables à nouveau d’œuvres secondes au pluriel et d’œuvre seconde au singulier, et de chefs-d’œuvre seconds au pluriel, et du chef-d’œuvre second et terminal au singulier.

 

            Passages successifs de la contingence à la transcendance, puis de la transcendance à l’immanence, puis à l’immanence suprême, fruit du Principe et du Verbe, de la créativité, de la création, de la manifestation.

 

            Passage enfin du réel à la réalité transformée, transfigurée, et enfin transmutée de chacun, et de toute l’humanité devenue humanité nouvelle avec les Corps Glorieux et la Jérusalem Céleste de la Terre au sein de l’univers enfin transmuté, étant passé par l’Apocalypse, nom qui veut dire révélation en chef-d’œuvre de la nuit de Noces de l’humain, du cosmique et du divin, alors que le divin des dieux, même le Seigneur Notre Dieu, Seigneur de tous les seigneurs de l’univers, [non-]être en action conséquence de la Déité Absolue (non-être en état), auront disparu au bénéfice de la divinité de l’homme toujours humain, unique externe, et collectif interne, déterminé et déterminant de la liberté relative de l’être global venu du Je transcendantal, et de la liberté absolue de tous les êtres globaux de l’humanité nouvelle, de la Terre nouvelle, et de l’univers enfin nouveau, fruits de transmutations successives, collectives et uniques, déterminées et déterminantes de l’état de l’action, puis d’une action seconde au profit d’un état second, où règnent la réaction et la passion collectives et uniques, déterminées et déterminantes du chef-d’œuvre suprême du dialogue devenu concertation universelle des humains et de l’univers, sujet et objet de l’ultime transmutation par l’alchimie au degré du chef-d’œuvre suprême, où le réel est devenu réalité ultime, où la manifestation est enfin passée du collectif à l’unique, lieu des Noces du Tout et du Rien ; Tout qui est l’Étant du Tout suprême, Rien qui est le Néant du Rien suprême — donc, la dialectique de leur rapport disparaît dans leurs Noces du Dialogue, du Principe, et du Verbe se dépassant et disparaissant dans la manifestation ultime de sa réalité suprême, lieu des Noces de l’esprit et de la vie dans la matière en gloire.

 

***

 

On fait vœu de chasteté lorsqu’on est présent à l’instant unique de l’étoile filante — ce qui est le passage, de la foi en demeure dans l’étoile, à l’acte passager unique et rapide de l’étoile filante.

 

Donc l’étoile est le lieu de la foi unique de tous les collectifs et de tous les uniques, ce qui est le cas de l’arcane XVII du Tarot, arcane de la poésie.

 

            Donc : la poésie est le fruit de la foi éclairée et éclairante de l’étoile. Alors que les constellations sont le domaine encore de la non-poésie, en fait, la constellation peut être le domaine de la poésie en essence seulement, et qui passe à l’existence par chaque étoile.

           

            La constellation étant le domaine de la poésie singulière, les constellations sont le domaine de la poésie universelle.

 

Et la galaxie, notre galaxie, et toutes les galaxies possibles et impossibles sont le degré, jusqu’à la Sublime Anarchie et son ordonnance, de la poésie au degré enfin ultime ; notre galaxie étant le seul unique au degré de l’excellence de la poésie ultime, les autres galaxies étant chacune un unique entre autres, sans atteindre le degré d’excellence de la nôtre.

 

            La voie lactée étant une partie visible et un chemin, une voie de notre galaxie qui est apparemment une demeure, mais est en réalité un véhicule au sein de l’éternité et de l’infini.

 

Il y a aussi des situations singulières, comme le trou noir en astronomie, mais d’autres situations de constellations et d’étoiles, dont je ne fais pas ici le catalogue, malgré leurs degrés variés d’excellences de la dialectique et de la maïeutique dans l’Univers, qui est apparemment seulement cosmique, mais qui est aussi divin par nature et par surnature, et humain seulement sur notre Terre unique par excellence, par exception — et par miracle.

 

***

 

Il n’y a jamais de répétition dans l’histoire et la non-histoire, mais il peut y avoir — et pas forcément — répétition dans l’intemporel, à quoi appartient — entre autres — l’habitude, le besoin, le tout et le rien alors en situation de principe de contradiction du capital et du travail.

 

            Au fond, l’intemporel est le domaine où toutes les contradictions sont — mais dès qu’elles passent à l’existence, elles sont encore du domaine de l’intemporel, mais passent par le devenir dialectique et maïeutique, traditionnel et révolutionnaire, de l’éternel présent de tous les instants du devenir, qui est la jeunesse elle-même en devenir, alors qu’avec l’intemporel, la jeunesse est un avoir par excellence, incapable de changer.

 

            Seul le devenir révolutionnaire est capable de redécouvrir la tradition : rien ne se perd (avoir), rien ne se crée (être), tout se transforme : c’est la révolution permanente — dont l’humain qu’il est, fait passer, par l’histoire et la non-histoire (des ondes), à tous les avatars de la future révolution dépassée par la Sublime Anarchie et son ordonnance, qui est en coïncidence distincte de la Sublime Anarchie.

 

            Voler et nager, pour l’humain, c’est déjà faire acte de Sublime Anarchie.

 

            D’où le fait que le capitaine du navire est seul maître du navire et de son équipage après Dieu. Donc, tout véhicule — quel qu’il soit — est déjà germe de la Sublime Anarchie et de son devenir, alors que toute demeure est domaine de la hiérarchie statique par principe, celle du non-être en état du Principe, Déité Absolue, non-être en état.

 

            La monarchie est un cas singulier de la hiérarchie où le monarque occupe le trône et, par ses mouvements et ses gestes, et par les mouvements et les gestes de sa cour et de ses sujets, fait passer le domaine statique de la hiérarchie au domaine dynamique — d’où l’excellence du cortège royal, lorsque le roi se déplace en situation collective.

 

            Mais il y avait en France, pendant la monarchie, le rite singulier et relativement public [sic] du lever du roi — ce qui était une aurore par excellence — et les repas du monarque, qui étaient aussi des rites singuliers.

 

            “Le roi est mort ! Vive le roi !” appartient à l’intemporel et à l’histoire, et à la non-histoire éventuellement.

 

            La dynastie est une succession — même une procession — des monarques variés de la monarchie. Et le roi était de droit divin.

 

            Donc, lorsqu’on a coupé la tête à Louis XVI, on a trahi la situation de droit divin qu’il était, et dont le Peuple et la Nation, puis la République, se sont emparés à leur insu, et qu’elles ont perdu parce qu’elles l’avaient seulement.

 

            Lors de la séparation des pouvoirs de l’Église et de l’État, l’Église est devenue la seule dépositaire du droit divin, qu’elle a aliéné, en devenant — avec Rome, le Vatican, le pape et tout le reste, y compris les fidèles — Satan lui-même et ses sujets variés et divers, Satan ayant — comme Dieu — des pouvoirs divins, mais de négation.

 

            Dali se prétend monarchiste, parce qu’il veut accéder singulièrement au degré de droit et de devoir divins. On l’appelle ‘Le Maître’ à ce degré divin où il prétend — mais où il n’est pas.

 

            Tandis que Picasso avait, lui, était (plus exactement) pouvoir divin de création permanente ; mais Picasso était l’humilité : il n’était pas humble, étant personne.

 

            Si je médite bien, je suis devenu et toujours devenant lieu de pouvoir divin à condition de la Sublime Anarchie et de son ordonnance, de l’humilité que je suis, donc en situation de création presque permanente.

 

            Le Soleil est le lieu du pouvoir divin, la Lune est le lieu du pouvoir de la Déité Absolue, c’est-à-dire du Principe non-être en état, alors que le Soleil en est le Verbe et le non-être en action, qui est Dieu lui-même, le Soleil et la Lune étant objet et sujet dont la Terre est le lieu des Noces à la situation d’intersubjectivité de l’humain qui est et qui existe, de chaque humain et de tous les humains ; mais, par les Noces du Soleil et de la Lune sur la Terre, l’humain devient divin.

 

            Mais, comme il existe, au lieu d’être seulement, cet humain est plus que Dieu.

 

            Et cet humain est aussi cosmique, du fait de son existence à l’état de Noces sur la Terre, dans le système solaire, dans notre galaxie, au sein de toutes les galaxies possibles et impossibles de l’univers.

 

            Mais l’humain atteint le degré cosmique par les Noces, fruit de sa conscience et non de son être local premier, originel, donné.

 

            Donc, tant que l’humain n’a pas forgé les Noces de sa situation cosmique, il peut être seul et pas seulement isolé, d’où son besoin de sécurité et sa situation d’angoisse sans solution : c’est alors la désespérance dont parle Sartre dans son œuvre. Mais Sartre, l’intellectuel pur, devenu au-delà l’intellectuel simple, était la désespérance, mais n’était pas du tout désespéré : il avait même atteint le degré de tendresse infinie de l’amour, bien qu’il ne fut chrétien et qu’il niait Dieu, Notre Seigneur.

 

            Il paraît que Bouddha a dit — lors de son éveil suprême — que l’homme était seul, me dit Thierry*. C’est bien l’échec latent du bouddhisme : compassion, mais pas amour ni tendresse infinie, malgré sa toute-connaissance en partie aliénée.

 

            Plus justement, Bouddha a dit que l’homme était seul tant que les autres hommes n’étaient pas libres. Il ne connaissait pas la nécessité et le choix de la participation possible de chaque humain au devenir de la révolution permanente humaine, cosmique et divine, mais — parce qu’humaine — capable par le devenir de la succession, de la procession, et d’éventuelles conversions de la progression des avatars des révolutions accédant à la révolution ultime, celle du Socialisme.

 

            Et Bouddha ignorait aussi la fin de Dieu Notre Seigneur après la Parousie, et éventuellement son choix d’incarnation en tout et en rien, en chacun et en tous, divinisation des Corps Glorieux en situation ultime d’existence, capables alors de créer chacun un nouvel Univers cosmique, humain et divin.

 

 

* Note de Philippe Pissier : il s’agit du poète et sculpteur Thierry de Pontcharra.

 

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LE RENIEMENT

 

 

            Le reniement est la transcendance de la trahison et de la perte, intertranscendants entre eux ; donc, le reniement devient une immanence.

 

Donc Dieu, Notre Seigneur, est passé par le reniement de la trahison et de la perte du non-être en état — le Principe, la Déité Absolue — et du non-être en action — le Verbe — dont Dieu est la situation au degré du Verbe.

 

Mais il s’est détaché de son reniement : Il s’en foutait éperdument. Et il est passé de la créativité à la création, toujours dans l’intemporel, et c’est devenu la Genèse — donc noèse dont le noème était dans les Noces de Dieu et de la Déité Absolue, et de tout ce qui les précédait. Mais on [re]trouvera ce reniement divin à la situation humaine, lorsque Pierre, apôtre de Jésus, le reniera trois fois, après quoi le coq chantera.

 

            Ma vision — mon ACTE par le Verbe — est faite d’un anthropocentrisme transcendantal.

 

Pour moi, tout est interne dans l’homme et sa conscience, parce qu’il s’agit de connaissance, de gnose éclairée par la dialectique de la logique (et éventuellement par l’analogie), mais pas du tout de science où presque tout est externe, sauf l’organisme, les sens, les sensations — pas les perceptions qui sont exception.

 

Pour la science, elle ignore la conscience. Pour la conscience, le squelette lui-même est externe malgré sa réalité objective d’interne au sein du corps.

 

Ma vision est non-communicative à l’extérieur, parce qu’elle est justement en communion avec l’intérieur de l’intérieur.

 

            Donc ma vision est une immanence.

 

Donc elle ne peut être perçue à l’extérieur que par l’intérieur de l’intérieur, donc transcendance du simple intérieur, lui-même transcendant et même peut-être immanent de l’externe et non de l’extérieur.

 

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TERRE SUJET, TERRE OBJET

 

 

            La Terre géocentrique est l’unique par excellence de l’intersubjectivité, où le sujet l’emporte sur l’objet.

 

            Et cette Terre au centre du monde peut même tourner autour d’elle-même, passant du statisme au dynamisme en demeure dans la rotation, le cycle des jours et des nuits.

 

            Mais la Terre, en réalité, est héliocentrique, et ce lieu unique par excellence, qu’elle était dans le géocentrisme, n’est plus qu’un lieu unique sans excellence.

 

            Quand Copernic a découvert que la Terre tournait autour du Soleil, ça a été une révolution pour toute la science. Elle se délivrait alors de la subjectivité de la Terre, au profit de l’objectivité de la réalité de la Terre.

 

            Mais alors on dépassait la métaphysique de la Terre, et on pouvait même la nier, passant alors de la situation d’universalité possible à la notion de pluralité possible.

 

            D’où le fait que, pour la science, il peut y avoir, ailleurs dans l’univers, d’autres humanités possibles et pas forcément accessibles — mais on en garde et on en gardera toujours l’hypothèse, tant que la science ne se dépassera pas par une ou sa révolution, par la jonction alors de la dualité de la Terre sujet de la tradition, et même de la révolution, dans la révolution intérieure de chaque être humain, ce qui n’est qu’un possible.

           

            Alors la science communiquera, et même communiera, avec la gnose éclairée par la dialectique de la logique et de l’analogie — la Terre étant enfin reconnue comme domaine de l’intersubjectivité révolutionnaire où la science, par le savant et par les savants, dépassera l’expérience, toutes les expériences, par l’accession à la foi suprême et ultime, subjective par nature et par surnature, mais objective aussi par la transmutation vécue de textes publiés comme les miens.

 

            Accession aussi de la science au désir, alors qu’elle n’est actuellement capable que de la situation de tous les besoins, de n’importe quel besoin, dépassant la besogne — contingente — par la valeur opérationnelle jusqu’à l’œuvre et au chef-d’œuvre, capables tous deux d’inventions et de découvertes illimitées et révolutionnaires transformant, transfigurant, transmutant — même — la situation de chaque être humain et de tous les êtres humains.

 

            La science, d’abord humaine par nature (et par surnature qu’elle ignore), devient cosmique — alors qu’elle l’était déjà en principe dès sa naissance — puis aussi divine, ce qui peut paraître un impossible devenu possible par l’œuvre et le chef-d’œuvre de la métaphysique, de la métapsychie, objectives aussi, et pas seulement subjectives comme elles l’étaient auparavant.

 

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LE CORPS GLORIEUX TRANSPARENT ET LE CORPS GLORIEUX BRILLANT,

LA CONSCIENCE ABSOLUE DE LA CONSCIENCE RELATIVE

 

 

 

            La conscience absolue de la conscience relative n’est — pour ainsi dire — que l’intensité de l’énergie métaphysique en devenir qui passe entre deux pôles transcendantaux : du Je transcendantal en tant que germe au Corps Glorieux en tant que fruit.

 

La conscience de conscience n’a pas d’autre réalité que la relation d’un pôle à l’autre.

 

La conscience est l’histoire révolutionnaire du passage du Je transcendantal le plus abstrait au Corps Glorieux le plus concret.

 

En tant que germe, le Je transcendantal est en situation de graine subjective, et il passe à l’état de fruit subjectif dans le Corps Glorieux, transmuté en fruit objectif, lors de l’acquisition de la conscience absolue de la conscience relative par le Corps Glorieux qui passe alors de l’état d’essence transparent à l’état d’existence brillant, moment où Dieu Notre Seigneur trouve sa fin, sa disparition, ou — selon son choix — son incarnation partout et toujours, en tout et en chacun, ce qui est la divinisation de l’être et de sa conscience en Corps Glorieux.

 

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LA SEMAINE, LES MOIS, LES MILLÉSIMES, 1000, 2000

 

 

          La semaine est un espace qualitatif dans la durée, qui se répète, chacun des jours étant un des espaces qualitatifs qui les constituent chacun. Du Lundi au Vendredi inclus.

 

On a différents uniques de l’espace qualitatif dans la durée relative qu’est la semaine, mais, du Lundi au Vendredi, on a l’interdépendance au degré d’intertranscendance (un nombre certain et nécessaire).

 

Chacun de ces jours étant contingence, mais intertranscendance entre eux.

 

Alors, le Samedi est une immanence relative, le Dimanche étant immanence absolue, jour où, en principe, les travailleurs ne travaillent pas, alors qu’un certain nombre travaille. Mais chacun d’eux a son dimanche, son immanence absolue dans un des jours de la semaine.

 

La semaine est donc d’abord intemporel, mais elle laisse exceptionnellement intervenir la non-histoire de ses espaces cloisonnés et, surtout, exceptionnellement (intervenir) le devenir de l’histoire.

 

Les mois de l’année sont des espaces cloisonnés, chacun de la non-histoire au sein de l’intemporel. Ils se succèdent comme les 4 saisons qui sont des espaces qualitatifs cloisonnés de la durée du temps quantitatif, exceptionnellement ouvert au devenir de l’histoire qui les traverse chacun et tous.

 

Il n’y a que le millésime qui change chaque année, et qui est relativement de l’espace cloisonné, mais surtout domaine du temps qualitatif de l’histoire, et de son devenir révolutionnaire permanent qui en est le statisme dynamique.

 

Les différents millésimes sont chacun contingence, mais transcendants entre eux. On passe à une immanence relative, comme par exemple par les siècles : 1700, 1800, 1900 ; mais on passe par une immanence absolue lors des millénaires, comme par exemple l’an mille et ses angoisses collectives, l’an deux mille, simple témoin d’une démence collective de l’intemporel surtout, mais aussi de l’histoire et de la non-histoire.

 

Mais un certain nombre de gens font de l’an deux mille un passage par un seuil. La presse, certains livres, etc., etc., etc., en parlent parfois, mais ce n’est pas essentiel, ni même très important. Ce n’est qu’un repère.

 

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VIERGE BLANCHE, VIERGE NOIRE

 

 

La femelle — et la femme lorsqu’elle incarne la femelle — est le domaine de la foi. La foi qu’elle est, et la foi qu’elle a.

 

La foi, et sa vertu [sic] la fidélité et la confiance, elle peut la perdre en passant de son amour unique, de son foyer, demeure de la foi, à une ou à des aventures. La foi en avoir qu’elle a, elle peut donc la perdre, et aussi la retrouver. Retrouver appartient à l’avoir, pas à l’être.

 

Donc la femme est le lieu du foyer, et du foyer interne à l’origine, et du foyer externe, après coup.

 

La femme est donc la foi. Si elle est la foi, elle peut la faire exister, et l’incarner dans son organisme et dans son corps physique. Ainsi la femme, mystique, peut incarner la foi jusqu’à l’excellence, et accéder à la sainteté.

 

Ou bien être exceptionnellement et miraculeusement la Vierge Marie elle-même, la Vierge Blanche dans son être, sédentaire puis nomade, où l’esprit l’emporte sur la vie, ou la Vierge Noire dans son être, où le devenir l’emporte sur l’être, et où la vie domine l’esprit. Elle est alors d’abord nomade externe, puis éventuellement, après, sédentaire, mais alors interne — comme la crypte souterraine dans l’église où se situe généralement la Vierge Noire.

 

La Vierge Blanche est toujours où l’esprit domine la vie, mais sédentaire d’abord et externe, et devient, après, nomade et interne. Elle est d’abord invisible plus que visible. Mais ensuite, elle peut devenir visible plus qu’invisible — mais visible quelques instants, à l’instant collectif d’uniques.

 

C’est alors qu’elle peut apparaître. C’est Lourdes, où la Vierge Blanche apparaît à Bernadette Soubirous, lorsque celle-ci a ses règles (les règles), alors que la Vierge Marie, c’est la règle que j’ai déjà vue.

 

Je crois dans l’énergie, origine (relative) de toutes les origines, ou bien dans l’onde unique du collectif de toutes les ondes du Chaos originel, qui est invisible.

 

Alors, passant de l’invisible au visible, c’est le miracle.

 

Ainsi, l’apparition de la Vierge Blanche, c’est le miracle dont seuls peuvent être témoins réels ceux qui sont capables de la foi. Ce qui n’est pas tout le monde, mais un certain nombre, peu élevé et même rare. La Vierge Noire, elle, habite le visible et passe à l’invisible où elle n’apparaît plus.

 

***

 

Je suis un des rares humains à envisager — fruit de la dialectique et de la maïeutique — la fin de Dieu et de tout ce qui le précède, et son éventuel passage à l’existence par l’incarnation, etc., etc., etc.

 

            Mais je ne suis sûrement pas le seul, un certain nombre d’humains étant poète au degré de l’excellence, pouvant en avoir l’intuition et même la formuler ; mais s’ils sont entendus, ils ne sont pas écoutés : donc, on accède pas à l’entente seconde, celle de la compréhension, de l’éveil, etc.

 

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Le socialisme, fruit de la révolution, est capable de matérialisme, mais de matérialisme dynamique où la matière est en gloire, partout et toujours, dans l’univers actuel et futur, la matière étant en principe le lieu des Noces de la contradiction de l’esprit et de la vie, matière capable — au degré d’excellence par l’alchimie — d’accéder au degré de matière en gloire, fruit des Noces de l’humain, du cosmique et du divin, et dont nous ne connaissons actuellement que la situation de demeure de la roue transparente et colorée — sans translation ni rotation — de la rosace des cathédrales.

 

            L’intuition est une rotation dont l’inspiration est la translation, et dont la créativité est la roue en rotation et en translation, mais en essence seulement, passant à l’existence par la création, dont le résultat est accession à la réalité et à la manifestation qui est transcendance de la réalité, l’univers étant transcendance de la manifestation, donc immanence de la réalité.

 

            Et Dieu Notre Seigneur, avec tout ce qui le précède, est transcendances et immanences successives au-delà de l’univers lui-même : voilà pourquoi les cosmonautes ne peuvent pas rencontrer Dieu, puisqu’il n’existe pas et qu’il est seulement, donc invisible, quoique présent partout et toujours dans le visible.

 

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LE GRAND-PÈRE

 

 

          Rien ne dit que nous n’avons pas seulement un père, Notre Père Dieu, Seigneur de tous les dieux, mais aussi, éventuellement, mais c’est une simple hypothèse sans jamais (quoique...*) aucune certitude, donc, mais aussi un grand-père, le grand-père qui était un humain, l’humain par excellence qui a été capable de créer Notre Univers, y compris Dieu, Notre Seigneur, le Verbe, le Principe, et tout ce qui les précède.

 

* Je dis ‘quoique’, parce que, lors de la divinisation du Corps Glorieux capable de créer un univers nouveau, on accède à la mémoire absolue — au degré de la Sublime Anarchie — de tout ce qui s’est passé au sein de l’infini et de l’éternité, en passant par l’existence et ce qui la précède, et ce qui la suit. Si on veut, mais on peut s’en foutre.

 

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Les yogis de l’Inde — dit Thierry* — disent qu’ils sont capables de remonter et de retraverser le spermatozoïde de leur père et l’ovule de leur mère.

 

            Mais tout ceci est acte de trahison de l’être, et perte de l’avoir, donc reniement, mais dépassé par une foi nouvelle pourtant conditionnée au degré de la nécessité, donc du choix dont chaque humain est capable en principe, éternellement et infiniment, mais dont on peut se foutre excellemment.

 

            L’homme — le mâle — est le tout originel, le spermatozoïde est le Néant rempli des noyaux de l’atome.

 

            Mais le spermatozoïde est comme le Soleil : le devenir permanent et révolutionnaire, sans jamais atteindre à l’être. Il n’est que le véhicule de l’être au mieux. Il n’en est pas la demeure.

 

            Et dans cette situation du tout originel, le mâle — le spermatozoïde — est le travail et le travailleur qui est arrivé à accéder, du rien qu’il était à l’origine, au tout en translation qui remplit le Néant ; tandis que la femelle — la femme — a pour origine le rien originel du Chaos qu’elle a réussi à vider, pour être enfin rien et lieu de l’ovule en rotation — et non en translation comme le spermatozoïde qui, lui, est à la situation de surnombre, alors que l’ovule est l’unique onde de toutes les ondes uniques, ce qui fait que si le sperme est devenir et véhicule de l’être, sans jamais atteindre la demeure de l’être, l’ovule, lui, est la demeure de l’être, mais il l’est en rien, avec pour origine le tout du Chaos.

 

            Donc, si le mâle, si le sperme, est le travail et le travailleur en perpétuel devenir du temps plus que de l’espace, l’ovule est le capital, le tout à la situation de rien, l’onde unique de toutes les ondes des électrons de l’atome, si bien que la femelle, la femme, peut être inaccessible, alors que le mâle, l’homme, est insondable.

 

            La femelle, la femme, c’est la Déité Absolue, le Principe, alors que le mâle — l’homme — est le non-être en action.

 

            Mais lui, comme la femelle, la femme, a passé à l’existence, à la réalité, à l’incarnation dans un corps physique, passé à la manifestation au sein de l’univers et de tout ce qui est au-delà de l’univers et qui est le Verbe, Dieu lui-même, le Principe, Déité Absolue, l’énergie duelle et double de tous les atomes en essence du tout du noyau de l’atome, et du rien des électrons de l’atome.

 

            J’ai oublié de dire que la femelle, la femme, à son naître, porte en elle une quantité limitée et certaine d’ovules, ce qui est un capital : la femelle, la femme, ne produira jamais plus d’ovules au cours de son existence, parce que, aussi, l’ovule est anti-devenir, alors que le sperme des milliards de spermatozoïdes est la situation de devenir et de véhicule de l’être ; donc le mâle, l’homme, continue à produire — de façon permanente — le surnombre de spermatozoïdes qui, ainsi, se renouvellent, alors que les ovules ne se renouvellent jamais.

 

            Donc la femelle, la femme, est bien le capital, le nombre limité dont le mâle, l’homme, lui, est le travail et le rien en devenir et en surnombre.

 

            Mais si le mâle met l’accent sur le devenir du temps plus que sur l’espace, la femelle, la femme, elle, est la demeure et l’être du temps, donc son non-devenir.

 

            Mais la femelle est l’espace en devenir, et elle met l’accent sur l’espace, alors que pour elle le temps est conséquent.

 

            La femelle, la femme, est l’infini en devenir. Le mâle, l’homme, est, lui, l’éternité en devenir.

 

            Donc la femelle, la femme, est l’espace qualitatif — ordonnance cloisonnée hiérarchisée — en devenir, et le temps quantitatif en demeure et en être.

 

            Le mâle, l’homme, est, lui, le temps en devenir, le temps qualitatif et l’espace quantitatif en demeure et en être, mais pas en devenir.

 

            Immaculée Conception, c’est le temps quantitatif en demeure et en être, mais l’espace qualitatif en devenir.

 

            Donc, l’utérus de la Vierge Marie était un des espaces qualitatifs de son corps physique, et peut-être l’espace qualitatif unique par excellence ; donc elle a été fécondée par le temps qualitatif en situation collective de tous les instants du devenir permanent de l’éternel présent, c’est-à-dire qu’elle a été fécondée par la jeunesse en situation d’être de tout l’univers, et singulièrement de la Terre elle-même, au lieu qualitatif et unique par excellence où elle demeurait.

 

            Immaculée Conception sera peut-être toujours une énigme, mais peut-être pas : elle est élucidable par la virtuosité de la dialectique et de la maïeutique.

 

            C’est la naissance de Jésus qui est un mystère — le mystère à vivre clairement par la vertu de la foi, dans son excellence plus maïeutique que dialectique.

 

            Au cours de l’Immaculée Conception, la jeunesse ultime de la Terre unique par excellence et du lieu qualitatif par excellence, où demeurait la Vierge Marie, est passée — je ne sais comment — de l’essence à l’existence pour féconder l’existence de l’ovule de la Vierge Marie, et maintenant je sais d’où vient cette existence de la jeunesse ultime : elle vient de la jeunesse ultime mais divine — je veux parler de cette humanité d’en haut, où il y a les chérubins, les anges, les archanges, les séraphins, et Dieu lui-même.

 

            Donc, lors de l’Immaculée Conception, Dieu lui-même — essence seulement — s’est transmuté accidentellement en spermatozoïde, en existence, pour féconder l’ovule en existence de la Vierge Marie.

 

            Donc Jésus dit juste et vrai en parlant de son père qui est Dieu lui-même, le Verbe devenu — par transmutation — existence en spermatozoïde.

 

            On peut parler de Dieu comme Notre Père, et de Jésus comme Notre Frère dans l’espèce humaine.

 

            La Vierge Marie est la grâce par excellence ; Jésus et Jésus-Christ est la paix par excellence ; et d’ailleurs la femelle, la femme, a été, est, et sera toujours lieu de grâce, ce qui est juste et vrai — mais jamais l’homme, qui ne peut atteindre la paix que par les Noces du Je et du Nous transcendantal de la révolution socialiste et de la Sublime Anarchie qui la suit, mais aussi après le passage, par le mourir et par la mort, de tous les révolutionnaires, qui accéderont à la Résurrection et au Corps Glorieux, et à son passage à l’existence en corps brillant : c’est seulement alors qu’il atteint le degré de la paix absolue, qu’il dépasse par le nouveau devenir de la création d’un nouvel univers, et de tout ce qui le précède.

 

            La femelle, la femme, cherche dans le mâle, dans l’homme, la paix possible mais pas encore absolue, définitive ; et le mâle, l’homme, cherche dans la femme la grâce qu’elle est déjà ; mais l’homme — qui n’est pas la grâce — peut l’avoir éventuellement, et la femelle, la femme — qui n’est pas la paix possible — peut l’avoir éventuellement au degré ultime déjà.

 

* Note de Philippe Pissier : Il s’agit du poète et sculpteur Thierry de Pontcharra.

 

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Au cours de l’Immaculée Conception, Dieu, qui est non-être en action, est devenu non-être en agir, puis en faire, d’où sa descente sur Terre pour devenir le spermatozoïde fécondant.

 

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On représente toujours Dieu avec une longue barbe, et comme un noble vieillard, parce que c’est lors de la vieillesse que le devenir de la jeunesse — toujours véhicule — atteint le degré de la demeure.

 

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Dans l’intemporel, on rencontre la confrontation en satellite de la comparaison qui, elle, y règne.

 

Dans la quantité, il y a la comparaison, et éventuellement le pour et le contre, mais en contradiction, et pas en dialectique ni en maïeutique. La comparaison, c’est de la quantité ; la confrontation, c’est de la qualité.

 

Avec la dialectique et la maïeutique, possible en œuvre, je l’ai dit ailleurs, il y a la sécurité en quantité dans l’intemporel. Il y a une sécurité en qualité dans l’histoire et la non-histoire, mais simple contingence, victoire latente sur la peur.

 

Sur le risque, il y a déjà la certitude — contingence.

 

Sur le péril, il y a la certitude — transcendance.

 

Sur le vertige, il y a la certitude — immanence relative.

 

Sur le martyre, il y a la certitude — immanence absolue.

 

Sur la crucifixion en état, qui est aussi réaction déterminante et passion déterminée, donc la passion de Jésus, il y a la certitude suprême et ultime.

 

Sur la crucifixion en action, il y a la certitude qui dépasse la Sublime Anarchie de la certitude suprême et ultime.

 

Sur la crucifixion en œuvre, il y a une nouvelle certitude.

 

Je pense [que] ce qui dépasse la certitude : c’est la sûreté. Donc, dans la crucifixion en œuvre, c’est le lieu, pour la vaincre, de la sûreté à un certain degré.

 

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Il y a une alchimie de la matière qui contient l’énergie et qui est traditionnelle, quoiqu’elle soit en satellite révolutionnaire.

 

            Mais il y a aussi à découvrir l’alchimie de l’énergie, contenant éventuellement de la matière, dont s’occupent déjà peut-être des savants d’aujourd’hui, mais dans la quantité, et pas encore dans la qualité dont ni la science ni la technique ne s’occupent, alors que l’art, la poésie, la mystique, la voyance, l’alchimie, la prophétie, la mystique s’occupent.

 

            C’est peut-être au cours de la mort qu’il y a un devenir de l’alchimie de l’énergie contenant de la matière, ou dans un analogue de la mort.

 

            La genèse de la Terre et de l’univers lui-même est l’œuvre de la féminité du monde : c’est un mystère.

 

            L’inondation est analogue à la jouissance du mâle. Le tremblement de terre est l’analogue de la jouissance de la femme.

 

            La foudre et le volcan sont produits tous les deux par le mâle et par la femelle, ensemble dans la foudre — le mâle surtout, mais pas seul dans le volcan.

 

            En effet, Vulcain est duel, il n’est pas double. Il est capable de dialectique — d’où les armes — et de maïeutique — d’où les bijoux.

 

            Le cyclone est femelle : on lui donne toujours un prénom de femme. Au centre interne règne la paix la plus absolue — mais en avoir, pas en être. Tout autour, c’est la rotation en agitation dans une spirale en devenir passager ; alors le cyclone s’arrête ou disparaît, et tout redevient calme.

 

            Il y a le typhon, qui est peut-être une spirale qui tend vers la profondeur, et est capable de faire tournoyer les eaux de l’océan.

 

            Je pense que le typhon est surtout mâle, mais pas seulement.

 

            Le cyclone est femelle dans son agitation, et mâle dans son centre.

 

            Le typhon doit être mâle dans son agitation, et femelle dans son centre éventuel ou dans son analogue, mais le centre mâle du cyclone est un mâle intemporel, d’où la paix en avoir et pas en être. De même, le typhon.

 

            Dans l’éclipse du Soleil, le mâle, le Soleil, est victime de la femelle, la Lune.

 

            Dans l’éclipse de Lune, la femelle, la Lune, est victime de la Terre qui est masculinité du monde — donc mâle éventuel.

 

            La Terre est la masculinité du monde ; le Ciel est la féminité du monde.

 

            Le Ciel est l’unique dans l’étendue infinie. Les Cieux sont le collectif dans l’étendue infinie.

 

            Les continents sont la réaction déterminante de la Terre, du moins dans l’externe, parce que dans l’externe, ils subissent la translation, donc la passion déterminée, œuvres tou[te]s deux de Vulcain.

 

            Les océans sont, dans leur existence et dans l’externe, passion déterminée, mais ils sont, dans l’interne, réaction déterminante, cachée, secrète, invisible mais à découvrir, coïncidant peut-être avec cette partie de la Terre qui est sous l’écorce terrestre — et dont j’ai oublié le nom.

 

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La pensée vient de la psyché où la vie l’emporte sur l’esprit.

 

L’idée vient de l’esprit ou de son analogue (l’intelligence ?) et l’emportant sur la vie. L’idée est en rapport avec [mot ou glyphe manquant, probablement Mercure] qui est double — c’est-à-dire masculin et féminin.

 

L’image vient évidemment de l’imagination.

 

Le nombre est du domaine de l’intemporel. Le nom est du domaine qualitatif où il vient du temps qualitatif — ou de la non-histoire où il vient de l’espace qualitatif.

 

La Terre géocentrique est un lieu, le lieu de l’espace qualitatif et du temps quantitatif, domaine de l’astrologie qui ignore le temps — comme je l’ai toujours dit.

 

La Terre héliocentrique vient de l’espace quantitatif, mais du temps qualitatif de l’histoire.

 

En astrologie, l’instant de la naissance vient de l’espace qualitatif soumis au temps quantitatif, mais il y a un autre instant qui vient du temps qualitatif et de l’espace quantitatif.

 

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On parle toujours de la Résurrection du Verbe dans le Corps Glorieux, mais à l’état d’essence seulement, corps transparent.

 

            Il y a Résurrection du Principe lorsque le Corps Glorieux passe de l’état d’essence, corps transparent, à la situation d’existence, par la conquête de la conscience ultime, où le Corps Glorieux transparent devient corps brillant.

 

            Mais, lors de la divinisation du Corps Glorieux, et qui passe à l’acte de la créativité et de la création de l’univers nouveau qui concerne chaque Corps Glorieux divinisé, il y a résurrection de l’énergie en essence qui précédait la Déité Absolue à l’état de Principe, et encore plus résurrection du tout du Néant rempli et du rien du Chaos vidé, noyau et électrons de l’atome qui devient tous les atomes en essence dans l’énergie qui précède la Déité Absolue.

 

            Atomes qui passeront de l’essence à l’existence lors de la création de l’univers nouveau avec sa galaxie unique au sein de toutes les galaxies possibles et impossibles, et même accession au nouveau système solaire au sein de cette galaxie unique par excellence.

 

            Et aussi accession à la Terre Nouvelle de ce nouveau système solaire, où apparaît le nouvel humain qui est aussi cosmique et divin, d’abord en situation d’être, et en devenir forgé de la conscience ultime. Donc, repassage par l’intemporel, par l’histoire et par la non-histoire.

 

            Lors du passage de la créativité à la création, il y a passage par la conception, la fécondation, la gestation (tous lieux de la naissance), l’accouchement et le naître, passage à l’existence de l’univers nouveau, puis de la galaxie unique par excellence, puis du nouveau système solaire et [de] la Terre Nouvelle — tous fruits de la dialectique et de la maïeutique, la maïeutique régnant surtout (mais la dialectique aussi) dans l’analogie, la dialectique régnant surtout (mais la maïeutique aussi) dans la logique.

 

            Mais la maïeutique — relation et présence du même avec le même — est principe de l’homosexualité enfin désaliénée, l’hétérosexualité étant le fruit, ou le principe, ou la conséquence de la dialectique, rapport du même avec l’autre.

 

            Le Soleil, étant terme de la logique, est terme de l’hétérosexualité. La Lune, étant terme de l’analogie, est terme de l’homosexualité enfin désaliénée et désaliénante — la Terre Nouvelle étant à la fois lieu de l’hétérosexualité et de l’homosexualité, mais la Lune devenant le lieu choisi pour l’existence et les rencontres éventuelles des variés homosexuels.

 

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Thierry* dit justement que l’huile est la manne du ciel — d’où le sacre des rois de France et l’extrême-onction, et aussi, en contingence, l’huile dans la bouillabaisse et dans la salade, avec le vinaigre qui est l’analogue de Lucifer qui est lumière, l’huile pouvant être l’analogue de Satan la chaleur.

 

 

* Note de Philippe Pissier : il s’agit du poète et sculpteur Thierry de Pontcharra.

 

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Le sublime existe en même temps que l’infime et l’ordinaire, alors que le sublime est extraordinaire.

 

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L’homosexualité maïeutique de l’analogie et de la Lune Blanche est surtout une essence, et seulement par exception dans l’existence, où elle ne devrait pas être.

 

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L’AVORTEMENT

 

 

            L’embryon, durant la gestation, est domaine de l’esprit, de la psyché, et du corps physique ultérieur qu’il peut devenir, mais il n’y a pas d’âme dans l’embryon.

 

            L’âme est possible dans l’existence seulement, où elle trouve son germe dans le naître, et le développement de sa situation de germe au cours du devenir de l’existence.

 

            Elle est d’abord en situation de véhicule, mais elle devient capable d’accéder à la situation de demeure, et de dépasser la demeure par un véhicule second, etc., etc., etc., de véhicule en demeure puis de demeure en véhicule, etc., etc., etc.

 

            Donc l’avortement ne concerne que l’esprit, la psyché, le corps physique à l’état d’embryon. Il n’y a pas d’âme, donc l’avortement est naturel et surnaturel, et pas un crime.

 

            L’avortement — qui est un acte — a pour analogue la stérilisation du mâle par une opération chirurgicale qui n’est qu’un accident au degré d’acte.

 

Mais cette stérilisation est une aliénation parfois passagère, parfois permanente, et éventuellement définitive.

 

            Le spermatozoïde devient incapable de féconder l’ovule, ce qui est un passage de la démesure naturelle et surnaturelle du spermatozoïde qui, dans la stérilisation, devient aliénation aliénée et aliénante.

 

            Donc, la stérilisation du mâle peut être considérée comme un crime contre nature et surnature, bien qu’on la considère généralement comme situation normale, ce qui est faux, une négation, une erreur capitale, ou un mensonge au degré négatif de l’immanence par excellence négative.

 

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PHÉNOMÉNOLOGIE DE QUELQUES ARTS

 

 

            La musique est l’art et la poésie par excellence de l’émotion qui a sa source dans l’âme même.

 

            La peinture est l’excellence de la sensation de l’organisme, mais pas du corps.

 

            La sculpture est l’excellence des sens du corps physique. Elle est passage du plan qu’est la peinture au relief de corps physiques divers ou variés.

 

            La littérature est — par excellence négative — celle de l’intellect, de l’intelligence négative, et de la sensibilité aliénée et aliénante, sauf exceptions comme Rimbaud, Verlaine, Mallarmé, Flaubert, Proust, Dumas, etc., etc., comme les textes et certains livres de Jean-Paul Sartre, et de bien d’autres que je ne cite pas ici, mais qui sont seulement un certain nombre et pas un grand nombre.

 

            Il y a le tissage, qui est un art au degré d’excellence de la maïeutique et de la dialectique incarnée[s] dans l’existence, qui proviennent du langage, du Verbe, et même du Principe, comme certains tapis d’Orient et d’Extrême-Orient.

 

            Il y a aussi les arts martiaux, qui sont le degré ultime du désir avant tout, et de son satellite éventuel, la foi qui vient du Verbe et du Principe, et même de l’énergie qui précède le Principe et même le tout et le rien qui précèdent l’énergie, origine relative de toutes les origines.

 

            Il y a la poterie, qui est l’excellence de la matière et du matériau, existence déjà du Verbe et éventuellement du Principe, et peut-être de l’énergie qui précède le Principe, et aussi du tout et du rien qui précèdent l’énergie — origine encore relative de toutes les origines.

 

            Il y aussi la danse, qui est excellence du corps de l’esprit donné par la vie, et de l’âme en dynamisme du corps et de l’âme et de l’esprit, de l’intelligence et de la sensibilité.

 

            La danse est immanence de la musique et du théâtre, et éventuellement du chant du corps de l’âme, de l’esprit, de l’intelligence et de la sensibilité.

 

            Il y a le théâtre, qui est immanence de poésie et d’art, du langage, et même du Verbe et du Principe, et de ce qui les précède, et du corps physique de l’acteur, et de la mise en scène du cosmique.

 

            Mais il y a aussi, pour le théâtre, le divin et pas seulement l’humain.

 

            Il y a le chant, excellence de la parole parlée — dépassée par le son incarné et manifesté —  et même du silence, donc du corps, de l’âme, de l’esprit, incarné, esprit incarné dans la vie et dans l’existence du corps physique, et de l’organisme des sensations.

 

            Il y a aussi le cinéma, qui est l’intemporel, et éventuellement l’histoire et la non-histoire ; mais le cinéma est plus collectif que le théâtre, qui est plus unique de tous les uniques que collectif, et qui est passage par l’histoire et surtout par la non-histoire de l’espace qualitatif et du temps quantitatif.

 

            Mais le cinéma intemporel est aussi le domaine de l’humain, du cosmique et du divin — où certains humains deviennent des étoiles, des stars, des idoles, etc., etc., etc., capables de fasciner le public et la foule.

 

            Il y a la connaissance — excellence de l’ignorance qu’on est — et l’amour, qui est excellence, jusqu’à la tendresse ultime et seconde, de l’âme, de l’esprit dans la vie qui le domine, du corps, de la psyché, de la chaleur qui l’emporte sur la lumière.

 

            Il y a d’autres arts, mais je ne veux pas en faire le catalogue, mais toujours excellence de quelque chose.

 

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Le besoin donne des envies. Il est source de l’affectivité et de l’affection, et jamais du désir ou de la foi.

 

On satisfait le ou les besoins, ce qui est occasion de plaisir ou de douleur, de croyance ou d’opinions, mais pas de foi ni de désir.

 

On ne satisfait pas le désir : on le comble par l’action, et on comble la foi par l’état éventuel d’acte ou de variés actes ; alors, la foi devient éclairée et éclairante, capable de connaissance et d’amour, et de jugement.

 

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L’INTEMPOREL

 

 

            L’instrument ou l’outil qu’on a et dont on se sert : si on arrive au degré de maîtrise puis au degré d’aisance, alors l’instrument ou l’outil, qu’on avait seulement, est transfiguré et transmuté en instrument et en outil qu’on devient — et qu’ultérieurement on est.

