DANIEL GIRAUD

 

LE FOND DE L’AIR

ET L’ÂME DE FOND

 

(virées 95)

 

 

avec neuf collages de l’auteur

 

 

à Dominique,

 

 

    Un calme parfait

sur un oreiller d’herbe

    loin de ma cabane

                    (Ryôkan)

 

    Quand je marche, tous les deux jours je jette une paire de soquettes. Mais pourquoi les chiens de villages aboient-ils plus que les chiens des villes ? — mis à part le ministre de l’intérieur.

    Érotisme d’une femme potelée vue de dos sur un vélo ou phantasme d’un transfert sur selle...

    Serge Pey, toujours actif et chaleureux me refait venir à Toulouse par l’association “Cavale”. À Muret dans une école technique de jeunes. Après quelques poèmes lus dans un lourd silence j’ai l’idée de sortir un harmonica... Ponctuant mes paroles de phrases blues. Ça marche. lls tapent des mains en cadence...

    Puis, ambiance plus intime au Mirail chez une fille qui nous fait un délicieux repas chinois. Amis et voisins sont venus. Lecture de poèmes chinetoques en vrai et pas en toc. Ça vit (et ça meurt) dans les banlieues mais c’est autre chose qu’en Charente profonde... « Quelle horreur que cette campagne française » écrivait Rimbaud à Ernest Delahaye.

    La fonction du poète est de ne pas en avoir. Son non-rôle témoigne de ce qui échappe à la langue. L’essentiel du poème affleure avant et après son écriture. Alors pourquoi l’écrire ?

    À la cinquantaine rugissante, échoué sur un rivage charentais, j’ai trahi le ciel et la terre. Et c’est la seule révolte qui peut être contestable. Marchant pesamment sur quelques malheureux kilomètres le long d’une route plate et déserte... À Port-des-Barques j’ai débarqué après que La Fayette ait embarqué pour les Amériques. À Saint-Naze-sur-Broque j’ai réalisé ce que c’est d’être “à la retraite”. Et aussi le confort, la force des cons. En un an j’ai découvert la vieillesse — physique et morale. Frileux par le chauffage, fatigué dès le réveil, il faut pouvoir sortir d’un village étriqué où une belle et sombre maison, gentiment hantée de résidus psychiques, vous pompe l’énergie par sa situation. Liquidé à force de vivre sur une nappe d’eau souterraine et stagnante... Puits inutilisable, courants telluriques dissonants, nœuds de veines du Dragon, c’est ma veine.

 

Libertés.

 

mer merdique

plage de St Froult

quel charme !

    Naissant près de Notre-Dame-de-la-Garde alias la “Bonne Mèreeeuh”, me mourant près de Notre Dame de “Bonne Garde” sur la route de Lupin (du fort et non d’Arsène). Mieux vaut créer le vide en soi qu’autour de soi. « À force de vivre on perd sa trace » dixit Henri Jeanson par la voix de Louis Jouvet dans “un carnet de bal” de Duvivier.

    C’est dans les instants ultimes de rupture, sur le fil du rasoir, que les inter-signes surgissent. Lorsque le jeune dadaïste Julius Evola est prêt à se tuer, il tombe sur un livre buddhique qui transformera sa vie et lui fera “chevaucher le tigre”. C’est toujours au dernier instant que le destin fait signe. Lorsque la corde est prête un ami peut arriver inopinément avec un bouquet de fleurs et c’est la vie qui surgit dans la mort. Où encore, quand une fois prêt à se procurer l’arme fatale du coup de grâce en plein cœur un ami peut téléphoner que sa femme est morte et c’est la mort qui surgit dans la vie. Les destinées offrent du sens dans le non-sens de l’existence et à l’absurdité bouffonne qui aspire au calme du néant. La vie mériterait sans doute qu’on ne la prenne pas au sérieux. J’ai toujours été inapte au service...

    Parti des montagnes à 6 plombes du mat’. Multiples correspondances avant d’arriver au Creusot à plus de 22 h. Hôtel trois étoiles avec deux conférences astrologiques pour le lendemain. Retour le soir avec errance de quatre heures à Lyon... Car de flics roulant au ralenti comme en quête d’un mauvais coup. Quart de vin avalé rapidement comme en buvant le calice jusqu’à l’hallali.