 

            Alors on ne peut plus le perdre, mais on peut seulement le trahir, sinon l’être et le devenir s’intensifient, s’augmentent, se développent au cours du temps qualitatif et de l’espace quantitatif, jusqu’à ce que l’espace — qui était quantitatif — devient [sic, pour devienne] qualitatif, avec un temps qualitatif devenu quantitatif, où le temps est enfin réversible.

 

            L’intemporel n’est ni devenir ni être, ni avoir ni agir, ni faire, mais il est pourtant en proie aux besoins ou aux nécessités du faire, depuis la contingence jusqu’à l’immanence, et jusqu’au passage au suprême et à l’ultime qui dépassent l’immanence.

 

            L’intemporel est capable de l’excellence du faire, éventuellement en statisme, éventuellement en dynamisme.

 

            L’intemporel, c’est aussi le ça, la chose, une chose, allant d’une éternité quantitative — la production — à un infini quantitatif — le produit.

 

            Ainsi est le robot, l’ordinateur, et tout ce qui concerne la problématique.

 

            L’automatisme et l’informatique sont des domaines divers de l’intemporel, qui sont éventuellement conditionnement, nécessité ou fatalité.

 

            L’intemporel est neutre par excellence, mais il peut être le domaine de la puissance, des puissances diverses, ou d’une ou de la toute-puissance, d’un pouvoir, du pouvoir, des pouvoirs, de beaucoup de pouvoirs.

 

            L’intemporel est au degré de la non-histoire, par contradiction naturelle et surnaturelle de l’histoire.

 

            L’intemporel — qui ignore le devenir — est anti-révolutionnaire, et même réactionnaire par principe.

 

            Donc l’intemporel est au degré du Dragon et de la Bête, donc habitable éventuellement par la virtualité de la conscience, étant déjà non-être, par principe, non-être en état, comme la Déité Absolue, et comme le principe non-être en action — comme le Verbe, comme Dieu Notre Seigneur.

 

            Il peut être pouvoir ou puissance illimités — il est aussi non-avoir.

 

            Personne ne l’a, mais n’importe qui peut s’en servir pour n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment.

 

            L’intemporel règne dans la science-fiction, dans toutes les inventions diverses, mais dans aucune découverte.

 

            Comme il est non-être en état, comme le Principe Suprême qui contient le Verbe, il est précédé par l’énergie qui précède l’intemporel mais peut le servir, l’énergie étant illimitée et précédée, elle, de deux situations dont je ne me souviens plus, dans la situation dialectique.

 

            Donc, pour la fabrication des robots et des ordinateurs, entre autres, il faut une source d’énergie illimitée.

 

            Ils sont d’ailleurs, eux, capables de transformer l’énergie limitée en énergie illimitée.

 

            L’intemporel — qui est neutre — est donc capable — à travers la problématique, l’automatisme et l’informatique — de répondre à une situation éventuelle d’alchimie neutre.

 

            Mais l’intemporel, et tous les accidents divers dont je viens de témoigner, ignorent le désir et la foi.

 

            Il est le besoin. Par principe. Il n’a aucun besoin.

 

            Donc sa besogne est capable d’illimité, ce dont rêve, par exemple, la science-fiction où il n’y a jamais — pour ainsi dire — témoignage d’érotisme : il y est très rare et comme surajouté, mais les lecteurs de science-fiction doivent redouter l’intrusion de l’érotisme dans les œuvres de science-fiction.

 

            Donc l’érotisme — comme la sexualité — appartient au temps qualitatif ou quantitatif, à l’espace qualitatif ou quantitatif. Ils n’appartiennent ni l’un ni l’autre à l’intemporel qui, lui, est neutre.

 

            La bande dessinée est curieusement l’introduction du devenir, de l’être, de l’apparaître, de l’avoir, dans l’intemporel qui devient — là seulement — une exception dans l’intemporel, qui devient éventuellement un miracle, le miracle : d’où les amateurs nombreux de la bande dessinée.

 

            Dans France-Soir règne la bande dessinée, entre autres.

 

            Les crimes célèbres relèvent de la mort et du Néant — donc de la connaissance.

 

            Les amours célèbres relèvent de la naissance, du naître, et de l’existence — comme aussi les crimes célèbres.

 

            Mais les amours célèbres relèvent du principe de la chaleur, de l’amour (de l’amour relatif ou absolu, de la tendresse, etc.), donc de l’excès du plein et du Chaos, tandis que les crimes célèbres relèvent de l’excès du vide et du Néant.

 

            L’intemporel ignore le temps — sauf au neutre.

 

            Il est, par principe, inversion de l’anal en oral — comme l’est le Dragon. Il est aussi inversion de l’oral en anal — comme l’est la Bête.

 

            L’intemporel — qui est le temps à l’état neutre — ne concerne pas l’histoire, mais il peut concerner l’avenir en tant que futur, le passé en tant que passé, mais un passé inversé en passé neutre.

 

            Et le présent n’est plus que le moderne par principe, et non pas le contemporain qui appartient à l’histoire (comme l’ancien, l’antique, le nouveau, l’usé), alors que, pour l’intemporel, tout et n’importe quoi sont neufs.

 

            Ainsi les éditions successives de France-Soir sont du domaine de l’intemporel, mais l’actuel, l’actualité, appartiennent  à l’intemporel.

 

            L’intemporel peut fasciner, faire atteindre le degré du Dragon ou de la Bête.

 

            Ainsi, l’actualité devient fascinante : elle est l’introduction — exceptionnelle jusqu’au miracle — du devenir dans l’intemporel.

 

            Donc la presse, toute la presse, le public et l’État appartiennent à l’intemporel.

 

            L’intemporel est toujours relations du bourreau et de la victime, d’où les lecteurs innombrables et anonymes de la presse et de l’information : le sadisme et le masochisme sont du domaine de l’intemporel.

 

            L’intemporel peut être essence ou existence, statisme ou dynamisme, mais jamais action, sauf exception, comme dans la bande dessinée, entre autres.

 

            Mais l’intemporel peut être état ou réaction (Dragon), ou passion (Bête).

 

            Le ‘on’ du langage est soit réaction, soit passion, soit les deux à l’état neutre : le ‘on’, c’est l’anonyme dans l’essence, mais le pseudonyme est une situation d’intemporel dans l’existence.

 

            La personne est double : d’une part, elle appartient au temps ; d’autre part, elle n’appartient pas (et non pas : n’appartient plus) au temps.

 

            Elle est au degré aussi de l’intemporel.

 

            Donc, l’intemporel, ce n’est pas la présence, c’est l’absence par principe — ou la présence de l’absence.

 

            Donc la mort appartient à l’intemporel, et pourtant, au sein de cet intemporel, l’être et la conscience poursuivent inlassablement leurs avatars et leur devenir.

 

            La jeunesse est double : d’une part, elle appartient au temps, où elle est aussi devenir, d’autre part, elle n’appartient pas au temps mais à l’intemporel — où elle n’a aucun devenir.

 

            Tous les fards et les actes divers par lesquels la femme transforme son apparence sont du domaine de l’intemporel.

 

            La mode est aussi l’exception de l’introduction du devenir dans l’intemporel. La mode n’appartient qu’exceptionnellement à l’histoire, à la psychologie, à la sociologie, à la psychanalyse, aux sciences humaines.

 

            L’intemporel règne dans la technique. 

 

            Il est réaction, mais il devient révolution dans la science, où la révolution règne en permanence, mais la science et la connaissance sont, par principe, du domaine de l’intemporel, comme les mathématiques.

 

            Mais le savoir n’appartient pas à l’intemporel, où le temps est toujours à vivre, mais au temps vécu.

 

            L’amour n’a pas de rapport avec l’intemporel, mais avec le temps vécu, l’éternité et l’infini.

 

            La sexualité — comme la dualité, ou plutôt comme le dualisme du sexe — appartient à l’intemporel, mais pas la sensualité, qui est chaleur, alors que la sexualité est lumière et essence par principe : elle devient existence dans la situation dualiste du corps physique du mâle et du corps physique de la femelle.

 

            Le concept appartient à l’intemporel, mais pas le noème.

 

            Donc, finalement, l’esprit appartient à l’intemporel, voilà pourquoi il est neutre par principe, alors que la vie appartient au temporel de l’histoire vécue, de l’éternité et de l’infini qualitatifs, alors que l’éternité quantitative — celle de la production — et l’infini quantitatif du produit appartiennent au domaine de l’intemporel.

 

            Le nombre appartient à l’intemporel et au Néant. Le nom appartient au temporel et au Chaos. L’image appartient au temps. L’idée appartient à l’intemporel.

 

            Dans la formule où Dieu dit qu’il créa Adam ‘à son image’ : c’est la vie, c’est temporel — ‘selon sa ressemblance’ : c’est l’esprit, c’est l’intemporel.

 

***

 

L’HOMME, LE MÂLE, LA FEMME, LA FEMELLE

 

 

 

            L’homme, le mâle, est domaine, lieu et éternel présent de l’histoire qui se déroule toujours et partout en situation d’essence d’abord, puis d’existence ensuite, ce qui fait que l’histoire, qui est d’abord métaphysique dans sa nature et dans sa surnature, devient physique, mais situation qui est finalement — on n’y peut rien — ignorée ou méconnue, donc refusée.

 

Mais l’homme, le mâle, est le domaine où il participe — même éventuellement à son insu — à la situation de l’histoire d’abord métaphysique puis physique, essence qui passe à l’existence éventuellement par les divers (et non les variés) historiens qui passent de la parole de l’histoire à l’écriture de l’histoire — textes écrits, rédigés, publiés dans divers livres.

 

Cette existence de l’histoire devenue physique — réalité et manifestation — peut devenir nouvellement métaphysique et  nouvelle essence.

 

Mais, par tout ceci, l’homme, le mâle, peut devenir et même être bourreau par l’histoire dont les femelles deviennent et sont — éventuellement — des victimes, soit encore disponibles, soit déjà indisponibles, c’est-à-dire aliénées donc aliénantes.

 

            La femme, la femelle, est le domaine, lieu et éternel présent de la non-histoire qui est — par Principe et non par Verbe seulement — métaphysique et essence de l’histoire même.

 

Si bien que la femme, la femelle, peut devenir et être bourreau par la non-histoire qui — d’essence d’abord — peut devenir et être existence.

 

            Existence non seulement parlée, mais écrite par certaines femelles, donc au degré de bourreau de la non-histoire, dont les mâles sont éventuellement des victimes possibles, soit encore à l’état disponible, soit déjà en état d’indisponibilité, où le mâle devient et est même aliéné, et donc aliénant — aussi.

 

            L’histoire peut être ou devenir seulement domaine du temps qualitatif et de son espace quantitatif, comme elle peut être ou devenir seulement domaine du temps quantitatif et de l’espace qualitatif — comme sont les femmes, les femelles, et dont elles témoignent par la mode qui les vêt, les habille, ou les costume, par l’ordonnance qualitative des variés espaces qualitatifs, cloisonnés et cloisonnants selon une certaine ordonnance hiérarchisée du corps physique et des pièces de vêtement qui couvrent le corps par nature et en surnature.

 

Mais l’histoire est toujours temporelle, qualitative ou quantitative, mais jamais intemporelle, comme l’est, par Principe et non pas seulement par Verbe, la non-histoire.

 

Mais, lorsque la femelle dans la femme passe, de l’être virtuel qu’elle est à sa naissance, à l’être potentiel puis à l’être réel, conquis par sa conscience ultime, forgée peu à peu, capable des vertus qui dépassent les différences radicales entre les mâles et les femelles : à ce degré où la femme passe de la situation de quelqu’un à la situation de quelque chose, où elle est enfin personne, comme l’homme, alors seulement règne l’égalité entre l’homme et la femme, mais pas l’identité.

 

            Mais l’homme mettra toujours l’accent sur le temps dans le rapport temps-espace, alors que la femme — même au degré de la personne — met toujours et partout l’accent sur l’espace, dans le rapport temps-espace.

 

Mais, à ce degré ultime, la femme — non-histoire par principe originel — accède aux vertus variées de l’histoire, alors que l’homme, dans ce degré ultime de personne, est le domaine originel, par principe, de l’histoire, mais enfin aussi accès aux vertus variées de la non-histoire, vertus conquises par l’excellence de la conscience de l’homme devenu “personne” — c’est-à-dire présence de l’absence, mais où l’homme, devenu capable de la non-histoire, peut à son tour devenir le bourreau par cette non-histoire conquise, mais non donnée, comme l’est celle de la femme, qui peut alors éventuellement devenir victime disponible ou indisponible à ce bourreau.

 

***

 

DU MOI À QUELQUE CHOSE

 

 

            Le moi est le domaine de l’être encore local, au degré virtuel seulement, limité en réalité, mais ayant l’impression toute subjective d’être illimité.

 

            Ce moi a même l’impression fausse que son être — qui est en réalité encore local à son naître — est déjà au degré d’être global, ce qui est une erreur ou un mensonge.

 

            Le passage du moi à l’individu est le passage de l’être local virtuel à l’être local potentiel.

 

            Dans le passage de l’individu au quelqu’un, l’être local potentiel de l’individu devient être local mais réel.

 

            Dans le passage du quelqu’un au quelque chose, qui peut être éventuellement incarné dans le domaine nouveau de la personne, avec la double signification de personne, l’être local réel est encore seulement au domaine de l’être local toujours — mais devenu réalité, réalité qui est existence devenue objective, et accédant alors au degré de manifestation.

 

            Mais, bien entendu, il s’agit toujours de l’être local.

 

            L’être local devient être global par l’accession au degré de la conscience ultime, finalement couronnée par ce domaine de l’être global, d’abord virtuel, qui a à devenir potentiel, puis réel, puis finalement réalité — et réalité physique, pouvant devenir — par son propre devenir au degré d’être global — métaphysique et métapsychique aussi.

 

            Donc d’abord virtuel, puis potentiel, puis réel, puis réalité incarnant les vertus du domaine métaphysique et métapsychique.

 

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LA JEUNESSE COMME AVOIR, COMME MAÎTRISE, COMME AISANCE

 

 

            L’enfant est d’abord seulement virtuel de l’avoir futur de la jeunesse.

 

            L’adolescent passe du virtuel au potentiel de l’avoir encore futur de la jeunesse.

 

            Puis la situation qui dépasse l’adolescence, mais n’est pas encore l’adulte, devient réel de l’avoir futur de la jeunesse.

 

            Puis, la situation nouvelle qui suit cette situation précédente de réel devient accession à la réalité de l’avoir de la jeunesse.

 

            Donc, cette fois, l’avoir de la jeunesse est atteint, mais on peut aller du domaine premier de l’avoir de la jeunesse au domaine plus riche de la maîtrise de l’avoir de la jeunesse.

 

            Puis on accède à l’aisance de l’avoir de la jeunesse, aisance qui est transcendance de la maîtrise, qui est elle-même transcendance du domaine premier de l’avoir en réalité de la jeunesse.

 

            Mais le devenir de l’être — et non plus de l’avoir — commence dès l’enfance, mais à un degré infime, ce qui est déjà bien, qui devient mieux au cours de l’adolescence, et qui devient meilleur au cours de la période qui suit l’adolescence, et qui n’est pas encore accession au degré de l’adulte — où le meilleur devient le mieux du devenir de l’être de la jeunesse : c’est ainsi que l’homme d’âge mûr peut accéder au domaine enfin atteint du devenir complet de l’être de la jeunesse.

 

            Mais devenir complet qui est encore virtuel chez l’adulte, et devra passer par les degrés successifs de potentiel, puis de réel, puis de réalité du devenir complet de l’être de la jeunesse — mais qui est encore à la situation de devenir et pas encore d’être de la jeunesse, qui a déjà trouvé ses germes successifs auparavant.

 

            Lorsqu’on atteint le degré complet de l’être de la jeunesse, on est encore dans une situation virtuelle.

 

            Elle deviendra potentielle puis réelle, puis réalité de l’être de la jeunesse.

 

            C’est seulement alors que l’être de la jeunesse, passant par des avatars successifs de véhicule de l’être de la jeunesse, accède finalement au degré de demeure de l’être de la jeunesse, avec encore son dépassement par l’accession à la maîtrise, puis accession suprême et ultime à l’aisance de la demeure de l’être de la jeunesse.

 

***

NAISSANCE ET DEVENIR DE L’ÂME

 

 

            Nous avons à la naissance, au naître, la situation de présence du corps physique, de la psyché, et de l’esprit.

 

            Mais il se trouve que leur interdépendance va créer, donner naissance à l’âme, incarnée dans le corps, mais qui dépend tout de même du corps dont elle est — en valeur — en prison.

 

            C’est lors du mourir que l’âme devient libre, dégagée de la situation d’avoir en esclavage.

 

            En devenant libre, lorsqu’on rend l’âme, au mourir, elle passe de la qualité d’avoir à la qualité d’être et de devenir révolutionnaire, et permanence en situations successives, et par des avatars successifs.

 

            L’âme est par essence, par nature et par surnature, devenue immortelle.

 

            Pendant une certaine durée du mourir, l’âme sera en situation d’état, de passion déterminée, donc de statisme.

 

            Mais, en accédant à la mort, elle accède et passe par une révolution où son devenir immortel s’affirme, se développe, s’augmente, s’intensifie, jusqu’à devenir incarnation en essence de la langue, du langage, du Verbe, et du Principe de l’origine, l’énergie, et de ce qui précède l’énergie.

 

            Donc, cette âme — simple essence — va passer à l’existence nouvelle, transcendante à notre existence actuelle, par la création d’un corps nouveau qui sera et deviendra le fameux corps subtil qu’elle ne lâchera jamais plus, mais elle verra disparaître successivement tous ces corps métaphysiques dont parlent les occultistes et les ésotéristes, corps collectif dont chaque unique disparaît peu à peu par différents changements de plan qui vont du corps astral au corps causal lui-même avec d’autres corps entre les deux, corps qui disparaissent tous par successions de disparitions — mais l’âme aura créé le corps subtil dont elle ne se séparera jamais plus, comme je viens de l’écrire ; âme et corps subtil, et esprit qui s’incarneront dans le nouveau corps contemporain de la Résurrection, lors de la Parousie après l’Apocalypse.

 

            Ce nouveau corps, c’est le Corps Glorieux qui est en situation d’essence et qui est transparent.

 

Mais il passera à la situation d’existence nouvelle, par la conquête et l’incarnation de la situation d’immanence suprême et ultime — jusqu’à la Sublime Anarchie — de cette conscience conquise.

 

Alors, le Corps Glorieux ne sera plus transparent (après la situation actuelle où le corps physique est opaque), mais il…

 

[manquent les deux ou trois lignes correspondant à la page 18]

 

            …d’illuminer et de révéler, jusqu’au degré de la clarté et de la tendresse, sa situation nouvelle illuminante, donc jusqu’au dynamisme agissant de cette nouvelle existence du Corps Glorieux.

 

            Et — je l’ai écrit — ce Corps Glorieux n’aura plus de besoin, mais seulement désir et foi en être, et non en avoir.

 

            Et tout ce Corps Glorieux sera en érection permanente, ce qui fait qu’on fera toujours l’amour, et que l’orgasme — action — et la jouissance — état — ne seront plus sporadiques, mais permanents.

 

            Et le Corps Glorieux volera au lieu de marcher, mais il pourra marcher s’il le désire.

 

***

LE CONCEPT

 

 

            Le concept a pour origine le Néant et l’esprit — Néant domestiqué.

 

            Le noème a pour origine le Chaos et la vie — Chaos domestiqué.

 

            Le concept est domestiqué par l’esprit et par l’intelligence en situation de réaction réactionnaire de réaction, d’où le fait que le concept est le fait des seuls intellectuels, qui vont jusqu’à affirmer la qualité d’essence du concept, alors que malgré toutes les inventions et toutes les découvertes éventuelles de ces concepts, ces concepts — quels qu’ils soient — sont en réalité, quelque part — mais pas partout ni toujours — aliénés et aliénants, alors que le noème vient de la qualité d’essence du Chaos, où règne l’indéterminé ; mais le Chaos est passé à la situation révolutionnaire de l’ordonnance de l’intelligence — où la vie l’emporte sur l’esprit, ce qui est une nouvelle intelligence, alors que l’autre intelligence était les Noces de l’esprit et de la vie, où l’esprit domine.

 

            Intelligence qui donne naissance à l’intellectualité incarnée dans l’intellectuel, célibataire toujours et partout de la vérité, et aussi — évidemment — de la justice, de l’amour absolu devenu tendresse universelle et singulière.

 

***

 

LE DÉSIR ET LA FOI

 

 

         Le désir vient du Chaos vaincu. La foi vient du Néant vaincu.

 

            Pourtant, la foi — dans sa situation première — a affaire à l’absurde qui vient du Chaos. Et on peut dire alors, justement : “Je crois parce que c’est absurde”, mais c’est une croyance seulement.

 

            Ce n’est pas la foi. La foi n’est jamais absurde, mais elle arrive à vaincre le Néant dont elle provient, et dont elle a transformé la présence en rapport.

 

            Donc le désir vient du Chaos et de la vie, où il y a le miracle de l’étoile unique au sein des constellations de beaucoup d’étoiles.

 

***

 

Dieu, Notre Seigneur, est le père, le Verbe non-incarné dont la mère est le Principe, non-être en état, d’où vient en action le père lui-même dans les Noces de la mère Déité Absolue et du père, Dieu Verbe absolu, Notre Seigneur, Seigneur de tous les seigneurs qui sont, mais qui n’existent pas.

 

            Mais intervient dans ces Noces la présence de l’humain et du cosmique qui s’ajoutent au divin que sont chacun de leur côté la mère — Déité Absolue — et le père — Dieu absolu.

 

            Ainsi se créera le miracle de la naissance et du naître de Jésus, dieu et homme, Verbe incarné dans un corps mortel, et qui connaîtra la passion au cours de laquelle il y aura l’agonie et le mourir, puis le passage par la mort et le passage — trois jours durant — en enfer ex-interne [sic] dépassé, puis sa Résurrection en situation de Corps Glorieux.

 

***

 

PHÉNOMÉNOLOGIE DE LA JOUISSANCE SEXUELLE

 

 

            La frigidité est la négation de l’être, l’impuissance est la négation du devenir.

 

Donc l’érection est la situation d’excellence, où le devenir du bandage [sic] en situation de véhicule atteint la situation d’excellence de la demeure — mais demeure qui n’a qu’une durée relative et pas permanente.

 

On passe de l’érection à la détumescence, par le passage du statisme et du dynamisme — dont est capable l’érection — à une situation de passion déterminée, l’érection étant tout de même une situation de réaction déterminante passagère.

 

La jouissance du mâle étant comme un instant plus ou moins durable, la jouissance de la femelle est celle d’un lieu qui passe à la collectivité d’instants, qui a donc une certaine durée que ne connaît pas la jouissance du mâle.

 

            Abellio a écrit que la jouissance du mâle est locale, alors que la jouissance de la femelle est globale. La jouissance du mâle est celle du membre. La jouissance de la femelle est la jouissance du tronc qui atteint son excellence dans le membre, qui s’appelle alors le pied.

 

“Prendre son pied”, pour la femelle, c’est accéder à la jouissance. La femelle connaît l’espace plus que le temps : donc elle accède à l’excellence de la jouissance dans le passage à l’espace, jusqu’à son pied.

 

            Le mâle est plus concerné par le temps que par l’espace — ce qui est le contraire de la femelle.

 

            Le mâle est lieu de réaction déterminante de l’histoire. La femelle est le lieu et l’instant de la passion déterminée de l’histoire : voilà pourquoi éventuellement le mâle peut être le bourreau de l’histoire, la femelle pouvant en être la victime.

 

Mais la femelle est le lieu et l’instant de la réaction déterminante de la non-histoire — d’où l’Immaculée Conception qui est exception dans l’histoire, mais règle dans la non-histoire.

 

Les spermatozoïdes sont les possibles de l’histoire. L’ovule n’est pas le lieu des possibles de l’histoire, sauf par accident — ce qui se produit lorsque l’ovule rencontre le spermatozoïde unique de tous les spermatozoïdes — mais l’ovule est le lieu de tous les possibles de la non-histoire dans la situation de réaction déterminante, alors que le spermatozoïde est le lieu et l’instant de tous les possibles de la non-histoire en situation de passion déterminée.

 

            La jouissance du mâle est une inondation. La jouissance de la femelle est un tremblement de Terre.

 

            Donc le mâle peut devenir tous les océans. La femelle peut devenir la destruction de tous les continents de la Terre.

 

            Tous les continents de la Terre sont des contenus statiques. Les océans sont des contenus dynamiques, et éventuellement des contenants statiques, tandis que tous les continents de la Terre — qui sont des contenus statiques — sont aussi des contenants dynamiques, d’où le lent et continuel déplacement de tous les continents de la Terre.

 

***

 

Le devenir est le devenant dont l’être est le devenu.

 

            Donc, la frigidité est la conséquence d’un devenu impossible à atteindre, alors que l’impuissance est un passage du devenant au devenu, sans pouvoir passer par le dynamisme et le statisme de l’être.

 

***

 

Le voleur est l’inconnu agissant par sa présence inconnue mais positive pour lui.

 

            Le meurtrier est un étranger agissant par son rapport négatif, qui deviendra négatif pour lui par le conditionnement de la prison, ou par le rôle et la fonction de la décapitation ultérieure et préméditée par la société.

 

***

 

LA MORT DE LA MORT

 

 

            Le Chaos est origine de l’être ; le Néant est le terme de l’être, mais l’origine éventuelle de la conscience — d’où l’angoisse.

 

Mais il peut y avoir — avant l’origine du Chaos — une pré-origine qui serait le Néant.

 

            Il y a au-delà du terme, du Néant qui est terme de l’être mais origine de la conscience, un Chaos second qui est mort de la conscience ou sa sur-existence, c’est-à-dire passage du relatif de la conscience, qui trouve son origine dans le passage au Néant, donc passage par la mort de l’être.

 

Le Chaos qui vient après le Néant au terme est la situation de la mort de la mort, je veux dire : la négation de la mort, donc l’immortalité, et l’accession à la conscience absolue ; c’est la situation de la Résurrection, et le passage du Néant au Chaos second est la situation de l’Apocalypse — qui est disparition du Néant pour l’apparition d’un second Chaos, donc nouvelle naissance qui est la Résurrection de l’être.

 

On a donc alors l’être nouveau, fruit d’une conscience absolue, donc un nouveau corps créé par l’esprit vivifiant, ce qui est dit dans les Écritures.

 

***

GNOSE ET POUVOIR, AMOUR ET PUISSANCE

 

 

 

            Le Soleil est terme objectif du désir dans l’existence.

 

La Lune est terme subjectif de la foi dans l’existence.

 

Le Soleil est rapport de rapport de la foi qui est subjective par nature. Il est

non-être

¾¾¾¾

être

de la surnature de la foi vécue.

 

 

La Lune Noire est rapport de rapport

non être

¾¾¾¾

être

de la surnature, négation, contraire opposé ou complémentaire de la foi vécue par le Soleil Noir.

 

 

Le Soleil Noir est foi vécue jusqu’à l’amour ou la chaleur. Le Soleil Noir est humain, cosmique, et divin positif.

 

La Lune Noire est humaine, cosmique et divin négatif — donc négation de la foi vécue du Soleil Noir.

 

C’est le lieu de la lumière et de la connaissance jusqu’à la gnose objet en action dans la situation de joie diurne de la Lune Noire dans le signe de la Vierge, gnose objet qui est état dans la joie nocturne de la Lune Noire dans les Gémeaux, où elle est essence en état, alors que la Lune Noire dans la Vierge est essence en action.

 

La gnose objet est action dans la Tête de la Lune Noire dans le signe du Capricorne.

 

            Mais la gnose - étant une composante de la Connaissance - est dans la situation d’état, dans le signe du Lion, de la Tête de la Lune Noire - où elle est aussi éventuellement réaction sadique et passion masochiste.

 

            La Tête de la Lune Noire en domicile nocturne du Lion est l’état de l’enseignement de la connaissance. La Tête de la Lune Noire est enseignement en état.

 

La Tête du Soleil Noir est éducation en état dans le signe du Cancer, alors que l’enseignement en action est situation de la Tête de la Lune Noire dans le signe du Capricorne.

 

Enseignement en action agissante, mais en unique dominant le collectif, dans ce signe du Capricorne, alors que la Queue de la Lune Noire est action agie, où le collectif des valeurs — en situation de surnombre [en ?] collectif — domine l’unique dans le signe du Cancer.

 

La Lune Noire ne devient gnose ou connaissance qu’en situation de transcendance ou d’immanence de la Tête de la Lune Noire.

 

            La gnose est en réalité au service de la connaissance absolue, donc en situation de souffrance, d’ascèse, de service de la Tête de la Lune Noire, qui est souffrance en action dans le signe des Gémeaux.

 

            La Tête de la Lune Noire est souffrance en état dans le signe de la Vierge.

 

Dans le signe de la Vierge, la Tête de la Lune Noire est en joie diurne, donc en action, et en souffrance nocturne, donc état subi, éventuellement réaction subie, passion subie, c’est-à-dire situation sadique de révolte ou situation masochiste d’esclavage dans le signe de la Vierge, tandis que la gnose au service de la connaissance est en situation d’action agissante dans la situation de souffrance diurne — qui est le signe des Gémeaux pour la Tête de la Lune Noire.

 

            Donc, en principe, la Lune Noire est initialement raison en situation d’action là où la Tête de la Lune Noire est en domicile diurne dans le signe du [Capricorne].

 

Elle devient enseignement en action par la raison, dans la situation de transcendance de l’exaltation diurne de la Tête de la Lune Noire dans le signe du Scorpion.

 

Mais on passe du stade de la raison au stade de l’enseignement par le passage du domicile diurne de la Tête de la Lune Noire en [Capricorne] à l’exaltation diurne en Scorpion.

 

            Mais on passe du stade de l’enseignement au stade de la connaissance dans la situation de joie diurne de la Tête de la Lune Noire dans le signe de la Vierge — où elle est l’Immaculée Conception en action, alors qu’elle est Immaculée Conception en état dans le signe de joie nocturne de la Tête de la Lune Noire dans le signe des Gémeaux.

 

            Donc on accède, dans le signe de la Vierge, au stade de la connaissance où la connaissance absolue se trouve par le signe de la Vierge qui est service, connaissance absolue au service possible de l’amour qui est un au-delà de la connaissance ; connaissance qui est la situation immanente co-étant du non-être en état dans la Déité Absolue, alors que l’amour est en situation immanente, donc amour absolu, dans la situation de Dieu, non-être en action, qui est le Verbe originel, alors que le Principe Originel est dans la situation de la Déité Absolue — non-être en état.

 

Ce Principe est la connaissance absolue dans le non-être en état dans la Déité Absolue, alors que le Verbe est l’amour absolu dans la situation de Dieu (non-être en action), donc en dynamisme et en chaleur, et en puissance, même en toute-puissance dans le Verbe Originel du non-être en action ; Verbe qui est seulement en essence dans le non-être en action, et qui passera à l’existence par l’incarnation de cette essence, pas dans le Ciel où résident et Dieu et la Déité Absolue qui sont seulement, et qui n’existent pas au Ciel : ils existeront seulement dans le passage du Ciel à la Terre, existence dans la Terre elle-même, et incarnation dans la situation de l’humain, de chaque humain, de tous les humains qui sont alors capables d’accéder alors à l’existence, à la réalité, à la manifestation même, de l’amour absolu.

 

            Mais l’humain n’est capable de passer à l’amour absolu que par le passage à l’amour relatif, qui dépasse quelque part l’amour absolu ; amour absolu dont la demeure est dans la situation de non-être en état de la Déité Absolue, alors que Dieu — non-être en action — est le véhicule de l’amour absolu.

 

            C’est ce véhicule de l’amour absolu, qui n’est pas incarné par Dieu, non-être en action, et qui sera seulement alors incarné dans la situation d’humain, mais d’humain au degré de perfection, donc d’humain absolu dans la situation d’Adam, qui est incarnation de la toute-puissance de Dieu, Dieu en étant l’essence, Adam en étant l’existence au sein du Paradis Terrestre qui est à la fois lieu de l’amour absolu et de l’ignorance absolue qu’est — et non pas qu’a — Adam. Mais dans le Paradis Terrestre où tout est, mais où seul Adam, puis Ève, existent.

 

            Il y a, au sein du Paradis Terrestre où règne l’ignorance, une exception : l’exception qui est l’Arbre de la Connaissance des Noces de la contradiction du bien et du mal, mais dont la consommation du fruit est défendue, à Adam et à Ève, par Dieu lui-même, non-être en action, Seigneur immanent en essence de tous les Seigneurs en essence dans l’univers et le système solaire — mais seigneurs transcendants seulement, et  pas immanents.

 

            Donc, cet Arbre est celui de la Connaissance absolue de toute contradiction, et de toutes les contradictions, qui sont collectives dans la contradiction qui est la situation de la Connaissance absolue.

 

Alors, cette contradiction, qui est mais qui n’existe pas, est le lieu de l’interdit de la synthèse au terme que représente le fruit de l’Arbre, fruit qui est situation de synthèse et qui contient en lui, interne dont le fruit est l’externe, la situation de composition de l’état de graine, qui est en réalité un état collectif interne de toutes les graines uniques internes au sein de ce collectif interne.

 

La composition est anti-synthèse, négation de la synthèse, donc lieu de l’analyse ou de l’anti-thèse, alors que le fruit est synthèse.

 

Mais cette antithèse est encore dans la situation plus originelle d’hypothèse qui deviendra thèse, puis antithèse, puis finalement synthèse dans le fruit.

 

Donc l’Arbre de la Connaissance Absolue, qui aboutit au fruit, lieu de la synthèse, se trouve être le lieu en devenir et en cheminement de la valeur [de] l’hypothèse, ou des hypothèses variées, que sont ses racines, alors que le tronc de l’Arbre et ses branches sont alors la valeur de la thèse.

 

            Et l’antithèse de cette thèse, qu’est l’Arbre externe et visible, se trouve être le contraire et l’ennemi de la thèse qui est l’Arbre lui-même, externe et visible.

 

Cette situation d’antithèse est donc le contraire du végétal qui est l’Arbre.

 

Alors, ce sera l’animal, mais l’animal — contraire de l’Arbre qui est extraversion dans le passage de son tronc à ses branches — aura, lui, toutes ses branches possibles, c’est-à-dire, alors, tous ses membres en situation interne dans le tronc de l’animal qui est en tout point externe.

 

Donc, cet animal ne peut être que le Serpent.

 

            Puisque l’Arbre de la Connaissance Absolue est seulement mais n’existe pas, l’animal, le serpent — contradiction et contraire à cette situation d’être — sera situation d’existence, sans jamais être passé par une situation d’être.

 

Donc le serpent existera sans être, il est non-être et pas être ; et comme l’Arbre est être en état, l’animal, le serpent, sera non-être en action ; il est donc comme Dieu lui-même, non-être en action, mais comme il fait exister l’interdit, la négation dans un corps incarné, ce serpent est la réalité négative en existence, négation donc de Dieu, non-être en action, alors que le serpent, lui, est existence antithèse, donc existence négative de l’Arbre et de ses fruits qui sont tous essence positive.

 

            Puisque ce serpent incarne l’antithèse, il est opposé à la synthèse, donc il en est l’analyse permanente.

 

Cette situation d’existence négative de la puissance que représente l’Arbre sera alors existence négative à l’état de pouvoir, et non pas de puissance.

 

Donc ce serpent est le lieu du pouvoir absolu, mais pourtant relatif, puisqu’il est l’incarnation de l’analyse de la puissance dans une situation négative qui peut être l’impuissance et le passage de l’action statique — que représente l’Arbre qui porte des fruits — à l’état dynamique de la réaction à l’action statique de l’Arbre.

 

            Donc ce serpent incarne dans son existence — sans jamais avoir pu être — la situation de réaction dynamique.

 

Et, en effet, le serpent est dynamique, mais ce serpent-là est réaction, et puisque l’Arbre est puissance d’action statique, il sera la négation de cette puissance par la situation de pouvoir — dont il n’a jamais été la puissance.

 

            Donc ce serpent — réaction dynamique incarnée dans l’existence — est la situation du Dragon, Gardien du Seuil de l’interdit, du seuil de ce qui se trouve être la négation dans ses fruits : c’est le gardien du meilleur — qu’est la connaissance absolue — avec le visage du pire.

 

Or ce serpent est l’existence du maudit par Dieu lui-même, mais qui se trouve être le rival de Dieu, mais pas le rival de la Déité Absolue, du non-être en état — Déité Absolue qui se trouve être le lieu exceptionnel du pouvoir absolu, mais en état seulement, en essence seulement, et pas en existence.

 

            Dieu, étant non-être en action, est donc situation du Verbe qui est par nature et par surnature toute-puissance de l’agir — à l’origine — et du faire — au terme.

 

 

 

 

 

Et c’est bien ce que dit saint Jean dans son Évangile : Dans le Principe, qui est la Déité Absolue (non-être en état, pouvoir en essence), se trouve le Verbe qui est essence interne et qui devient, par situation dialectique, son contraire, donc la puissance au lieu du pouvoir, et externe au lieu d’être interne, et qui pourra passer de la situation d’essence à celle d’existence.

 

***

 

LES PIEDS

 

 

            Par rapport au Ciel, donc à l’invisible, les pieds, dans le corps humain, sont le lieu le plus distant du Ciel — donc à l’opposé du Ciel.

 

Étant au plus à l’opposé du Ciel, ils sont le sommet de l’invisible.

 

Donc les pieds sont le surmoi du Ciel, de l’invisible, alors que pour la Terre, dans le corps humain, les pieds — qui sont le sommet du Ciel — sont la base de la Terre — donc du visible.

 

            Les pieds, sommets du Ciel et de l’invisible, sont le surmoi du Ciel, mais aussi la base, les racines, donc l’inconscient du visible : analogiquement, on cire rarement ses chaussures.

 

Mais aussi, les pieds étant le surmoi du Ciel, de l’invisible, on comprend aisément que, les pieds étant le sommet du Ciel, donc du pouvoir intemporel, le premier pape, Pierre, soit mort pendu par les pieds, comme le dernier pape sera également pendu par les pieds.

 

Il n’y a plus que deux papes à venir, selon la prophétie de saint Malachie, ce qui montre la proximité de la révolution religieuse, c’est-à-dire du catholicisme — avatar, au cours de l’histoire, du christianisme.

 

Il y a la dégradation de la religion : il n’y a plus que 14 % de pratiquants du catholicisme, et il y a de moins en moins de prêtres, et ils sont de plus en plus âgés.

 

Mais la disparition du catholicisme concerne surtout des croyants — la croyance étant surface extérieure d’un intérieur relatif, alors que la foi est non pas surface, mais profondeur.

 

On assistera donc, avec le devenir révolutionnaire, à une intensification de la foi, qui n’a qu’un rapport relatif avec la religion — ce qui n’est pas le cas de la croyance liée à la religion : la croyance n’est que locale et relativement partielle, alors que la foi est profondeur.

 

Elle débouche sur le global — et non pas sur le local, comme la croyance. La foi concerne l’universel par le singulier de chacun. Elle conduit à la certitude, et débouche à son maximum d’efficacité et de plénitude.

 

Elle débouche, de l’ignorance qu’elle est à l’origine : la croyance est surtout enseignée par l’Église et ses clercs, mais l’Église est en réalité la communauté des fidèles qui la composent, et qui sont croyants, accessoirement, ou domaine et lieu, pour chacun et pour tous, dans le devenir de la religion — alors que la foi passe par la religion mais la dépasse.

 

La croyance n’est réellement qu’une morale de groupe, alors que la foi concerne l’éthique — qui est choix, personnel, progressivement étendu au grand nombre, tandis que la croyance se comporte comme une obéissance au groupe.

 

Il n’y a plus obéissance et maîtrise par les clercs au service de la religion, mais éthique qui est interne dans la conscience de chacun, et qui tend à devenir contagieuse dans l’intensité du grand nombre d’habitants à venir : il n’y aura plus seulement communication ou communion, mais contagion collective, lorsque l’humanité atteindra le nombre de dix ou vingt milliards de personnes comme la société.

 

Or la science démographique prévoit, objectivement, que vers 2020 nous serons dix milliards d’êtres. Or, on peut considérer la tête comme analogue de la Terre. Or le cerveau contient entre dix milliards et vingt milliards de neurones. Nous serons donc entre dix milliards et vingt milliards d’humains dans le devenir de l’histoire sociale.

 

            C’est alors que la foi — personnelle à l’origine — deviendra collective, comme la révolution, et non pas une révolution qui est chaque fois locale dans telle ou telle nation, et doit passer — par la nécessité de ses composantes — par le totalitarisme et la bureaucratie.

 

Mais la révolution de l’humanité entière (domaine de la solidarité collective, et non pas simple addition de contestations qui concernent effectivement des révoltes locales), alors que la révolution est collective et concerne l’humanité tout entière.

 

Évidemment, ce n’est ni pour demain, ni pour après-demain, mais pour plus tard, fruit du lent devenir révolutionnaire. On peut dire que, peu à peu, le meilleur traverse le pire.

 

Et le marxisme a prévu — et non pas prédit — la révolution, supposant cependant que des révolutions entraîneraient et déclencheraient la révolution — ce qui n’a jamais été et ne sera jamais le cas.

 

La foi, profonde, coïncide avec le divin, le cosmique et l’humain. Alors que la croyance ne coïncide pas, mais admet — je dis bien : admet, et non pas : accepte — les Noces du divin, du cosmique et de l’humain — Noces qui transfigureront et transmuteront les relations profondes du divin, du cosmique et de l’humain.

 

On peut alors parler d’une ultérieure période d’alchimie, qui est — comme la pierre philosophale — contagion infinie qui transmute le plomb en or ou, plus justement, éveille la matière qui est encore au niveau des besoins chimiques qui la concernent.

 

La matière est éveillée par l’alchimie au degré de l’amour de la nature pour l’humain, amour universel passant par l’éveil de la matière, passant du désir — qui est qualité et non quantité comme le besoin — à la foi qui ne vient plus du domaine quantitatif du besoin, au domaine infini de la foi qui est qualitative : donc, la puissance — et non le pouvoir — de la contagion de l’alchimie qui est du domaine de l’ésotérisme ou plutôt de l’hermétisme, passage et relation de l’ésotérisme (pénétration de l’invisible par le visible) et de l’exotérisme (passage éventuel de l’invisible au visible) ; le visible et la microphysique étant du domaine de la science, objective, et non du domaine de la connaissance et de la gnose devenue enfin dialectique — où elle passe de la lumière originelle, réservée à une élite, à la clarté, passage au collectif.

 

On parle de voir clair, d’entendre clairement, de parler clair : la gnose ne parle pas clair, elle est hermétique.

 

Donc, on peut considérer le passage de la connaissance de la lumière originelle au degré de la clarté qui est un passage révolutionnaire — passage de l’unique, ou de quelques uniques — au collectif de l’humanité nouvelle.

 

            On peut dire que, par rapport au Ciel, analogiquement l’invisible, la Terre est analogiquement le domaine du visible.

 

Or les Noces, c’est-à-dire la jonction, la communion, la contagion des valeurs de l’invisible et du visible sur le plan collectif de l’humanité et non plus élitiste — comme c’est le cas des sociétés secrètes — est un phénomène révolutionnaire de mutation, de transfiguration, et non pas de simple transformation : la transformation peut s’opérer sur le même plan.

 

La transfiguration représente évidemment un changement de plan.

 

Ainsi, un passage de l’évangile apocryphe de Thomas — retrouvé dans les amphores dans le désert du Sahara — parle des Noces entre l’ange et le prophète conduit à la clarté de l’énigme et du mystère.

 

Pourquoi ?

 

Parce que l’ange est le bas du Ciel, le bas du haut.

 

Au-dessus de l’ange, il y a l’archange et les séraphins.

 

L’ange peut donc témoigner de ce qui le concerne, c’est-à-dire la divinité du Ciel et de Dieu lui-même, singulièrement, alors que le prophète peut être considéré comme valeur de dépassement de l’humain ordinaire, comme le haut de la Terre, le haut du bas, tandis que l’ange est seulement le bas du haut.

 

Il y a alors dans leur rencontre une situation exceptionnelle où le bas du haut vient se fondre avec le haut du bas : autrement dit, l’ange parle de ce qui le concerne — c’est-à-dire Dieu — alors que le prophète parle de ce qu’il concerne — c’est-à-dire l’humanité dans son histoire encore inconnue mais révélée d’avance par la prophétie.

 

On peut donc dire que l’ange parle d’une origine, Dieu, alors que le prophète parle de terme.

 

La jonction, la communion de l’origine et du terme est englobante au degré de l’universel à travers le singulier qui le traverse.

 

***

 

LES PIEDS, DANS LE CORPS HUMAIN

 

 

            Les pieds, dans le corps humain, sont comme la racine du corps terrestre, donc racine par rapport à la surface de la Terre, donc profondeur. Donc, il y a analogie entre l’inconscient, la racine, la profondeur, du visible, et les pieds.

 

Mais, par rapport au Ciel, les pieds sont au plus loin du Ciel, analogue à son sommet, et non la tête qui est, dans le corps, le sommet par rapport à la Terre. Donc les pieds ont des rapports avec l’inconscient terrestre, mais ils sont le sommet du Ciel, donc les pieds sont le sur-moi du Ciel : d’où les musulmans qui se déchaussent en entrant dans la mosquée, d’où aussi la mule du pape, hauteur du Ciel qu’on baise par tradition.

 

Par contre, la tête est le sommet de la Terre dans le corps humain. Étant sommet de la Terre, elle représente le pouvoir et non la puissance — comme le corps en dessous de la tête.

 

            On peut donc dire que la tête est le sur-moi de la Terre : d’où le couronnement du roi. La tête étant le pouvoir, le corps étant la puissance, le cou se trouve au passage dans un lieu critique. Un certain seuil : d’où le cou, rapport entre l’autorité, qui commande, appuyée sur la responsabilité, qui exécute les décisions du pouvoir, de la tête ; d’où — au XIXème siècle et au début du XXème siècle — le col dur, analogue à la morale qui règle les rapports sociaux entre l’autorité et la responsabilité.

 

Chose curieuse, c’est lorsqu’on a commencé à porter des cols mous — il y a seulement quelques dizaines d’années — que la morale rigide, obéissante, disparaissait au profit d’une morale souple. Or, on ne peut pas parler de souplesse à propos de la morale, concernée par la rigueur du groupe qui en est l’objet.

 

Ainsi, en même temps que disparaissait la morale de rigueur, apparaissait le col mou, et même l’absence de cravate, nœud social du bourgeois : donc, ouverture sur l’éthique personnelle et le choix, disparition de l’obéissance.

 

Et, au cours de la même période, on passait de la lampe au centre de la pièce — symbole de l’autorité de l’unique dans la société, c’est-à-dire du maître — à l’éclairage indirect, qui signifie le rôle du collectif et non plus du maître dans la société. Ce collectif, c’est alors la maîtrise, qui est choix et non plus obéissance au maître.

 

            Les pieds étant sommet du ciel — donc de l’invisible — sont analogues à la lumière : d’où ce fait, symbolique, que les Espagnols et d’autres ethnies font briller leurs souliers par de jeunes cireurs.

 

Puisque les pieds symbolisent la lumière du Ciel, la tête — étant lumière de la Terre, donc du visible — est donc analogue au conscient, mais pas encore à la conscience qui, elle, est globale, c’est-à-dire à la fois conscient, subconscient, sur-moi et inconscient, comme au centre d’une croix :

 

 

            Si le pied est lumière de l’invisible, il y a dans le lavement des pieds par Jésus la révolution qui consiste à passer de la lumière à la clarté, ce qui est changement de plan : voir clair, parler clairement, entendre clairement — donc comprendre — est supérieur à la situation de l’intellectuel et des universités où on enseigne, où on saisit, mais où — en réalité — on ne comprend pas. Voilà pourquoi je dis que l’intellectuel est le célibataire de la vérité.

 

Mais si la tête — et le portrait qu’on en fait — est le lieu du conscient, du visible, de l’être conscient, la main — qui peut se dresser au-dessus de la tête dans la hauteur maximum — ne concerne plus seulement l’être mais l’exister.

 

            Les mains, étant le sommet de l’existence, lavent donc les pieds qui sont — on l’a vu — le sommet de l’essence (sommet pour le Ciel, pour l’invisible). Elles doivent donc passer du haut de l’existence au plan du sol (et elles sont le terme des membres antérieurs, alors que les jambes sont les membres postérieurs : on peut donc dire que les membres antérieurs vont de l’avant). Ils sont donc le devenant, et le devenant de l’existence — d’où les lignes de la main et les différents monts et les doigts qui portent des noms de planètes (celles-ci sont la hauteur maximum du système solaire). Donc, il faut abaisser jusqu’au sol, au maximum, les mains, symboles de la hauteur de l’existence.                                                                              

 

            Puisque les pieds sont l’essence du Ciel, il faut donc atteindre le degré maximum d’humilité pour passer de haut en bas, pour laver les pieds qui sont lumière. Ce geste d’humilité devient changement de plan radical, donc révolutionnaire.

 

Donc, laver les pieds, c’est ajouter au pied-lumière la simplicité fondamentale du geste de l’humilité. Alors, seulement, le pied-lumière devient, par révolution, lieu de la clarté où la lumière, unique, devient collective, puisque la lumière se dépasse en passant de l’élite capable de lumière et de connaissance — donc de gnose — pour s’ouvrir à la masse collective, c’est-à-dire offerte à tous et à chacun par le nouveau degré de clarté.

 

Et on passe de la lumière à la clarté par l’humilité, et par la dialectique de la rencontre du haut (la main) avec le bas (le pied pour la Terre). Donc, le fait de laver les pieds, en passant de la lumière à la clarté, c’est le passage, en principe, de l’invisible au visible — ce qui est exactement la situation de la révélation. Ainsi, curieusement, le lavement des pieds par le Christ confirme l’intégralité de son message divin : la révélation.

 

            Voici enfin signifié un geste qui paraissait diminution et qui est — au contraire — intensification du passage de la lumière à sa clarté offerte à la compréhension par tous et par chacun — donc geste de foi, l’humilité étant la qualité initiale et fondamentale de l’être.

 

C’est dans l’humilité totale — comme celle du vrai chrétien — que commence le quelque chose, le quelque chose étant la noblesse de la chose, instant singulier où on assiste enfin à la mort du moi, de l’individu, du quelqu’un. Quand on dit de quelqu’un : “C’est quelqu’un !”, ça veut dire qu’il a de l’importance, alors qu’il s’agit, pour l’être, de n’avoir plus aucune importance, mais, par contre, d’accéder seulement alors à la valeur.

 

            Nous trouvons un analogue de cette situation dans le cas de l’As dans le jeu de cartes : l’As est le plus petit nombre, mais, étant le lieu de la plus petite quantité — donc moindrement résistant — il devient le lieu de la plus haute qualité.

 

C’est ainsi qu’en passant par l’humilité — valeur suprême et efficace de l’être — on accède au degré de la maîtrise, et non plus du maître qui était quelqu’un en trop et devant mourir et s’effacer devant la valeur révolutionnaire du quelque chose.

 

Alors, on peut dire qu’on a connu la mort avant de mourir, la mort étant la genèse généreuse du passage du quelqu’un au quelque chose. Tant que le quelqu’un s’obstine à durer, il vit l’enfer. Voilà la signification et le rôle de la mort où il s’agit de devenir rien.

 

            J’ajouterai simplement que l’humilité est la source du génie, alors que toujours l’orgueil aliène le génie. Devenir rien au cours de la mort, c’est la nécessité fondamentale pour accéder — lors de la Parousie, période de l’Apocalypse qui veut dire révélation — à la Résurrection du Corps Glorieux.

 

***

 

DIALECTIQUE DE L’ŒUVRE DU MÂLE

ET DE L’ŒUVRE DE LA FEMELLE

 

 

            Jésus est une situation qui est un miracle dans l’histoire, et une exception dans la non-histoire.

 

            La Vierge Marie, Immaculée Conception, est exception dans l’histoire et miracle de la non-histoire.

 

            Le mâle, je l’ai écrit, est situation jusqu’à la maîtrise et l’aisance dans l’histoire qui est vécue, où le mâle peut jouer un rôle de bourreau, par sa situation de réaction déterminante dans le déroulement de l’histoire, et où la femelle est non plus rôle, mais fonction de victime du déroulement de l’histoire.

 

            Mais la femelle est capable de situation jusque la maîtrise et l’aisance dans la non-histoire — qui n’est pas vécue, mais qui est à vivre.

 

            Donc, l’auteur principal de l’histoire, c’est la vie dominant l’esprit ; l’auteur principal de la non-histoire, c’est l’esprit dominant la vie.

 

            Donc, la femelle est la situation de l’esprit, le mâle est la situation de la vie. La vie habite le mâle. L’esprit habite la femelle.

 

            Mais la vie qui habite le mâle est coïncidence avec lui, alors que l’esprit est en situation de distance chez le mâle.

 

            Donc, le mâle a des rapports avec l’esprit, tandis que la femelle, qui est esprit (coïncidence avec elle), a des rapports avec la vie qui est distance pour elle, donc l’occasion d’une œuvre où la vie domine l’esprit : c’est le passage par la conception, la fécondation, la gestation, tout ceci étant déroulement de la naissance qui, après la gestation, devient accouchement et naître, puis existence, puis le mourir et la mort, et la résurrection du corps physique.

 

            Donc, si la femelle est esprit, la femelle est aussi le contraire, puisqu’elle est distance avec la vie : donc elle peut être négation de la vie, donc la mort.

 

            Ainsi, la femelle est en coïncidence avec la mort — ce qui est une valeur, ce qui fera qu’on écrira ‘Madame Veuve Durand’, et qu’on n’écrira jamais ‘Monsieur Veuf Durand’.

 

            Ainsi, puisque le mâle est vie en coïncidence (mais distance avec l’esprit, son contraire), le mâle peut être la négation de l’esprit et se trouve être par principe le roi des cons — donc le roi des femelles.

 

            Le mâle, étant distance avec l’esprit, pourra donc faire une œuvre avec l’esprit — ce que la femelle ne pourra jamais faire.

 

            L’œuvre faite par le mâle avec l’esprit, c’est l’intelligence. L’œuvre faite par la femelle avec la vie, c’est le corps physique.

 

            Donc, l’homme est métaphysique dans son œuvre, alors que l’œuvre de la femelle est physique.

 

            Donc, la femelle n’est jamais initialement intelligence, mais esprit à l’état d’ignorance.

 

            Tandis que pour le mâle, l’œuvre faite avec l’esprit, c’est la connaissance vécue ; la femelle — étant l’esprit en coïncidence avec elle — s’appelle Sophia, qui est pur esprit sans aucune connaissance, mais qui peut féconder l’esprit du mâle où l’esprit est dynamisme possible, alors que la vie dans le mâle est pur statisme.

 

            La vie, qui est distance pour la femelle, peut devenir dynamisme, alors que l’esprit, qui coïncide avec elle, est pur statisme.

 

            Alors, si le mâle peut être le roi des cons (donc le roi des femelles), la femelle peut être la reine des bêtes — chaque bête étant un mâle à l’état de victime, la reine étant à l’état de bourreau.

 

            De même pour le mâle, roi des cons : il peut être le bourreau des femelles, et la femelle peut être la victime de ce bourreau.

 

            Donc, initialement, la femelle est radicalement capable d’être bête et non-intelligence, comme le mâle est capable d’intelligence mais ne sera jamais bête, sauf dans un rapport négatif possible avec la femelle devenue bourreau dont lui, le mâle, devient la bête et la victime.

 

            Dans la ruche des abeilles, il y a la reine et les bourdons — la reine étant le bourreau dont les bourdons seront chacun la bête et la victime.

 

            Mais la reine des abeilles est entourée d’abeilles qui travaillent beaucoup et produisent finalement du miel en situation d’ordonnance structurée d’espaces variés et cloisonnés — alvéoles du rayon qui est l’ordonnance collective des alvéoles.

 

            Donc, ce miel — fruit au degré d’excellence du travail lui aussi au degré d’excellence — sera substance, et la substance incarne l’essence (la substance étant la transcendance de l’essence), mais il y a la matière qui est transcendance de la substance et immanence de l’essence.

 

            La matière trouvera une transcendance qui la dépasse, dans l’organisme. Mais l’organisme est dépassé par une transcendance nouvelle qui est celle du corps physique — qui est la forme dont l’organisme a été la formation.

 

            Le corps physique, qui est forme, est en situation de physique à vivre, donc passage du statisme du corps non encore vécu au dynamisme du corps où le ‘à vivre’ devient le vécu, degré de l’existence dynamique.

 

            Mais il y avait déjà l’existence dans le statisme du corps physique encore à vivre, et pas encore vécu.

 

            Et on passera ensuite à la transcendance de l’existence du vécu : à l’essence, transcendance de l’existence. Donc le corps donne naissance à la psyché qui est l’être.

 

            Donc, il n’y a pas encore d’âme pendant la gestation de l’embryon : il y a seulement l’esprit encore en essence, et pas encore en existence.

 

            Donc l’embryon est à l’état de bête et, comme il n’a pas encore d’âme, l’avortement est naturel et n’est qu’un crime que contre un simple organisme en formation et pas encore formé.

 

            Passer de l’embryon achevé à l’accouchement et au naître n’est plus naturel, mais surnaturel.

 

            Donc, la mise au monde est à la fois un miracle et une exception, dont le passage à l’existence sera le passage du surnaturel au normal qui cherche la sécurité, parce que le normal — qui a eu un commencement — aura une fin : sa fin dans le mourir.

 

            Mais cette situation d’existence au degré du normal secrétera — j’insiste sur ce terme — une nouvelle essence qui sera, qui est finalement l’âme, distance du corps physique devenant rapport, puis devenant en plus présence et coïncidence, l’âme étant la substance, l’esprit étant l’essence, l’organisme étant la matière dont le corps physique est la forme — mais d’abord en statisme du ‘à vivre’ et passant au ‘vécu’ par l’accession au dynamisme.

 

            Mais l’existence a commencé avec la forme du corps physique.

 

***

 

Dans le premier Chaos, il y avait l’origine de l’être premier, local, donné, mais pas encore en existence externe — puisque l’existence externe commence avec le naître.

 

Donc la gestation est une existence interne de l’être originel, local, donné.

 

Cette gestation est un ordonnancement en train de s’accomplir au sein d’un Chaos en train de s’organiser.

 

Mais il y a eu un Néant avant ce Chaos, et ce Néant était seulement la situation de conception — donc de dynamisme dont le concept est le statisme.

 

Entre le Chaos qui est origine et le Néant qui est terme, il y a l’existence.

 

Donc, si la gestation se produit au sein d’un Chaos en devenir d’ordonnance, il y a eu un Néant qui a précédé le Chaos.

 

Et entre ce Néant et ce Chaos, il y a eu une existence, mais une existence en essence seulement, analogue mais non identique à notre existence existante actuelle.

 

Donc, il y a eu une existence première pendant laquelle l’être principiel — et pas virtuel comme l’est l’être local, originel, donné, qui est en fait un second être qui a été précédé d’un être premier principiel — a pu éventuellement choisir sa naissance ultérieure et même la conception et la fécondation, et la gestation de l’embryon qui deviendra organisme vivant dans un corps physique en statisme du ‘à vivre’, et passera par le dynamisme dont le fruit sera le vécu et domaine de la psyché en situation d’origine en devenir seulement, et pas en demeure, pas encore en être.

 

Donc l’âme est le fruit du parcours qui part de l’origine dans le statisme du corps en situation seulement du ‘à vivre’, ce qui se produira dans le rapport du statisme et du dynamisme, où le devenir est devenu, passant au devenant — avant d’être et d’exister — du corps physique qui aura donné naissance au naître de la psyché de l’âme.

 

Au cours de l’existence à l’état d’existence en essence qui a précédé le Chaos où s’organise ce Chaos et la gestation, ce Chaos a donc été précédé d’une existence en essence au cours de laquelle s’est produit l’inconscient collectif, dont la masse a été précédée par le Néant qui a présidé à cette existence en essence.

 

Néant où cette masse de l’inconscient collectif a trouvé l’ordonnance collective de ses structures qui sont à la situation d’archétypes d’une future situation de types de structures.

 

Donc, Lacan a raison lorsqu’il affirme que l’inconscient est structuré : mais, ici, je ne l’affirme pas seulement, je le démontre, et je démontre cette idée de Lacan qui n’était qu’une affirmation.

 

            La constatation d’une expérience conduite à son terme, ce n’est plus un simple constat, ni une croyance, ni une opinion : c’est devenu un jugement, un phénomène produit par la noèse d’un noème découvert par l’œuvre et le chef-d’œuvre de la dialectique, où le Principe — Déité Absolue — précédé déjà d’une origine, l’énergie, elle-même précédée d’une situation dont je ne [me] souviens plus, est devenu Verbe non-incarné — mais en action — de Dieu Notre Seigneur.

 

            Verbe non-incarné d’où surgira le langage, donc degré du dialogue, puis la langue, donc degré du discours et de la conversation : situations toutes dialectiques dans leur nature ou dans leur surnature, et situations dialectiques dans l’interdépendance relative et absolue de leurs différentes présences, de leurs rapports, de leurs relations, de leurs contacts, de leurs fonctions, de leurs échanges, de leur communauté et de leur solidarité, dans la circulation, dans l’intégrité et la plénitude, donc dans la globalité, lieu de la composition (statismes divers), puis dans l’authenticité et l’efficacité de l’action devenant opération puis dynamisme de l’œuvre dans la coïncidence de l’état et de l’action, puis dans le chef-d’œuvre qui couronne l’œuvre.

 

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ÉPISTÉMOLOGIE DE LA MORT

 

 

            Il y a une dialectique entre le naître et le mourir, comme il y a une dialectique entre la mort et la naissance, comme il y a une autre dialectique entre l’avant-naissance et l’après-mort.

 

Mais il y a une certaine dialectique de l’humain entre les composantes de sa situation dans l’existence et de sa situation dans le domaine de la mort, après le mourir.

 

Que voyons-nous dans cette situation de l’humain dans l’existence : il est fondamentalement dans le tout suprême, même s’il n’y accède pas encore par son être et par sa conscience, et aussi — mais relativement — dans le rien suprême dont l’exemple très minime et superficiel est l’ennui profond.

 

Mais l’humain dans l’existence est aussi — même s’il n’y accède pas — dans tous les possibles et, dialectiquement, dans les impossibles de l’impossible suprême.

 

Dans le domaine de la mort, tout se renverse : l’humain sans corps physique est dans l’intemporel, qui est un visage de l’éternité, alors que, dans l’existence, il était en rapport avec le temporel et secondairement, parfois, avec l’intemporel.

 

Dans l’existence, l’humain était, en principe, en rapport avec le tout suprême et secondairement, et parfois, selon sa foi, en rapport avec le rien suprême, source de l’angoisse du Néant, angoisse suprême qui dépasse par sa nature (et sa surnature) tous les autres degrés d’autres angoisses relatives (comme l’angoisse en face du phénomène de l’exister, l’autre angoisse en face du phénomène du mourir, et l’angoisse en face de la mort).

 

Donc, je résume : dans l’existence, il y a le tout suprême et tous les possibles avec — dialectiquement, mais secondairement et dialectiquement mais en minime — le rien suprême et tous les impossibles.

 

Dans le domaine de la mort, l’humain est en rapport d’abord avec le rien suprême dont le Néant est un visage, et en rapport avec l’impossible suprême de tous les impossibles.

 

Mais la mort peut être en rapport d’abord avec les impossibles de impossible suprême : c’est selon. Le Christ a dit dans les Évangiles (à peu près) : "Il y a plusieurs demeures dans le royaume (céleste et terrestre interne) de mon Père".

 

            Donc, dans le domaine de la mort, il y a l’ordonnance d’un nouveau principe (nouveau par rapport à celui de l’existence).

 

Et cette ordonnance est un ensemble de composantes variées et interdépendantes.

 

Le mort, dans le domaine de la mort, poursuit une ou plusieurs évolutions, une ou plusieurs involutions, et des révolutions qui précèdent la révolution suprême de la Résurrection.

 

Dans le domaine de la mort, le non-être l’emporte sur l’être, jusqu’à la transmutation du non-être en être nouveau, et celle de l’être en nouveau non-être.

 

Mais tout ceci se passe dans le non-temps qu’est l’intemporel — visage de l’éternité qui contient l’intemporel et le temporel.

 

            L’instant dans le temporel, qui est qualitatif et non quantitatif comme le moment, est une étincelle d’éternité.

 

Et la succession discontinue de tous les instants, qui est aussi procession (continu) de ces étincelles, se trouve être l’analogue du courant du fleuve de l’éternité pourtant infinie.

 

J’en reviens à l’intemporel : l’être non-être est éternel au sein de l’infini. Donc, avant la naissance qui précède la gestation et le naître, il y a un domaine d’éternité et d’infini où règne l’absolu sur le futur relatif.

 

Et l’intemporel est le visage de cette éternité au sein de l’infini où se trouvent l’être et le non-être, qui est capable — en virtuel — de vision, de mission et d’action, avant de passer par la conception qu’est la rencontre de l’ovule et du spermatozoïde.

 

Donc, cet être non-être est capable d’agir ou de subir cette concrète conception. Il y a la possibilité d’une intention et d’une mission précédant la conception concrète.

 

Ainsi, il peut déjà y avoir choix des composantes, du déterminisme, du conditionnement de cette conception concrète.

 

Il y a des êtres non-être missionnés pour l’existence ; missionnés aussi, bien que pour le mal, nécessaires au courant de l’histoire.

 

Et des êtres non-être qui ne sont pas missionnés, et qui subiront les différents aspects du Karma de la Société. Il n’y a pas de Karma individuel ni de réincarnation.

 

Ainsi s’expliquent les différentes inégalités entre les hommes où le Karma collectif de la Société est distribué en parcelles variées, comme au petit bonheur la chance, sur chacun des membres qui la composent.

 

Il n’y a pas de justice individuelle ou personnelle. La responsabilité et l’autorité de la Société pour les délits, les maladies, les malheurs, sont fondamentales.

 

Mais il y a tout de même une autorité et une responsabilité partielles, relatives de chacun [sic] être non-être, dialectiques de l’autorité et de la responsabilité absolues de la Société : d’où la nécessité de la révolution socialiste de la Terre entière, pour fonder une société saine (mens sana in corpore sano collectif).

 

Ainsi, les malheurs et les bonheurs ne seront plus distribués presque au petit bonheur la chance.

 

Je rappelle, pour mémoire, qu’une femme de ménage peut être le Napoléon de son métier : ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on fait, c’est le rapport qu’on a avec ce qu’on fait.

 

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TEMPS QUALITATIF ET TEMPS QUANTITATIF,

ESPACE QUALITATIF ET ESPACE QUANTITATIF

 

 

Il y a l’éternité et l’infini, l’espace et le temps, le temps qualitatif et le temps quantitatif.

 

Le temps qualitatif est irréversible : il est comme le fleuve avec son courant qui va de la source à l’embouchure.  Le fleuve ne remonte jamais à sa source. L’après suit l’avant.

 

Le temps qualitatif est le temps de l’histoire qui va de la tradition (origine) à la révolution (terme).

 

Mais il y a le temps quantitatif, indifférent —relativement — au cours du temps.

 

L’après peut précéder l’avant : ainsi cette anecdote typique du général chinois qui a perdu la bataille parce qu’il a été mal enterré.

 

Il y a l’espace quantitatif, celui de notre existence, indifférent : nous allons où nous voulons, à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, en haut ou en bas.

 

L’espace quantitatif est concomitant — dialectiquement — du temps qualitatif.

 

Et comme le temps qualitatif de l’histoire et l’espace quantitatif sont ceux de notre existence temporelle qui va du naître au mourir, et comme la mort (et non le mourir) est inversion d’inversion de l’existence, je suppose que dans le domaine et la période de la mort règnent le temps quantitatif et l’espace qualitatif.

 

L’espace qualitatif est fait de cloisonnements. Chaque espace est un domaine singulier. On ne peut passer d’un domaine qualitatif à un autre domaine qualitatif que par un changement de plan, un changement de structure.

 

Remarquez que nous connaissons cet espace qualitatif cloisonné dans l’existence : ainsi, au théâtre par exemple, il y a la scène et la salle du public.

 

Dans la salle du public, il y a les fauteuils d’orchestre, les loges, la première galerie, la seconde galerie, etc., et le poulailler, tout en haut, pour voir le même spectacle.

 

Autre exemple : l’autel, dans les églises du culte religieux, est un ensemble d’espaces qualitatifs séparé de l’espace des fidèles qui, lui, est espace quantitatif : on peut s’asseoir où on veut.

 

Donc je suppose que, chez les morts (inversion de l’existence où règnent surtout le temps qualitatif et l’espace quantitatif), il y a l’espace qualitatif où le franchissement du cloisonnement suppose une révolution.

 

L’au-delà est inversion d’ici-bas.

 

Il y a aussi l’intemporel concomitant métaphysique du temporel physique.

 

Mais l’intemporel — visage de l’éternité — précède la conception, la gestation, le naître, l’exister et le mourir, les traverse et les suit, et règne sur le domaine et la période de la mort.

 

Il y a aussi la dialectique du temps (général) et du moment (particulier) discontinu.

 

Puis la durée (continue) en passant par l’instant qui est exception du temps, étincelle d’éternité (courant continu de discontinus, procession de successions).

 

Chaque instant est unique.

 

Il y a aussi l’espace (général) et l’endroit (particulier et discontinu).

 

Puis l’étendue (continue) en passant par le lieu ou le haut-lieu, exception de l’espace et étincelle fixe d’infini.

 

Chaque lieu est unique.

 

Il y a aussi — concernant le temps — la permanence qui est une certaine qualité de la durée.

 

Dans le couple, domaine singulier de l’amour universel, même s’il y a amour absolu, il y a la fidélité — domaine de la foi.

 

La fidélité est une permanence du temps qualitatif. Mais elle peut être rompue par la rupture d’une ou de plusieurs aventures amoureuses.

 

Mais il y a une indifférence [sic, pour différence ?] radicale entre le couple et l’aventure, entre l’amour et la valeur amoureuse.

 

En effet, ce qui est à la base du couple, c’est l’amour dans la foi qui contient le désir, tandis que, dans l’aventure amoureuse, il y a seulement le désir sans la foi.

 

Ainsi, le couple peut continuer à être et à exister, malgré les aventures, à condition que le couple — Noces des rapports du même et de l’autre — ne se transforme pas en rapport entre le même et un autre.

 

Les aventures, c’est du domaine des rapports du même et des uns et des autres : ça peut être de l’amour, mais pas l’amour.

 

Il est donc nécessaire que le couple soit — entre autres — ouvert et disponible.

 

Mais il est certain que l’aventure extraconjugale est une rupture de l’ascèse alchimique de la fidélité, de la foi de l’amour.

 

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L’ÉTANT ET LE NÉANT

 

 

            Il y a le tout suprême et le rien suprême.

 

            Le tout suprême contient toutes les galaxies possibles et impossibles et tous les Dieux — y compris Notre Dieu, seigneur de tous les Dieux, et la Déité Absolue.

 

            Le tout suprême et le rien suprême sont deux univers, mais le tout suprême est le lieu de l’être et du non-être, du plein et du vide, de l’absolu et du relatif, tandis que le rien suprême est Néant de l’être et du non-être.

 

            Il est plus que le vide suprême. Ce rien suprême — peut-on dire — est encore moins que rien, et pas dialectique du plus. C’est le rien suprême, sans nom, indicible, innommable, inconnaissable.

 

            Mais il est sensible — peut-on dire — à l’alchimie de l’amour suprême. C’est le Néant de l’amour qui est pourtant plus que l’absolu. Dans ce Néant du rien, il n’y a plus d’éternité et d’infini — qui sont dialectiques. Le Néant du rien n’est pas dialectique.

 

            Mais il peut être sujet de l’intuition suprême du Je transcendantal, plus que l’intuition suprême du Seigneur de tous les dieux, plus que l’intuition de la Déité Absolue.

 

            Mais ce Néant du rien est sensible à l’intuition révolutionnaire de la révolution divine et de la révolution humaine.

 

            Ce Néant du rien est pourtant sensible à l’analogie suprême.

 

            Le tout suprême contient le Principe et le Verbe et les univers de toutes les galaxies possibles et impossibles et de leurs valeurs invisibles et ésotériques.

 

            Le tout suprême est l’ensemble de toutes les composantes, chaque composante étant un nouvel ensemble de composantes qui ont chacune, à leur infime base, le détail.

 

            Mais chaque détail est à l’image et selon la ressemblance du tout suprême et du Néant du rien suprême.

 

            Pour lire absolument le contenant, le contenu, le support et le revêtement de ces deux suprêmes, il est nécessaire de se servir de l’analogie : ainsi, une analogie infime de ce Néant du rien suprême, c’est l’inutile.

 

            Donc, l’inutile est comme un Néant à l’image du Néant du rien suprême. Voilà pourquoi je peux en parler.

 

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L’IMMOBILIER ET LE MOBILIER

 

 

            Il y a l’état et l’action. Il y a, à leur image et selon leur ressemblance, l’immobilier et le mobilier.

 

Je vais prendre comme exemple et comme témoignage, la maison, la demeure, l’état dans la ville qui est aussi à l’image de l’immobilier — mais un immobilier supérieur qui contient les deux composantes de l’immobilier et du mobilier, l’immobilier étant alors les maisons, le mobilier étant les rues.

 

            Parmi les maisons, je choisis la maison, chaque maison étant l’unique d’un collectif de maisons.

 

Voici donc la maison : elle comporte deux domaines, deux composantes dialectiques : le privé et le public — le privé dans la maison, le public hors de la maison, dans la rue.

 

            Chaque maison est du privé avec une façade public [sic] et le toit qui est quelquefois transformé en terrasse, et qui est toit ou terrasse du domaine du privé.

 

Chaque maison — la maison — comporte plusieurs étages, et parfois, dans chaque étage, plusieurs appartements.

 

Chaque appartement est un analogue — plus petit mais toujours analogue — de la maison tout entière. La maison, au rez-de-chaussée, a une porte d’entrée et de sortie — passage du privé au public [sic].

 

            Chaque appartement a une porte principale d’entrée et de sortie qui débouche sur l’étage et sur l’escalier.

 

            L’escalier est une relation entre l’appartement (chez moi) et le dehors de l’appartement qui est toujours du privé, mais qui est du privé singulier, hors de, externe. Il n’existe pas de nom pour ce privé singulier, mais la porte de chaque appartement est un seuil : il y a une serrure et une sonnette — relation entre le dehors et le dedans.

 

            Je vais donc imaginer, par l’analogie, que l’appartement (chez moi), c’est l’image de l’existence tout entière. La porte de l’appartement est le lieu du mourir du chez-moi. Le palier et l’escalier sont un chemin entre le mourir du privé et la porte de la maison qui donne sur la rue. Le chemin est le chemin qui mène du mourir du privé à la mort du privé, avec toutes ses situations et ses composantes. On est entre le mourir et la mort.

 

            Ce sont des analogies à déchiffrer qui vont renseigner sur la période qui s’étend du mourir à la mort. Le chez-moi étant l’existence tout entière, la cuisine est analogue à la gestation et au naître (préparation du plat), et la salle à manger — ou le studio — sont le lieu où le naître est présenté à l’existence.

 

Mais il ne faut pas oublier que tout ce composé — l’appartement — est à l’image de l’existence et de ses composantes. Les différentes chambres sont des chambres de chaque fois l’autre, la chambre principale étant la chambre du même. Mais, analogiquement, elle contient le même et l’autre, le lit étant le lieu du même qui peut partager son même avec l’autre qui s’assoit sur le lit.

 

            Et puis il y a les murs, le plafond, le sol, les meubles, les objets, la décoration, la chaleur, la lumière, le son, la société (porte de la chambre), et le rapport avec le monde par la fenêtre.

 

            Jung a écrit : "Matière et psyché sont les deux aspects d’un même phénomène". Donc, tout détail de la réalité est à la fois réalité (visible) et valeur (invisible). Donc tout est matière, énergie, psyché et langage. Psyché et langage étant les valeurs, matière et énergie sont les réalités ; mais aussi autrement : la matière est le visible de l’invisible énergie.

 

            La psyché est l’invisible dont le langage est le visible. Donc, tout détail est aussi psyché, invisible, valeur. C’est le lieu d’un déchiffrement, par l’analogie, de sa signification, lieu d’un symbole et d’un archétype.

 

            Lorsque le salon est séparé de la salle à manger, il est le lieu où on reçoit l’étranger plus que l’inconnu. La chambre ne concerne plus l’étranger, mais concerne les rapports du connu (le même) et de l’inconnu (l’autre). Le salon est le lieu des rapports et des contacts (distance), la chambre est le lieu de la présence et des relations (proximité).

 

            Dans la vie moderne, le studio est souvent à la fois cuisine, salle à manger, et salon. Nous sommes à une période où il n’y a plus, en principe, de frontières. C’est à la fois communauté (état, le même) et solidarité, rapport du même avec l’autre, basé sur l’action et la participation révolutionnaire, y compris l’éclairage indirect, révolution de l’unité autorité en collectif universel.

 

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LE DRAGON ET LA BÊTE

 

 

            La cécité est la situation totale de Bête qui ne voit rien, qui ne regarde rien, qui n’a de vision de rien, qui n’a de contemplation de rien, alors que la surdité est la situation totale du Dragon, qui n’entend rien, qui n’écoute rien, qui n’entend plus rien, mais qui entend tout, qui écoute tout, qui entend toujours au second degré de l’entendre du tout — ce qui est le cas de la police qui est une maîtrise et éventuellement une aisance au sein de l’État, mais qui est au service de la société quelle qu’elle soit.

 

            Le Dragon — mieux — n’entend pas le tout, mais il est l’entente de tout, ce qui est le contraire de l’entendre qui n’est que quelqu’un, au degré du quelque chose, mais qui est aussi la personne.

 

            Donc les policiers, incarnant la police du moment, incarnant la police, deviennent — exceptionnellement — des personnes capables alors de l’entente devenant entendre, etc., etc., etc.

 

            La surdité est le Dragon dont la Bête est le sourd : donc esclavage, et finalement l’esclave de la surdité.

 

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Dans notre existence actuelle, nous passons par les situations successives d’existence virtuelle à l’état de germe, puis potentielle, puis réelle, puis réalité qui est le germe objectif de manifestation de situation d’existence relative, à celle d’existence absolue, puis suprême et ultime, puis à la situation de Sublime Anarchie en situation de statisme d’abord puis de dynamisme, puis de Sublime Anarchie au degré d’abord contingence puis transcendance, puis immanence passant par toutes les situations successives du virtuel à la manifestation, mais passage à l’immanence-transcendance, puis à son immanence d’immanence qui est passage à la situation de transcendance puis d’immanence, passant par toutes les situations dialectiques et successives qui vont du virtuel à la manifestation pour devenir immanence en contingence en être, après avoir été d’abord en devenir, etc., puis en transcendance, puis d’immanence pour devenir immanence absolue, en passant par toutes les situations dialectiques énumérées ci-dessus et devenant de statisme au dynamisme en passant par toutes les situations dialectiques et successives énumérées ci-dessus, puis du dynamisme à l’immanence suprême et ultime, puis à l’immanence de la Sublime Anarchie en germe nouveau, jusqu’au devenir permanent du véhicule, et accédant à l’être accidentel, mais demeure dépassée par le devenir successif des situations dialectiques énumérées ci-dessus, et passant alors du statisme de la Sublime Anarchie au dynamisme de la Sublime Anarchie passant du relatif à l’absolu, au suprême et à l’ultime, et à l’Anarchie Sublime relative puis absolue — au cours desquelles on passe par le devenir du véhicule à la demeure et au véhicule second de toutes les situations successives en devenir, puis en demeure dépassée par un nouveau devenir à la situation de demeure, puis à la situation de véhicule second, etc., etc., etc.

 

Tout ceci est possible durant notre existence concrète. Mais au passage par le mourir, ces différentes situations — toujours dialectiques — accèdent à la situation passagère d’un statisme relatif subi de toutes les situations précédentes au statisme absolu, suprême et ultime, jusqu’aux situations successives et dialectiques énumérées ci-dessus au statisme absolu, et suprême et ultime, aux situations successives et toujours dialectiques des Sublimes Anarchies — situations toujours dialectiques et successives.

 

Alors, seulement, on aborde la mort, qui est d’abord le statisme jusqu’aux Sublimes Anarchies où, après, on arrive à la situation nouvelle, nouvelle contingence puis nouvelle transcendance, puis nouvelle immanence, puis aux situations successives des Sublimes Anarchies où on accède alors au germe de la situation d’essence en germe au sein de la mort, passant de la contingence nouvelle jusqu’aux variées situations successives et dialectiques des Sublimes Anarchies, à la Sublime Anarchie, où on passe de la contingence — nouvelle transcendance — à l’ancienne contingence encore en contingence, à la transcendance et à l’immanence, et finalement par les puis par la Sublime Anarchie.

 

Et cette période plus ou moins durable de la mort au cours de laquelle on passe de l’intemporel à la situation de la Sublime Anarchie ; puis passage à une nouvelle contingence — cette fois immanence passant par toutes les situations dialectiques et successives énumérées ci-dessus, jusqu’à la Sublime Anarchie — où l’ordonnance accède à la maîtrise et à l’aisance de la contingence-immanence jusqu’à la Sublime Anarchie, en passant par toutes les situations successives et dialectiques, passant par la situation contingence, puis transcendance, puis immanence de la contingence nouvelle suprême et ultime, jusqu’à la Sublime Anarchie, après les passages par la transcendance et l’immanence jusqu’à la Sublime Anarchie suprême et ultime, au-delà de tous les statismes et de tous les dynamismes de l’essence capable d’accéder enfin au sein de la mort et de son Néant et du devenir, et à la demeure de nouveau de l’histoire non-incarnée et de la non-histoire non-incarnée et de la Sublime Anarchie de l’intemporel qui contient tout de l’histoire et de la non-histoire du germe à la manifestation — mais métaphysique et métapsychique — de l’âme acquise déjà pendant l’existence concrète et passée par le mourir et par la mort.

 

            Alors, on est prêt, mais toujours en attente patiente du terme de la mort qui débouche sur la situation de la Sublime Anarchie de l’âme devenue capable — éventuellement — de la Résurrection et de la naissance et du naître du Corps Glorieux, lors de l’acte de la nuit de Noces de l’humain, du cosmique, et du divin, qu’est l’Apocalypse qui débouche sur la Parousie, etc., etc., etc.

 

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L’amour absolu est déjà en germe, même à la situation de tendresse ultime, dans la situation de conjonction des planètes, coïncidence avant la première distance du carré, le semi-sextile étant la distance devenue relation, le semi-carré étant la première distance devenue rapport subjectif, puis objectif, jusqu’à la situation de sextile qui est relation transcendance, puis à la distance devenue transcendance du carré qui est pourtant — au terme — germe d’une nouvelle relation coïncidence-immanence ou ultime : la Sublime Anarchie où se trouve le germe de la communion du même et de l’autre dans l’amour absolu, et même dans la tendresse absolue du couple alors en état, passant à la naissance d’une nouvelle relation dans le trigone, jusqu’à la nouvelle crise du sesqui-carré, puis à la nouvelle situation — mais interne surtout plus qu’externe — du quinconce, puis à la crise ambiguë et ambivalente du rapport et du contact du même avec l’autre en situation critique de coïncidence opposée du même et de l’autre.

 

            Mais, depuis la conjonction jusqu’à l’opposition exclue, le même est toujours plus que l’autre toujours présent virtuellement et potentiellement, puis réel, puis réalité comme le même dans l’opposition : situations jusqu’alors où le singulier l’emporte sur l’universel en marche aussi, alors qu’à partir de l’opposition jusqu’à la future conjonction, l’autre va devenir plus important que le même — ce qui est une situation où l’universel en marche domine le singulier en marche.

 

            Donc, dans cette situation nouvelle, on passe, de l’ancienne situation du statisme devenu éventuellement dynamique, au dynamisme en germe jusqu’à la manifestation et la Sublime Anarchie et son ordonnance, où l’universel des rapports, cette fois, des relations et des contacts nouveaux, l’emporte sur le singulier, dans les rapports avec l’autre, d’autres, un certain nombre d’autres, un grand nombre d’autres, et éventuellement certains autres, par la dialectique jusqu’au degré de maîtrise et d’aisance, et par le dialogue jusqu’au degré de maîtrise et d’aisance, donc déjà où la langue est devenue langage : tout ceci capable de passer au Verbe et au Principe, puis à l’énergie androgyne, puis à ses sources — le Tout du Néant rempli et le Rien du Chaos vidé.

 

            Passage ensuite du dialogue interne d’abord dans l’être et dans la conscience vécue dans la personne isolée, et passage au dialogue externe et extérieur du même avec l’autre, avec certains autres, puis beaucoup d’autres, puis tous les autres ; puis passage à la concertation collective d’uniques variés, et au ‘congrès’ collectif d’uniques.

 

            Au cours de toutes ces situations successives et dialectiques, on est passé de la vertu d’éveil, donc de compréhension au mieux, ou de saisie au pire, si l’autre, quel qu’il soit, est en situation disponible dépassant l’indisponibilité due au moi, à l’individu, au quelqu’un, tous dépassés par la situation de personne, avec la double signification ambiguë de personne, situation alors d’accès au quelque chose de l’humilité ultime, en devenir au cours des situations précédentes, où tout avoir est devenu devenir et être, véhicules et demeures successives dialectiques où l’humilité se développe, s’augmente, s’intensifie jusqu’au degré de l’alchimie atteint dont chaque humain est l’incarnation — et alors l’alchimiste ultime et libre, qui trouvera alors (par la Terre où il vit et où il existe, et par laquelle il trouve avec elle et avec lui) la pierre philosophale : la pierre philosophale est le fruit des Noces du terrestre et du céleste, au-delà des passages par le système solaire.

 

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ROSE-CROIX

 

 

            La rose est le domaine de l’harmonie et du juste. La croix est le domaine de l’équilibre et du vrai : d’où le nom des roses croix qui ne peuvent que prétendre seulement — et non pas accéder — à la toute-connaissance, capable de clarté, et à l’amour absolu, capable de tendresse ultime — tous deux universels et singuliers.

 

            La femme — par principe — est domaine du beau, n’ayant pas connu la chute, et de l’harmonie d’abord — mais pas de l’équilibre.

 

Donc, éventuellement, toutes les femmes sont capables de folies, tandis que l’homme — par principe, laid, puisque lui a connu la chute — connaît d’abord l’équilibre, mais ne connaît pas l’harmonie — sauf, exceptionnellement, à son terme.

 

            Donc l’homme n’est pas capable de folie, en principe, mais de démence — qui est le passage de la positivité de l’équilibre à sa négativité : la démence.

 

Le Dragon est la démence, mais n’est pas dément ; la Bête est la folie, mais pas folle.

 

La Bête est double, le Dragon est duel — comme on voit sur le Tarot.

 

Le Dragon est la sexualité à l’état duel, donc éventuellement au neutre : il en est le bourreau dont la Bête est la victime.

 

Mais la Bête est le domaine de l’érotisme, dont elle est le domaine à l’état double, en en étant le bourreau. Érotisme dont le Dragon est l’éventuelle victime.

 

Mais la Bête — qui est érotisme — n’est jamais érotique, et le Dragon — qui est la sexualité en dualisme — n’est jamais sexuel, sauf lorsqu’il s’incarne momentanément dans l’existence où il est mortel.

 

            Pour tout ceci témoignent la mythologie, la femme et la réalité dans l’intemporel contenant éventuellement l’histoire et la non-histoire.

 

            Le Diable, le Dragon et la Bête sont capables d’alchimie, mais subissent l’être et le non-être et le transforment ou le transmutent en avoir, si bien que le Diable de Goethe peut offrir au Docteur Faust toute la jeunesse en avoir, tous les bijoux et toutes les armes en avoir et pas en être, toute la connaissance et la toute-connaissance en avoir, et le tout exceptionnellement en être momentané, mais jamais le moindre amour, mais éventuellement la haine ou l’affection jusqu’à la démesure — même incidemment amoureuse — mais pas l’amour, ni la tendresse, ni la clarté de la lumière absolue, chez lui négative, et momentanément positive.

 

            Mais l’amour — jusqu’au degré de l’amour absolu et de la tendresse ultime et universelle et singulière à la fois — peut vaincre le Dragon et la Bête et l’intemporel, comme aussi la lumière de la toute-connaissance — lorsqu’elle accède à la clarté — peut vaincre le Dragon et la Bête qui exercent chacun leur singulière fascination — ce qui fait que Satan a essayé de tenter Jésus le Christ sur la montagne, mais le Christ n’en a jamais été la victime : il a vaincu Satan par son refus.

 

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L’ÂME ET L’ESPRIT, SOLEIL NOIR ET LUNE NOIRE

 

 

 

            L’âme est le fruit des noces du Soleil Noir et de la Lune Noire, où le Soleil Noir l’emporte sur la Lune Noire : donc la sensibilité.

 

Alors que lors des Noces du Soleil Noir et de la Lune Noire, lorsque la Lune Noire l’emporte sur le Soleil Noir, ça donne non plus la sensibilité, mais l’intelligence — et non l’intellectuel ni le mental.

 

Et la sensibilité n’est pas la sensation, qui vient de l’organisme, alors que le sens vient du corps physique.

 

            La sensibilité n’est pas non plus l’affectivité ni l’affection qui sont du domaine de la psyché et non de l’âme.

 

L’esprit, à l’origine, est le statisme qui domine le dynamisme.

 

Il est demeure qui devient véhicule dans le souffle de l’esprit ; mais le souffle de l’esprit se fige dans l’intellect, qui est véhicule aliéné en demeure, et se réalise dans le mental qui est statisme capable de dynamisme.

 

Le concept vient du souffle de l’esprit — véhicule — qui se fixe alors en demeure, source éventuelle d’idées, alors que le noème vient de l’âme et peut-être de la psyché qui passe, de la demeure en instant dans le noème, au véhicule de l’agir dans la noèse, et à la demeure nouvelle du phénomène — qui est d’abord statisme qui domine le dynamisme, et devient éventuellement dynamisme dominant le statisme.

 

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L’ORGANISATION, L’ADMINISTRATION,

L’ANIMATION, LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION

 

 

 

            La Tête du Soleil Noir est l’imagination, la Queue du Soleil Noir est l’imaginaire.

 

            La Tête de la Lune Noire est la raison (rationnel surtout dominant l’irrationnel), alors que la Queue de la Lune noire est l’irrationnel dominant le rationnel.

 

            La Lune Noire est la théorie dont le Soleil Noir est la pratique, et pas le concret.

 

            Le Soleil Blanc est, lui, l’énergie en concret, en demeure dynamique en objet, alors que la Lune Blanche est, elle, l’énergie en concret, en demeure dynamique, mais tout ceci est en sujet et éventuellement en véhicule satellite, alors que le Soleil Blanc est véhicule non-satellite, mais au centre, dynamisme l’emportant sur le statisme dans le Soleil Blanc du Lion, mais, lors du Soleil Blanc en [un blanc dans le texte, correspondant probablement à un glyphe astrologique], le statisme domine le dynamisme.

 

            La sensualité vient des Noces de l’organisme et du corps physique, donc des Noces des sensations et des sens.

 

            L’organisation vient des Noces de l’intelligence de la sensibilité et des sensations de l’organisme, et des sens du corps physique en dynamisme et en agir jusqu’au faire.

 

            L’animation vient des Noces de l’intelligence — qui l’emporte sur la sensibilité et le rapport, avec éventuellement de l’organisation, qui ne fait pas partie de l’animation mais qui l’aide — avec le jeu des sensations, des sens, et des perceptions qui sont l’objet des sens, alors que les sensations en sont le sujet.

 

            L’administration vient des Noces de l’être en état et de l’agir en action, et du faire en fait, mais beaucoup de l’esprit qui domine la vie dans l’essence et l’existence de la réalité du corps physique en dynamisme et en statisme.

 

            La société de consommation est inversion de l’être de l’avoir en non-être du non-avoir, en situation statique dominant le dynamique, et en passion déterminée subissant la société de production qui est déjà non-être du non-avoir en intemporel, en situation dynamique dominant le statique, et en réaction déterminante : donc, la société de consommation est en état de victime, dont la société de production est en situation de bourreau — donc de sadisme.

 

 

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L’ÉNERGIE

 

 

            Avant le Principe (Notre Mère non-être en état, qui est la Grande Déesse), donc avant le Verbe (non-être en action), celui de Dieu Notre Père, Notre Seigneur, il y a l’énergie, essence au degré d’immanence, qui est androgyne de mâle et de femelle, je veux dire du Tout et du Rien qui précèdent l’énergie qui est en fusion.

 

            Cette fusion est justement et vraiment précédée du Tout d’une part, et du Rien d’autre part.

 

            Ce Tout est celui du NÉANT rempli de chaleur, d’amour, de corpuscules en collectif obtenu, fait de tous les uniques des corpuscules en ordonnance, qui est mâle sadique (le Principe, ultérieur, étant femelle évidemment sadique — comme la Lune Noire ; le Verbe, Dieu, étant comme le Soleil Noir : mâle masochiste).

 

            Il y a d’autre part le Rien, celui du Chaos vidé qui est du domaine de l’onde, unique de tous les collectifs qui la composent, qui est femelle masochiste — qui est avant la Lune Blanche future déjà la Lune Blanche, alors que le Néant rempli est mâle sadique comme le Soleil Blanc futur qui est déjà le Soleil Blanc avant le Soleil Blanc ultérieur — co-étant de ce Néant rempli de mâle sadique.

 

            L’énergie qui vient après ce Tout qui est le Néant rempli, mâle sadique d’une part, et d’autre part séparée de lui, il y a le Rien qui est le Chaos vidé, femelle masochiste, onde unique de tous les collectifs qui la composent.

 

            Donc cette énergie est androgyne, mais à la fois duelle et double, c’est-à-dire mâle et femelle, masculin et féminin, sexualité de l’esprit (dialectique première) et érotisme de la vie, et maïeutique première et non-dialectique.

 

            Il y a pourtant, loin de tout ceci, donc du Tout puis du Rien, le Néant du Rien suprême dialectique dans son contenant seulement, son contenu étant non-dialectique et absence de maïeutique, contradiction de l’étant du Tout suprême.

 

            Ce n’est que plus tard que Dieu (le non-être en action, Notre Seigneur, le Verbe) passera par la créativité à la création de la Genèse — qui est encore l’intemporel des sept jours de la création et de la manifestation du cosmique (l’univers dont la Terre), du divin, de l’humain, avec la création d’Adam, puis d’Ève et du Paradis Terrestre où la conscience est déjà virtuelle dans l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal où règne ce serpent du mal, qui est mais qui n’existe pas, et qui sera, dans Adam, à l’état de pomme d’Adam, et dans Ève — qui a rendu Adam complice de sa désobéissance qui a consisté à être séduite par ce serpent, Ève ayant digéré très simplement le fruit défendu qu’elle a mangé.

 

            Mais ce fruit est resté en travers de la gorge d’Adam qui, lui, n’a pas digéré le fruit défendu que lui a donné Ève.

 

            Cette conscience virtuelle, devenue interne dans Adam et Ève du fait de leur désobéissance, va devenir potentielle dès l’expulsion d’Adam et d’Ève du Paradis Terrestre, et devenir réelle par la naissance de Caïn et d’Abel, et devenir ensuite, mais je ne sais pas pourquoi, peut-être dans les descendants de Caïn et d’Abel, conscience en réalité offerte à l’être local, originel, premier avec Adam et Ève, et resté local même après les descendants de Caïn et d’Abel, et dont pourra s’emparer le devenir révolutionnaire — dès son origine — virtuel, potentiel, réel, et réalité qui sera domaine et but de l’être local qui deviendra plus tard être global contenant le Je transcendantal, contemporain de l’apparition de l’être global avec le Je transcendantal de la conscience ultime.

 

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LA NACRE

 

 

            Le passage de la lumière à la couleur est le passage de l’essence à la substance de toutes les couleurs dialectiques entre elles.

 

            La transcendance respective des couleurs, c’est le blanc et le noir, mat ou brillant.

 

            Et l’incolore est le passage à l’immanence.

 

            Les Noces du blanc et du noir, c’est le gris, les gris, dont l’excellence est le gris perle — la nacre — et les perles.

 

            Audiberti a écrit que le lait est blanc d’une telle intensité qu’il devient apparemment noir.

 

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LE NOYAU DE L’ATOME

 

 

            Il y a, à l’origine des origines, le Tout qui est le domaine collectif de tous les corpuscules et aussi domaine du noyau de l’atome — noyau, domaine de la translation.

 

            Il y a d’autre part le Rien, lieu de l’unique de toutes les ondes, qui est aussi l’unique du collectif de tous les électrons, le photon et le neutron, etc., étant, à l’insu des savants, domaine[s] divers ou variés des Noces du noyau et des électrons.

 

            Alors l’énergie est le lieu, le domaine de l’atome complet, ou, encore mieux, de tous les atomes qui sont mais qui n’existent pas encore : ils existeront lors du passage à la réalité et à la manifestation réelle et réalité, existence et non plus essence seulement, tout ceci résultat de la créativité et de la création par Dieu, à la situation de Noces avec la Déité Absolue, et aussi avec l’énergie, origine de ces deux valeurs, et aussi dans ces Noces le résultat du Tout et du Rien précédemment décrits, le Tout et le Rien et l’énergie étant déjà le domaine de deux à chaque fois, qui sont mais qui n’existent pas : essence, éventuellement depuis le virtuel jusqu’au réel, et non-existence — donc ni encore réalité, ni manifestation.

 

            C’est sur la Terre, domaine unique par excellence, par essence devenue existence concrète, qu’on passera au matériau et à la matière externe plus qu’interne qu’on trouvera sur cette Terre unique par excellence, domaine de la matière et des matériaux comme contenant à la situation interne, et comme dynamisme dépassant le statisme des atomes externes dans l’énergie, origine relative de tous les atomes en essence seulement et de toutes les origines du Tout et du Rien, alors que l’énergie est la situation globale, donc en essence seulement l’origine et l’androgynat des atomes, où se trouve l’essence de tous les atomes externes, surtout plus et mieux que le noyau du Tout, d’une part, et des électrons en situation d’unique, faits de tous les collectifs dont a bénéficié le Rien en dehors, toujours et partout, dont personne ne peut s’emparer : il n’y a pas, dans le Ciel, et son essence et son virtuel, de police qui était déjà véhiculée dans l’énergie.

 

            Dans le Ciel, le véhicule est, dès son origine, la demeure de l’énergie androgyne, demeure des véhicules du Tout en demeure révolutionnaire et traditionnelle des corpuscules, etc., et du Rien, demeure devenue véhicule dans la situation de l’onde unique de toutes les ondes, et des électrons de l’onde unique de toutes les ondes qui sont en situations collectives variées qui ont forgé l’atome à la situation où le complexe de toutes les ondes est devenu l’unique de leur collectif de leurs composantes — distinction portant au sein de la coïncidence, chaque onde étant une unique composant le collectif de chacun au sein du même du dynamisme à l’état de statisme dépassé en dynamisme de l’unique final.

 

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À L’ORIGINE…

 

 

À l’origine et bien avant la chute, il y a le devenir non encore réaction déterminante, mais simple action naturellement révolutionnaire du déterminant non encore réaction déterminante qu’elle sera dans la chute, mais simple action alors de donneuse permanente du son qui ne sera pas encore passion déterminante par la chute, mais alors passivité simple du son de l’activité simple de la cloche, qui est activité simple de donneuse de son de la cloche qui, elle, est en situation de devenir révolutionnaire simple, et pas réaction déterminante que la cloche deviendra lors de la chute seulement — mais pas avant.

 

            Alors, ce sont les Noces naturelles et surnaturelles de la cloche donneuse naturelle et surnaturelle de donneuse de son.

 

Elle sera encore production simple du son produit simple encore avant la chute, celle donneuse de son, dont le son sera le produit encore en état de passivité naturelle et surnaturelle de produit que sera le son, mais pas encore, lors de la chute où la passivité naturelle et surnaturelle du son deviendra, lors de la chute, passion déterminée et esclavage et esclaves du bourreau de la réaction déterminante de la cloche par la situation de réaction déterminante du battant de la cloche, simple nature et surnature de la réponse toujours libre du son qui obéit naturellement et surnaturellement à l’action du battant de la cloche, frappant à l’état et à l’action encore libre contre la cloche toujours libre.

 

Libre encore, situation nouvelle et future : ce que seront les cloches sonnant à Pâques, lors de la résurrection de Jésus devenu Jésus-Christ par sa mort devenue rédemption du péché originel de la chute de l’humain déjà en situation d’humain, de cosmique et de divin qu’il était à l’origine des origines, lorsqu’Adam a été créé par Dieu avec sa première femme Lilith, déjà la secrète, et qui deviendra — dès sa naissance — réaction déterminante par sa vertu de silence, alors qu’Adam deviendra déjà passion déterminée par sa situation de parler de façon permanente — ce qui excède Lilith, réaction déterminante par sa disparition, passion déterminée. Alors, elle parlera exceptionnellement, et prononcera le seul nom : Silence*.

 

 

* Note de Pierre-André Dujat : Jean Carteret a découvert deux conclusions à son texte : ‘…Lilith, réaction déterminante par sa vertu de Silence, et qui aboutira à son acte de disparition définitive au cours duquel elle dira ce seul nom alchimique de ‘Silence’.

 

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Mais Adam récupèrera sa situation naturelle et surnaturelle d’actes successifs, mais d’acte unique, à chaque fois qu’il parlera à Ève qui l’entendra, l’écoutera, et l’entendra à nouveau lors d’une entente seconde, et qui répondra à Adam dans la situation de réponse alors passive de la parole alors active d’Adam.

 

            Mais Ève passera à la situation d’activité de la parole lorsqu’elle commencera à parler la première, avant Adam qui sera alors à la situation d’entente première, puis d’écoute, puis d’entente seconde, où il comprendra tout de suite la parole d’Ève, et qui lui obéira de la façon la plus naturelle et la plus surnaturelle du monde du Paradis Terrestre, alors qu’Ève, séduite par le serpent, passera de son ancienne parole libre à la parole de passion déterminante, faisant d’Adam son complice, et passant alors de sa parole libre à la parole de réaction déterminée, en conséquence de la parole d’Ève devenue passion déterminante, à laquelle répond Adam à l’état de réaction déterminée, donc obéissance à Ève qui en fera alors son complice.

 

            Mais Adam, ensuite, passera de réaction déterminée à réaction déterminante subie lors de l’absorption du morceau du fruit défendu, ce qui fait qu’Adam ne digéra pas le morceau de fruit défendu qui lui restera à travers [sic] de la gorge, lieu du passage — dans le corps — de l’autorité de la tête à la responsabilité du corps ; le cou d’Adam étant degré du bas du passage, ce qui fait que le haut de la responsabilité du corps deviendra — dans Adam — passage et transfiguration du haut de la responsabilité du corps en lieu victime de passion déterminée devenant lieu de sa culpabilité, donc de sa chute qu’est le péché originel, et qui deviendra situation de rédemption en état lors de la naissance de Jésus, et lieu de la rédemption en action — donc finalement en acte et encore en devenir lors de l’agonie avant le mourir, la mort, et la Résurrection de Jésus devenu Christ, pour Adam et pour tous les descendants d’Adam devenus l’espèce humaine dans l’humanité nouvelle qui est le germe de l’humanité nouvelle, future et définitive lors de l’Ascension du Christ.

 

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Par exemple, le capital est avec tout, mais il peut prendre une distance, puis la distance, puis un détachement, puis le détachement, puis un s’en foutre, puis le sans foutre : toutes ces situations étant passage de avec tout au passage progressif au sans le tout, où il est toujours une victime, ou la victime, du rien du travail et des travailleurs, mais peut accéder à cesser d’être une victime — ou la victime — du rien à la situation du sans une victime, la victime, et où alors il arrive éventuellement, au terme, à le sans foutre — ce dont est [sic] aussi capable le travail et les travailleurs, tout au long de ces situations dialectiques et maïeutiques de distance jusqu’au degré ultime du le sans foutre.

 

            Chaque être humain peut toujours, à tous les niveaux, accéder à ce degré ultime du sans du le s’en foutre, parce que la liberté est en principe présente toujours et partout en chacun de nous, mais degré ultime qui demeure toujours la demeure et le véhicule du devenir de l’intemporel, de l’histoire, et de la non-histoire.

 

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Il y a un bien, le bien, un mieux, le mieux qui est éventuellement l’ennemi et l’aliénation du bien, puis un meilleur, puis le meilleur, puis un excellent, puis l’excellent, puis un complet, puis le complet, puis un parfait, puis le parfait, puis un absolu qui dépasse le parfait, puis l’absolu, puis la Sublime Anarchie.

 

            Donc on est déjà passé par un relatif, puis par le relatif, précédemment — dès un bien.

 

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La démonstration dialectique et maïeutique de mes textes — et non pas ma démonstration — atteint peut-être au degré de la Sublime Anarchie, avec l’ordonnance qui la concerne et qu’elle concerne au degré ultime de l’évidence qui peut concerner l’auditeur ou le lecteur éventuel.

 

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MAÏEUTIQUE ET DIALECTIQUE

 

 

            Socrate était la maîtrise et la virtuosité de la maïeutique, confrontation du même avec le même, où, éventuellement, l’autre existant se transmute en même, et le même — qui parle le premier — se transmute en autre.

 

            Mais la maïeutique est tout de même, par principe, confrontation du même avec le même.

 

            Et la maïeutique est première dans la tradition, la dialectique étant alors satellite de la maïeutique ; mais avec l’origine en principe de la révolution, la dialectique est en principe confrontation du même avec l’autre, la maïeutique étant alors satellite de la dialectique : d’où la possibilité de la science qui est d’abord formelle, puis dialectique plus tard.

 

            Science qui deviendra expérimentale à partir de l’ère chrétienne, et qui déterminera comme conséquence la technique, les techniques, alors que, dans la période pré-chrétienne, c’était la technique, puis les techniques, qui étaient à l’origine, éventuellement d’une science, puis de la science d’abord domaine du formel, puis du maïeutique, puis du dialectique — ce qui sera peut-être ultérieur à partir de l’ère chrétienne.

 

            Auparavant, il devait exister des savants secrets et inconnus — et même étrangers — qui accédaient au degré d’une science ou de la science, etc., etc., etc. Ils étaient déjà à la fois Dragon et Bête de leur situation exceptionnelle interne, secrète et cachée, et ignorée ou méconnue.

 

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LA BOMBE ATOMIQUE, L’ÉNERGIE ATOMIQUE

 

 

            La bombe atomique est déjà la situation devenue capable d’agression, alors que l’énergie atomique est le domaine de la toute-agressivité naturelle de la vie — où la vie l’emporte sur l’esprit.

 

            Mais l’énergie atomique est une essence qui a débouché sur l’existence ; alors, je ne suis pas loin de croire que la bombe atomique est du domaine de l’intemporel à la situation de réaction déterminante — mais latente — et dont on redoute par-dessus tout (on : même la société, l’État, les gouvernements) le passage à l’acte.

 

            Mais cette bombe atomique — dans la situation où elle est et où elle existe actuellement — est donneuse éventuellement d’angoisse ultime.

 

            L’usage de la bombe atomique, ou de ses infiniment petits locaux, est un acte de démence ultime, dont certains déments seraient éventuellement capables, mais la poésie, la prophétie, la mystique — et même l’art de tous les arts — sont et existent dans l’univers et dans Notre Terre, et sont capables d’empêcher l’acte déclencheur de la bombe atomique qui a déjà connu le passage à deux actes par les américains contre le Japon et les Japonais — ce qui suffit, du moins pour l’instant.

 

            Mais l’usage des infiniment petits et locaux de la bombe atomique est possible éventuellement lors de certaines crises internationales.

 

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Je suis à la situation de personne, présence dans le vide et même dans la mort — comme l’écrit Michel Camus.

 

Mais je suis, accessoirement, présence dans le plein, et aussi dans l’existence, avec le futur mourir : mais j’y suis à la situation d’exception — là où l’esprit domine la vie — et à la situation de miracle — là où la vie domine l’esprit.

 

Il n’y a qu’à voir la présence du plein dans mon logement dont je me fous éperdument.

 

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L’inconscient collectif est déjà l’analogue — et non identique — de l’énergie atomique en essence, capable de foutre en l’air le sur-moi, le conscient et le subconscient, et capable alors de disparaître lui-même au bénéfice de la conscience en devenir : il n’y aura plus de psychanalyse, ni de psychanalystes, ni même de psychiatrie, ni de psychiatres — mais il y aura alors des thérapeutes qui seront ‘personne’ et capables du génie de transmuter le trouble, la maladie, la crise — non seulement en guérison, mais en santé, avec la coopération du patient.

 

            La bombe atomique, dans l’existence, c’est la situation, en existence, de l’énergie qui précède le Principe et le Verbe, et qui est seulement en essence — alors.

 

            L’énergie qui précède le Principe et le Verbe est déjà le lieu du feu invisible, encore en non-être et en non-avoir, donc du tout et du rien absolus précédés du tout et du rien relatifs et séparés.

 

            C’est ce feu, invisible encore à l’origine, dont s’est emparé Prométhée et qui l’a donné aux hommes qui le furent d’abord (puisqu’ils [l’]eurent après), d’où l’apparente fatalité de la flamme et des flammes — mais aussi conditionnement, nécessité, et déterminisme, malgré la présence absolue de la liberté possible à tous les niveaux, dès l’origine des origines, et qui deviendra liberté absolue et même liberté de la Sublime Anarchie et de son ordonnance lors des Noces du Je et du Nous transcendantal, déjà en acte lors de la révolution socialiste, mais qui dépassera même son degré d’excellence absolue dans l’existence (au degré de la Sublime Anarchie et de son ordonnance), lors de la Parousie et de son devenir trans-révolutionnaire.

 

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À TES SOUHAITS

 

 

            Le bâillement est le fruit du besoin à un certain degré où on rejoint le bien-être.

 

            L’éternuement est un acte d’instant, une explosion du désir au degré déjà cosmique, quoique humain et divin, Noces du désir et de la foi — d’où la formule par les autres ou par l’autre :

À tes souhaits.

 

            Donc, les souhaits sont les fruits du désir et de la foi, mais je croirais davantage en l’hypothèse que l’éternuement est seulement le fruit d’un désir, du désir en situation d’emprisonnement dans le corps et dans l’organisme, qui se libère de sa prison par l’explosion de l’éternuement — d’où À tes souhaits, alors que les Vœux sont, eux, du domaine de la foi.

 

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CHRISTIANISME

 

 

            J’ai déjà dit que en deçà de ‘Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre’, il y avait une infinie et éternelle période où se trouvait la tradition primordiale et divine, avec une humanité divine, avec les chérubins, les anges, les archanges, et les Séraphins.

 

            Dieu est partout et toujours dans la coïncidence avec le tout et le rien — émanation de la Déité Absolue.

 

            Mais s’il est coïncidence primordiale, il n’est distance nulle part.

 

            Il est être et — entre autres choses — Seigneur, Père, Fils, et Saint-Esprit.

 

            Il trouvera une distance avec l’homme et la femme qu’il a créé et qui est doué de conscience et de choix, passant par le mourir et la mort, la naissance et le naître et l’existence. Mais cet homme-femme est de valeur collective.

 

            Dieu fait partie de la tradition divine. La révolution divine est nécessaire à la tradition divine, et cette révolution passe par le miracle et l’exception de la conception, de la naissance, de la gestation, du naître et de l’exister, du mourir et de la mort et de la résurrection, et du Corps Glorieux qui passent par l’histoire et la non-histoire — mais pas par le stade où le collectif précède et l’emporte sur l’unique.

 

            Donc, l’incarnation dans l’unique qui l’emporte sur le collectif.

 

            Donc, dans l’histoire, et singulièrement sur la Terre unique — dialectique des cieux où le collectif l’emporte sur l’unique.

 

            Donc, la Terre est nécessaire au lieu de cette révolution, ainsi qu’un certain homme, nouvel Adam homme-femme, fruit d’une maturité au sein de l’histoire non-histoire de la communauté humaine de toute la planète, fruit d’une maturité de toutes les religions*, de tous les cultes, de toutes les traditions.

 

            Il y a donc un instant, et un lieu, et un être non-être de cette humanité, capables de cette révolution.

 

            Et il y a la mère de cet humain, qui est la Vierge Marie à qui l’archange Gabriel annonce qu’elle va être choisie pour la nécessité de la révolution divine.

 

            Elle concevra donc, et elle donnera naissance à cet être non-être qu’elle appellera Jésus — qui naîtra, qui existera, qui passera par l’existence, le mourir, la mort, la résurrection, et le Corps Glorieux.

 

            Et cet être unique — émanation terrestre révolutionnaire de l’unique divin céleste traditionnel — sera Jésus pour la naissance et l’existence, et deviendra Christ par le mourir et par la mort et la résurrection et le Corps Glorieux.

 

            Christ veut dire : Oint. Or l’huile est le troisième état du feu primordial : il y a le feu primordial originel et invisible, la flamme qui est le feu visible et les combats de l’effort et de l’ascèse, et l’huile qui est le feu à l’état de paix de tous les combats.

 

            Jésus a trente ans de vision, et trois ans de mission et de transmission, entre 30 ans et 33 ans — âge de sa mort.

 

            Pour avoir un ensemble humain capable de cette transmission, il y aura les douze apôtres et les quatre évangélistes, et tous les humains qui se convertiront à sa mission, qui découvriront ou qui auront la foi dès lors, et plus tard dans le devenir de l’histoire [et de la ?] non-histoire.

 

            Mais cette situation d’humanité sera dépassée par une société qui aura Rome pour centre et pour état pontifical, avec le pape pour chef suprême — chef élu, mais qui est par principe seulement être et non-être, langage et non-langage (d’où son infaillibilité de principe), du Christianisme.

 

L’infaillibilité papale est sujette à l’erreur, du fait de l’histoire et de l’existence.

 

Ce Christianisme s’appellera catholicisme dans l’existence et dans l’histoire. Mais cette nouvelle société est à la fois conditionnée et déterminée par l’évolution, l’involution, et les différentes étapes de la révolution.

 

Mais puisque cette nouvelle société a eu un naître, elle aura un mourir, et le pape, et la papauté, et le Vatican, et le catholicisme mourront et disparaîtront au cours de la révolution terrestre.

 

Il n’y aura plus de religion catholique : il y aura la foi ; et partout où il y aura la foi, même à travers d’autres religions qui disparaîtront elles aussi, il y aura la véritable église — communauté (état) et solidarité (action) des fidèles, du couple homme-dieu et monde.

 

Il n’y aura plus de sacré qui est distance et adoration : il y aura le saint qui est coïncidence et amour, mystique et gnose confondues.

 

Cette révolution se reliera à la révolution socialiste planétaire. Elle précèdera l’Apocalypse qui est la fin des temps, et non la fin du temps, ni la fin du monde — qui est immortel.

 

Et même, elle ensemencera l’Apocalypse, et en sera une composante. Et ce sera la période terminale, de la résurrection du Corps Glorieux et de la Jérusalem Céleste.

 

Tout ce qui existe est fruit de la création et de la manifestation, mais l’homme-femme occupe une place singulière : il est créé à l’image et selon la ressemblance de Dieu — émanation de la Déité Absolue.

 

La nature, la surnature, l’homme et le monde sont immortels. Mais l’homme, et peut-être la nature transmutée par l’homme (alchimie), sont capables de la conscience absolue de la conscience relative du Je transcendantal — et l’immortalité rejoint l’infini et l’éternité, toujours domaines d’œuvre et de chef-d’œuvre dans la connaissance et dans l’amour qui demeure primordial.

 

Il y a une humanité originelle, une société qui en est le stade ultérieur et momentané, mais pas suprême.

 

Il y a, à la fin des temps, l’humanité terminale qui est l’humanité primordiale et divine, et qui est le domaine de la révolution de la tradition divine : l’homme est plus que Dieu.

 

Tout ce qui est émanation de la création des Cieux et de la Terre est de nature et surnature divines aussi : visible et non-visible, réalité et valeur, essence et existence, exotérisme et ésotérisme de l’univers, homme et monde — donc tout est aussi divin.

 

Les galaxies sont être et non-être, divin et non-divin. Donc chaque galaxie est un ensemble de dieux. Notre galaxie est aussi ensemble de dieux, mais dans notre galaxie, seule la Terre est le lieu unique d’une humanité, de l’humanité où seul l’humain, l’homme, est à l’image de Dieu, selon sa ressemblance.

 

Mais, parmi tous les dieux de toutes les galaxies, il y a un Dieu Seigneur qui est Notre Dieu.

 

Donc, les galaxies sont toutes des ensembles de dieux. Chaque étoile est le lieu d’un soleil, avec peut-être des planètes dont chacune est un dieu, avec sa face visible et sa face invisible.

 

Mais notre galaxie est singulière (et notre soleil et notre lune sont un dieu et une déesse), dont chaque planète du système solaire est un dieu-déesse avec une face visible et une face invisible d’un ensemble qui est le système solaire.

 

Mais le système solaire est planète pour la Terre qui est aussi un dieu-déesse.

 

Mais la Terre est le lieu unique, exception et miracle de l’humanité et de chaque homme.

 

Donc, les planètes du système solaire sont des dieux d’un ensemble où règne la Terre, unique par la présence de l’humanité et de chaque homme qui passe par une existence unique, émanation et manifestation de la vie et de l’esprit de Dieu Seigneur.

 

Or l’homme — je l’ai démontré — est plus que Dieu : d’où l’astrologie où les planètes sont des dieux pour l’homme.

 

Et l’astrologie, qui concerne la Terre, le système solaire et les étoiles des galaxies, est du domaine du divin (et pas de Dieu), dont les mythologies sont des narrations variées des traditions des différentes divinités, mortelles et immortelles, et de leurs analogues.

 

Donc les planètes du système solaire sont présence, rapport, relation et contact de dieux qui jouent un rôle dans le déterminisme ; mais il y a quelque chose qui dépasse le déterminisme : c’est la liberté et le libre-arbitre, l’utile et l’inutile.

 

Arbitre est une mission du principe, médiateur. Le libre-arbitre est du domaine du Je transcendantal, du Corps Glorieux et de la Jérusalem Céleste — dont le Principe est dans la Déité Absolue et qui la précède.

 

Je l’ai dit : l’homme est plus que Dieu.

 

 

* C’est Saint-Augustin qui a dit : ‘Toutes les religions qui ont précédé la chrétienne étaient chrétiennes : celle-là s’est appelée la chrétienne’.

 

***

 

SOLEIL BLANC - LUNE BLANCHE - SOLEIL NOIR - LUNE NOIRE (I)

 

 

            Dans le Soleil, la Lune Noire travaille au profit du Soleil Noir. Dans la Lune, le Soleil Noir travaille au profit de la Lune Noire.

 

Le Soleil Noir manifeste est la réalité des signes du Zodiaque. La Lune Noire est la réalité des planètes.

 

Pluton est passage du proche interne au lointain externe. Proserpine est passage du lointain intérieur au proche extérieur.

 

Les sept premières planètes sont l’Intemporel du Ciel. Les sept planètes à partir d’Uranus sont l’Intemporel de la Terre.

 

La Tête du Soleil Noir est le témoignage de tous les signes du Zodiaque. La Queue du Soleil Noir est le témoignage des maisons, lieux d’ermites, où la chaleur — sujet du Soleil Noir — devient objet.

 

            La Tête de la Lune Noire est le domaine des planètes invisibles (Silence). La Queue de la Lune Noire est le domaine des planètes visibles (Bavardage). La Tête de la Lune Noire est le lieu du statisme premier de toute planète, et du dynamisme second, avec pour conséquences les rapports et les aspects.

 

            Les signes du Zodiaque sont le passage de la formation à la forme ; les planètes sont le passage de la transformation à la transformité ; les aspects sont le passage de la transfiguration à la transfigurité.

 

Vulcain, capable de transmutation, concilie dans la coïncidence de toutes les contradictions.

 

La Terre est le lieu de la pierre philosophale.

 

            La foudre est en action dans le paratonnerre — lieu de passage du fil à la Terre.

 

Vulcain est capable de créer un robot au service de l’homme (cf. la mythologie).

 

Toutes les planètes sont des dieux réels mais pas en réalité — en essence, mais pas en existence.

 

L’influence des planètes est métaphysique et métapsychique.

 

La constellation est manifestation collective dont chaque étoile est manifestation unique.

 

La radio est à l’état d’idée ; la télévision est à l’état d’image.

 

Le théâtre est lieu de la parole unique et collective — domaine de l’intemporel, espace qualitatif et temps quantitatif, dans l’instant, passage à l’éternel présent.

 

Le cinéma est le passage à la répétition permanente des images du réel, à la réalité.

 

L’opération domine l’authenticité et l’efficacité de l’action jusqu’à la synthèse (fruit).

 

La globalité est le domaine de l’intégrité et de la plénitude de l’état jusqu’à la composition (graine).

 

Le fruit interdit du paradis est passé au dynamisme subi quand Ève (en situation de passion déterminée) l’a passé à Adam (en situation déterminante) qui ne l’a pas digéré — le fruit est resté en travers : pomme d’Adam qui a chuté.

 

L’homme est vrai d’abord, juste — éventuellement.

 

La femme est juste d’abord — vraie éventuellement : “souvent femme varie, folie qui s’y fie.”

 

La femme, par cycle, connaît les règles, et par translation  :  la Règle.

 

La Déité Absolue est la Grande Déesse.

 

La Lune Noire est Principe de la Déité Absolue.

 

Le Soleil Noir est Principe de Dieu, du Verbe, du non-être en action.

 

L’énergie est en situation intersubjective encore à l’état d’androgynat du mâle et de la femelle — ayant pour origine le Tout (Chaos) et le Rien (Néant - Femelle).

 

Dans l’Intemporel, l’énergie est en œuvre jusqu’à la démesure — transformation d’énergie limitée en énergie illimitée : c’est le problème du capitalisme en proie à la confrontation du capital et du travail. La Révolution est l’incarnation de l’Intemporel.

 

Quand on aura le Corps Glorieux, plus besoin de nourriture : on vivra d’amour et d’eau fraîche.

 

L’ambroisie est un manger. Le nectar est un boire.

 

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LE ZODIAC

 

 

            L’astrologie concerne le Zodiac [sic], les planètes, les étoiles, les constellations, et la Terre et l’humain qui l’habite.

 

Dans le Zodiac, à travers chacun de ses signes, uniques et collectifs, et leur ordonnance dialectique, se situent l’être et le non-être, leur langage et leur non-langage, l’utile et l’inutile, qui sont seulement l’état dialectique des virtualités.

 

C’est le domaine de l’état dialectique et du devenir dynamique de l’œuvre.

 

Les planètes, variées mais dépendantes d’une ordonnance globale, sont aussi être et non-être, langage et non-langage, utiles et non utiles. Elles sont seulement valeurs d’une dialectique collective d’une action et d’une influence virtuelle.

 

            Leurs différents aspects, dialectiques essentielles et dynamiques, sont l’action dialectique, aussi, de leurs valeurs réelles — en sujet — de l’œuvre à venir.

 

Ils sont transcendants des planètes, transcendantes elles aussi du Zodiac qui est lui aussi transcendant des constellations.

 

Mais il y a une interdépendance des planètes, de leurs aspects, et du Zodiac lui-même.

 

Les maisons sont le lieu dialectique de l’être et du non-être, du langage et du non-langage, de l’utile et de l’inutile.

 

Mais elles le sont sur le plan et l’ordonnance dialectique de l’objet virtuel.

 

Les constellations et leurs étoiles sont sur le plan non-dialectique du non-être, du non-langage, de l’utile et de l’inutile. Elles sont accessoires et non essentielles des valeurs et de leur ordonnance non-dialectique des valeurs — et non des réalités — du sujet.

 

Il y a cependant, au terme de l’ordonnance des planètes, une planète réelle, pas encore découverte, qui s’appelle Vulcain : il est aussi histoire et non-histoire, langage et non-langage, utile et inutile.

 

Mais il est non plus virtuel — il est potentiel des valeurs dialectiques du réel.

 

Il est en principe démiurge potentiel, et non plus virtuel ; pour lui, il n’y a plus de sacré et de tabou : il oppose de façon complémentaire le cosmique et l’humain au divin dont il est le complice.

 

Il crée les bijoux pour les déesses, et les armes pour les dieux, mais il est médiateur — et non intermédiaire — entre l’homme et Dieu. Il est prometteur de contestations et de révolution.

 

Il est la mise en rapport du système solaire et des étoiles.

 

Quant à la Terre, elle est transcendante aux constellations et à leurs étoiles, et transcendante du Zodiac, des signes, des planètes et de leurs aspects, et de l’interdépendance universelle et absolue et relative de leurs vertus dialectiques de valeurs du réel, et non de la réalité*.

 

La Terre, par contre, est le lieu, unique et collectif, des valeurs dialectiques de l’être et du non-être, du langage et du non-langage, de l’utile et du non-utile — mais cette fois, des vertus dialectiques efficaces du réel et de la réalité.

 

La Terre, planète singulière de l’univers, est passage dialectique du réel de l’univers à la réalité terrestre.

 

Mais l’humain est exceptionnel dans l’univers exceptionnel, unique et collectif du passage dialectique des vertus du réel et de la réalité du déterminisme — humanité, communauté naturelle, unique et collective, dont la société, toujours dialectique, est le conditionnement passager et le déterminisme relatif du devenir de l’histoire vers une humanité nouvelle où le déterminisme et le conditionnement sont vaincus par les valeurs dialectiques de la révolution extérieure sociale, celle du socialisme, qui débouche sur la Sublime Anarchie, analogue à la Sublime Anarchie du corps humain, germe et témoignage dès l’origine de l’humanité, communauté naturelle dépassée par le passage dialectique à l’état, à l’action et à l’œuvre, de la société qui subit le déterminisme de l’histoire et de la non-histoire, et du conditionnement social.

 

Corps humain, germe — je l’ai dit — de la Sublime Anarchie ultime et à venir du fruit de la société histoire et non-histoire, être et non-être, utile et inutile, transmuté en humanité nouvelle délivrée du déterminisme et du conditionnement de l’histoire et de la non-histoire, de l’être et du non-être, du langage et du non-langage, de l’utile et de l’inutile, transmutés par l’Apocalypse, nuit de Noces du réel et de la réalité, où apparaît le nouvel humain, délivré du conditionnement du mourir (absence de la présence)  et du déterminisme de la mort (présence de l’absence) : c’est alors la Résurrection, qui fait surgir le Corps Glorieux, immortel pour l’humain, et la Jérusalem Céleste pour la Terre et l’univers.

 

C’est le fruit des Noces de la révolution extérieure, sociale, de l’état et de l’action en œuvre et en chef-d’œuvre, révolution physique, dialectique, où le visible l’emporte sur l’invisible, et de la révolution intérieure — toujours, elle aussi, dialectique de l’invisible et du visible.

 

            La Terre et l’humanité — unique dans l’univers — est le lieu singulier de l’amour réalisé et incarné : quand on aime, on n’a plus besoin d’aimer ni d’être aimé. Délivrance de son déterminisme et de son conditionnement.

 

L’amour est une vertu singulière et universelle ; mais l’amour est concomitant de la gnose, fruit dialectique d’une ascèse du devenir permanent dans l’éternité et dans l’infini de l’histoire et de la non-histoire, de l’être et du non-être, de l’utile et de l’inutile, du langage et du non-langage.

 

La Terre se trouve donc — par sa valeur et sa réalité — transcendante de la mesure de la limite de son terrain, et transcendante du milieu des constellations du Zodiac et de ses signes, des planètes et de leurs aspects, et de l’ensemble des maisons — ordonnances dialectiques de leurs vertus métaphysiques.

 

            Donc la Terre devient transcendance des vertus dialectiques du réel — essence de la réalité — et de la réalité — existence de l’essence du réel.

 

Cette transcendance de transcendances variées se transmute en immanence. Dans la confrontation de l’univers et de la Terre, l’univers est le lieu de la dialectique, interdépendance universelle — et la Terre est le lieu immanent et exceptionnel, unique, dans l’univers collectif où l’humain qui l’habite est le lieu miraculeux, unique et collectif, du dialogue humain, cosmique et divin, qui n’est plus l’œuvre mais le chef-d’œuvre immanent de la dialectique cosmique.

 

            Dialogue où s’accomplissent la grâce et la paix des combats, de la présence, des rapports, des relations et des contacts du Verbe — enfin incarné — et de son Principe.

 

La création de l’homme par Dieu est le dépassement de Dieu.

 

Il est le lieu du risque, du choix et de l’erreur, de l’être (qui est coïncidence au monde, au divin et à l’humain) et de la conscience — qui est distance au monde, à l’humain et au divin dans l’action de la solidarité de l’humanité nouvelle créatrice de liberté absolue, auparavant liberté relative, celle de la conscience de conscience, conscience absolue de la conscience relative, celle du Je transcendantal.

 

Mais ce Je transcendantal de l’aventure intérieure débouche sur la nouvelle alchimie du Nous transcendantal — celui de la révolution sociale devenue socialisme global et planétaire.

 

Il débouche, lui, par une nouvelle transmutation, sur l’humanité nouvelle où la société et l’État ont disparu.

 

Tout ceci au profit de la créativité et de ses créations pour chacun et pour tous, qui ajoutent à la manifestation.

 

La Terre, habitée par l’humain nouveau enfin libre, est le lieu suprême d’un univers transmuté où les galaxies possibles et impossibles deviennent solidaires et non plus témoins collectifs accidentels de la Terre, elle, lieu suprême du cosmique, de l’humain et du divin.

 

L’homme est plus que Dieu qui ignore le risque, mais dont il dote l’homme dans la création d’Adam et d’Ève.

 

Mais le risque était déjà présent dans le Paradis par la présence de l’interdit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal — promesse de l’Arbre de Vie où l’homme, s’il y goûte, devient semblable aux dieux.

 

            Dieu, Notre Seigneur, est le Seigneur de tous les dieux, réels, mais non réalité au sein des variétés de l’univers, de ses galaxies, de ses étoiles, du Soleil, de la Lune, donc du Soleil Noir et de la Lune Noire et de leurs planètes, dont la Terre est le domaine exceptionnel et miraculeux par la présence de l’humain, mais demeure exceptionnelle de la dialectique qui règne dans l’univers et dans la société, la planète, et du dialogue de l’humain où l’homme est témoignage du miracle.

 

La Terre — unique et collective — est le lieu de l’aventure intérieure du saint qui est révolutionnaire à la conquête de la mort, et lieu de l’aventure extérieure, sociale, qui finalement précède les aventures intérieures.

 

            Donc le révolutionnaire et le saint — non antagonistes mais complémentaires — combattent tous les deux pour la liberté : visible et dialectiquement invisible chez le révolutionnaire qui lutte pour la liberté de l’existence, dont les combats dialectiques débouchent sur l’essence seconde chez le saint qui lutte pour la liberté de l’essence dans l’existence.

 

Par sa conquête de la mort, il débouche sur une existence transfigurée par la Résurrection — victoire sur la mort.

 

            Victoire sur la mort qui trouve son incarnation nouvelle et immanente — et non plus seulement transcendante — dans le Corps Glorieux pour l’humain et la Jérusalem Céleste pour la Terre.

 

La Terre — par la Jérusalem Céleste — est donc le lieu singulier du devenir universel, nécessairement socialisme et personne pour l’humain.

 

La création et la manifestation sont les situations complémentaires de la promesse qui va du terrain à la graine, puis de la graine à la racine, puis de la racine à l’arbre qui débouche dans le milieu environnant du Ciel et de la Terre.

 

            Arbre dégagé mais en relation avec le terrain. Puis on va de l’arbre à la fleur, qui est l’incarnation de la jeunesse, et de la fleur au fruit, qui en est la maturité. Maturité qui est encore jeune par la présence du grain qu’il contient.

 

Donc, la fleur est la valeur et la réalité de la jeunesse qui est maîtrise des Vertus réelles de l’essence, et de la maîtrise des valeurs réelles de l’existence de la jeunesse, en passant par le devenir de la maturation qui devient maturité extérieure — comme conséquence de la maturité intérieure.

 

 

* Note : Le réel est une essence qui débouche sur une existence. La réalité est une existence qui débouche sur une essence nouvelle.

 

***

 

Le fruit, synthèse au terme (alors que la graine est au terme des dialectiques de l’espace dans la composition), incarne la promesse, et la transmet par la transmutation alchimique de la promesse de la graine qui deviendra à nouveau germe dans la continuité et la discontinuité de l’espace et du temps, avec l’instant — éternel présent — qui conduit à l’éternité et à l’infini qui ne sont plus déterminés ni conditionnés par l’esprit et par le temps : d’où la circulation permanente du devenir qui est radicalement plus essentiel que l’éternité et l’infini dont il est le dynamisme.

 

            Le devenir est plus essentiel que l’être qui en est l’accident.

 

            La création et la manifestation sont le témoignage, le réel et la réalisation de la lente alchimie du tout et du rien.

 

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SOLEIL BLANC - LUNE BLANCHE - SOLEIL NOIR - LUNE NOIRE (II)

 

 

            L’homme visible est

Soleil Blanc

————

Lune Blanche

 

            L’homme invisible est

Soleil Noir

————

Lune Noire

 

            La femme visible est

Lune Blanche

————

Soleil Blanc

 

            La femme invisible est

Lune Noire

————

Soleil Noir

 

            La Lune Noire est la raison où l’irrationnel travaille au profit du rationnel.

 

            Le Soleil Noir est l’imagination où le rationnel travaille au profit de l’irrationnel.

 

            Le Soleil Blanc est le Verbe où l’analogue travaille au profit de la logique.

 

            La Lune Blanche est le Verbe où la logique travaille au profit de l’analogie.

 

            Le Soleil Blanc, la Lune Blanche, le Soleil Noir et la Lune Noire sont les principes collectifs et uniques, essentiels et réels dont la Terre est le principe suprême et réalité au sein de la manifestation de tous les astres et des étoiles de l’univers.

 

            Dans le Soleil Blanc, le collectif agit au profit de l’unique.

 

Dans la Lune [Blanche], l’unique travaille au profit du collectif.

 

Dans le Soleil Noir, l’unique travaille au profit du collectif.

 

Dans la Lune Noire, le collectif travaille au profit de l’unique.

 

            Le Soleil Blanc est déterminant ;

 

            La Lune Blanche est déterminée ;

 

            Le Soleil Noir est déterminé ;

 

            La Lune Noire est déterminante ;

 

            Le Soleil Blanc est dynamisme actif en réaction ;

 

            La Lune [Blanche] est dynamisme passif en passion ;

 

            Le Soleil Noir est statisme passif en action ;

 

            La Lune Noire est statisme actif en réaction ;

 

            Le Soleil Blanc est réalité active ;

 

            La Lune Blanche est réalité passive ;

 

            Le Soleil Noir est réel passif, devenir anti-être ;

 

            La Lune Noire est réel actif, être anti-devenir ;

 

            Le Soleil Noir est être où l’action l’emporte sur l’état ;

 

            La Lune Noire est non-être où l’état l’emporte sur l’action.

 

***

 

…l’essence permanente du grand devenir : le devenir est le véhicule et la promesse permanente d’un nouveau stade qui est l’être, nouvelle demeure qui se trouve, entre autres choses, mort et future résurrection d’un nouveau devenir.

 

            On passe ainsi de l’être au devenir, puis de l’être à un nouveau devenir, puis de ce nouveau devenir à un nouveau devenir, ainsi, perpétuellement, succession et procession d’évolution, d’involution (états divers), puis de révolution — changement de plan (action suivie de nouveaux avatars).

 

            Prendre conscience — à travers les habitudes et les répétitions — qu’il y a toujours le courant du grand devenir, que tout (et chaque détail) est nouveau et renouveau, c’est déjà témoigner qu’on est le lieu de la résurrection permanente du Verbe : c’est déjà être saint, et non plus en rapport avec le sacré, le saint étant coïncidence permanente avec le Logos, le Verbe — le sacré étant distance permanente d’avec le Verbe.

 

            Vivre avec le devenir permanent est du Vécu profond, ce n’est pas du connu, du concept : on passe du devenir à l’être comme d’une promesse à son accomplissement momentané et dépassé.

 

***

 

SADISME ET MASOCHISME

 

 

            Il y a le sadisme et le masochisme. Ils ne sont pas profondément dialectiques.

 

            Je dirai qu’ils sont contradiction : le sadisme est le fruit d’un excès d’être transformé en avoir qualitatif, presque vertu.

 

            Le masochisme est le fruit d’un excès d’avoir en être, mais en être passif, subi.

 

            Le sadisme est un pouvoir (distance et fascination), le masochisme n’est que puissance, en dessous du pouvoir.

 

            Dans le Tarot, il y a l’Arcane XV nommé le Diable : on voit en haut le Dragon — comme le dragon de vertu.

 

            En bas, on voit les deux personnages de la Bête.

 

            Le Dragon est inversion de la chaleur de la profondeur en lumière négative de la hauteur. Ce n’est pas une lumière qui fait, c’est une lumière qui empêche, qui empêche de passer : c’est le Gardien du Seuil, c’est la réaction.

 

            Il dispose d’ailleurs d’une épée sans poignée : donc il menace, mais il ne peut pas agir — comme le concierge de l’immeuble.

 

            Il est extraversion de la chaleur de la profondeur, de la Terre, transformée en introversion, en lumière négative de la hauteur, du Ciel.

 

Mais la Bête, en bas, est initialement lumière de la hauteur, du Ciel, transformée en chaleur négative de la profondeur, de la Terre.

 

Si le Dragon est réaction, la Bête est passion : deux négatifs, quelque part.

 

Le Dragon est analogue au sadisme, au pouvoir. La Bête est analogue au masochisme, à la puissance seulement.

 

D’ailleurs, la Bête est liée par un cordon ombilical à un foyer de chaleur sous les pieds du Dragon.

 

J’ai dit qu’ils n’étaient, ni l’un ni l’autre, dialectiques. Ils sont radicalement contradiction, c’est-à-dire, à un certain point de vue, dualistes et non duels.

 

La dualité de la contradiction devient confrontation : elle donne naissance à la dialectique du rapport qui, de distance initiale, devient coïncidence dans l’Étant du Tout suprême qui contient Notre Seigneur, Seigneur de tous les dieux des galaxies possibles et impossibles, Notre Dieu — émanation de la Déité Absolue qui lui est supérieure.

 

Puis il y a la créativité, la création, la manifestation dont la naissance, le naître, l’exister, le mourir, la mort, la Résurrection, le Corps Glorieux, et la Jérusalem Céleste.

 

Et puis il y a la dualité, contradiction suprême de l’Étant du Tout suprême et du Néant du Rien suprême — dont le contenu est non-dialectique et non anti-dialectique, dont l’exemple infime est l’ennui, soit l’ennui horizontal, soit l’ennui vertical, avec un E majuscule qui peut conduire au suicide.

 

Donc, le Dragon et la Bête ne sont pas dialectiques, mais contradiction radicale.

 

Le Dragon est de valeur 3, dont la valeur secrète est 6 (1 + 2 + 3 = 6).

 

Il est réduction, strabisme convergent de ses yeux. Il est anti-communication, il est société secrète.

 

La Bête est 666, valeur secrète de 36, lui-même valeur secrète de 8.

 

Donc, le Dragon est à la Bête ce que 6 réduit est à 8 dilaté jusqu’au second maximum.

 

Mais le sadisme et le masochisme — le Dragon et la Bête — sont un stade de passage du Verbe, comme la loge du concierge n’est qu’un passage contrôle aux étages supérieurs.

 

Le sadisme et le masochisme sont des seuils du passage du plan de l’être de l’existence — avatar de l’être éternel — au plan de la conscience, et surtout de la conscience absolue de la conscience relative du Je transcendantal.

 

En principe, le sadisme et le masochisme sont du plan de l’être individuel, de l’existence, de la vie. Mais, sur le plan de la conscience, le sadisme et le masochisme sont du plan de rapport avec la mort — et non le mourir.

 

Nous voyons ce nouveau sadisme et ce nouveau masochisme transcendants s’exercer dans la nature des tortures variées, des camps de la mort, du goulag, de ‘l’hôpital psychâtrique’ [sic].

 

Le sadisme et le masochisme ne s’exercent plus contre le corps, mais — à travers lui — contre l’Esprit. C’est une transcendance qui atteint parfois une immanence, mais pas l’immanence suprême où règne la liberté.

 

Le Dragon et la Bête sont aussi des analogies : le Dragon est analogue mais non identique à Lucifer. La Bête est analogue mais non identique à Satan.

 

Lucifer est au Ciel et au divin ce que Satan est à la Terre et à l’humain.

 

Satan est le haut du bas. Il est le prince de ce monde. Il est chaleur négative.

 

Lucifer est lumière négative. Il est — pour ainsi dire — absence d’amour.

 

Le Diable n’est ni Lucifer ni Satan. Il est celui qui dit NON généralement à tout.

 

***

 

L’ENNUI

 

 

            Il y a l’ennui. Il peut être banal, occasionnel — je dirai que c’est un ennui horizontal.

 

Mais il y a l’Ennui avec un E majuscule. Je le désignerai par Ennui vertical.

 

On ne peut pas guérir l’ennui. On peut seulement le tromper. On le trompe, mais il est toujours là. Le tromper, c’est un mensonge — mais ce mensonge n’est qu’une apparence, un masque.

 

L’ennui est une présence négative, inévitable, sous-jacente à tout ce qui existe, à tout ce qui est, à tout ce qui n’est pas.

 

Le non-être — co-étant de l’être — peut s’intéresser au non-être, et éventuellement, dialectiquement, à l’être. Il ignore l’ennui.

 

L’ennui nous guette, nous menace. Dans la création, la manifestation, celle des galaxies possibles et impossibles, seul l’homme est sujet à l’ennui. Les dieux et les démons ne sont pas sensibles à l’ennui. La nature ignore l’ennui.

 

L’ennui est plus que tout et moins que rien. Il a des milliards de visages. Il est occasionnel, circonstanciel, ou permanent. Il est plus que l’éternité et l’infini. Plus que la mort, plus que l’enfer où il se passe toujours quelque chose. Plus que le mal, évidemment.

 

Pour tromper l’ennui, sans pouvoir le faire disparaître, on peut faire le mal. Ainsi ces bandes de jeunes, dans notre société actuelle, vont gratuitement casser, démolir, détruire, tuer, torturer — tout ça, parce qu’ils essaient de tromper l’ennui qui les habite individuellement. Mais ils se mettent ensemble, additionnent leur ennui respectif pour le masquer par un faux collectif.

 

L’ennui est plus que la démesure. La démesure lui est étrangère, mais il peut s’en servir. Dans la banalité de l’existence, on peut se mettre à boire, à se droguer pour tromper l’ennui. Je l’ai dit : l’ennui a des milliards de visages.

 

Il peut être occasionnel ou permanent — ainsi, il y a des gens dont toute l’existence est un masque de l’ennui. Banalement, le sérieux est un des masques de l’ennui, mais pas le grave — qui est habité.

 

L’ennui est plus que le vide qui s’intéresse au vide, et éventuellement, dialectiquement, au plein. La sécurité peut être aussi un masque de l’ennui, comme le confort, mais pas comme le bien-être, qui est habité.

 

L’ennui est déserté par la vie, par l’amour, par l’esprit. L’ennui constate la différence, les différences entre toutes les choses. Mais ça n’a aucune importance, aucune valeur. Il est sans aucun intérêt. Il ressemble à tout ce qui considère — comme la sagesse — que tout ce qui existe est illusion.

 

Mais il est le négatif de cet état transcendant. L’ennui est la négativité stérile de la négativité, celle-ci pouvant être dialectique de la positivité. L’ennui, c’est l’absence suprême qui se masque dans la présence de la négativité stérile de la négativité.

 

Le simple en esprit n’est jamais menacé par l’ennui : il est présence pure et simple de tout et de rien. Voilà pourquoi on le respecte généralement. Peut-être que le bouffon du roi est comme lui : il est près du roi en permanence pour aider le roi à tromper son propre ennui.

 

L’ennui peut conduire au suicide — comme pour le faire disparaître. Mais c’est une apparence : peut-être que l’ennui traverse le mourir et la mort même.

 

Évidemment, l’ennui est plus fort que le désespoir et la désespérance. L’ennui n’est pas l’anxiété ni l’angoisse — qui sont habités. Mais l’ennui peut être d’une courte ou de longue durée — pas forcément permanent. Mais c’est toujours la même chose : on essaie de le tromper.

 

Banalement, la nuit, plus sensible à l’ennui que le jour, on va chercher à distraire son ennui dans les boîtes de nuit — où on s’ennuie différemment.

 

Certaines inventions sont la conséquence de l’ennui : on essaie d’ajouter à tout ce qui existe, et qui n’a pas d’intérêt, quelque chose qu’on tire de soi-même, et qui pourrait — au conditionnel — avoir de l’intérêt. La découverte est le contraire de l’invention : elle pénètre en profondeur le visible ou l’invisible ; elle est — selon — vie, esprit, amour, révélation ou illumination.

 

            On peut s’ennuyer avec quelqu’un et ne pas s’ennuyer avec d’autres. Mais le temps paraît long. Pour tromper l’ennui, on peut fumer, lire des romans policiers ou des romans ordinaires : c’est lire pour passer le temps. Passer le temps : voilà qui est important pour l’ennui. On peut autant écrire que lire.

 

L’ennui, c’est l’inutile qui ignore l’utile. Faire un travail ou un métier pour lequel on n’est pas fait, c’est conditionner l’ennui — et d’ailleurs, toute personne qui fait un métier pour lequel elle n’est pas faite secrète un poison qui va agir sur certains, et même sur toute l’humanité.

 

Y a-t-il un moyen — entre autres — ou seulement celui-là, de lutter efficacement contre l’ennui : je pense que c’est la prière — même si on ne croit pas. C’est la forme et pas le fond. Il y a dans la prière, qui est poussière du Verbe, une telle immanence d’humilité qu’elle est capable de miracle.

 

Mais prier qui, pour quoi ? Ni l’un ni l’autre : prier l’absurde, se mettre dans l’absurde, devenir absurde. Et l’ennui a des rapports avec l’absurde, pas avec l’humour. L’absurde est à l’humour ce que la naissance est à la mort, ce que l’origine a avec le terme.

 

            L’ennui n’a pas d’origine, mais il n’a pas de fin. Et cette situation — drôlement — devient dialectique. Puisqu’il n’a pas de fin, sûrement, il a peut-être une origine, un absurde.

 

La prière peut avoir l’humilité d’une formule traditionnelle, répétitive, mais elle peut être aussi une improvisation, une invention — n’importe quoi : mais il faut ajouter que si une seule prière peut suffire pour lutter contre l’ennui, il y a dans le fait de prier quotidiennement — toujours l’absurde dans l’absurde — une ascèse capable de lutter efficacement contre l’ennui, de l’user — ou de créer le miracle d’une nouvelle naissance.

 

Il ne faut pas oublier que l’homme, selon la Genèse, c’est la poussière de la Terre. Comme la prière est poussière du Verbe, ces deux poussières peuvent inter-agir et conduire à une transformation, comme si l’homme, sujet à l’ennui, était le même, et la prière était l’autre : dans la rencontre du même et de l’autre, il y a la possibilité de Noces d’amour et de transmutation, où l’autre devient le même et où le même devient l’autre — inversion d’inversion qui est positivité virtuelle : la mort de la mort, c’est la vie.

 

***

 

L’AMITIÉ

 

 

            Je voudrais établir une confrontation entre l’amour et l’amitié. Autre chose qu’une confrontation : une distinction.

 

Dans la véritable amitié, il n’y a ni confrontation, ni comparaison : il y a participation.

 

Je ne parle pas évidemment des amis qu’on a habituellement, banalement. Je parle de l’excellence qu’est cette amitié.

 

Bien sûr, dans la société où nous existons, où nous vivons, les hommes, de cette excellence de l’amitié, en sont plus capables que les femmes.

 

Les femmes ont peu ou pas d’ami, e, s : si elles ont des amis, ce sont des hommes.

 

Cette excellence de l’amitié n’est pas une homosexualité latente. Elle est le vent, le vent sans tempête. Elle n’est pas le feu — comme l’amour. Elle est l’air, l’air qu’on respire. Elle est respiration plus qu’incarnation. Elle est aisance et universelle.

 

L’amitié n’est pas inférieure à l’amour. Elle est partout et toujours, mais elle met l’accent sur partout, tandis que l’amour — qui est aussi partout et toujours — met l’accent sur toujours.

 

Dans l’excellence de l’amitié, il n’y a ni supérieur ni inférieur. Dans l’amour non plus.

 

Mais l’amitié est étendue, et durée — éventuellement. Elle n’a pas à dépasser la notion de nation : elle ne passe pas d’abord par le stade de nation pour devenir internationale — elle est internationale d’emblée.

 

Elle est d’abord rencontre — mais rencontre tout de suite immanente. Ensuite, on peut se donner des rendez-vous.

 

Elle est rencontre exceptionnelle. La rencontre amoureuse est miraculeuse.

 

Dans l’excellence de l’amitié, il y a plus que [le] respect : il y a estime, l’estime. Cette amitié respecte la vie privée et ses fantasmes. Elle trouve son intimité dans l’extérieur qui la comble.

 

Je serais tenté de dire de cette amitié qu’elle est publique — mais elle trouve aussi son intimité dans des chambres, dans des endroits retirés, mais il y a toujours de l’air. Elle est à la fois présence, rapport, relation et contact — l’amour aussi, mais il met l’accent sur la présence, même si cette présence s’exerce dans la distance.

 

L’excellence de l’amitié est communication essentielle — plus que contagion comme l’est l’amour.

 

            L’amitié connaît le mourir et la mort — mais elle met le mourir et la mort entre parenthèses. L’amitié règne comme un souverain libéral. L’amitié, c’est la circulation — et pas l’infini. L’amitié est la verticale devenue horizontale à l’infini.

 

L’amitié est capable de plusieurs — et pas seulement d’un seul : c’est pourquoi je dis qu’elle est publique. On a vraiment des amis dans plusieurs coins du globe terrestre. Il y a des aventuriers capables de cette amitié : ils peuvent vous recommander — éventuellement — à un de leurs amis. Vous serez bien reçu, au nom de l’amitié.

 

            L’amitié n’a aucun rapport avec la société, pas même avec le peuple — qui suppose l’amour. Elle est être non-être. Elle ne suppose aucun luxe, bien qu’elle-même soit luxe — mais luxe simple de la hauteur qui sait être surface.

 

Elle est subtile, elle est parfum plus qu’odeur — on peut mourir en odeur de sainteté, mais la sainteté est de l’amour, pas de l’amitié. L’amitié n’est ni action ni réaction, elle est mission et transmission. Certains journalistes sont capables de cette amitié.

 

            On se parle d’un ton mesuré. On découvre ensemble : la créativité est mise en jeu. On s’écrit, ou on ne s’écrit pas — à la différence de l’amour, qui écrit quand l’objet aimé est loin, capable d’écrire tous les jours.

 

Mais il y a parfois — dans cette amitié-là — une correspondance suivie qui peut être l’occasion d’une œuvre publiée.

 

L’amitié, c’est l’essence d’une existence — et pas l’existence d’une essence : elle est trop subtile pour ça.

 

L’amitié se rencontre entre humains, surtout entre hommes, avec parfois la présence d’une ou d’un petit nombre de femmes — pas entre femmes, je l’ai dit : parce que la femme est victime, jusqu’à présent, de la société, fortement. Mais la femme n’est pas — ou est moins — victime du public qu’elle enchante par sa beauté, par son charme, par sa façon de s’habiller.

 

            Il n’y a pas d’amitié entre l’humain et la nature : là, il peut y avoir amour, bien que l’ami se fasse un plaisir de vous faire connaître sa maison, son jardin, son parc, sa propriété, ou le pays qu’il habite ; mais tout cet environnement n’est pas de l’avoir, même si l’ami en est le propriétaire : c’est de l’avoir transmuté en être.

           

            On a rarement de l’amitié pour un animal : on a de l’affection — même immense. C’est un compagnon au nom de l’amour.

 

            L’amitié est faite d’instants qui s’écoulent — même pendant des heures.

 

On le comprend, l’amitié est grave, elle n’est pas sérieuse : celui qui s’ennuie cherche des miettes, plus, des caricatures, des apparences de cette amitié-là, dans la rencontre qu’il fait avec quelqu’un qui s’obstine à rester étranger, mieux : indifférent à son égard — et cette amitié-là, c’est, quelque part, cette gratuité du regard de l’aveugle.

 

***

 

Le règne minéral, être et non-être, c’est la réalité du virtuel en devenir de réalisation ultérieure.

 

            Le règne végétal, être et non-être, c’est la réalité du potentiel en devenir de la réalisation ultérieure : celle des grains.

 

         Le règne animal, être et non-être, c’est la réalité du réel en devenir de la réalisation par les germes du mâle fécondant les ovules de la femelle.

 

            L’espèce humaine — incarnation de la réalité — est la réalisation en devenir de la réalisation par la perpétuation de l’espèce humaine — être et non-être — avec la virtualité de la conscience absolue de la conscience relative en devenir.

 

            La tradition en est la potentialité de réalité en devenir ; la révolution en est la puissance de la réalité en devenir de réalisation, dont l’œuvre est le lieu du corps qui atteint la maîtrise — lieu de la psyché qui atteint aussi la maîtrise.

 

            La vie est le lieu du non-être qui atteint sa maîtrise en passant du simple originel au pur terminal.

 

            Le souffle est le lieu de l’esprit qui atteint alors la maîtrise.

 

            Et, dans toutes ces situations, la maîtrise de la globalité de l’état et la maîtrise de l’opération de l’action concourent finalement à l’œuvre, et éventuellement — par exception et par miracle — au chef-d’œuvre.

 

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TRAVERSÉE DES SIGNES DU ZODIAQUE

 

 

Le non-être, contraire de l’être, est non plus physique, mais métaphysique qui met l’accent sur le principe statique en germe, puisque au commencement, donc vertu statique de la surnature, alors que l’être est en germe dynamique de l’action de la nature d’où vient la vie, mais toujours en germe et passant de l’état de la nature et de la vie à leur action, mais toujours en germe physique puisqu’il s’agit de l’être.

 

Le non-être, contraire de l’être, contraire de l’action en état, contraire de l’action physique de l’être en germe, en état métaphysique du non-être, est toujours en germe, puisqu’il est commencement de l’état métaphysique contraire au commencement de l’action métaphysique de l’être en germe.

 

Donc, le signe du Bélier est en essence, formation dans l’être, forme dans l’état, en essence seulement et pas encore existence — et tout ceci pour le non-être et pour l’être en situation unique seulement et pas encore collective : c’est au degré du signe du Taureau qu’on passe des vertus de l’unique aux vertus du collectif — donc de l’ensemble.

 

Ensemble dynamique au passage dynamique de l’action de l’être, alors que c’est un passage statique de l’unique au collectif statique, mais c’est le passage du dynamisme qui n’est que naissance du Bélier au naître statique métaphysique du non-être dans le Bélier et du physique dynamique de l’être du Bélier.

 

Je rappelle : passage de la forme de l’état, qui est aussi virtuel du passage contemporain de la réaction statique, déterminante statiquement, à la passion statique déterminée — on est donc passé du naître de la vie et de l’esprit à la naissance de la vie et de l’esprit dans la substance qui est potentielle, état de l’être ici statique du déterminant venant de son être qui a pour origine le statisme déterminé du non-être.

 

Le physique de l’être en action à son commencement est témoignage du naître de la parole, alors que pour le non-être en état, en réaction et en passage du non-être, il s’agit de la parole physique et dynamique, de l’action de l’être à l’état du non-être (donc parole métaphysique en état), ou du silence qui est passage, de la parole dynamique physique et vivante du commencement de l’action de la parole physique en action, au naître du commencement du germe de la parole tue du non-être qui est, par analogie, parole écrite du naître.

 

Tout le signe du Bélier est l’essence, étant être seulement à son origine, au stade du naître de l’essence de la vie et de l’esprit, ce qui devient naissance au passage du signe du Bélier au signe du Taureau où la vie et l’esprit, contemporains de la nature en action de germe dans l’être, et de la surnature dans le non-être en état, donc passage du germe du physique en action dans l’être du Bélier au non-être en état ou réaction déterminante statique et de la passion déterminée et statique.

 

Passage de l’essence en action physique en germe et en action physique de la parole vivante en germe dans l’être du Bélier à l’état métaphysique, aussi action et [p]assion du non-être du Bélier qui passe, du germe de la parole vivante, en action de vie du Verbe de l’être du Bélier, au germe en état métaphysique (donc de la parole tue), mais accession au germe du silence habité par le Principe qui peut devenir germe de l’écriture.

 

Le passage du signe du Bélier au signe du Taureau est passage du naître — donc de l’essence de la vie et de l’esprit en germe et en virtuel — à la naissance, dans le signe du Taureau, du germe de la vie et de l’esprit en essence, en naissance de la substance venant du naître de l’essence de la vie et de l’esprit.

 

Donc, les signes du Bélier et du Taureau ne sont pas des signes d’existence, mais le passage de l’unique en action dans l’être, et de l’unique en état dans le non-être, au collectif de la substance, dépassement de l’essence du signe du Bélier, et substance en action de l’être du Taureau, et en état dans le non-être du Taureau : d’où le passage de l’action physique, vivante, du germe de la parole du Verbe à l’état métaphysique en germe du non-être ; l’état métaphysique du non-être étant aussi l’avoir physique en germe du non-être de l’être physique de l’être du Bélier (mais être et avoir en germe et en essence dans le Bélier), dans le passage de l’être physique en germe du Verbe, en essence et en naître seulement, et seulement uniques tous les deux, au passage, dans le signe du Taureau, de l’être physique qui n’est plus en germe, qui n’est plus naître mais naissance, et qui est passage de l’essence à sa substance, mais passage de l’être physique en action dans le Bélier, en être état dans le Taureau, et de l’avoir statique de l’essence statique et unique du naître, au passage collectif de la substance statique de la naissance, d’où la valeur de conversation et du troupeau statique du Taureau qui devient capital de l’être et de l’avoir, où la substance statique devient nourriture statique dans le Taureau.

 

Dans le passage du Bélier au signe du Taureau, on passe de l’ignorance qu’on est, par le naître originel en germe, à l’unique, au collectif statique de la connaissance.

 

On passe de l’essence qu’on est à la substance qu’on devient, parce que le signe du Taureau est le successeur du devenir toujours révolutionnaire dans son Principe et dans son Verbe.

 

Le signe des Gémeaux est dépassement du signe du Bélier et du signe du Taureau, du fruit au devenir révolutionnaire dans son Principe et dans son Verbe, et qui intensifie son état et son action toujours dynamique[s] et déterminant[s] dans le déroulement de la succession des signes.

 

Le signe des Gémeaux est non plus soumission du non-être à l’être, mais leur rencontre respective dans la situation de conjonction de leur confrontation — perspective de leur valeur.

 

L’essence du Bélier, devenue substance de l’essence, donc matière encore informe dans le signe du Taureau, devient confrontation de l’essence et de la matière — sa contradiction dans la complexité de confrontation de leurs valeurs respectives ou de leurs vertus respectives.

 

On est passé de l’essence — qui est encore milieu de l’essence — à son terrain dans la substance et la matière plastique, mais encore informe, du Taureau.

 

Dans le signe des Gémeaux, on assiste à la conjonction égale du milieu et du terrain, Pollux étant le témoignage du milieu de l’essence (donc fils du Dieu Jupiter et de Léda, céleste et métaphysique), conjonction qui devient, avec Castor, témoignage du terrain de l’essence, mais témoignage physique et terrestre, fils du roi Tyndare et de Léda.

 

Donc Castor et Pollux sont devenus contradiction transfigurée en confrontation, dont le fruit est leur fraternité, chacun étant le même de l’autre, donc transcendance de transcendance, c’est-à-dire une immanence dans leur situation de fraternité : une immanence qui a ses deux transcendances dans leur père et dans leur mère, et qui devient l’immanence parce qu’ils sont le fruit de leur gestation commune et collective de l’unique ovule fécondé par le mari Tyndare — physique — et par l’amant qui est le Dieu Jupiter — donc l’amant métaphysique puisque divin par rapport à Tyndare, le mari, qui est physique.

 

Jupiter est le réel amant dont Tyndare est la réalité physique du mari.

 

Castor, fils du mari corps physique, est mortel ; mais Pollux, fils de l’amant divin corps métaphysique (donc âme incarnée dans le cygne où Jupiter fonde sa transfiguration jusqu’à sa transmutation), est immortel.

 

Pollux, à la mort de Castor, demande à Jupiter de rendre Castor immortel, et Jupiter accepte, à condition (d’abord) d’une succession de mortalité et d’immortalité de chacun des deux frères.

 

Cette situation de succession de réel (période d’immortalité) et de réalité (période de mortalité) arrive à dépasser cette succession de transcendances alternatives, par sa décision d’immanence où il décide du passage de succession de réel et de réalité, d’essence et d’existence (six mois chacun), en simultanéité d’essence seconde : de la situation d’essence première et d’existence successive, en simultanéité finale d’essence seconde et ultime pour les deux frères ensemble en état d’étoiles — chaque étoile étant non-être en l’absence d’être.

 

Mais ils deviendront être du non-être lorsqu’ils s’incarneront dans un corps physique, dans la situation où ils éprouvent les vertus d’hospitalité successive des familles où ils témoignent [de] la confrontation d’inconnus — eux — et des familles de connus : ils opèrent alors des sanctions.

 

Ces sanctions sont positives lorsque eux, inconnus (dialectique des inconnus), sont bien reçus par les connus, c’est-à-dire par les différentes familles où ils s’invitent. Ces sanctions sont négatives lorsque eux, inconnus, sont mal reçus par les familles inconnues où ils s’invitent.

 

Le signe des Gémeaux est alors le milieu dont le signe du Bélier était seulement l’essence, et le signe du Taureau exclusivement terrain — et non pas substance.

 

Substance qui est la chair de notre corps pour l’être du Taureau, et squelette de notre corps pour le non-être de notre corps physique. Chair de notre corps qui est la réalité collective (comme le Taureau), notre substance en statique dans la chair, substance également statique dans notre squelette.

 

C’est au degré des signes [sic] des Gémeaux qu’apparaîtront [sic] le rôle immanent des membres, qui étaient seulement transcendants dans le corps du signe du Taureau, et seulement contingents dans le corps de vie et d’esprit, seulement au degré de corps de l’essence : ce qui fait que le corps de l’essence (lieu de l’esprit et de la vie) trouve sa valence permanente, fruit des vertus de la toute-agressivité naturelle de la vie, mais fruit aussi des vertus de paix statique dues au rôle de l’esprit dans l’essence du corps de l’essence dans le Bélier qui ignore et le pouvoir de la substance et le pouvoir de l’existence encore informe, mais pourtant transcendances respectives de la chair et du squelette d’un corps et d’une matière informe, mais capable d’accéder à l’immanence plastique d’un corps qui n’a pas encore atteint le degré de la forme, et qu’il n’atteindra que comme forme immanente et planète au signe du Lion — qui est le signe de la naissance.

 

Mais il y a, entre le signe des Gémeaux et le signe du Lion, le signe du Cancer, lieu de fécondation de l’action du spermatozoïde et de l’ovule, entraînant comme conséquence le développement de la conception, confrontation accomplie du spermatozoïde et de l’ovule, en gestation de l’embryon qui est une transcendance de la conception, elle même transcendance de la rencontre du spermatozoïde et de l’ovule : donc la gestation de l’embryon est une immanence dont le passage au naître est l’immanence.

 

Or le signe du Cancer est la lieu de la gestation permanente : ma tante qui vient de faire un gâteau dans le four, lieu de gestation de la cuisson, profite que le four est encore chaud pour faire une brioche ; mais le gâteau et la brioche passent tous les deux d’une conception originelle à la gestation permanente, collective, et unique à chaque fois, à l’immanence de leur naître.

 

C’est au signe du Lion qu’on accède au stade de la naissance, transcendante au naître, et immanence de la gestation dans le four : c’est le moment où le gâteau et la brioche, qui sont nés, passent, de la cuisine où ils ont connu la conception, la gestation, et le naître, à la naissance par le passage extérieur au studio ou à la salle à manger où on les consommera.

 

On passe du Bélier au Taureau par le passage de la signification et de l’émotion du Bélier au sens et à la sensation — réel et réalité encore informels, mais déjà plastiques.

 

On passera au sens et à la sensation formelle, accédant à l’art, au signe du Lion.

 

Le signe du Bélier est déjà le signe des désirs uniques qui dépasse le signe de la foi, ignorance qu’elle est, mais capable par la transformation, la transfiguration et la transmutation dont elle est éventuellement capable en foi éclairée et éclairante.

 

Le Bélier est le signe des valeurs des désirs et de la foi, à l’état dynamique. Il passe au signe du Taureau où se trouvent les valeurs des désirs et de la foi à l’état statique, et donc aussi capable de transformation, de transfiguration, et de transmutation, mais en devenir révolutionnaire et statique qui est surtout intérieur et éventuellement interne.

 

Le Taureau est un signe fixe, tandis que le Bélier est un signe cardinal — donc dynamisme, et dynamisme extérieur, mais pas externe.

 

Le signe des Gémeaux est le signe de la contradiction dialectique entre la signification et le sens. Du moins, s’il atteint le degré de la qualité : sinon, il ignore les significations et est l’endroit des diversités du sens.

 

C’est éventuellement un bon ou un mauvais avocat.

 

Le signe des Gémeaux est le signe des échanges, c’est-à-dire de présence, de mise en rapport, de relations et de contacts, de la conversation ou du discours, monologue éventuellement, mais aussi de communication, et même de communion — toutes deux collectives ou uniques.

 

Il peut même accéder à la qualité de contagion révolutionnaire, collective ou unique.

 

Le signe de la Vierge est le passage du sens — éventuellement immanent du sens — à la critique éventuelle du sens du Lion, en passant par le scepticisme qu’il peut dépasser.

 

Il peut passer de la situation statique (signe fixe) de l’agir (signe de feu) du signe du Lion au faire dont il est le lieu de l’œuvre, lieu du métier, du service, passage de la formation à la forme du faire.

 

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SENS ET SIGNIFICATION

 

 

            La signification est l’essence, le virtuel, le potentiel et le réel, dont le sens est l’existence et la réalité de la langue dans le langage — témoignage, par le dialogue, de la présence du Verbe et du Principe.

 

            Le sens est l’accession de la signification au réel de la réalité, passage de la maturation à la maturité du dialogue interne et intérieur, capable de devenir extérieur et même externe.

 

            La nuit est la signification dont le jour est le sens, passage de l’invisible au visible, passage de l’audible de la parole à la lecture de l’écriture, passage du métaphysique au physique, puis retentissement du physique sur le second métaphysique — transformation, transfiguration, transmutation du passage au Verbe et à son Principe.

 

            L’âme est, pendant l’existence, l’essence surnaturelle, et naturelle aussi dans son incarnation, réelle, dynamique et déterminante de la psyché incarnée dans le corps physique.

 

            L’âme passe, dans le mourir, à la situation réelle, statique et déterminée, de la passion subie dans l’unique contraint par la nécessité du conditionnement ; et elle passe du mourir à la mort où se trouve une situation nouvelle, seulement surnaturelle durant cette période et non plus naturelle, dynamique et déterminante — à nouveau — du pouvoir de la réaction de tous les états et de toutes les actions métaphysiques, collectives [sic, pour collectifs ?] dans leur Principe, et uniques dans leur Verbe.

 

            Période de transformation, de transfiguration, et de transmutation, tant que durera la période révolutionnaire de la mort, situation pourtant statique dans son Principe et passage au Verbe désincarné dynamique et même déterminant de cette situation à la fois statique et dynamique, donc déterminante à nouveau dans l’état et l’action, donc dans l’œuvre et éventuellement le chef-d’œuvre, avec des vertus de procession de collectifs et d’uniques, situation révolutionnaire de la mort en devenir révolutionnaire qui débouche sur la Résurrection, passage du réel ultime à la réalité suprême de la manifestation absolue, où on est passage par l’Apocalypse, nom qui veut dire révélation, révélation ultime, nuit de Noces de l’humain, du cosmique et du divin pour la divinité — enfin — de l’homme toujours humain au sein d’une Terre nouvelle et de l’univers nouveau — univers nouveau enfin transmuté par le chef-d’œuvre de l’alchimie, immanence suprême où on passe par les Noces du Tout et du Rien, Noces aussi du Chaos dépassé et du Néant dépassé, Noces enfin de l’esprit et de la vie pour la matière en gloire.

 

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LE REPAS

 

 

            Se nourrir, c’est manger et boire.

 

Pour manger, il y a l’ordonnance nécessaire de plusieurs instruments — dont les deux assiettes, la cuiller, la fourchette, et le couteau.

 

Pour boire, un seul instrument est nécessaire : le verre. Alors on remplira, une fois ou plusieurs fois, le verre de vin et d’eau — donc successions dynamiques et déterminées, tandis que le repas commencera par le hors-d’œuvre qui est son nom même : une exception.

 

            Le repas se continuera par le plat de résistance de légumes et de viande — réalités déterminées par le menu, même s’il n’est pas écrit. Réalités variées, collectives et uniques. Réalités déterminant leur absorption par la bouche où agissent les lèvres, les dents et la langue pour un passage à leur digestion dans l’estomac — espace interne très relativement étendu.

 

            Puis, passage par le gros intestin où un collectif d’espaces variés se chargeront de leur final cheminement avant l’évacuation ultérieure, éventuellement plusieurs heures (et après une certaine durée nécessaire et déterminée dans cet espace interne du corps qu’est le gros intestin) ; donc, évacuation ultérieure du contenu anal et collectif, évacuation qui se produit par une certaine suite d’actes ou d’activités variés, en même temps que se produit l’évacuation subjective — en procession — du contenu de l’urine dans la vessie, et passant par le canal urétral de la verge, dans le fait objectif, déterminé, et subjectif d’uriner jusqu’au terme de l’évacuation dynamique à l’état de passion subjective de toute l’urine précédemment contenue dans la vessie, mais après le plat de résistance du repas, nécessaire pour apporter l’essentiel de la nourriture.

 

            Le plat de résistance sera suivi — probablement — par de la salade qui accompagne, par une situation collective de feuilles de salades variées et assaisonnées.

 

Salade suivie éventuellement de fromages variés.

 

Alors arrive le dessert qui n’est pas une exception mais un superflu, luxe possible — parfois occasion d’apparition d’un miracle, par l’excellence du contenu de ce dessert.

 

Au superflu du dessert s’ajoute le superflu éventuel d’un café bien sucré.

 

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LA PREUVE ET LE TÉMOIGNAGE

 

 

            La preuve est une chose, une chose accessoire, banale et ordinaire : elle est mortelle ; tandis que le témoignage est quelque chose — quelque chose d’essentiel et d’extra-ordinaire, capable d’être immortel, mais, dans la réalité, il est relativement durable : plutôt plus que moins.

 

La preuve appartient à la langue, éventuellement au bavardage, à la discussion, à la conversation de la langue — conversation éventuellement collective et unique.

 

Le témoignage est passage de la langue au langage, de la conversation au dialogue interne ou intérieur — si le témoignage est vécu au sein de la conscience de l’être, d’un seul être.

 

Mais le dialogue devient collectif par le passage de son rapport, de sa relation, de son contact — donc de son échange avec la présence de l’autre en même temps que la présence du même.

 

Le témoignage est éventuellement échange avec l’autre, un autre, ou des autres, ou beaucoup d’autres, du public éventuellement, et même de sa publication dans un article ou dans un livre, à la radio comme à la télévision — en passant éventuellement par l’enregistrement dans une cassette de magnétophone.

 

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 LA NON-POÉSIE

 

 

            Il y a une poésie qui vient de la non-poésie.

 

            La non-poésie repose sur le noème qui vient du Néant ou du Chaos en passant dans la réalité de l’incarnation, par la noèse de l’humain. Noèse qui est passage du noème au phénomène.

 

            Phénomène qui se produit dans son passage au réel — qui est l’essence — et à la réalité — qui est l’existence. Existence qui se produit dans la manifestation de la réalité.

 

            La non-poésie originelle, qui devient poésie seconde, est témoignage non seulement de la langue, mais du langage qui est capable d’atteindre au réel et à la réalité immanente du Verbe et du Principe — origine du Verbe.

 

            Le noème est passage de l’invisible au visible ; la poésie de la non-poésie est passage du visible à l’invisible : donc cette poésie contient le mourir et la mort, situations révolutionnaires dans leur devenir et leur devenant qui passent par les transmutations certaines, qui se passent soit en succession, soit en procession, soit en simultanéité qui en est la permanence du devenir révolutionnaire.

 

            Or il y a la transmutation déjà du mourir dans la mort, puis de la mort dans sa durée inévitable, à la transmutation de la Résurrection, Résurrection qui se produit lors de l’Apocalypse dont le nom veut dire révélation : l’Apocalypse est une simple nuit de Noces révolutionnaires de l’humain, du cosmique et du divin, et débouche sur le nouvel humain où l’âme — déjà intégrée, durant la mort, dans le corps subtil (passage de son essence à son existence) — devient incarnante dans le Corps Glorieux auquel elle donne naissance dans une Terre transmutée en Jérusalem Céleste, transmutée par transfiguration au sein de l’univers, lui-même transfiguré et transmuté par l’ultime alchimie où se termine la lente alchimie de la créativité, de la création, du réel et de la réalité de la manifestation qui subit la nécessité et la liberté de cette lente alchimie qui s’exerce tout au long du devenir qui est révolution permanente incarnée dans l’histoire et la non-histoire de l’humain, du cosmique et du divin.

 

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La Déité Absolue en état, non-être en état, c’est le silence ou l’écriture.

 

            Le collectif en état, c’est la connaissance faite de toutes les connaissances, collectif de tous les uniques, non-être en état, donc aussi en réaction statique : parole tue, silence, ou écriture donnée à lire.

 

            Dieu, non-être en action : Dieu est donc le collectif de tous les uniques — ainsi, Dieu est le Verbe non-incarné. Dieu est chaleur absolue et amour absolu — donc foi absolue.

 

            La Déité — non-être en état — est le Principe ou lumière absolue, et connaissance absolue de toutes les connaissances relatives sans clarté, à l’état de silence absolu, donc d’écriture absolue, collectif de toutes les écritures relatives : donc le non-être en état est la bibliothèque absolue de tous les livres relatifs, ou d’un grand nombre, ou du surnombre de livres — comme chez moi.

 

            Puisque Dieu crée Adam à son image et selon [sa] ressemblance, Dieu est le Verbe non-incarné, donc sans parole, et Adam est le Verbe incarné capable de parole, capable de parler, capable de nommer toutes choses, alors que Dieu peut dire — mais pas parler : parler est la fonction dont dire est le rôle.

 

            Le non-être en action, c’est donc le dire en action permanente — le dire absolu de tous les dires possibles et impossibles.

 

            Donc, Dieu — non-être en action — est tout amour absolu, éternel, infini, et permanent partout et toujours. Dieu — non-être en action — est donc partout et toujours en coïncidence.

 

            Le Verbe non-incarné, essence en action (mais pas existence), réel en action (mais pas réalité ni manifestation) : il sera essence en action incarnée dans Adam, il sera amour absolu, foi absolue incarnée dans Adam qui est réalité de Dieu et manifestation de Dieu.

 

            Dieu — non-être en action — est chaleur absolue et amour absolu partout et toujours, tandis qu’Adam est capable d’amour absolu, mais pas partout — donc seulement quelque part, en un certain lieu de l’espace et de l’infini.

 

            Ce lieu est un espace limité et un temps ou une éternité limitée, donc pas toujours, mais éventuellement un certain temps, donc mortel s’il existe, et immortel s’il est seulement au lieu d’exister : mais il est promesse d’existence future à venir.

 

            Donc le Corps Glorieux est, mais il n’existe pas : il est promis à l’existence future à venir. L’existence est unique — ou alors, existences successives. Ainsi, l’idée d’existence unique ou l’idée de réincarnations successives est la même idée en analogie.

 

            Mais l’existence unique a pour analogie le collectif d’existences, mais aussi le collectif de la foi au lieu de l’unique de la foi.

 

            Le collectif de l’amour est aussi l’unique de l’amour, le collectif de la chaleur dans l’existence ; le collectif de l’amour, donc les aventures, les liaisons : Don Juan est l’analogue de Dieu, mais incarné être et non-être en action, capable aussi de réaction et de passion, réaction absolue dans l’être de Satan, et non dans son existence, mais il est Satan en essence, et Satan est partout et toujours — comme Dieu.

 

            La réaction, c’est aussi l’interdit de l’action.

 

            La réaction à l’état de chaleur négative — donc haine ou perte de foi — est comme Judas.

 

            La réaction de l’état négatif de lumière, c’est la réaction de la lumière, de la connaissance sans clarté — c’est Lucifer.

 

            Donc Lucifer veut passer du non-être en action au non-être en état, donc Déité Absolue du non-être, ce qui est l’ambition de Lucifer qui, de Verbe, veut devenir Principe.

 

            Or, le Principe, c’est le pouvoir. Le Verbe, c’est la puissance jusque la toute-puissance — ce qui est le cas de Dieu. Dieu n’a pas le pouvoir : il n’accède pas au pouvoir, mais il est la toute-puissance.

 

Adam, lui, peut accéder au pouvoir, au pouvoir absolu.

 

Le pouvoir absolu incarné, c’est l’anté-Christ dans l’existence — mais dans la situation de réaction et non d’action.

 

Il sera pendant un certain temps, mais un certain temps seulement, le maître absolu du pouvoir absolu en réaction — non en action.

 

Et il sera, pendant ce certain temps, le maître absolu, en réaction, de tous les humains ou d’un grand nombre d’humains qui seront en état de passion, non plus de foi, mais de superstition, parce que l’anté-Christ — qui est une exception — fera des miracles très nombreux, fascinant un grand nombre d’humains.

 

***

 

LA BÊTE ET LE DRAGON

 

 

            La compassion est l’état d’un collectif de passion — un état de passion avec tous : c’est le contraire de l’amour, incapable de passion comme de réaction, celle de la haine, par exemple.

 

La compassion est présente dans l’état de la Bête du Tarot qui est conjointe au Dragon, lui, toute-lumière négative, lumière négative absolue — sans clarté : cet état du Dragon est celui de ceux qui sont en état complet de détachement sans amour.

 

Mais cet état va avec la Bête qui est — entre autres — compassion, amour négatif ou négation de l’amour, alors que le Dragon est détachement total.

 

Le Dragon a le pouvoir, tous les pouvoirs, mais c’est le pouvoir négatif ou la négation du pouvoir — puisqu’il est réaction, et non action.

 

Il est toute-action négative. Il est l’essence du mal partout et toujours — mais pas du mal qui existe : le mal est, mais il n’existe pas.

 

Seul le bien est et existe — donc le bien n’est pas le contraire absolu du mal ; le mal est le contraire relatif du bien ; le mal n’existe pas : il est. Le bien est et existe, lui.

 

Le Dragon — comme je le disais — est l’essence du mal partout et toujours, mais il n’est pas l’essence de l’existence, ni de la réalité, ni de l’incarnation : il est désincarné — il est ainsi la mort, et non le mourir.

 

            Par réaction, il est le Néant. La Bête — par passion — est le Chaos.

 

Tout Dragon est toujours et partout, mais il existe seulement un certain temps — un temps limité.

 

Donc, s’il existe, il est mortel : on peut donc tuer le Dragon, ce qui est le cas des héros, des Dieux, ou de l’homme qui a tous les pouvoirs — s’il en est capable.

 

L’homme est capable de tous les possibles et de tous les impossibles : il peut donc tuer le Dragon — gardien du meilleur : le Verbe, avec le visage du pire : celui du Principe négatif, de la laideur.

 

            Je l’ai dit : le Dragon ne fait pas peur, il fait horreur — il est horrible. Il peut être la torture, mais il n’est pas un torturant. Je l’ai dit : il peut être le sadisme absolu. Il n’est pas — le moins du monde — sadique ni masochiste.

 

La Bête peut être le masochisme absolu, sans être — le moins du monde — masochiste.

 

Le Dragon fascine la Bête, et la Bête est fascinée par le Dragon. Elle est liée à lui, mais pas reliée. Elle ne l’aime pas : elle le préfère jusqu’à la démesure de l’affection.

 

La Bête est accouplement surnaturel, démesuré, mais jamais couple. Non seulement elle ignore l’amour dont elle est le lieu négatif, la négation de l’amour par la passion même amoureuse mais jamais amour, mais elle ignore aussi la haine.

 

Le Dragon connaît, lui, la haine. Il est distance avec tout, sauf coïncidence avec la Bête.

 

La Bête est coïncidence avec tout — ou plutôt avec n’importe quoi, avec n’importe qui, n’importe quand, n’importe comment. Elle est liée au Dragon, coïncidence avec le Dragon, par passion. Elle est l’être et la conscience aliénée. Le Dragon est l’être et la conscience aliénante. La Bête est enchaînée éventuellement — même au Dragon.

 

Le Dragon n’est pas seulement coupure : il est uniquement rupture, rupture avec tous et avec tout ; rupture aussi avec le rien, le Néant — où il est cependant. Le Dragon, c’est l’enfer — comme le Néant. Il crée l’angoisse. Il est l’angoisse — mais il n’est jamais angoissé.

 

La Bête, c’est tous ceux qui sont en enfer, et angoissés.

 

Arcane XXI du Tarot, c’est le Corps Glorieux, et la Terre promise est enfin atteinte. Il est le Paradis — perdu mais retrouvé — et cette fois construit, chef-d’œuvre de l’être global, Noces du Je et du Nous transcendantal.

 

Avant et traditionnellement, le Paradis était seulement. Maintenant, à la fin des temps, il existe définitivement dans l’éternité et l’infini, permanence de l’éternel présent qui couvre avant-hier, hier, aujourd’hui, demain, après-demain, en deçà d’avant-hier de façon illimitée, et au-delà d’après-demain et toujours de façon illimitée.

 

Le Paradis, qui était seulement, était un paradis qu’on avait à sa disposition. On l’a perdu parce qu’on l’avait : on ne peut perdre que ce qu’on a ; on ne peut pas perdre ce qu’on est, mais on peut le trahir, par réaction, comme le Dragon, par passion, comme la Bête.

 

            Mais la Bête est trahison aliénée et aliénante de l’être et de la conscience : donc l’être global est impossible pour elle, à cause de sa passion.

 

Le Dragon est trahison de l’être et de la conscience, mais il est incapable de l’être global de l’Arcane XXI, par sa réaction.

 

Le Dragon est, mais il n’existe pas : donc il n’est mortel que s’il existe un certain temps — mais il est l’éternité négative, ou bien il disparaît. C’est ce qui lui arrive certainement.

 

***

 

L’ENFER

 

 

            Le danger se produit en face d’un certain plein quelque part, quelque temps, ou de quelque chose.

 

Le risque se produit en face d’un certain plein durable, éventuellement toujours présent et éventuellement presque partout.

 

Le péril se produit en face de tout le plein, analogue au Chaos, et éventuellement en face d’un certain vide.

 

Le martyre se produit en face de tout le vide, et éventuellement d’un certain Néant.

 

Ce qui dépasse le martyre et dont je ne connais pas le nom — et qui est peut-être la crucifixion réelle — se produit en face du Néant total. La crucifixion, c’est le mourir en devenir.

 

Il y a ce qui dépasse la crucifixion, et qui est l’état du mourir face au Néant du rien suprême.

 

Ceci est dépassé par le devenir de la mort, et ceci est encore dépassé par l’état de la mort.

 

Enfin, cet état de la mort est dépassé par l’action de la mort, à nouveau dépassé par l’œuvre — en état — de la mort, à nouveau dépassé par l’œuvre de l’œuvre de la mort, qui est le chef-d’œuvre de la mort en état, dépassé encore par l’action du chef-d’œuvre de la mort, à nouveau dépassé par l’œuvre du chef-d’œuvre de la mort, à nouveau dépassé par le chef-d’œuvre — en état — du chef-d’œuvre — en action — de la mort, à nouveau dépassé par le chef-d’œuvre — en action — du chef-d’œuvre de la mort, alors en action, à nouveau dépassé par le chef-d’œuvre — en œuvre — du chef-d’œuvre alors en œuvre — en état — de la mort.

           

À nouveau dépassé par le chef-d’œuvre — en état, en chef-d’œuvre du chef-d’œuvre alors en action — du chef-d’œuvre de la mort : c’est alors que se produit le chef-d’œuvre — en action en chef-d’œuvre du chef-d’œuvre alors en œuvre en état — du chef-d’œuvre de la mort.

 

Alors se produit un nouveau dépassement qui se produit par le chef-d’œuvre — en état d’œuvre en chef-d’œuvre, alors œuvre en action — du chef-d’œuvre de la mort.

 

Alors il y a le dépassement qui se produit par le chef-d’œuvre — en action d’œuvre, alors œuvre en œuvre — du chef-d’œuvre de la mort.

 

Alors, on accède à un nouveau dépassement par le chef-d’œuvre — en œuvre d’œuvre en chef-d’œuvre, alors œuvre en chef-d’œuvre — du chef-d’œuvre de la mort : c’est alors, par changement de plan révolutionnaire, la mort de la mort qui est la vie nouvelle, en état, et l’esprit nouveau, en état, de la Résurrection où on accède à la vie nouvelle, en action, et à l’esprit nouveau, en action : c’est alors le dépassement nouveau de la vie nouvelle, en œuvre, et de l’esprit nouveau en œuvre, germe du Corps Glorieux, qui passe du virtuel qu’il était alors à la naissance de la nouvelle essence, quatrième essence, puisque la première essence est celle de la naissance qui précède l’existence du naître, et qui débouche sur l’existence concrète, passage de la réalité à la manifestation : c’est alors la naissance de la seconde essence, fruit de l’existence.

 

Puis on passe à la troisième essence, celle qui vient après l’existence du mourir, et qui produit l’essence de la mort : essence durable de la mort, qui débouche sur la quatrième essence, celle de la Résurrection où l’esprit vivifiant crée le Corps Glorieux, existence qui débouche sur une cinquième essence qui est le fruit de l’existence du Corps Glorieux : passage de son être à sa conscience enfin libre — fruit de la libération.

 

Passage de l’existence du corps glorieux à la cinquième essence, celle de la liberté absolue, révolutionnaire, singulière et universelle, où le devenir révolutionnaire transforme l’éternité et l’infini absolus en éternité relative et en infini relatif, promesse d’une éternité relative — cette fois incarnée — et de l’infini relatif — cette fois incarné.

 

Ceci est le terme, et pas la fin : il n’y a jamais de fin. Le terme débouche sur une nouvelle origine — ainsi, d’origine en terme, et de terme en origine, etc.

 

L’incarnation de l’éternité relative et de l’infini relatif est l’éternel présent qui devient l’instant où disparaît l’enfer où l’être et le non-être sont en situation de réaction, donc de révolte, et de passion.

 

Dans l’enfer, il y a l’âme qui est et qui existe dans un corps subtil dont elle a créé l’existence par la vertu de son essence.

 

L’âme — avec son corps subtil créé par elle pendant la mort — est le germe du germe du Corps Glorieux qui sera une essence capable d’accéder à l’existence par le chef-d’œuvre de la conscience absolue de son être global.

 

L’enfer est donc le lieu où les âmes sont en situation de passion ou de réaction, incarnée dans le corps subtil qu’elle a créé pendant la période durable de la mort.

 

L’enfer est — passagèrement — lieu de l’éternité absolue et de l’infini absolu. Mais l’enfer est seulement interne.

 

Le Paradis est externe — et même extérieur — et aussi intérieur.

 

Le purgatoire est le lieu du passage, relativement durable, de l’âme — essence incarnée dans le réel de son corps subtil qui devient son existence relative.

 

Le réel de ce corps subtil, et l’essence, qu’en est l’âme à l’état d’essence, passeront à la réalité et à la manifestation définitive lors de la Résurrection.

 

Je l’ai dit : ce corps subtil, existence de l’essence de l’âme, est le germe du germe du Corps Glorieux. Corps Glorieux qui n’est qu’essence à sa naissance malgré.

 

La présence du Corps Glorieux passera à l’existence — toujours au sein de la manifestation définitive — par le chef-d’œuvre second de globalité de son état, et par l’opération de son action à l’état de chef-d’œuvre premier dans le Corps Glorieux.

 

Lorsque l’éternité absolue deviendra relative et incarnée, et lorsque l’infini absolu deviendra relatif et incarné, incarnés tous les deux alors dans le Corps Glorieux, à ce stade d’incarnation, l’enfer explose, libérant toutes les victimes de l’enfer, qui était éternité absolue, mais qui est devenu éternité relative : c’est alors que l’enfer disparaît dans une explosion immanente, suprême, et ultime.

 

Et le Paradis, encore lieu d’exception et de miracle, implosera, implosion immanente, suprême, et ultime : il n’y aura plus — nulle part et jamais — de différences quantitatives ou qualitatives.

 

Il n’y aura plus que le collectif immanent, suprême, et ultime, de tous les uniques où qu’ils soient, quels qu’ils soient.

 

Alors, le miracle et l’exception, qui étaient sporadiques, deviendront le nouveau collectif de tous les uniques en situation permanente de tous les miracles et de toutes les exceptions, passés de l’état et de l’action sporadique[s] à l’état et à l’action, donc à l’œuvre suprême et ultime, et même au chef-d’œuvre suprême et ultime à l’état et à l’action de permanence, tous deux objet et sujet du devenir permanent et révolutionnaire ayant atteint la révolution, et la dépassant par une nouvelle situation du devenir premier de l’être, devenu devenir second de la conscience et de l’être global, dépassé par la conscience nouvelle où se sont incarnés l’éternité relative et l’infini relatif, pour une durée absolument infinie d’un espace absolu étendu de l’infini relatif incarné, où toutes les galaxies possibles et impossibles, et le système solaire, et la Jérusalem Céleste de la Terre, seront tous le lieu de l’alchimie permanente : tous les humains sont devenus alchimistes.

 

L’enfer est le lieu où le devenir — toujours présent — est passé de sa vertu révolutionnaire à sa vertu réactionnaire.

 

L’enfer est le lieu de la réaction et de la passion, où le Dragon est toujours le seigneur de l’enfer et de son Néant, et où la Bête est toujours la victime et les victimes de la passion.

 

L’enfer est, pour la Bête, le lieu du Chaos où elle règne par son masochisme absolu.

 

***

 

 L’ACCIDENT PASSAGER

 

 

            La croix est le lieu et l’instant de l’éternel présent, lieu de l’éternité absolue et de l’infini absolu, germe de la Résurrection et du Corps Glorieux.

 

            Mais, jusqu’à son Ascension, le Christ est quelque part, il y est toujours témoignage vivant de l’éternité absolue et de l’infini absolu.

 

            Mais le Christ est quelque part : il n’est pas partout.

 

            Par son Ascension, il passe du quelque part au partout — où toute distance devient coïncidence éternelle et infinie : c’est alors la naissance du Christianisme, où le réel et la réalité unique du Christ deviennent collectif de tous les uniques, où le Christ devient présence, rapport, relation et contact, c’est-à-dire domaine collectif fait de tous les uniques devenus et devenant tous les lieux de la situation dialectique et non-dialectique de tous les possibles et de tous les impossibles devenus accessifs.

 

            Rome, le Vatican, et le pape — les papes — seront les lieux, l’étendue, et la durée relative de l’histoire et de la non-histoire dont le catholicisme sera un accident passager qui disparaîtra un jour, œuvre et chef-d’œuvre de la révolution en situation d’œuvre et de chef-d’œuvre, où disparaîtront tous les Dieux et Notre Seigneur lui-même, Seigneur de tous les seigneurs en réel [et] en essence — mais pas en réalité et en existence.

 

            Dieu sera passé de l’essence collective et unique du non-être et de l’être en action, Dieu sera passé du collectif d’essences possibles et impossibles, et de leurs uniques, à l’existence, par son incarnation unique dans l’existence mortelle de son fils Jésus : alors le divin — présent partout — deviendra divinisation seconde de l’humain, déjà divin en état, mais qui deviendra alors divin en action dans l’essence et l’existence du Corps Glorieux de chaque humain et de tous les humains de l’humanité nouvelle, fruit de la révolution enfin suprême et ultime mais accomplie dans la manifestation où la jeunesse incarnée en chacun, en tous, en chaque chose et en toutes les choses, s’exercera partout et toujours, même dans la Jérusalem Céleste au sein de l’univers transmuté, où chaque chose et toutes choses sont devenues présence, rapport, relation, et contact du divin en action permanente et définitive de l’éternité absolue devenue éternité relative, et incarnée dans le Corps Glorieux, où l’infini absolu sera devenu infini relatif et incarné dans tous les Corps Glorieux, dans la Jérusalem Céleste et dans toutes les galaxies possibles et impossibles de l’univers, où les galaxies impossibles deviendront accessibles au devenir toujours et partout éternel présent, immanence de l’éternel présent et de la jeunesse incarnée en chacun, en tous, en chaque chose et en toutes choses : toute distance sera alors devenue situation — partout et toujours accessible — de la coïncidence de l’éternité absolue devenue éternité relative, où l’infini absolu sera devenu infini relatif — tous deux incarnés par chacun et par tous, par chaque chose et par toutes les choses.

 

            Il y aura toujours la procession des jours et des nuits, mais la clarté régnera toujours et partout dans la variété infinie et éternelle lumière devenue clarté permanente du devenir révolutionnaire, avec la variété de ses mille visages, et l’incarnation — partout et toujours vécue — de l’éternité et de l’infini de l’amour absolu : quand on vit l’amour, il n’y a plus besoin d’aimer ni d’être aimé.

***

J’étais déjà être et non-être en essence avant ma naissance — désirée, et non le fruit du hasard — et mon naître.

 

Mais mon âme a commencé en état d’essence pendant ma gestation. Elle est devenue essence en action à partir de mon naître, et durant mon existence.

 

Elle redeviendra essence en état dans mon mourir, mais redeviendra essence en action pendant la période durable — mais passagère — de ma mort, où elle était [sic] essence en état et en action.

 

Elle deviendra œuvre et chef-d’œuvre dans la naissance de mon Corps Glorieux.

 

Si j’étais déjà être et non-être avant ma naissance, c’est que j’ai été capable de choisir ma naissance, dès ma conception, au cours de la fécondation de l’ovule de ma génitrice, ma mère, par le spermatozoïde de mon géniteur, mon père.

 

Ovule et spermatozoïde qui se sont rencontrés comme miracle et comme exception lors de leur rencontre — instant suprême et ultime.

 

Ma prédestination — choisie — est devenue destination dans la destinée de mon existence, où la nécessité — comme par hasard — est devenue œuvre et chef-d’œuvre de la libération et de la liberté.

 

***

 

Durant mon existence, je suis devenu poète de la non-poésie (en essence et en existence), voyant (en essence seulement), gnostique éclairé (dans mon essence et mon existence), mystique (en essence seulement), prophète (en état, en essence et existence, mais état seulement, avec la possibilité — pourquoi pas ? — de prophète en action).

 

            Passant de mes textes de poète de la non-poésie, je passerai de l’essence que je suis en état et en action, en existence, par la publication de mes textes qui deviennent et deviendront possible contagion révolutionnaire de la lecture par d’autres, ou par beaucoup d’autres.

 

            Je passe alors, de ma situation d’état et d’action de l’humain au sein de l’humanité et du public, à l’accession à l’autorité sociale — étant déjà avec la société, mais pas dans la société : si j’étais sans la société, je serais victime des agressions possibles de notre société actuelle, aliénée et aliénante.

 

            Je suis un être et une conscience dangereux par ma vertu révolutionnaire — mais la société actuelle m’ignore, du fait que je ne suis pas réellement existant dans la société.

 

            J’accéderai éventuellement à la célébrité et éventuellement à la gloire — même après ma mort — et la publication de mon livre peut le faire accéder à la qualité de best-seller — ce qui fait que je risque de connaître la fortune d’un avoir essentiel au service de mon être.

 

 

***

 

LE MAÎTRE ET LA MAÎTRISE

 

 

 

            Le maître est le quelqu’un limité, et aliéné et aliénant du Principe aliéné et aliénant de la connaissance négative de toutes les connaissances négatives, Principe négatif, dont les disciples du Verbe aliéné et aliénant [sont] en situation de groupe en situation aliénée et aliénante de victimes ou d’esclaves — alors que la maîtrise est illimitée, mais mesure de la démesure du Principe positif de la connaissance désaliénée et désaliénante de toutes les connaissances désaliénées et désaliénantes, et dont les disciples sont positifs, en liberté collective et relative qui constitue la situation positive de l’équipe désaliénée et désaliénante, capable d’accéder à la liberté.

 

            La maîtrise est relative et intersubjective de leur situation — positif en devenir révolutionnaire d’une révolution éventuelle.

 

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La pensée est un oiseau de l’espace qui, dans une cage de mots, peut ouvrir les ailes et ne peut pas voler.

 

            La pensée est une situation subjective de passion subie ou agie qui a pour origine la jonction et l’échange, donc la circulation, permanente éventuellement, de l’esprit et de la vie — où la vie domine l’esprit.

 

            L’idée est un serpent du temps qui, dans une cage ouverte de mots, peut être en situation statique du serpent dans la variété éventuelle de la langue, et ne peut pas passer à la situation dynamique du serpent.

 

L’idée est une situation objective de réaction subie ou agie qui a pour origine la jonction et l’échange, donc dans la circulation éventuellement sporadique de l’esprit et de la vie — où l’esprit domine la vie.

 

***

 

À SON IMAGE…

 

 

            Dieu créa l’homme à son image : c’est le terme image qu’il faut retenir.

 

            En effet, qu’est-ce que l’image ? C’est le reflet qui va jusqu’à l’immobilité suprême, au mouvement et au geste.

 

            Mais l’image est dialectique du mot, du nom. Elle fait partie du langage et du non-langage, mais elle est contagion plus que communication.

 

            Donc, l’humanité est plus contagion que communication à son stade suprême à l’origine, bien qu’au terme, au niveau du Je transcendantal et du Corps Glorieux, la contagion trouve l’aisance de la communication : d’où les saints livres, y compris les Évangiles (et la communication orale qui n’a pas besoin de la société et de l’État).

 

            Dieu créa l’homme à son image : l’image est contagion, non communication — donc l’homme est contagion de Dieu.

 

            La contagion est attribut : donc l’homme est attribut de Dieu.

 

            L’attribut est participation de Dieu : donc l’homme est Dieu.

 

            Mais Dieu est — à un certain instant — démiurge. Mais Dieu est émanation de la Déité Absolue.

 

            Mais la Déité Absolue est émanation du rien : ce rien est liberté suprême.

 

            Mais ce rien est un non-langage, son terme est langage d’un non-langage.

 

            Il est dominé par le sans-nom — mais ce sans-nom est encore un terme du langage.

 

            Il est dialectique du tout, comme le non-langage est encore dialectique.

 

            Le langage — comme le vide — est dialectique du plein, comme le Principe est dialectique du Verbe : il faut donc imaginer, en deçà de la dialectique, donc du rien, une non-dialectique qui dépasse la présence de l’absence — toujours dialectique.

 

            C’est le sans-nom suprême — mais sans-nom est encore du langage, langage du non-langage.

 

            Il faut encore imaginer un certain non-terme qui ne serait plus langage du non-langage.

 

            Ce non-terme est indicible et inconnaissable. Il dépasse l’éternité et l’infini : peut-être est-il dans l’amour qui ne serait plus dialectique de la connaissance. Il peut être sujet d’une intuition suprême qui dépasse la mystique et la poésie, le divin et l’humain, l’être et le non-être, les ténèbres et la lumière, l’éternité et l’infini.

 

            Il échappe donc à tout langage du non-langage. Donc, ici, je m’arrête — en le vivant pourtant.

 

***

 

Le mourir est l’inversion du naître et la fin de l’existence.

 

            La mort est l’inversion de la naissance. C’est l’inversion des valeurs de la naissance : c’est donc une nouvelle naissance.

 

            Mais la naissance est le fruit d’une dialectique, entre autres, de l’ovule et du spermatozoïde — où, dans une relative immobilité suprême, l’embryon, dans le ventre maternel, est le lieu d’une contagion et d’une communication relative (entente des sons).

 

            Je suppose que la mort — nouvelle naissance — se trouve être le domaine d’une nouvelle contagion (d’où le culte des ancêtres, mais des ancêtres de l’humanité tout entière et non d’une communauté).

 

            Il y aurait aussi une certaine communication, langage et non-langage dans lesquels s’insèrent le langage et le non-langage du CULTE des morts par les vivants : en effet, la nourriture et les divers objets dont les vivants viennent déposer et offrir les réalités qui ne sont pas consommées par l’être présent.

 

            Il faut donc supposer que ces réalités sont du domaine du non-être.

 

            Il y aurait donc, en plus du non-être du mort, un être qui serait présent dans l’état de mort, et qui ne serait pas seulement contagion dans l’au-delà, mais communication, langage et non-langage du mort avec les autres morts — et même plus : langage et non-langage avec des surhumains et des divins, et même Dieu et la Déité Absolue, qui rejoindrait le rien suprême où règne aussi le silence, la présence de l’absence du Verbe, la présence de l’absence du Principe.

 

            Il y aurait, dans la mort, évolution et involution et révolution dont une des phases serait le Corps Glorieux et la Résurrection.

 

            Le Corps Glorieux serait donc présence, rapport, relation et contact d’un nouvel état et d’une nouvelle œuvre au sein de l’amour (toujours présence dans le rien suprême) ; la Terre — dans un nouvel univers — étant devenue Jérusalem Céleste.

 

            La naissance est une origine qui s’accomplit dans les Noces, la mort est un terme qui suppose et qui nécessite de nouvelles Noces collectives et uniques, singulières et universelles, où l’être serait devenu non-être, et le non-être être nouveau et qui déboucherait sur les Noces entre l’humain et le divin, et sur l’immortalité.

 

***

 

L’ARCHITECTURE ET L’ARCHITECTE

 

 

 

            L’architecture est un art global qui est démiurgie, dont l’architecte est le démiurge.

 

            La démiurgie doit être l’immanence de la création et concerne tout, c’est-à-dire : le tout et le rien à l’origine de toutes les origines de l’énergie en essence qui est duelle et double, mâle et femelle, masculin et féminin de tous les atomes en essence encore de la Déité Absolue — celle du Principe ou non-être en état de Dieu Notre Seigneur qui est non-être en action, donc le Verbe Démiurge par qui tout a été fait, et de l’univers lui-même, c’est-à-dire de l’humain, du cosmique et du divin : c’est pourquoi les francs-maçons nomment Dieu le grand architecte.

 

            Parce que l’architecture est à la fois plan au degré de l’excellence et construction du bâtiment en excellence.

 

            Donc l’architecture est en principe les Noces du Je transcendantal et du Nous transcendantal.

 

            L’architecte est à la fois autorité et responsabilité, foi, désir, et besoins assurés ; et l’architecte est passage du projet à sa réalisation — donc accession à la réalité et à la manifestation.

 

            On dit : ‘Quand le bâtiment va, tout va’, parce que le bâtiment est collectif de tous les uniques qui le composent.

 

            Il y a un architecte pour la ville tout entière, donc pour l’urbanisme public — pour le rural aussi — et pour les demeures et la demeure du privé.

 

            Être est un coagula dont le devenir est le solve. Agir est un solve dont le faire est le coagula.

 

            L’architecte — en principe — est un alchimiste : il doit non seulement former, mais transformer, transfigurer et transmuter éventuellement le matériau, la matière, l’énergie, la psyché, et le langage.

 

***

 

L’ACUPONCTURE*

 

 

            L’acuponcture est à la fois un art et une médecine concernant l’humain, le divin et le cosmique dans, et sur, le corps physique.

 

            Il y a une acuponcture de l’oreille, complète, qui est une essence, alors que sur le corps entier elle est une existence.

 

            L’oreille est singulière : elle est le lieu de l’ouïe, de l’entente, de l’écoute, alors que la bouche est lieu d’émission de la parole parlée et aussi, avec la gorge, lieu du chant.

 

            L’oreille et la bouche concernent la nuit où on ne peut pas voir, mais entendre, ce qui est dit.

 

            Les yeux, le voir, la vue, et le regard concernent le jour : ils appartiennent — comme l’oreille, la bouche et la gorge — à l’espace qualitatif et au temps quantitatif de la non-histoire ; mais la bouche et la gorge peuvent être éventuellement réaction déterminante, alors que l’oreille est passion déterminée.

 

            L’œil aussi peut être réaction déterminante, alors que les paupières sont lieu de la passion déterminée et de l’espace qualitatif.

 

            Le nez aussi est réaction déterminante dont les narines sont passion déterminée pour le flair, l’odorat.

 

            La bouche est passion déterminée pour le goût. La bouche est un collectif d’uniques variés dont les lèvres extérieures, les dents internes (la langue — réaction déterminante et passion déterminée à la fois — est intérieure mais pas interne).

 

            La main et les doigts sont à la fois réaction déterminante et passion déterminée du toucher, et dans l’excellence du tact qui en est la vertu ultime et passagère, tandis que le toucher est durable et parfois permanent.

 

            L’acuponcture est divine, humaine et cosmique, mais au degré de passion déterminée chez le patient, le consultant.

 

            L’acuponcture, au degré de l’acuponcteur, est réaction déterminante : mais l’acuponcteur doit être au degré de personne et non pas de quelqu’un — mais il est éminemment divin en réaction déterminante.

 

            L’acuponcture est plus juste que vraie, mais elle est vraie aussi.

 

            Elle est état au degré de la connaissance abstraite. Elle devient acte au degré de l’application, et même acte et série d’actes lors des différentes piqûres.

 

            L’acuponcture est du domaine de l’espace qualitatif et du temps quantitatif, mais elle est au degré de Sublime Anarchie avec son ordonnance collective très précise dans les points ou des lieux variés qu’elle concerne.

 

            L’acuponcture est à la fois tradition et révolution.

 

            Elle devient aujourd’hui révolution, et c’est son progrès possible et nécessaire : elle n’était que tradition révolutionnaire en Chine autrefois, elle doit donc devenir révolution et non plus seulement tradition révolutionnaire, c’est l’œuvre possible aujourd’hui qui viendra de l’Occident agissant et éveillant et enseignant jusqu’au degré de la connaissance sur l’Orient et l’Extrême-Orient.

 

            Mais il est nécessaire que l’acuponcteur ajoute, à la connaissance qu’il est, et non qu’il a, la tendresse infinie née du dépassement de l’amour absolu de l’acuponcteur pour son client, et du client — qui est toute-ignorance de l’acuponcture — pour l’acuponcteur.

 

            Il est nécessaire, faute de tendresse infinie, d’éprouver de l’amitié pour l’acuponcteur, et inversement, et au moins de la sympathie entre les deux. Mais ni compassion, ni affection, qui seraient aliénation aliénante et aliénée — sinon présence objective pour le moins, la présence subjective étant aliénation aliénante et aliénée.

 

            Il y a aussi l’ordonnance de l’espace qualitatif, jouant dans la durée du jour et de la nuit, dans l’application des piqûres, mais les acuponcteurs ont trop de rendez-vous pour respecter et appliquer cette ordonnance de l’espace qualitatif dans la durée au sein du jour ou — aussi — de la nuit, ce qui débouche sur un impossible pourtant accessible au possible.

 

            Le juste de l’acuponcture, c’est le vécu vivant ; le vrai, satellite du juste, c’est le à vivre pas encore vécu lors de la série d’actes des piqûres.

 

            Le coagula — en alchimie — est la fixation du volatil, le solve est la volatilisation du fixe.

 

            Le passage et l’accession à la pierre au blanc, capable de transmuter en argent, est un coagula.

 

            L’accession à la pierre au rouge, accession ultime à la pierre philosophale, est un, est le solve définitif.

 

            L’arcane XX est accession à la pierre au blanc — où le Corps Glorieux est seulement en état.

 

            L’arcane XXI est accession à la pierre au rouge où le Corps Glorieux passe de l’état à l’action, et même à l’acte suivi de l’arcane XXII — témoignage du nouveau devenir des nouveaux devenus de l’acte en action de l’arcane XXI.

 

            L’alchimie est essentiellement Sublime Anarchie avec son ordonnance très précise de succession, de procession, de simultanéité, et même de progression — situation variée d’évolution et d’involution qui fait du progrès une situation de discontinu pouvant même éventuellement passer par la réaction, négation momentanée du devenir révolutionnaire.

 

            Il y a un rapport entre l’or et l’urine et l’être, comme entre l’argent et la merde et l’avoir.

 

            La circulation de l’argent est circulation de l’avoir du capital, qui est tout, alors que le travail est aussi non-avoir : donc le travail n’a rien, il ne peut rien perdre, mais il peut trahir le rien qu’il est en niant ou en renonçant au rien qu’il est dans son non-être.

 

            L’acuponcture est surtout mystère, mais aussi — en satellite — énigme : elle doit être vécue, et non pas à vivre, éventuellement à élucider.

 

            La finance est l’excellence — en être — de la banque, et de l’argent en avoir, donc du manger du pain. La finance est au degré de l’or — donc du boire, donc du vin.

 

            Le financier ne s’occupe pas de bonnes œuvres, mais il peut être mécène en tant qu’être et non en avoir — même de qualité.

 

            Le banquier, le capital, le capitaliste et les cadres peuvent s’occuper de bonnes œuvres pour justifier la culpabilité dont ils sont capables.

 

 

* Note de Philippe Pissier : Nous avons décidé de garder cette orthographe spécifique à Jean Carteret.

 

***

  

 LA VIERGE BLANCHE MARIE

 

 

            Pourtant, la Vierge Blanche Marie a existé — elle a même été le lieu de l’Immaculée Conception. Et elle n’est pas morte, elle a dormi.

 

            Il y a la dormition de la Vierge et — je crois — l’Assomption de la Vierge, et pas l’Ascension.

 

Il faut dire que le mourir appartient au temps qualitatif de l’histoire, alors que le sommeil, la nuit, appartient à l’espace qualitatif — la nuit comme le jour, d’ailleurs, mais le jour est le visible de l’espace qualitatif.

 

Donc, la veille la nuit — ou le sommeil qui généralement coïncide avec la nuit pour l’être — est le domaine invisible de l’espace qualitatif pour l’être, mais pas pour la conscience, ce qui est mon cas : je passe mon temps d’éveil la nuit, qui est l’accès du visible à l’invisible de l’espace qualitatif, d’où mes lumières variées qui illuminent l’invisible de l’espace qualitatif et l’ordonnance des quelquechoses [sic] chez moi à l’état de Sublime Anarchie — qui a trouvé son ordonnance singulière, dans l’ordonnance originale et semblant être du désordre, mais le beau désordre est une qualité de l’art et aussi de la poésie : or, chez moi, c’est plus à l’état de poésie gratuite de non-poésie que se trouve ma chambre, plus singulièrement que les autres pièces de mon logement.

 

            Mais, vivant et existant en état de veille la nuit (domaine où l’espace qualitatif passe à l’invisible pour l’être, mais devient visible pour la conscience), je suis donc, la nuit, dans un espace qualitatif devenu visible avec ma conscience, je suis aussi dans un temps quantitatif dont je meuble la quantité par la qualité des cigarettes que je fume, et des romans policiers, romans des instants uniques en procession, au mieux, et j’écoute la Radio France Inter toute la nuit, et éventuellement France Musique jusque 2 H du matin.

 

Ou bien j’écoute quelquefois — mais surtout avec un ami ou des amis — les disques de ma chaîne de haute-fidélité dont je n’aime pas la répétition des disques : il est nécessaire de les entendre comme s’ils étaient toujours nouveaux — ce qui est difficile.

 

            Donc, la Vierge Blanche — Vierge Marie — a existé : elle était l’invisible devenu visible, et elle a vu dans son état de foi l’Archange Gabriel faire l’acte de l’Annonciation.

 

Mais la Vierge Marie a dormi, donc, dans l’espace qualitatif devenu invisible, et c’est dans cet état de dormition qu’elle a disparu, et est alors passée du visible à l’invisible.

 

Mais il lui arrive miraculeusement d’apparaître quelques instants, toujours dans des lieux qui sont du domaine de l’espace qualitatif où elle apparaît visible pour ceux qui sont et qui existent dans l’intensité de la foi.

 

Si la femelle — et donc la femme — est du domaine de la foi (qu’elle a et qu’elle est), le mâle, donc l’homme, est du domaine du désir.

 

Mais le vagin de la femme est dans son tronc, donc dans la situation de demeure, ce qui fait que la vraie jouissance de la femme est globale dans son corps tout entier, alors que, pour le mâle, son organe sexuel est dans un membre et pas dans un tronc, donc domaine du désir : désir qu’il est et désir qu’il a.

 

Donc, le mâle — donc l’homme — n’est pas foyer, demeure, et demeure interne : il est véhicule et véhicule externe.

 

Le mâle, l’homme, est donc — par le désir — le guerrier naturel et surnaturel : ce n’est que par exception qu’il dépasse le désir par la foi, celle du brahmane, celle du prêtre qui épouse la féminité du monde qui est dans  Jésus-Christ qui est pourtant un masculin, qui a été visible vivant et existant et passé par le mourir et par la mort, mais aussi par la Résurrection et le Corps Glorieux, mais d’abord quelque part et un certain temps, 40 jours, en suite de quoi il est devenu partout et toujours, en tout et en rien, en chaque être humain avec sa conscience et dans tous les humains ; acte Christique permanent  et non pas sporadique : ce qui fait que Jésus, visible, devenu Jésus-Christ invisible, ne pourrait revenir au visible que par exception, comme il l’a fait après sa mort mais ne le fait plus : donc il est définitivement invisible et ne reviendra dans le visible qu’à l’état de voleur, comme il l’a dit, c’est-à-dire comme inconnu en chaque être humain, dans tous les êtres humains, en tout et en rien du cosmique et du divin, et qu’il est éventuellement quelque part assis à la droite du Père.

 

Ainsi l’homme est le lieu du désir, donc à l’état d’étoile brillante et véhicule très lent de l’étoile dite fixe, alors que la femme est la foi et la constellation — éventuellement toutes les constellations — où se trouve présente la Vierge Marie dans le ciel illuminé par toutes les constellations, alors que l’homme peut être toutes les étoiles, et jamais constellations : d’ailleurs, il y a les litanies où on invoque la Vierge Marie comme présence immanente dans tout le ciel brillant de toutes les constellations, mais seulement visible la nuit — mais pas seulement pour la conscience, mais pour l’être déjà.

 

            Par rapport au sommeil qui est statique et sédentaire — demeure externe et interne — dans l’espace qualitatif invisible la nuit, le rêve est, lui, dynamisme interne et parfois externe qui se déroule dans une succession de rêves variés, comme le sait maintenant la science, alors que chaque rêve est procession et témoignage non seulement de l’humain et du divin, mais aussi du cosmique — ce qui m’a fait dire que le rêve, c’est aussi le monde, le cosmique, qui pense en nous : ce qui est juste, mais ne sera jamais reconnu comme vrai ; ce qu’il est aussi, mais c’est un impossible devenant possible par la situation démontrable seulement par le maniement, au degré du virtuose, de la dialectique de la logique et de la maïeutique de l’analogie.

 

            Donc l’homme est désir, et désir dynamique d’un certain nombre de femmes, ou de toutes les femmes comme Don Juan qui a eu 1003 femmes : 1000 étant la valeur démesurée devenue visible de l’être du 4 dont la valeur secrète est 10 et devenant transcendante dans 100 et immanente dans 1000.

 

Les 3 autres femmes sont celles des 3 principes, Père, Fils, et Saint-Esprit, où l’esprit l’emporte sur la vie, alors que 4 est le nombre des 4 éléments où la vie l’emporte sur l’esprit.

 

            6 est à 8 ce que réduction est à dilatation, et la réduction de la réduction de 6 dont 6 est la valeur secrète de 3 [sic].

 

            Mais 8 est la dilatation, contingence première, dont 36 est la valeur secrète en dilatation toujours, et dont 666 est la valeur secrète, en dilatation toujours, de 36.

 

            Or 666 est le Nombre de la Bête. Donc 6 en 3 est le Nombre du Dragon, ce qui fait dire “Jamais 2 sans 3” : c’est une fatalité nécessaire et possible.

 

            L’homme fait donc rouler le dé ou les dés puisqu’il est véhicule, et que le dé c’est le hasard, selon l’étymologie orientale ; alors que la femme ne fait pas rouler le dé qu’elle conserve en état de demeure du Principe, donc de la foi — d’où la pierre cubique de la Kaaba à la Mecque, descendue ou même tombée du Ciel, qui symbolise en pierre cubique (réalité) la foi incarnée en objet cosmique et divin, et venue pour être complète et parfaite comme témoignage pour tout humain : d’où les pèlerinages à la Mecque où l’homme, sédentaire durant une certaine durée dans sa demeure, redevient nomade par son pèlerinage, et devient sédentaire au degré du divin, lorsqu’à la Mecque il va jusque la Kaaba où se trouve la fameuse pierre noire qui était sédentaire dans le Ciel, et est devenue nomade par sa chute, et finalement sédentaire dans ce lieu unique par excellence qu’est la Kaaba.

 

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LE FEU ORIGINEL, L’ÉNERGIE, LE SOUFFLE

 

 

            L’énergie toute-originelle est le feu incandescent, originel et invisible en essence, mais il est au degré du non-être et du non-avoir à l’état neutre.

 

            La Déité Absolue — qui vient après — est non-être en état. Le Verbe est non-être en action : il passe à l’acte par la démiurgie de la création.

 

            Et on passera alors — mais alors seulement — au degré de l’être et de l’avoir dans la manifestation, fruit du démiurge, où Adam incarnera, dans l’humain miraculeux, ce nouveau degré de l’être et de l’avoir jusqu’à l’existence en essence dans le Paradis Terrestre.

 

            Et cette essence deviendra existence par l’expulsion du Paradis Terrestre (mais existence mortelle alors), alors que dans le Paradis Terrestre, l’existence en essence était immortelle : d’où l’apparition du mourir et de la mort dans l’existence réelle, et réalité, de l’espèce humaine, jusqu’à sa victoire sur la mort, où l’âme continue son immortalité forgée durant l’existence mortelle, etc., etc., etc.

 

            L’inspiration, l’expiration, la respiration, c’est du souffle, le souffle de l’esprit ou de l’âme (ou des deux) où le feu s’est transmuté et dépassé en air, comme l’eau se transmute et se dépasse en Terre : d’où les océans et les continents.

 

            La jouissance de la femme est jouissance par principe et par goût*. La jouissance de l’homme est jouissance par principe et par nécessité.

 

            Le Déluge est l’immanence, au degré de la Sublime Anarchie, de l’inondation, tandis que le feu de l’Apocalypse est immanence, au degré de la Sublime Anarchie, du volcan, alors interne et externe, terrestre et céleste, partout mais pas toujours, et qui dure un certain nombre d’instants de l’éternel devenir de la jeunesse.

 

            Le Déluge et l’Apocalypse sont deux baptêmes contradictoires et différents.

 

            Arche de Noé est un véhicule, en vue du Déluge à venir, donc origine, tandis que la Jérusalem Céleste est au terme de l’Apocalypse.

 

 

* Il y a un rapport entre le choix et le goût : le goût est un choix vécu, le choix est à vivre. Le choix est un local au sein d’un global. Le goût est toujours local. Le choix est une sélection, le goût est une adoption. Ainsi, dans le goût, il y a de la générosité ; dans le choix, il y a de la volonté.

 

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La Tête du Soleil Noir est le rappel passager de la mémoire dans la Queue du Soleil Noir.

 

            La Lune Noire est le lieu de l’oubli, inconscient, analogue de la présence de l’absence passée à la situation de devenue, alors que la Queue de la Lune Noire, ce sont les souvenirs qui peuvent toujours venir en foule. C’est un surnombre d’uniques dont l’oubli est unique.

 

            Le souvenir permanent à l’état virtuel est sur le bout de la langue où se trouve la Queue de la Lune Noire, bien que la langue soit Soleil Noir en sujet et Soleil Blanc en objet, mais interne objet du discours et du reste.

 

            Mars est la situation duelle de la libido — un peu sa dialectique par sa capacité de rapport, de distance, jusqu’au plaisir de déplaire.

 

            Vénus est la situation double de la libido — un peu sa maïeutique par sa capacité de présence, de coïncidence, jusqu’au plaisir de plaire, alors que [Saturne ?], dans la libido, est l’excellence des Noces de Mars et de Vénus de la libido dans une situation suprêmement duelle, et qui cache sa situation double qu’on lui voit dans la joie de [Saturne ?] en Balance, à la fois duelle et double, mais plutôt double, de justice et d’amour, et moins seulement de vérité et de connaissance, bien que la Balance — le peseur d’âme — soit capable, lui, le peseur, de jugement que lui permet la Balance.

 

            Et je rappelle que la libido est l’analogue — dans la psychanalyse — de l’énergie qui précède le Principe et le Verbe.

 

            Mars concerne donc les corpuscules de l’existence. Vénus concerne les ondes de l’existence — d’où la rose et [un blanc dans le texte, correspondant sans doute à un symbole]. Mercure est le lieu de la dualité des corpuscules et des ondes de l’essence dans l’existence interne où il règne.

 

            Mercure est le lieu — par excellence — de la dualité naturelle et surnaturelle de l’atome : d’où son intensité et même son authenticité, alors que Proserpine est le lieu par excellence de la situation double de l’atome et de sa plénitude et de son efficacité.

 

            Mercure est le lieu de la maîtrise de l’atome. Proserpine est le lieu de l’aisance de l’atome.

 

            Vulcain est le lieu de la virtuosité de l’atome et sa domestication : d’où le démiurge, lieu d’acte des Noces de l’énergie et de la matière (ou du matériau).

 

            Le premier septénaire est lieu d’existence de la Terre, et aussi lieu d’essence du Ciel.

 

            Le second septénaire — par contre — est lieu d’existence du Ciel, mais aussi d’essence de la Terre.

 

            Les planètes rapides sont les lieux d’ici et de maintenant de tout et de rien, Mars inclus, le Soleil et la Lune aussi : le Soleil étant le ici dont la Lune est le maintenant, environnement du ici.

 

            Les planètes lentes — qui commencent à Jupiter — sont alors les lieux du partout et du toujours du tout et du rien.

 

            Uranus est la situation duelle en virtualité — en essence peut-être — des noyaux et des électrons de l’atome : d’où l’homosexualité d’Uranus — pas par les ondes, mais par les mâles noyaux.

 

            Neptune est la situation double, en virtualité — en essence peut-être — de la double coïncidence des noyaux et des électrons de l’atome, en mettant l’accent sur les ondes ou les électrons.

 

            L’énergie, c’est l’existence du Ciel, mais l’essence de la matière ou du matériau de la Terre.

 

            La matière ou le matériau sont l’existence de la Terre, mais aussi lieux de l’essence du Ciel : voilà pourquoi les atomes passent à l’existence en tant qu’essence au sein de la matière sur Terre, et qu’il y a l’énergie nucléaire.

 

            Il y a dans l’atome, outre le noyau et les électrons, des corps comme le neutron, le photon, etc.

 

            Je pense que les noyaux sont à la Terre ce que les électrons sont au Ciel, par exemple.

 

            Mais les photons, les neutrons, etc., sont éventuellement du domaine, par exemple, du système solaire, et même — mieux — des étoiles et des constellations : je pense qu’on peut retrouver, au sein de chaque atome, toutes les composantes variées de l’astrologie du système solaire — entre autres — en ordonnance, ou de l’univers lui-même et de ses galaxies, etc., etc., etc., atomes ou molécules.

 

            Je pense que : Mercure, c’est la politique (translation) ; Proserpine, c’est l’économie (cyclique, la Bourse) ; Vulcain, c’est le social ; le Soleil Noir, c’est la culture, et l’art et la poésie ; la Lune Noire, c’est la technique, la science, les maths ; la Lune Noire, c’est la connaissance ; la Lune Noire, c’est la conscience de la présence de l’absence ; c’est Pluton qui est présence de l’absence dans l’entonnoir — et Proserpine, c’est dans l’éventail.

 

            Jupiter travaille sûrement au service de Proserpine, mais je l’affirme seulement : je le constate — je ne le démontre pas.

 

            La femme, qui est esprit en coïncidence, peut affirmer, mais non démontrer.

 

            L’homme, lui, est distance avec l’esprit : il peut, et il a besoin de démontrer avant d’affirmer.

 

            Mercure peut démontrer par sa capacité de jugement. Proserpine peut affirmer — ou mieux — témoigner sans avoir besoin de démontrer.

 

            Marin* dit que le centre de notre galaxie, c’est 26 degrés du Sagittaire, ce qui est peut-être un lieu de brasier ardent dans une étoile ou analogue.

 

            On ne met jamais d’aiguille, en acuponcture**, sur le nombril.

 

            Je pense que le nombril est le lieu de Véga qui est le silence et le centre au sommet, et pas à la base comme Sirius. Véga est l’étoile du narcissisme parfait, qui n’a même pas besoin de parler de lui. Narcissisme, même distance, comme Pierre-André***.

 

            Donc, Sirius, c’est l’inondation des eaux lors de l’accouchement, et peut-être le placenta, à moins que le placenta soit la Terre en essence pendant la gestation.

 

            La dynamique de groupe exprimée, c’est Proserpine — mais interne encore, c’est Mercure.

 

            Uranus dans le Verseau, c’est l’électricité dynamique — celle des amis qui circulent comme un courant.

 

            Uranus dans le Capricorne, c’est l’électricité statique.

 

            Si [Neptune ?] est la dynamique de groupe interne, Uranus est la dynamique de groupe externe : les amis au Verseau.

 

            Avec [Neptune ?], on passe à la situation de relation double extérieur intérieur public — même dedans — dans le psychodrame.

 

            Neptune est la situation double de la dynamique de groupe en essence interne, dans le fond du ciel ou les océans, ou la communion, ou la drogue où on se défonce avec Neptune, communauté et somnifères.

 

            Le Cancer est celui de la Sublime Anarchie de Neptune, où je suis allongé sur mon lit quand viennent des amis, et tout le temps. Neptune peut être prodigieusement paresseux.

 

            Neptune peut être Chrétien par essence, et j’ai Neptune en Cancer, sa Sublime Anarchie, et je fais, tous les matins avant de dormir, ma prière, à voix haute : ça exalte l’humilité dont est capable Neptune — avec tous ses aspects dans mon thème, Neptune est autant le narcissisme que l’humilité.

 

            Narcissisme étant l’aliénation de Neptune, humilité étant sa vertu suprême, il est personne.

 

            La voirie, c’est Vulcain. Le ramassage des ordures, c’est Vulcain. Vulcain, c’est aussi la merde et l’urine. Vulcain fouille dans les poubelles. Vulcain, c’est tous les métaux et les mines.

 

            Neptune, c’est le pétrole, l’or noir et les nappes de gaz. Neptune est ouvrier du Soleil Noir.

 

 

* Note de Philippe Pissier : il s’agit du poète et asturgien Marin de Charette.

** Note de Philippe Pissier : Nous avons décidé de garder cette orthographe spécifique à Jean Carteret.

*** Note de Philippe Pissier : il s’agit de Pierre-André Dujat.

 

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Tout astrologue a le complexe de Dieu, alors qu’il n’est qu’un infime adjudant en prévoyant — et parfois prédisant — l’avenir ou le futur de sa clientèle.

 

En réalité, il pratique complètement — mais, en fait, pas complètement — une partie de la théorie de l’astrologie, ou mieux, ou pire : des recettes d’astrologie.

 

            J’ai la théorie complète de l’astrologie jusqu’à la perfection. J’en ai, j’en suis toute la connaissance — et je la transmets, par exemple, entre autres, à Robert Changeux qui devient alchimiste, mais je n’interprète pas de thèmes.

 

Marx a dû dire — à peu près — que c’est par la pratique qui engendre le discours qu’on peut connaître la théorie, par l’expérience qu’on atteint la connaissance.

           

            Mais, en réalité, dans l’histoire avec le temps qualitatif, on n’arrive jamais qu’à une connaissance, mais pas à la connaissance. Tandis que si on passe par l’intemporel, par la vertu de l’intuition de vitesse immédiate née de la foi et du désir en Noces, on peut toujours atteindre la toute-connaissance, à condition d’être révolutionnaire des deux révolutions (intérieure et extérieure), en y adjoignant nécessairement — et par liberté — la tendresse infinie de l’amour absolu, et surtout l’humilité ultime de l’ultime, etc., etc., etc.

 

            L’intemporel concerne à la fois l’unité et le surnombre, et — par exception seulement — le nombre. Donc l’intemporel est lieu de la contradiction du Capital et du Travail, du Tout et du Rien, du Chaos et du Néant, etc, etc, etc.

 

Mais le maniement, au degré de la virtuosité, de la dialectique et de la maïeutique, nées des Noces de l’être global et de la conscience ultime, peut découvrir la solution de toutes ces contradictions, avec — évidemment — la toute-connaissance ou la lumière avec la clarté et la tendresse infinie de l’amour absolu : tout ça, en situation doublement révolutionnaire (intérieure et extérieure), c’est aussi la dissolution positive dont j’ai parlé dans un texte précédent.

 

Mais dissolution positive qu’on peut dépasser par le désir et la foi, capables alors du choix de l’incarnation ultime et nouvelle — partout et toujours, ici et maintenant.

 

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Il y a les petits mystères, ceux de la Tradition, et les grands mystères, ceux de la Révolution éventuelle déjà, celle jointe à la Tradition : d’où l’hindouisme et le bouddhisme.

 

            Les petits mystères concernent la liberté relative — celle de la personne. Les grands mystères concernent la liberté absolue — celle de l’ensemble.

 

            Le bouddhisme diffère de l’hindouisme qui est fait de mythes démesurés comme surnombre. Le bouddhisme concerne donc l’humain au degré aussi cosmique et divin.

 

            Chacun étant unique, chaque ensemble, chaque pays est unique et use d’une langue chaque fois différente, d’où beaucoup de langues qui sont toutes l’émanation du langage et du Verbe — dont le Principe et tout ce qui le précède sont l’essence radicale.

 

            Ainsi, il est fondamental d’être révolutionnaire, d’être humble, et d’aimer pour vivre juste et vrai dans les Noces, même pendant l’existence avant le mourir et la mort qu’on peut alors traverser glorieusement en étant Personne — donc Rien et forcément Tout comme conséquence.

 

            Vulcain dispose de la poésie et de l’art pour rendre toujours actuel, jeune, de plus en plus et de mieux en mieux jeune, tout instant de l’éternel présent. Il est suffisamment alchimiste — mieux : il est alchimie — pour qu’avec lui rien ne soit passé, ancien, usé, usagé, terminé, etc., etc., etc.

 

            C’est lui qui produit des engrais, au degré de l’excellence, venant de toutes les pires ordures. C’est avec le pire — et pas avec le bien — que Vulcain fait le meilleur.

 

            La Terre, par la présence de la pierre philosophale qui lui est reliée, fait alors passer le meilleur à la situation de perfection de l’espèce humaine et des trois règnes qui concernent la Terre, unique par excellence.

 

            Terre géocentrique, donc sujet ; Terre héliocentrique, donc objet en situation de Noces malgré leur contradiction, mais aussi par le mystère de la vie qui les habite toutes les deux et par la présence — aussi — de l’esprit dissout entièrement dans cette vie-là.

 

            Les Noces de l’essence et de l’existence, c’est la substance, c’est le dessert au terme, et le hors-d'œuvre à l’origine. La substance, c’est l’âme à son degré d’immanence, à la fois demeure dans le corps et véhicule enfin hors du corps.

 

            Vulcain arrive à vaincre l’obstacle, il est adroit. Il passe de la confrontation à l’affrontement. Mercure tourne l’obstacle, il est seulement habile.

 

***

 

[NOTES DU CARNET 32]

 

           

            La drogue et le manque à être : donc déjà du non-être.

 

            La drogue relationnelle et hallucinogène.

 

            La drogue et le moyen.

 

            La drogue et la fin chez le toxicomane à répétition.

 

            Il a l’angoisse de manquer.

 

***

 

            La non-histoire et le non-être.

 

            La femme est l’existence du non-être et l’essence de l’être.

 

            L’homme est l’essence du non-être et l’existence de l’être.

 

            L’intemporel qui n’est ni être ni non-être, ni avoir ni non-avoir — il est peut-être l’absence jusqu’à l’existence, sans passer par la présence.

 

            L’intemporel, c’est peut-être l’absence du rien qui existe aussi, et peut-être la présence du tout neutre, ou peut-être quantitatif.

 

***

 

            Jeanne d’Arc, météore.

 

            Pour le populaire, pucelle.

 

            Prophétesse. Féminin.

 

            Contenu de protestation.

 

            Visionnaire des dieux, de Dieu.

 

            Retour du pape à Rome.

 

            Sainte-Brigitte.

 

            Sainte-Catherine de Sienne.

 

***

 

            Les prophétesses, d’abord aristocrates et nobles.

 

            Pucelle en habit d’homme.

 

***

 

            Église est en principe une robe sans couture, mais il y eut des schismes.

 

***

 

            Les femmes, les pucelles spéciales sont supposées médiatrices du diable par les bourgeois.

 

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            Jeanne d’Arc, fille du peuple, a réussi (il y a eu d’autres pucelles brûlées), focalisant l’unité nationale.

 

***

 

            NOTES SUR SIMONE WEIL :

 

            Simone Weil exerce encore une fascination. Refus de beaucoup de choses. Elle ne connaît que Dieu religion de l’amour. Elle est contre le peuple élu, où Dieu commande l’extermination de certains peuples.

 

            Elle est juste, mais ne se reconnaît pas comme juive, mais comme Chrétienne. Compassion et incarnation de Dieu dans le Christ par humilité. Refus radical du judaïsme et du catholicisme — qui n’incarne pas le Christianisme.

 

Simone Weil aimait la Grèce. Elle aimait l’universalité humble, foncièrement philosophe qui est la conséquence de sa mystique.

 

            La pensée à partir de l’intelligence qui conduit au vrai. Sa politique va avec sa philosophie. Relier l’homme à Dieu son principe.

 

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            La matière peut être transfigurée.

 

            Indépendante, elle est refus radical réussi.

 

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            Le proviseur est un animateur — mais pas de lycée-caserne : ça n’existe plus, on en sort comme on veut.

 

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            Le contraire de la culture, c’est l’érudition et sa mémoire. La culture est communauté. L’érudition est totalité.

 

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            Yin Yang sont dans la tradition, seulement maïeutique[s] et pas encore dialectique[s] comme ils pourront le devenir par la suite, comme pour la connaissance et la tradition qui deviendra — elle aussi — dialectique, donc révolution : mais cette conception, encore double mais pas encore duelle, était déjà une tradition révolutionnaire, mais pas encore révolution.

 

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LA TOUTE-FATALITÉ

 

            La toute-fatalité est tout et peut-être rien aussi. Ainsi elle est tous les nombres et tous les noms, etc., etc., etc. Mais elle passe — entre autres — par la qualité du nombre que j’ai découvert : action d’un nombre de 11 à 19 inclus, dans le déroulement du temps de l’histoire, mais plutôt en tant que non-histoire, ordonnance de certains nombres dans le temps ordonnancé dans un espace qualitatif comme je l’applique.

 

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            (NOTES) : “Il y a chez Louis XIV un désir de ne pas donner de pouvoir à la noblesse” dit France-Culture. Il y a Colbert qui est excellence de la logique de la culture et même de l’actualité de son époque : il était au courant du départ de tous les navires, etc., etc., etc.

 

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 LA FEMME

 

            Son organe sexuel est l’être d’un avoir physique de son corps : donc elle est par essence pucelle, et la virginité est une vertu.

 

            Comme cet organe est de l’être, elle ne peut pas perdre sa virginité, comme on dit, mais — mieux — la trahir si pucelle elle a une aventure, sauf si elle se marie où elle perd sa virginité, et n’a plus alors à la trahir : d’où la situation d’exception — ou de miracle — de la pucelle (Jeanne d’Arc, etc., etc., etc.).

 

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LE CAPITAL ET LE TRAVAIL (II)

 

 

            Le capital, les capitalistes — et même les cadres — ont toujours et partout la parole du tout, alors que le monde du travail et des travailleurs n’a aucun droit à la parole, et doit rester dans le silence du tout — les travailleurs n’ont pas le droit de parler pendant qu’ils travaillent : c’est interdit.

 

Mais le monde du travail et les travailleurs ont toute la parole du rien où ils sont bourreau, dragon, sadisme du capital, des capitalistes et des cadres qui n’ont aucun droit à la parole du RIEN dont ils sont seulement le silence singulier.

 

            Tout aventurier est réactionnaire, déterminant : donc l’aventure (en négatif) est la réaction déterminante, les aventuriers pouvant être parfois passion déterminante où il est [sic] la Bête à l’état de fascination agissante.

 

            L’aventurier — lorsqu’il rate son aventure — devient victime de l’aventure : il accède alors à la situation d’esclavage ou d’esclave qu’il est réellement.

 

Le capital, etc., est le tout, le Chaos de l’esprit dans l’état, dans l’action et dans l’acte agissant, alors que le travail et les travailleurs sont le rien en état, en action, et en acte du Néant et du rien.

 

            Mais le travail et les travailleurs sont toujours éventuellement — jusque l’acte subissant — victimes du tout et réalité du rien et du Néant. Le capital est tout ; le travail, etc., c’est le n’importe quoi du tout.

 

            Mais le travail, etc., est l’acte agissant du rien, l’acte agissant du Néant qu’habite le travail — et même les travailleurs.

 

            Dans l’État, le capital, etc., la structure, les structures masquent les masses invisibles qu’ils sont ; tandis que pour le travail et les travailleurs, ils sont la masse, les masses de la structure et des structures du tout, du capital, etc.

 

Mais cette masse, ces masses du travail et des travailleurs masquent la structure, les structures du rien qui est leur Principe.

 

            Mais la masse, les masses du travail et des travailleurs sont victimes, esclavage et esclaves de la structure, des structures du tout, du capital, etc.

 

            Alors que les patrons, le capital, etc., est victime, esclavage et esclaves de la structure et des structures du Néant et du rien du travail et des travailleurs.

 

Les patrons, le capital, les capitalistes sont le lieu du Chaos dont ils sont l’esprit, alors que le travail et les travailleurs sont lieu du Néant dont pourtant ils sont la vie en état — et éventuellement en devenir s’ils prennent conscience.

 

            Je crois bien que, dans l’Apocalypse ou dans certaines mythologies, le Dragon a 7 têtes et la Bête a 10 cornes — 7 étant capable de réaction déterminante, 10 étant capable de situation de passion déterminée, capable pourtant d’être déterminante et capable de toute façon.

 

            Le capital, etc., a tous les droits du tout, mais les devoirs du rien. Le travail a tous les devoirs en face du droit du tout du capital, et le droit absolu du rien.

 

            Pour le capital, il faut, et on devrait peut-être. Pour le travail, on doit — sans conditions.

 

 

***

L’ORDINATEUR

 

 

L’intemporel a pour origine l’absurde, et pour terme l’humour — mais il existe entre les deux. L’ordinateur — par exemple — est la maîtrise de l’absurde, quelle que soit son intelligence, qui est démesurée.

 

Mais c’est celui qui manie l’ordinateur qui peut le maîtriser absolument par son aisance et par la virtuosité éventuelle de l’humour — mais l’ordinateur est le lieu de la démence maîtrisée, mais pas le lieu de la folie.

 

Et certains hommes qui manient l’ordinateur peuvent être eux-mêmes déments jusqu’à l’excellence — donc ils peuvent être dangereux et atteindre au degré du Dragon, et ceux que concernent les résultats de l’ordinateur peuvent être, ou devenir, des Bêtes.

 

L’ordinateur existe entre le tout, le Chaos et le rien, le Néant ; donc l’ordinateur peut être l’analogue de toute Notre Terre physique et concrète, et même de la Terre métaphysique et métapsychique, d’où son pouvoir, éventuellement absolu, au service d’éventuels Dragons du capital, des capitalistes, et des cadres, le rien étant le travail et les travailleurs.

 

L’ordinateur est le lieu du besoin, de tous les besoins — mais jamais du désir et de la foi.

 

Il est éventuellement le non-être, et le non-avoir en état comme le Principe Déité Absolue, et aussi le non-être et le non-avoir en action comme le Verbe de Dieu Notre Seigneur.

 

L’ordinateur étant le lieu éventuel de tous les besoins mais jamais du désir et de la foi, puisqu’il n’est pas être, il peut rendre athée, étant négation de la qualité et empire de la quantité illimitée.

 

L’ordinateur, c’est l’enfer permanent — mais pas en état ni en action, mais en possible comme en impossible.

 

Ses actes, car il est capable d’actes, de beaucoup d’actes, de tous les actes, relèvent du besoin et de la quantité illimitée ou presque, mais il est incapable d’état ou d’action.

 

Il peut pousser le besoin jusqu’au degré d’œuvre ou de chef-d’œuvre. Il est capable du tout et du rien du capital et du travail, et peut remplacer tous les travailleurs et les capitalistes.

 

Donc, il est excellemment dangereux pour tous et pour chacun, et pour tout et pour rien.

 

Il a pour origine le Chaos qu’il est capable d’organiser, il a pour terme le Néant qu’il est capable de remplir de la conscience absolue de la conscience relative, mais en quantité, pas en qualité — jamais en qualité.

 

C’est un rival théorique — mais pas réel — du Corps Glorieux et de son passage à l’existence par le corps brillant. Il est capable d’inventer — mais pas de découvrir — un univers, mais pas l’univers. On arrivera, dans l’intemporel, à inventer cet ordinateur-là.

 

Même, on pourra le réduire à la situation d’ordinateur portatif où il exercera le maximum de ses pouvoirs absolus mais quantitatifs.

 

Le fictif est de l’intemporel comme la fiction et la science-fiction.

 

L’ordinateur — par ses pouvoirs absolus et quantitatifs — peut engendrer l’angoisse, mais l’angoisse quantitative démesurée, illimitée, celle du Néant, du non-être et du non-avoir, comme l’angoisse aussi, quantitative toujours, du Chaos qu’on ne peut plus organiser — comme chez moi où il y a aussi la qualité qui permet d’échapper à la quantité.

 

***

 

DES GRAINES, DES FEUILLES, DES FLEURS, DES FRUITS

 

 

            La graine est le germe en état d’essence de la substance, mais en composition seulement.

 

On passera ensuite à la situation de feuilles qui sont les devenus, les fleurs étant le devenant et — éventuellement — la promesse du fruit déjà contenu en possible latent dans la graine.

 

Mais le fruit est le passage à l’existence de la substance qu’il est en situation de synthèse, donc achevé — mais il contient, internes en lui, les graines qui sont déjà, mais dans l’interne du fruit, à l’état d’essence de substance en situation de composition, promesse de feuilles, de fleurs et de fruits ultérieurs.

 

La graine est l’état de l’être dont le fruit sera l’état de la conscience ou de l’être achevé dans la situation d’existence de synthèse finale, malgré les graines qu’il contient et qui sont témoignage d’un futur devenir.

 

***

 

LA MAÏEUTIQUE ET LA DIALECTIQUE

 

           

            La maïeutique, situation double du même avec le même — donc accouchement et naître comme l’était Socrate.

 

La maïeutique est au service de l’analogie.

 

La dialectique, situation duelle du même avec l’autre, est mourir et mort de l’existence dont la maïeutique a été par l’accouchement et le naître : donc la dialectique est déjà dans l’existence, et elle traverse le mourir et la mort où réapparaît, éventuellement, la maïeutique mais aussi la dialectique duelle qui continue son devenir permanent et toujours révolutionnaire jusqu’à l’accès de l’âme en état d’être d’abord, dans la mort, puis en situation de conscience jusque la conscience ultime (conscience absolue de la conscience relative).

 

Par là, l’âme accède à l’être global et au Je transcendantal, et aussi participation au Nous transcendantal de tous les autres et débouchant plus tard sur la naissance et le naître du Corps Glorieux qui est encore être, et deviendra passage à l’existence par la conquête de la conscience absolue de conscience relative, où le Corps Glorieux passe du transparent au brillant : c’est l’état de la divinisation de l’être et de la conscience ultime, par quoi cette nouvelle situation du Corps Glorieux le rendra capable, éventuellement, de créer l’univers nouveau qui le concerne au sein des univers collectifs de tous les autres Corps Glorieux au degré de la divinisation — Dieu lui-même ayant trouvé sa fin et son incarnation possible en tout et en rien, en chacun et en tous.

 

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Je connais un ami “X” qui souffre jusqu’à l’immanence de la dipsomanie. Mais il tient trop à cette situation vécue pour se suicider. Il tient à ce que ça dure.

 

La dipsomanie appartient au domaine du Néant du rien suprême, alors que l’ivrognerie est une transcendance subie dans la passion subie de l’Étant du tout suprême : elle y est même parfois déterminée ou nécessaire — la nécessité étant transcendance du déterminisme.

           

            L’ivrogne est donc dans la situation de passion subie dans son rapport avec l’Étant du tout suprême. La passion dynamique et collective est l’analogue, dans l’état ou dans l’action en déterminée, de ce qu’est la réaction en déterminant statique.

 

“X”, dans sa dipsomanie, est pris entre l’impossible à l’origine (le Chaos) et l’impossible au terme (le Néant) : il veut remplir le vide du Néant par le plein du Chaos — il boit beaucoup en quantité.

 

Entre ces deux impossibles, il y a le possible qui est lui-même moi contingent aliéné, individu transcendant aliéné. Tous les deux venant du Néant du rien suprême, le quelqu’un vient de l’Étant du tout suprême. Tous les deux sont uniques.

 

Le quelque chose est le lieu des Noces du Néant du rien suprême et de l’Étant du tout suprême : il est ainsi illimité. Il est collectif plus qu’unique. C’est dans ce lieu du possible que se trouve l’éventuelle thérapeutique. Il est nécessaire qu’elle soit en même temps métaphysique, et physique et collective — donc éventuel non-être pour l’unique qu’il est.

 

Si l’ivrognerie dépend de l’Étant du tout suprême, la dipsomanie dépend du Néant du rien suprême. L’ivrognerie est folie, concernée par le Chaos ; la dipsomanie est démence, concernée par le Néant.

 

Le whisky qu’il boit est une boisson qui lui est devenue immanente dans sa quantité.

 

Le possible au milieu des deux impossibles est le lieu de la thérapeutique métaphysique et physique, un collectif ou un non-être comme thérapeute.

 

***

 

Le quelque chose fait les Noces du Néant et du Chaos par les possibles et les impossibles. Les possibles sont en rapport avec le Chaos, les impossibles sont en rapport avec le Néant.

 

            Le moi repose sur le Néant, il n’a des rapports qu’avec rien. Il se suffit à lui-même. Il a des rapports avec le mourir — absence de présence.

 

            L’individu repose sur le Chaos, il a des rapports avec tout. Il est unique et prétend que le collectif doit dépendre de lui. Il est constipation de l’être.

 

            La personne a des rapports avec la mort. Elle est passage de l’être au non-être. Elle est collective.

 

            Le Chaos est au plein ce que le Néant est au vide.

 

            Le moi ne s’intéresse qu’à lui. L’individu veut et prétend s’intéresser à tout : en fait, il ne s’intéresse qu’à n’importe quoi.

 

            Le mourir est transcendance du Néant. La mort est l’immanence du Néant. Le naître est transcendance du Chaos. La naissance est immanence du Chaos.

 

            La libido est à la fois verticale et horizontale. Elle est rotation dans son horizontale — c’est-à-dire cycle. Elle est translation dans sa verticalité : d’où sa permanence de devenir.

 

***

 

Pass[ag]e de l’état maïeutique du sommeil,

qui est une contingence de l’état virtuel,

passage de la contingence — donc passage d’une virtualité contingente — à la vertu,

transcendante de la contingence,

d’une virtualité réelle à la virtualité — en état — du virtuel,

contingence transcendante du virtuel en état,

au virtuel du passage contingent d’une immanence de la virtualité d’état

en passage d’une contingence immanente de la virtualité latente,

à la contingence d’une transcendance,

à la transcendance,

à une immanence de l’état du virtuel,

à l’action du virtuel,

[à ?] la transcendance de l’immanence,

à l’état d’une contingence immanente,

à l’action de la contingence d’une transcendance,

passage à la réaction subjective et déterminée,

à la passion encore,

à la passion subie mais déterminante d’une nouvelle contingence

qui est l’immanence d’une nouvelle contingence,

à la nouvelle contingence d’une immanence relative de l’état,

à l’action potentielle,

puis nouvelle contingence de l’immanence relative,

passage de la nouvelle contingence au degré d’une immanence absolue

de l’action de la vertu de la passion du sommeil,

mais déterminée encore,

à l’œuvre de l’état de vertu,

contingence absolue d’une immanence relative de la passion agissante

du passage du réel de la vertu d’état devenu action du sommeil,

passage de la passion agissante et déterminante d’une réaction subie et déterminée

à la réaction agissante et déterminante du changement de plan de la réaction agissante

et déterminante de l’état et de l’action,

donc de l’œuvre du sommeil de l’état du réveil qui passe à l’action du réveil

et accède à la passion subie et déterminée de l’éveil devenant réveil,

état d’abord puis action de la passion agissante et déterminante,

à la réaction subie déterminée du réveil,

à l’œuvre du réveil qui est encore virtuelle de l’état du lever,

à l’action du lever,

passage de la passion subie et déterminée du lever à la réaction subie et déterminée,

à la passion agissante et déterminante,

à la réaction agissante et déterminante,

à l’œuvre du lever qui devient état de virtuel de s’habiller,

à l’état de vertu de s’habiller,

à l’action subie et déterminée de la vertu de s’habiller,

puis passage à la passion agissante et déterminante,

à la réaction agissante et déterminante de l’état de s’habiller,

à l’action de s’habiller.

 

Puis passage de l’état et de l’action de s’habiller à l’œuvre de l’état de s’habiller,

à l’œuvre de l’action de s’habiller,

puis passage à l’œuvre dynamique du réel de s’habiller,

à l’état et à l’action puis à l’œuvre de la réalité de s’habiller.

 

***

 

L’être primaire, local et originel : il détermine l’ordonnance globale, c’est-à-dire collective et unique de composantes dialectiques du conscient extérieur, état et action, puis éventuellement d’œuvre et de chef-d’œuvre, ou du chef-d’œuvre, du subconscient qui est intérieur, de l’inconscient qui est interne et du surmoi qui est externe, par transformation, par transfiguration, puis éventuellement par transmutation, qui est soudaine et instantanée, et qui débouche, par la situation état et action, donc œuvre et chef-d’œuvre de l’accession, par la conversion, à la conscience qui, forgée peu à peu et non donnée — comme l’être originel — devient capable de discernement.

 

            La conscience est contingente de sa révolution acquise et conquise.

 

            Elle devient transcendante dans le discernement et immanente dans la lucidité qui est transcendance du discernement.

 

            Cette lucidité de la conscience — enfin globale — peut passer à la conscience de conscience qui est distance relationnelle de la conscience avec elle-même, donc vertu du même de la conscience, passage à l’état et à l’action, donc à l’œuvre et éventuellement au chef-d’œuvre, puis à le chef-d’œuvre, collectif et unique, donc singulier et universel de son rapport de son même avec son autre, passage alors de la conscience de conscience qui est transcendance de la simple conscience qui est contingence d’elle-même, accession alors au changement de plan qui accède à la conscience absolue de conscience relative, nouvelle ordonnance dialectique d’un nouvel ensemble.

 

            Cette conscience absolue de la conscience relative accède alors, par un nouveau changement de plan, au Je transcendantal, maîtrise immanente qui accède enfin, par un nouveau changement de plan, à l’être global et terminal capable de change [?], nouvelle ordonnance inter-dialectique de la présence, du rapport, de la relation et du contact, où l’être global atteint la capacité de la liberté relative de la personne et du quelque chose de l’être global, quelque chose qui est le lieu et l’instant de tous les instants du devenir traditionnel et révolutionnaire de l’éternel présent.

 

            Dans l’état et l’action de l’être primaire, local et originel, on est capable du plaisir et de la douleur.

 

            Dans la conscience première qui deviendra de local à global [sic], on passe — par la souffrance et par la joie première — à l’état et à l’action du bonheur, pourtant situation statique.

 

            Par la conscience seconde, c’est-à-dire conscience de conscience, on passe aussi par la secondarité de la souffrance et de la joie, mais on accède au dynamisme du bonheur — qui n’est pas encore permanent — et à l’apparition de joies, au pluriel.

 

            Par le passage de la conscience de conscience à la conscience absolue de conscience relative, on aboutit à la permanence du dynamisme du bonheur, et du sporadique des joies à la permanence de la joie.

 

            Mais quand on passe de la conscience absolue de la conscience relative au Je transcendantal, on passe à la béatitude statique.

 

            Mais quand on passe du Jeu [sic] transcendantal à l’être global qui est le lieu et l’éternel présent du devenir toujours et partout traditionnel et révolutionnaire, on accède à la béatitude permanente et dynamique, capable non seulement de l’œuvre mais du chef-d’œuvre — qui est le témoignage dont l’être global vivant et existant devient et demeure le témoin permanent.

 

            Avec l’être global, on passe de la lucidité à la connaissance globale absolue de sa relativité devenue permanente.

 

            Avec le Je transcendantal, il y avait déjà passage, de la lucidité permanente de la conscience absolue de la conscience relative, à la connaissance locale, mais pas encore globale, et seulement sporadique.

 

            Avec la conscience de conscience, on était passé de la lucidité sporadique à la lucidité permanente, mais pas à la connaissance — même locale.

 

            Le discernement, en réalité, concerne l’état et l’action du conscient et du subconscient — mais pas du surmoi ou de l’inconscient.

 

            Le conscient peut devenir discernement sporadique par la globalité et l’opération éventuelle de l’intervention de la psychanalyse durant et après son parcours, son cheminement, et son dépassement.

 

            Le discernement est sporadique dans l’intuition du conscient et du subconscient, mais il peut devenir permanent au cours de toutes les expériences du conscient, rapport de l’invisible au visible, et au cours de l’expérience du subconscient, rapport latent du visible avec l’invisible, dont les gestes du corps deviennent le témoignage si on les comprend en en étant le témoin.

 

            Mais, si on en reste seulement le spectateur, on a alors affaire au seul spectacle de leur aspect visible : on est spectateur du visible du physique des gestes du corps physique, mais pas témoin du passage du visible physique des gestes à leur métaphysique invisible du corps devenu lieu de la psyché, toujours présente dans le corps physique qui n’est pas encore le lieu du théâtre vécu de la psyché qui témoigne, par les gestes du corps, de leur réalité métaphysique et invisible — mais sensible au voyant, au poète, au prophète, et au gnostique incarné[s] dans les relations, les rapports et les contacts, comme aussi dans la présence permanente et conjointe du visible et de l’invisible, du physique et du métaphysique.

 

***

 

L’éveil est une transformation, ou même une transfiguration, et accessoirement une transmutation, toutes intérieures, si l’éveil atteint le degré de soudaineté et d’instantanéité de la conversion.

 

            L’enseignement est une transformation, une transfiguration, et même une transmutation de l’extérieur de l’être et de sa conscience.

 

            L’éveil n’est encore — malgré son haut niveau éventuel — qu’une contingence.

 

            L’enseignement est le passage de la contingence de l’éveil à la transcendance. Mais l’enseignement éventuel n’est encore qu’une transcendance qui — d’extérieure — devient intérieure.

 

            L’enseignement — seulement et déjà transcendance — peut se dépasser par l’état et l’action de la connaissance ou de certaines connaissances qui sont d’abord intérieures, mais qui deviennent extérieures dans la transmission de l’état et de l’action du même, lieu de la connaissance intérieure à l’état et à l’action du rapport avec l’autre, avec un autre ou avec d’autres, ou avec les autres, lors de rencontres ou de rendez-vous avec lui ou avec les autres où s’exerce alors la persuasion, désirée jusqu’à la conviction, que cette connaissance ou ces connaissances sont valables, justes et vraies, dignes de l’intérêt réel, jusqu’à sa réalité, de l’autre ou des autres.

 

            La connaissance, qui était seulement intérieure, devient — par sa transmission — extérieure et même externe si on arrive à intéresser un grand nombre d’autres, et éventuellement tout le monde : c’est ce qui se produit lorsqu’on a été éveillé par l’audition ou par la lecture d’un livre qu’on a rencontré, et dont l’intérêt nous comble jusqu’au désir de le communiquer, de passer éventuellement par la communion collective ou unique, mais de toute façon par la tentative de contagion du choix — par l’autre — de ce livre, contagion révolutionnaire par nature et par devenir, contagion due à l’intensité de l’instant qu’a éveillé en nous la lecture de ce livre, ou seulement de l’audition unique qui a eu lieu, et dont on propage la puissance de l’intérêt par la parole — témoignage réel, jusqu’à la réalité, dont le lecteur ou l’auditeur a été et demeure le témoin.

 

***

 

L’être primaire, originel, et donné dès l’origine, contient et peut dépasser le moi et l’individu, dès l’enfance et plus encore dans l’adolescence, et total dans l’état ou l’action de l’adulte capable — en plus — de conscience qui peut commencer dès l’âge de raison, à sept ans, en principe seulement, mais en réel dans l’adolescence et en réalité chez les jeunes et chez les autres — dont les adultes.

 

            Donc, cet être primaire local, originel et donné, dispose du moi et de l’individu, transcendance du moi, qu’il doit tuer ou faire disparaître par la distance totale dont il est, devient, ou demeure capable : c’est seulement alors que cet être premier, et seulement local et momentané, devient disponible, relativement ou absolument, à l’état et à l’action de l’apparition de la conscience première qui, d’abord locale, deviendra globale par l’intuition poursuivie, par l’expérience et les expériences, par l’angoisse même et par les crises variées que traverse la conscience qui devient constitutive de sa nature nouvelle, acquise et conquise peu à peu — donc forgée peu à peu, et non donnée.

 

            Cette conscience première, locale devenant globale, comme je l’ai dit, accède enfin, comme je l’ai souvent dit, à l’état et à l’action d’acquisition de la conscience de conscience — encore relative — puis à la conscience absolue de la conscience relative, puis à l’accession au Je transcendantal.

 

Ce Je transcendantal devient, alors, disponible pour le passage à l’être global capable, alors, de la liberté relative de la personne au sein de l’acquisition de la liberté absolue par tous les êtres humains qui sont, chacun, membre singulier et unique d’une société universelle et collective : celle de la société à venir qui est celle du socialisme, témoignage de la révolution extérieure, partout et toujours, qui s’appelle alors l’Humanité Nouvelle qui aura vu disparaître non seulement notre société actuelle mais aussi les sociétés à venir, et même l’État devenu Sublime Anarchie dont notre corps physique est le témoignage présent de ce futur du devenir continuellement, naturellement, et surnaturellement à la fois traditionnel et révolutionnaire — où la tradition aura disparu, mais devenue présente, quoique invisible, toujours et partout en chacun de nous.

 

Le noème est l’état naturel, et surnaturel aussi, d’une situation disponible dès l’origine, et qui passe de l’état qu’il est à l’origine à l’action à laquelle il accède par l’authenticité et l’efficacité de son opération poursuivie tout le long de l’existence.

 

Le noème est l’état virtuel, c’est-à-dire déjà l’essence dont on poursuit le devenir par le passage à l’action à travers l’expérience et les expériences de la vie, de l’esprit, de la matière — lieu des Noces de l’esprit et de la vie.

 

Action poursuivie et continuée tout au long de notre existence, noème originel et virtuel passant par l’action potentielle de la noèse qui aboutit enfin au réel total, essence totale qui s’incarne et se dépasse dans le passage du réel à la réalité — qui en est le passage à l’existence où le noème, puis la noèse, deviennent le et les phénomènes variés de la réalité et de l’existence du corps et de sa psyché conjointement unis.

 

***

 

VULCAIN ET MERCURE

 

 

            La Lune en Cancer est le domicile diurne de la Lune qui y est l’action de son archétype, sa contingence qui est l’analogie, et l’action de son type qui est l’imagination.

 

La Lune en Taureau est l’exaltation diurne de la Lune qui y est intensité de son action, action transcendante, puisque sa démesure relative y est celle de l’analogie, et celle de l’imagination naturellement subjective.

 

La joie diurne de la Lune dans le signe des Gémeaux est l’action en situation d’immanence absolue de l’archétype analogie de la Lune.

 

En Vierge, la Lune est en situation de joie nocturne et d’ascèse diurne, donc en situation d’immanence absolue d’état de l’analogie — son archétype — et d’immanence absolue d’état de son imagination ; d’état, donc, de réaction déterminante et de passion déterminée qui est la situation naturelle et surnaturelle de Vulcain en domicile diurne d’action de son rapport de rapport, le premier rapport étant subjectif, le second rapport étant objectif, d’où la puissance objective de Vulcain qui est convergence collective objective, faite de tous les uniques subjectifs qui composent cette situation collective, d’où l’intersubjectivité de Vulcain où l’objet domine le sujet, où l’intensité de l’action de la raison repose sur l’intensité de l’état de l’imagination : donc Vulcain est logique en action, et éventuellement analogie en état, donc en réaction déterminante et passion déterminée de Vulcain, dont on connaît sa puissante capacité de fureur, mais fureur contenue dans l’état de la réaction déterminante et dans l’état de passion déterminée.

 

Or la fureur rend voyant, si la démesure de la fureur connaît l’état de mesure de sa démesure.

 

Mercure est virtuel, et pouvoir d’intermédiaire entre le même et l’autre, entre le Ciel et la Terre, entre le proche et le lointain. Étant intermédiaire absolu, il ne connaît pas, il ne subit pas, plutôt, la marche : il est capable de voler, il a des ailes aux pieds.

 

            Vulcain, par contre, étant médiateur absolu, connaît la réaction déterminante et la passion déterminée de cette passion : il ne marche pas, il boite — mais il n’est jamais victime du fait qu’il boite.

 

En réalité, il est claudication, mais il ne boite pas : on ne doit jamais le représenter boitant. Il faut — ou plutôt : on peut — témoigner de sa claudication, mais, du fait qu’il boite, c’est autre chose.

 

            Vulcain est passion déterminée — en état permanent — du feu sauvage et interne, donc il est le volcan.

 

Mais il est aussi l’état de réaction permanente et déterminante. Ainsi, il est capable de domestiquer le feu sauvage interne en feu externe domestiqué dans la forge — et le signe des Gémeaux, où il est [en] exaltation, est la situation des deux soufflets de la forge, l’un des deux soufflets est terrestre, l’autre est céleste : réaction déterminante de la chaleur et de la lumière, c’est-à-dire de l’amour et de la connaissance.

 

Vulcain est philosophe en état de réaction et de passion de la connaissance, mais il l’est aussi de l’amour : d’où sa tentative de viol sur Minerve qui est la toute-connaissance absolue dès son origine, c’est-à-dire dès sa naissance.

 

Donc Minerve incarne — parmi les déesses qui sont, mais qui n’existent pas — la déesse de la connaissance dont elle est l’aisance même, tandis que Vulcain — par sa situation d’état de réaction déterminante de la connaissance — en a seulement la maîtrise, mais pas l’aisance.

 

Vulcain est comme un Dragon de la connaissance, comme s’il était capable de procéder à l’inversion de la chaleur en lumière négative, ou négation de la lumière, ou négation de la connaissance : ainsi, Vulcain peut même être ignorant devenu — par passion déterminée — autodidacte sans aucune culture, ou avec toutes les cultures qu’il connaît par la puissance de l’intuition qui, chez lui, est démesurée par le fruit de la rencontre de l’état de réaction déterminante et de passion déterminée.

 

Vulcain, étant passion déterminée, est passion de la chaleur du feu, de l’amour vécu, mais subi. Mais il peut dominer l’état de sa passion déterminée par la vertu, démesurée chez lui, de la puissance de réaction déterminante : donc il aime le feu sauvage interne, mais il est capable de le contrôler et de le domestiquer en feu intérieur, celui de la forge — voilà pourquoi, pour Vulcain, le feu — c’est-à-dire l’énergie originelle — n’est plus tabou.

 

            Vulcain est duel de la contradiction : réaction déterminante (armes) / passion déterminée (bijoux).

 

            Mercure est double des contradictions inceste et vol.

 

            Vulcain — par son  adresse — arrive à établir des rapports efficaces, par sa capacité de réaction déterminante et de passion déterminée, entre le visible et l’invisible, capable de passer de l’invisible au visible par la révélation, et rapport du visible à l’invisible par l’illumination.

           

            Mercure a la velléité permanente et des volontés stériles ou diverses. Vulcain n’a aucune velléité. Il n’a pas des volontés : il a la volonté par laquelle il réagit — au lieu d’agir d’abord.

 

Vulcain est même médiateur des deux états contraires et opposés de la réaction déterminante et de la passion déterminée : ainsi a-t-il créé la foudre qui est le feu à l’état d’immanence duelle en état de coïncidence — comme d’androgynat ou d’intersubjectivité.

 

Vulcain est aussi médiateur entre le sujet et l’objet. Mercure en est l’intermédiaire — comme Vulcain est médiateur de la puissance et du pouvoir, des humains et des dieux, du cosmique et du divin, de l’humain et du cosmique, de l’être et de l’avoir.

 

Mercure aussi, mais il en est seulement l’intermédiaire, et il est plus au service du pouvoir que de la puissance. Il est fils de Jupiter et de Maïa qui est la puissance. Il n’est ni mâle ni femelle, alors que Vulcain est médiateur entre le mâle et la femelle.

 

Vulcain est médiateur de toutes les contradictions — donc, il est la puissance de la dialectique et va jusqu’à l’incarner dans la puissance du dialogue. Vulcain peut être ignorant, mais il peut être très intelligent. Il fait des bijoux pour les déesses, œuvre de sa passion déterminée, mais il fait des armes pour les dieux, œuvre de l’état, c’est-à-dire mesure de la démesure de la puissance de réaction déterminante.

 

Mercure n’est ni mâle ni femelle — il est intermédiaire entre le masculin et le féminin, et il arrive à l’être à l’état de naître, mais aussi d’être à la fois masculin et féminin. Mercure, intermédiaire, séduit. Vulcain, médiateur du feu sauvage et du feu domestique, atteint la puissance de contagion révolutionnaire — et par là Vulcain est un révolutionnaire, alors que Mercure est à la fois évolution et involution. Il est capable de transformer les choses et les gens.

 

Vulcain, lui, est capable de transfigurer les choses et les gens. Il atteint même au degré de l’immanence absolue, agissante et déterminante, à la capacité de transmuter : ainsi Vulcain est alchimiste, et capable d’être un ouvrier et, éventuellement, un maître de l’alchimie, mais maître par la puissance — donc plutôt maîtrise que maître. Il incarne la maîtrise, il n’est pas maître, n’ayant aucun pouvoir, mais toutes les puissances — la toute-puissance même.

 

Vulcain est capable de révolution. Mercure n’est capable que de réforme.

 

Mercure — intermédiaire et double — est capable d’être en même temps ici et là. Mercure est double, d’où sa capacité d’alibi, puisqu’il peut en même temps paraître ici et très loin d’ici, ailleurs, là-bas — mais seulement paraître, mais non pas être : Mercure est intermédiaire entre l’être et l’exister.

 

Mercure est double : il est intermédiaire entre la distance et la coïncidence, entre le lointain et le proche qu’il arrive même à confondre, et il arrive à faire croire aux autres qu’il est ici en même temps que là-bas.

           

            Mercure peut être double, comme peut l’être l’avocat de la défense : mais l’avocat de la défense peut être aussi duel — donc Vulcain possible. L’avocat général ne peut pas être Mercure, mais il peut être Vulcain.

 

            Mercure  et Vulcain peuvent être jurés : Mercure parce qu’il est double et intermédiaire, Vulcain parce qu’il est duel et médiateur.

 

Mercure peut commettre l’inceste, étant intermédiaire, étant quelque part à la fois fils et mère, ou fille et père. Mercure — intermédiaire entre l’être et l’avoir, entre l’absence et la présence — peut faire apparaître l’absence, donc faire apparaître l’invisible dans le visible, par sa capacité d’être toujours l’intermédiaire entre toutes les contradictions ; et il peut faire disparaître l’avoir qui est le visible de la réalité, et le faire devenir invisible — donc disparaître, donc le voler.

 

Mercure peut ainsi être capable d’inceste et de vol, puisqu’il est double et intermédiaire de tous les rapports qu’il transforme en présences, de toutes les présences qu’il transforme en rapports, de toutes les relations qu’il transforme en contacts, de tous les contacts qu’il transforme en relations, de toutes les jonctions qu’il transforme en échanges, de tous les échanges qu’il transforme en jonctions, s’il est commerçant sédentaire, alors que Vulcain ne peut ni être capable d’inceste, ni être capable de vol ; mais il est capable — par la puissance de sa médiation nécessairement duelle (et non pas double, comme le pouvoir d’intermédiaire de Mercure) — de parricide et de meurtre.

 

Mercure connaît le rapport entre l’essence et l’existence, mais il met l’accent sur l’essence plus que sur l’existence — dont il est pourtant le lieu double de leur coïncidence. Vulcain, lui, connaît — et aime : ce que Mercure ne peut pas.

 

            Mercure n’aime pas : il exerce sa préférence selon son bon plaisir et selon les possibilités, bien qu’il soit aussi le lieu double du possible et de l’impossible. Donc, Mercure est capable immédiatement de la présence du possible et de l’impossible. La langue française est Mercure : pour le Français normal, rien n’est impossible.

 

Vulcain, lui, est puissance de médiation entre le possible et l’impossible : il peut, par la puissance de sa médiation, fonder immédiatement le rapport, mais non la présence, entre le possible et l’impossible.

 

Mercure est relation entre le Chaos et le Néant. Vulcain est rapport entre le Chaos et le Néant.

 

Mercure est capable d’inventer. Vulcain est capable de découvrir ; mais il est capable — comme dans sa création de la foudre — de faire coïncider les contraires, tous les contraires et toutes les contradictions : donc Vulcain est capable de faire coïncider le Chaos et le Néant.

 

Mercure a le pouvoir de transformer le difficile en facile — ou à passer du complexe au simple. Vulcain, lui, a la puissance, et pas le pouvoir, de transformer le difficile en facile, et le facile en difficile — mais il peut même aller au-delà de la transformation dont Mercure a le pouvoir, parce qu’il dispose de toutes les corrélations possibles : donc Vulcain dépasse la transformation par la transfiguration — et même de passer [sic] de la transfiguration à la transmutation.

 

Il est alchimiste par nature, ou plutôt par surnature ; mais il est aussi médiation duelle — donc rapport de la nature et de la surnature.

 

Avant de s’appeler Vulcain, il s’appelait Hermès Trismégiste : il a mis la baguette entre les deux serpents en lutte stérile de la nature qui a horreur du vide, et de la surnature qui a horreur du plein.

 

Mercure aussi est capable — par sa puissance d’intermédiaire des contraires et des contradictions — d’établir une jonction comme la baguette mise entre les deux serpents qui sont alors passés de la situation de lutte à la situation de combat où, de dynamisme, ils sont devenus statisme dans le caducée d’Hermès, symbole de la médecine.

 

Baguette qui devient vase dans le symbole de la pharmacie qui est passion déterminée par rapport à la médecine — réaction déterminante.

 

Mercure est double et intermédiaire entre l’équilibre et l’harmonie : il en établit la coïncidence et la relation, mais l’équilibre l’emporte sur l’harmonie, le vrai l’emporte sur le juste.

 

            Mercure est double et intermédiaire entre l’amour et la connaissance ; mais, chez lui, la connaissance l’emporte sur l’amour, qui n’est que préférence, bien que Mercure soit généralement beau.

 

Par son pouvoir, Mercure est double et intermédiaire entre les deux contradictions du mourir et de la mort — dont il établit la conciliation intersubjective par le véhicule sur le bateau où il est Mercure psychopompe.

 

Vulcain, lui, médiation duelle mais pas dualiste entre l’équilibre et l’harmonie, met l’accent sur l’harmonie : tout ce qu’il crée est beau, mais pas par puissance.

 

            Il est capable de faire accéder l’état de laideur à l’état de beauté : il trouve, comme Mercure, des trésors dans les poubelles. Mercure, parce qu’il est double et intermédiaire entre l’utile et l’inutile ; Vulcain, parce qu’il est médiateur et duel dans le rapport entre l’ordure et ce qui n’est jamais ordure, mais de l’ordure banale — apparemment — et ordinaire.

 

Vulcain va agir, ou plutôt réagir, alors que Mercure agit, éventuellement (le Soleil agit la logique, la Lune subit la logique) : Mercure est plus capable d’activité et de passivité que d’état ou d’action.

 

            Et Vulcain, par sa puissance de réaction, va transformer, mieux : transfigurer, mieux encore : transmuter, l’ordinaire en extraordinaire.

 

            Si Mercure est capable de toutes les corrélations, Vulcain est capable de toutes les coordinations. Mercure est assez habile pour mettre de l’ordre là où il n’y en a pas — Vulcain est assez adroit, et non habile, pour mettre de l’ordre là où il n’y en a pas, et le rangement là où il n’y en a pas : il est capable de transmuter le Chaos en le faisant éventuellement passer de l’excès de plein qu’il est en démesure de vide qu’il peut devenir, ou éventuellement faire passer le Chaos à la situation objective d’ordre, ou à la situation subjective de rangement.

 

Mercure a le pouvoir de l’ordonnance de l’ordre et du rangement, mais il met l’accent sur l’ordre par son pouvoir, comme tout à l’heure, comme aussi sur la vérité qu’il peut transformer en erreur ou en mensonge, tandis que Vulcain — au lieu d’être très habile comme Mercure pour atteindre au degré d’ordonnance — est capable d’être très adroit pour accéder, par sa puissance et non par son pouvoir comme Mercure, à la situation d’ordonnance juste et harmonieuse par sa puissance de coordination, et d’être médiateur au milieu des situations les plus contradictoires.

 

Mercure a l’aisance de la dialectique par son pouvoir, mais il n’atteint pas à l’œuvre.

 

Vulcain est capable de la puissance et de la maîtrise de la dialectique par sa puissance de mise en rapport juste et vrai — donc en polarité duelle — des choses et des gens les plus étrangers, les plus contradictoires entre eux.

 

Mercure établit des relations entre le connu et l’inconnu, et l’inconnu et le connu.

 

            Mercure dispose, par son habilité au degré de l’aisance, de la dialectique de la langue, et même de la dialectique entre le langage et la langue, mais en mettant l’accent sur la langue, par son pouvoir.

 

            Vulcain dispose, par la puissance de son adresse au degré de l’aisance, de la dialectique de la langue. Mieux : il dispose de la dialectique du langage — et même du Verbe et du Principe : Mercure est maïeutique où Vulcain est dialectique. Dialogue, concertation, et congrès.

 

***

 

SOLEIL BLANC, LUNE BLANCHE

 

 

            Le Soleil Blanc est terme objectif de toutes les présences, de tous les rapports, de toutes les relations, de tous les contacts, de toutes les jonctions, de tous les échanges, de toutes les circulations, de tous les ? [sic].

 

Il est terme d’intégrité et de plénitude, de globalité et de composition, d’état d’authenticité, et d’efficacité d’opération d’action, d’œuvre ou d’œuvres, de chef-d’œuvre ou de chefs-d’œuvre.

 

La Lune Blanche est le terme subjectif de toutes ces situations dialectiques énumérées dans la page précédente.

 

Le Soleil Blanc est global de l’être local, et local objectif de la conscience et du conscient et du surmoi.

 

            La Lune Blanche est globale subjective de l’être, et locale subjective de la conscience.

 

Le Soleil Noir est le rapport de rapport subjectif de toutes les situations énumérées dans la première page, mais il est local subjectif de l’être originel primaire et donné, et global subjectif de la conscience et de l’inconscient, et local subjectif du subconscient et de l’inconscient dont il est global, tandis que la Lune Blanche est globale du subconscient, et locale du subconscient [sic, pour de l’inconscient ?].

 

La Lune Noire est rapport de rapport objectif de la conscience globale, et elle est locale et objective de l’être originel donné — mais dans sa psyché plus que dans son corps, de même que le Soleil Noir.

 

La Terre elle-même, au centre du thème, est le lieu unique, la demeure dont l’être humain et sa conscience globale sont le véhicule chacun.

 

Elle est aussi, plus et mieux que le Soleil Blanc et la Lune Blanche, le lieu de l’être originel local et de l’être, global au terme des différentes mutations de la conscience, et aussi le lieu éventuel de la conscience de conscience, de la conscience absolue de la conscience relative du Je transcendantal, et de l’être global — qui couronne le Je transcendantal.

 

La Terre est aussi le lieu de tous les Nous transcendantaux et de tous les humains au degré de l’être global qui couronne chaque Nous transcendantal — fruit de la révolution qui est le socialisme atteint par l’histoire et par la non-histoire du temps qualitatif et de l’espace quantitatif, de l’espace qualitatif et du temps quantitatif, de l’intemporel qui est neutre (domaine de la gratuité absolue et de tous les hasards).

 

Et la Terre est aussi — toujours et partout, ici et maintenant — objet et sujet de l’éternité qualitative et de l’infini qualitatif : mais elle doit passer par l’œuvre de l’Apocalypse qui fait accéder la Terre — par la Parousie — à la situation de Jérusalem Céleste.

 

            Le Soleil Blanc est l’archétype de la logique où son non-être, l’imagination, agit au profit de son être, la raison.

 

La Lune Blanche est l’archétype de l’analogie où son non-être, la raison, agit au profit de son être, l’imagination.

 

La Lune Blanche — dans le Cancer — concerne l’action du privé. Son non-être — raison ou rationnel — agit au profit de son être — imagination ou irrationnel.

 

Mais, dans le signe du Cancer, la Lune Blanche est action du privé, sa croyance, et l’état du public, l’opinion publique en état, tandis que le domicile nocturne de la Lune Blanche, qui est le signe du Verseau, concerne l’action du public, son opinion à l’état du privé, sa croyance.

 

On persiste à croire que la Lune est seulement l’imagination : or elle est l’analogie, dans son archétype, et l’imagination, dans son type.

 

La Lune Blanche est un terme subjectif de rapports objectifs, tandis que le Soleil Blanc — qui est la logique dans son archétype — est la raison — dans son type.

 

Le Soleil Blanc est le terme objectif de rapports subjectifs.

 

Le Soleil Blanc est action dans le signe du Lion. Il est l’existence même de son archétype, la logique, mais, dans le signe du Lion, le Soleil Blanc est la logique — ou la raison — en action.

 

Alors que, dans son domicile nocturne du Lion, le Soleil Blanc est état de la logique et de la raison et, étant état, il est éventuellement lieu de la réaction déterminante par la logique et la raison, mais il est aussi passion déterminée de la logique et de la raison.

 

Le rationnel est une situation de réaction en mesure — limite — tandis que dans la dialectique du rapport

rationnel

————

irrationnel

 

…l’irrationnel est en situation de passion déterminée et démesurée — donc illimitée.

 

La vertu du rationnel, qui la domine, sera la mesure : d’où le fruit du rapport

mesure

————

rationnel

 

…capable de dominer la démesure de l’irrationnel — l’illimité noctuel [sic].

 

Le rationnel est donc un Dragon dont l’irrationnel est la Bête. Mais, dans la raison, le Dragon l’emporte toujours sur la Bête qu’est l’imagination négative — ou le Principe en Verbe négatif.

 

 

 

 

 

Donc, la logique est le fruit positif par victoire de la virtualité de la conscience du rapport Dragon-Bête, par résultat positif du rapport :

 

raison

————

imagination

 

…qui est analogie inversée en logique dans le Dragon, logique inversée en analogie en passion déterminée.

 

De même, l’analogie est le fruit positif du rapport :

 

imagination

————

raison.

 

Irrationnel

————

Rationnel

 

…dans l’imagination qui est toujours démesure dans sa confrontation avec la mesure de la raison.

 

Mais la raison est la sécurité :

 

objectif

————

subjectif

 

            … — mesure — alors que l’imagination — démesure — est le risque

 

subjectif

————

objectif

 

[et]

 

irrationnel

————

rationnel.

 

 

***

 

LE PRINCIPE ET LE VERBE

 

 

            Le Principe — par rapport au Verbe — est connaissance, lumière positive et absolue (logique, raison, mesure), même infinie et éternelle, non-incarnée à l’origine en Déité Absolue

non-être

————

état

— unique du non-être sur un collectif d’êtres en état.

 

            Le Verbe est amour absolu, chaleur positive et absolue, non-incarné à l’origine en Dieu

action

————

non-être

— unique sur un collectif de non-être.

 

Donc, le Principe qui est

non-être

————

état

…est silence — ou écriture unique, nom anonyme sur le collectif de l’état qui s’appelle ‘on’ dans le langage et dans la langue.

 

            Le Principe est au Verbe ce que l’administration est à l’organisation, ce que l’État (l’état) est au gouvernement (devenir de l’action).

 

            L’état du Principe est l’unique dont le non-être est le collectif des fonctionnaires de l’État.

 

            Ces fonctionnaires sont impersonnels, comme ce non-être, et ils sont dominés et au service de l’État.

 

            Le chef d’État est la situation de Noces de l’être du Principe et de l’être collectif du Verbe

être

————

non-être.

 

            Donc, le chef d’État dispose de la parole du Verbe qui est l’être du Verbe dans son rapport avec le non-être.

 

            Le non-être du Verbe est l’unique, c’est par exemple le Français en qui se reconnaissent tous les Français :

action

————

non-être

… = Georges Marchais.

 

            Le chef du gouvernement — premier ministre — est chef par l’action, action unique, du Verbe du non-être, état du collectif qui est fait de tous les uniques du gouvernement et des gouvernés, y compris le collectif des députés et le collectif des sénateurs qui font, avec tous les gouvernés, le grand, le démesuré collectif qu’est le démesuré non-être du rapport

action

————

non-être.

 

            L’action, ici, c’est l’aisance du Verbe parlé ou la réalité des écritures secrètes — les documents secrets de la diplomatie ou du gouvernement.

 

            Le non-être, ici, c’est le silence collectif ou toutes les écritures publiques, publiées, ou toutes les écritures qui sont le grand collectif dont chaque unique dispose de la situation d’unique citoyen qui parle — en principe — comme il veut.

 

            Ce non-être est le collectif de la parole dont le non-être est l’unique public, alors que [le] non-être est le silence, l’absence de parole, la parole écriture, ou un excès de paroles qui est l’analogue du collectif démesuré, ici, de la situation de non-être du Verbe :

action

————

non-être.

 

            Le Principe est en fait le non-être en état.

 

            Le Verbe est le non-être en action qui est Dieu — qui est par son non-être, Dieu étant

action

————

non-être

 

…comme le Verbe ; le Principe étant, lui,

 

non-être

————

état.

 

            Le non-être est le Principe, ou le prince si personne ne veut prendre son pouvoir à sa place. Prince de ce monde.

 

***

 

HISTOIRE, NON-HISTOIRE, INTEMPOREL

 

 

            L’histoire est une essence capable de passer à l’existence, mais nous ne connaissons réellement que sa narration par les écrits, la rédaction, le témoignage, et surtout la preuve, éventuellement fausse, par la publication diverse des histoires, de la presse, des éditeurs, de l’information sous toutes ses formes (ainsi celles du cinéma, du théâtre même, de la télévision et de toutes les manifestations diverses, y compris celles de l’art, de la science, de la mystique, du voyant, du poète, du prophète, du gnostique éclairé par la dialectique de la tradition et de la révolution).

 

            Donc l’histoire a pour origine le temps qualitatif et l’espace quantitatif, rarement, exceptionnellement le temps quantitatif et l’espace qualitatif : ceux de la femelle et parfois de la femme ; alors que la non-histoire a pour origine le temps quantitatif, l’espace qualitatif (ceux de la femelle par principe), et, rarement, exceptionnellement, le temps qualitatif et l’espace quantitatif (ceux du mâle), l’intemporel ayant pour origine le non-temps, l’absence du temps quel qu’il soit, la négation du temps, et même l’apparence du temps, capable cependant d’accéder — exceptionnellement et miraculeusement — à l’histoire et à la non-histoire.

 

L’intemporel — étant neutre — n’appartient ni au mâle ni à la femelle, mais il peut passer et même demeurer en chacun d’eux.

 

***

 

NÉANT, CHAOS, ÉNERGIE ORIGINELLE, DÉITÉ ABSOLUE, VERBE

 

 

            Dans le Principe était le Verbe par qui tout a été fait, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu : donc le Principe était la Déité Absolue — non-être en état. Le Principe est analogue à la femelle, la femelle.

 

Dans le Principe — donc dans son vagin — était le Verbe : donc, le Verbe, c’est Dieu, non-être en action.

 

            Le non-être, c’est la non-histoire : donc, non-histoire — en état — de la femelle qu’est la Déité Absolue qu’est le Principe.

 

Or le Principe a des règles — comme ce cycle des règles des femmes, femelles.

 

Or les règles sont les règles du jeu. Or le jeu est intemporel.

 

Donc, le Principe — la Déité Absolue — est la non-histoire, lieu des règles de l’intemporel, en état, c’est-à-dire en statisme, en coagula.

 

Le Verbe, c’est la non-histoire — donc contenant les règles du jeu, donc de l’intemporel ni mâle ni femelle, mais les deux ensemble : en quelque sorte l’androgynat, qui est par nature et par surnature intemporel.

 

Ce Verbe, c’est Dieu, Notre Seigneur. Non-histoire, donc, contenant l’intemporel, l’androgynat, en situation d’action.

 

Le Dieu est notre Père, alors que le Principe est — par principe — Notre Mère en état, c’est-à-dire en demeure, en tronc du corps — où est le vagin.

 

Alors que Dieu, Notre Père, c’est le mâle, le Principe, c’est à la fois le vagin et l’ovule.

 

Le Verbe, c’est le membre et non le tronc, pas les membres — mains et pieds. Ce membre, c’est le phallus, c’est Dieu lui-même dans le vagin Principe.

 

Et si le Principe — Déité Absolue — est femelle et vagin, le Verbe, c’est Dieu le phallus lui-même ; c’est le spermatozoïde en action, donc en dynamisme, en agir, par qui tout a été fait.

 

Donc, le spermatozoïde de mon père dans l’ovule de ma mère : ce qui les précède tous les deux, c’est l’énergie première qui est à la fois être et action, mâle et femelle de la non-histoire, androgynat de la non-histoire qui précède le Principe et le Verbe en situation de conception (le phallus dans le vagin, le spermatozoïde dans l’ovule) ; donc la conception a été précédée par le concept qu’est l’énergie androgyne et neutre précédée du tout du Chaos (spermatozoïde de son côté, pas encore rencontre avec l’ovule) lui-même, comme je l’ai déjà vu, précédée du Néant premier, et du rien du Néant précédé du Chaos premier.

 

Cette énergie, c’est la règle — translation — alors que les règles — rotation et cycle — sont la proie du Principe seul.

 

Le Chaos, qui touche à tout et à n’importe quoi, est noir. Il contient le Néant premier, qui est blanc et pur. Alors que le Néant second est blanc et pur, le Chaos premier et second est simple.

 

Mais entre le tout, le rien, et l’énergie, il y a la toute-nécessité de la situation d’essence — ou d’existence — et peut-être situation androgyne d’essence et d’existence en virtuel entre le tout et le rien d’une part, et l’énergie — d’autre part — qui est potentiel d’androgynat.

 

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LE MÊME ET L’AUTRE

 

 

Notre même, qui est dans l’existence concrète, devient son autre — son ‘personne’, son ‘étranger’, son inconnue — en passant dans le domaine de la mort ; et alors, tout autre concret de l’existence concrète devient un même nouveau, aliénant de l’autre que nous sommes devenu dans la mort.

 

            Le même concret que nous étions durant notre existence concrète n’était ni aliéné ni aliénant, mais il y avait pourtant, pour ce même concret (d’une part), un autre concret (d’autre part), qui est l’autre que représente pour le même concret l’autre concret qu’est la réalité de chacun des humains qui existent, proche ou loin du même concret que nous sommes dans l’existence concrète, et qui risque d’aliéner (d’être aliénant quoique aliéné) le même concret où nous existons.

 

            Tous ceux qui s’offrent aujourd’hui pour prendre la place de certains otages sont maïeutiques : c’est le même à la place du même, ou l’autre devenant même, pour que le même — en otage — puisse devenir autre en liberté. Donc, c’est — aussi — révolutionnaire.

 

            Avoir pitié, sympathie, compassion, dévouement : victime ;

 

            Assistance (double) : collaboration/avoir, aide/être, coopération/être, identification/être : Dragon possible ;

 

            …sont autant de degrés dans le rapport du même avec l’autre.

 

            On peut, au degré ultime, être partout et nulle part — mais partout d’abord.

 

            Nulle part d’abord, c’est l’excellence du négatif : on ne sait plus où on est.

 

            Tendre la joue gauche après avoir reçu un coup sur la joue droite, c’est s’offrir à l’excellence du négatif où se trouve — justement — au même lieu et au même instant l’excellence du positif, la conversion, l’alchimie : c’est zen, c’est la spontanéité originelle retrouvée, c’est la transmutation du même en autre, et de l’autre en même, au même instant.

 

            Simultanéité, intuition immédiate de l’autre transmuté en même, en même temps que soi transmuté en autre.

 

            Dans la communion, la femelle met l’accent sur le même, donc miracle ; alors que le mâle met l’accent sur l’autre, donc exception ; d’où les Noces nécessaires : le Déluge est femelle, l’Apocalypse est mâle ; l’absurde est femelle, l’humour est mâle.

 

            La foi va avec l’absurde d’abord, puis ensuite passe par l’humour (à son terme).

 

            L’absurde va avec le miracle, l’humour va avec l’exception.

 

            Annonciation est un acte absurde : elle annonce l’humour de Dieu dans l’Immaculée Conception.

 

            Jésus est absurde : il est — en plus et après — capable d’humour.

 

            Les papes n’ont plus d’humour et ne sont même plus absurdes.

 

            L’absurde, c’est l’excellence à son origine. L’humour, c’est l’excellence à son terme.

 

            L’avortement est une exception dans l’absurde. L’adoption, entre autres, qui serait mieux, est un miracle dans l’humour.

 

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LE DÉPASSEMENT

 

 

            La Lune — joie-eaux par Mercure pour naître — est à la fois la Toute-Fatalité et le possible de l’impossible liberté.

 

La Toute-Fatalité, comme l’Intemporel, c’est le ça et la Toute-Illusion, mais aussi l’ignorance, et même l’amour ignoré. C’est tous les possibles et tous les impossibles.

 

Mais il y a plus fort que la contradiction de la Toute-Fatalité et de la Toute-Liberté ; et c’est la solution : tout est dépassement — donc, osons l’impossible qui est la qualité de tous les impossibles.

 

            L’impossible de tous les impossibles (quantitatifs), c’est la dissolution de tous les impossibles : oser, c’est un acte.

 

            Concernant l’Apocalypse, le centre de notre galaxie à 26° dans le Sagittaire est le lieu par excellence de toutes les contradictions, y compris celle de la Toute-Fatalité et de la Toute-Liberté : et c’est au centre de notre galaxie qui est l’unique par excellence au sein de toutes les galaxies possibles et impossibles — dont notre Terre est le chef-lieu.

 

Puisque c’est le lieu de toutes les contradictions, c’est aussi le lieu du dépassement : le dépassement de tout ce qui concerne l’humain, le cosmique et le divin.

 

Or, ce qui dépasse tout, c’est l’amour qui est plus et mieux que la connaissance.

 

Donc l’Apocalypse est bien, comme je l’ai dit, une Nuit de Noces. Mais un tiers des étoiles disparaîtra. Pourquoi un tiers ?

 

Parce que Dieu — le grand maître — est en trois personnes : l’unité, l’union, et l’unique. Donc toutes les étoiles qui sont concernées et qui concernent l’unité sont destinées à disparaître : l’union et l’unique trouvent dans l’unité la malédiction. Donc l’unité disparaît — donc, un tiers des étoiles.

 

            Or la Terre est probablement au centre de notre galaxie, avec les deux foyers de son ellipse — Sirius et Véga.

 

Donc la Terre, et l’Humanité, et le Divin sont au rendez-vous de l’Apocalypse — d’où la solution : le dépassement, le jugement enfin possible de toutes les contradictions dans les Noces des Je et des Nous transcendantaux, et de tout être et non-être global.

 

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Le péché contre l’esprit est — paraît-il — le seul qui ne sera jamais pardonné : eh bien, SI ! Il deviendra nécessaire de mettre l’esprit — mais pas son souffle — au NÉANT.

 

Vive la révolution.

 

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Il ne faut — à aucun prix — refuser à quiconque, même à son pire ennemi, l’eau et le feu. L’eau, parce que c’est la source de la vie ; le feu, parce que c’est la source de l’esprit.

 

            Dans des temps pas si lointains, dans le Midi, en France, il y avait des fermes qui avaient à leur entrée deux cyprès, deux étant le début du collectif, ce qui voulait dire que quiconque désirait boire de l’eau, il pouvait venir en boire.

 

Aujourd’hui, dans tout café, on a toujours le droit de demander à boire un verre d’eau. Ceci étant, le Corps Glorieux vivra d’amour et d’eau fraîche.

 

Adam et Ève devaient déjà vivre d’amour et d’eau fraîche : il n’y avait qu’un seul arbre fruitier — et c’est celui-là qui était interdit!

 

Ce serait un scandale que de planter un arbre fruitier dans un cimetière — qui croule pourtant sous les fleurs.

 

            Exception qui confirme la règle : il y a des vieilles filles qui vont — secrètement, discrètement — nourrir les chats sauvages dans les cimetières : c’est leur amour, elles préfèrent les chats aux hommes.

 

Le cyprès — toujours vert, même en hiver — est vertical : c’est le symbole de la vie immortelle — d’où sa présence, entre autres, dans les cimetières, et singulièrement en Grèce où ils émerveillent.

 

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La pierre noire de la Kaaba est cubique : elle est demeure — elle ne roule pas. Elle ne dispose d’aucun devenir — sauf à être le lieu de tous les possibles nomades qui font le pèlerinage à la Mecque.

 

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Pourquoi la pierre noire de la Kaaba ? Pourquoi le dé cubique ? Pourquoi le 7 ?

 

            Le cube est le Principe non-être en état, demeure dont le véhicule dépend.

 

            La sphère est le Verbe non-être en action, véhicule capable de demeure.

 

            L’état n’est pas capable de liberté, mais d’indépendance.

 

            La sphère a du devenir, véhicule.

 

            Noire : parce que l’esprit blanc est descendu du Ciel sur Terre où il devient simple — donc noir.

 

            Tous les jeux avec des sphères, des boules, sont des jeux du Verbe. Faire rouler les dés : c’est absurde, c’est chercher à obtenir un hasard véhicule, un devenir, un véhicule qui dépend de la demeure du dé. Penser au casino, la roulette, etc.

 

            Pourquoi le 7 ? Parce que 7 est le premier nombre qui est dégagé des composantes de 360. Or 360 est un cercle ou une sphère : il y a rotation, il n’y a pas translation.

 

            La première trahison de la rotation, c’est 7 qui signifie apparition de la non-rotation, du non-cycle — donc de la translation.

 

            Le non-être — espace qualitatif — ignore la liberté, mais pas une liberté, ni les libertés. Pour qu’il connaisse la liberté, c’est seulement dans les Noces avec l’être à cause de l’être qui — lui — est fruit du devenir, donc jeune et libre.

 

            Ces Noces, c’est 5 face au 2, 4 face au 3, 6 face au 1.

 

            7 est donc le nombre du devenir, du choix (les 7 péchés capitaux), de la liberté possible.

 

            Le Dragon de l’Apocalypse a 7 têtes : donc, pour lui, la tête — qui est en principe unité face au corps qui est surnombre — devient pluralité avec 7 têtes.

 

            La semaine de 7 jours connaît le week-end — soit deux jours de liberté du travail en devenir.

 

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L’huile est le feu en situation de substance — la Grande Chartreuse aussi, les sirops.

 

            La drogue est substance. L’alcool est essence qui existe.

 

            La folie concerne l’âme. La démence concerne l’esprit — pas l’âme.

 

            La France a une âme collective (peuple) qui pense, et qui n’existe que par la Nation.

 

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L’âme est unique de ses collectifs, mais le collectif autre lui est nécessaire (dans le Corps Glorieux, par nécessité, aussi) pour faire circuler la tendresse infinie de l’amour absolu. Donc, vivre d’amour et d’eau fraîche.

 

            Pourquoi boire et pas manger ? Et boire, c’est déjà, à l’état naturel et surnaturel aussi, fruit d’une transsubstantiation au niveau contingent.

 

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La mort est inversion globale — et pas locale — du non-être qui précède le naître de la naissance, et du naître de l’existence et de sa conscience, et du mourir, et de l’âme, de l’esprit, et de [la] vie.

 

            Elle doit être à la fois espace qualitatif, espace quantitatif, etc., réaction à la place d’action, et action à la place de réaction, etc., etc., etc.

 

 

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La femme est non-être d’abord.

 

            Mais elle peut — dans sa révolution poursuivie — accéder à l’être : elle est donc espace qualitatif, d’où l’ordonnance qualitative de la mode, entre autres, et du corps de la femme, et son corps invisible caché entièrement par le vêtement — visage compris — et son existence confinée dans la demeure interne où elle est d’abord victime de l’être, mais aussi bourreau du non-être dont le mâle est la Bête.

 

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L’HÉMISPHÈRE NORD ET L’HÉMISPHÈRE SUD

 

 

            L’hémisphère Nord de la Terre est autorité d’abord et lumière, l’hémisphère Sud étant responsabilité et chaleur — où il peut devenir Dragon de la chaleur dont l’hémisphère Nord est la Bête, etc.

 

L’équateur terrestre étant la ceinture de la taille et le passage de la ligne où il y a la fête de la négation : clownerie, jeté à l’eau, etc. — ce qui se produit seulement en mer, sur le navire.

 

Et il y a le pôle Nord — dans l’océan — et le pôle Sud — fait de terre.

 

Et penser aussi au mi-point, zone tempérée de 45 degrés de Latitude Nord, et voir les 45 degrés de Latitude Sud.

 

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INTERDÉPENDANCE UNIVERSELLE

 

 

            Ici — Maintenant — Partout — Toujours.

            Intégrité — Plénitude — Authenticité — Efficacité.

            État — Action.

            Vision — Action — Mission.               Activité — Passivité — Agitation.

            Présence — Rapport — Relation — Contact.

            Origine — Terme.

            Vie — Esprit — Existence — Matière.

            Origine — Terme — Commencement — Fin.

            Puissance — Pouvoir — Force.

            Affection — Amour — Besoin — Désir — Foi.

            Liberté — Indépendance — Singulier — Universel.

            Tradition — Révolution — Singulier — Pluriel.

            Choix et Préférence.

            Objectif — Subjectif.

 

            Je fume beaucoup, mais je n’avale pas la fumée : c’est du ICI MAINTENANT.

 

            La pipe, c’est du ICI TOUJOURS : c’est du TOUJOURS par morceaux de trajectoire, mais ce n’est pas du PARTOUT — je ne fume pas partout.

 

            C’est de l’INTÉGRITÉ parce que je choisis des filtres, et c’est de la PLÉNITUDE dépassée parce que je fume jusqu’au bout — y compris le bout filtré.

 

            Ce n’est de l’AUTHENTICITÉ que dans la mesure où je fume des Gauloises.

 

            Ce n’est de l’EFFICACITÉ que dans la mesure où je comble un désir.

 

            C’est de la VISION où ça tient lieu d’ACTION, mais c’est de l’ACTION par comparaison, ou plutôt de l’ACTIVITÉ, mais pas de l’AGITATION.

 

Et c’est un ÉTAT permanent.

 

Et c’est de la MISSION dans la mesure où c’est de l’activité de transmission, mais ce serait plutôt de la PASSIVITÉ dans la mesure où c’est subi.

 

C’est de la PRÉSENCE dans la mesure où c’est CONTINUITÉ.

 

C’est du RAPPORT et du CONTACT dans la mesure où je porte à chaque fois la cigarette entre les lèvres.

 

C’est de la RELATION par CONTINUITÉ.

 

C’est ORIGINE parce que je choisis la cigarette dans le paquet, et c’est TERME parce que je fume jusqu’au bout.

 

C’est VIE et ESPRIT — et non EXISTENCE — parce que je ne suis pas fumeur : je n’avale pas la fumée.

 

C’est COMMENCEMENT à cause de l’importance de la première bouffée, et c’est FIN dans la mesure où j’écrase la cigarette à la fin.

 

C’est PUISSANCE parce que c’est QUALITATIF — et non QUANTITATIF comme la FORCE. Mais ce n’est pas POUVOIR, parce que ce n’est pas OBJECTIF.

 

C’est DÉSIR, AMOUR et FOI, parce que c’est qualitatif, projet et plénitude.

 

C’est LIBERTÉ parce que l’INDÉPENDANCE ne fume la cigarette qu’en partie.

 

C’est TRADITION et RÉVOLUTION dans la mesure où il y a COMMUNION de l’origine et du terme.

 

C’est CHOIX et non PRÉFÉRENCE dans la mesure où il y a plus de COMMUNICATION que d’EXPRESSION.

 

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            ICI s’oppose à AILLEURS dans la mesure où la science-fiction est de l’ailleurs.

 

            Ici peut être un LIEU parce que qualitatif, ou un ENDROIT parce que LIMITÉ et quantitatif.

 

            MAINTENANT s’oppose à AUTREMENT, et suppose — dans sa plénitude — la DISPONIBILITÉ OUVERTE, et dans son intégrité suppose l’INSTANT.

 

            PARTOUT dans sa quantité est N’IMPORTE OÙ, et — dans sa qualité — c’est le MONDE ou l’UNIVERS, le monde supposant l’ORDRE, et l’univers supposant l’ORDONNANCE.

 

            TOUJOURS, dans sa quantité, c’est N’IMPORTE QUAND ; dans sa qualité, c’est UN monde, LE monde, ou l’univers.

 

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            L’INTÉGRITÉ, c’est UNE origine et UN MINIMUM dans l’ÉCONOMIE. Elle est DONNÉE ou CHOISIE.

 

            La PLÉNITUDE est un terme, rarement une origine, et UN MAXIMUM dans l’ÉTENDUE.

 

            L’AUTHENTICITÉ est une origine, parfois un terme, mais toujours une économie de moyens.

 

            L’EFFICACITÉ est un terme, rarement une origine, et un accomplissement bouclé sur lui-même.

 

*

 

            L’ÉTAT est une origine ou un terme : c’est la carte du FLEUVE.

 

            L’ACTION peut être aussi une origine ou un terme, un ENGAGEMENT, un DÉGAGEMENT, FRUIT d’un choix ou d’une préférence — mais plutôt d’un choix : c’est le COURANT du FLEUVE.

 

            VISION s’oppose à action comme état, mais elle peut être le fruit d’une action intérieure, à son terme.

 

            La MISSION peut procéder de la vision et de l’action. Elle est TÉMOIGNAGE (et non PREUVE) en action. Mais elle peut être parallèle à l’action et établir une présence, un rapport, une relation ou un contact. Mais elle peut avoir ceci de SINGULIER de ne pas être l’ŒUVRE d’une action, et n’être que témoignage pouvant aller jusqu’à la MORT, alors qu’elle peut être le western de la NAISSANCE, de l’EXISTENCE, du MOURIR, et de la MORT. La transmission est la MÉDIATION de la mission.

 

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            L’ACTIVITÉ est la menue monnaie de l’action, et ne se produit que dans l’existence.

 

            De même pour la PASSIVITÉ qui peut déborder l’existence, et qui est — comme l’activité — DÉTERMINÉE ou CONDITIONNÉE.

 

            L’AGITATION est à l’action ce que la FOULE est à la SOCIÉTÉ — sauf que l’agitation peut être aussi antécédente et pas seulement CONSÉQUENTE.

 

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            La PRÉSENCE est COÏNCIDENCE ; elle peut être non seulement état, mais action — et même mission.

 

            Le RAPPORT est DISTANCE et objectif ou subjectif : il est état ou action. Il peut conduire à la coïncidence SECONDE.

 

            La RELATION est distance RELIÉE. Elle s’oppose au LIEN qui n’est qu’ATTACHEMENT et coïncidence FLOTTANTE (subjective ou objective).

 

            Le CONTACT est coïncidence — par RUPTURE PREMIÈRE. Plutôt objectif que subjectif.

 

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            ORIGINE est DÉBUT dans son intégrité, sa plénitude, son authenticité ou son efficacité : c’est la SOURCE du fleuve.

 

            TERME est FINALITÉ dans son intégrité, sa plénitude, son authenticité ou son efficacité : c’est l’EMBOUCHURE du fleuve.

 

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            VIE est NATURE universelle dans son SURNOMBRE, et origine et DÉMESURE — de toute façon. La vie — n’étant pas MESURE — n’a pas de NORME. Elle est ÊTRE et MASSE.

 

            L’ESPRIT est SURNATURE universelle dans son UNITÉ et origine et terme et démesure. L’esprit — non plus — n’a pas de norme : il est STRUCTURE et NON-ÊTRE.

 

            La MATIÈRE représente LES NOCES de l’esprit et de la vie. Dans la naissance où elle est origine, dans l’existence où elle est manifestation, et dans la mort où elle contient la TRANSCENDANCE et l’IMMANENCE.

 

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            CO