    Au moment où j’écris ces lignes au buffet de la gare “Part-Dieu”, un routard de mon âge me paye un demi sans rien dire par l’intermédiaire de la serveuse... « C’est gentil » dit-elle. Je vais à sa table. Parlant des lyonnais méfiants et des portugais sympas. Peintre déchu entre deux verres il veut “comprendre les gens” en éprouvant leur méchanceté tout au long des routes où il dérive comme un “clodo du Dharma”... Pour les chevaliers de la route la réinsertion est récupération (par la société) et compromission (pour l’individu). La misère SDF est le meilleur alibi pour la bourgeoisie au pouvoir, les technocrates et les éducateurs, au nom d’une réinsertion qui s’apparente à une réincarcération. L’aubaine humaniste à visage humanitaire, jamais au grand jamais, effacera l’infortune...

 

Venue dailleurs.

 

    Le vagabond se roule une clope. Sur sa main est tatoué le signe du Tao (le t’ai ki) et il me dit « plus les gens m’emmerdent et plus je les aime ». Il est tard. « On ferme ! ». Je lui file mon dernier recueil de poèmes : “Par Voie et par chemins”...

    À l’époque de la déprime des marchés qu’importe la détresse d’un individu. Mais des expériences-limites peuvent bouleverser et transformer la nature humaine. Signes de piste qui dépassent le misérabilisme accolé aux exclus. Voyez les clodos célestes du Danemark avec leurs mines hilares ! Ces barbus et chevelus tirant leur poussette sur les routes. Vers leurs fêtes où après moultes bières ils élisent un roi des clochards... De quoi foutre la jaunisse à nos gouvernants qui ont tout intérêt à marginaliser sinon diaboliser les êtres qui ont choisi la liberté. Pas prêts d’être encartés qu’ils sont ! Pas prêts d’être enculés avec le préservatif du travail et le totalitarisme du fric, le pire de tous.

    La réintégration sociale n’est-elle pas inversement proportionnelle à l’intégration de et dans l’être ? Évacuons ! Évacuons ! Sur tous ces ripoux et zombis, Artaud confiait à André Franck : « Dites-leur qu’ils sont déjà des cadavres et qu’ils ne se réveilleront plus jamais d’entre les morts. »

    Au pied des Alpes, près de Grenoble, séminaire avec Stephen Jourdain. « L’intelligence humaine culmine dans l’acte de désobéissance » dit-il... Face à l’interlocuteur interloqué. “Le néant de la pensée” surgit avec Steve et tant pis pour la “défonce vertueuse” des méditants du yoga de l’égo. Avec “le révolver de la conscience” il pulvérise préjugés et conditionnements en pointant vers ce qui échappe à toute détermination. « L’éveil n’est pas maniéré »... C’est pourquoi il « hait les salons et la spiritualité salonnarde ». Dans une existence où l’essentiel est happé par l’accidentel le rugissement de l’Éveil fracture l’être et cette fraction est une infraction sur le plan habituel de la nature. « Tout ce qui est utile est méprisable. Y compris cette remarque. Ce qui est glorieux ne sert à rien »... Le dernier soir je joue du blues et Steve danse dans une chaude ambiance.

 

Du blues plein les yeux.

 

    Roulant vers les pressés, les oppressés, les dorures et les ordures... Rencontre imprévue avec Serge Pey et Christine dans le même wagon du train toulousain qui nous emporte vers le “Marché de la poésie” de Paris.

    Aux heures d’arrivées des trains de grandes lignes à la gare Montparnasse il n’y a qu’un seul guichet d’ouvert et une longue file d’attente. À côté, un ou deux revendeurs à la sauvette ont tout loisir pour refiler des tickets. Les gens pressés d’arriver à l’heure achètent ces tickets sans se rendre compte qu’on leur revend des demi-tarifs... Mais tout se complète : pas loin de là, dans le couloir qui mène aux rames du métro veillent plusieurs employés qui vérifient les tickets des voyageurs. Ainsi plusieurs contrevenants doivent payer 200 f. sur place ou 600 f. par correspondance. Comment ces agents du métro ne seraient-ils pas au courant de la revente en fraude quelques mètres plus loin ? Pourquoi n’interviennent-ils pas ? Les petits revendeurs-escrocs ne profitent-ils pas à ceux qui font du bénéf sur le dos des voyageurs trop pressés ou trop naïfs ? De quoi vite devenir casseur... Pacifier ? Pas s’y fier.

    Dans le métro il n’y a plus “Du beau, du bon, Dubonnet” ni de poinçonneurs des Lilas ou d’ailleurs. Et d’ailleurs où sont donc passés les rémouleurs, matelassiers, racommodeurs de faïence, vitriers, porteurs d’eau, marchands de tapis, de parapluies ou de tonneaux... Et les chanteurs de rues et les ramasseurs de mégots ? Tous chômeurs ou peu s’en faut.

    Au “marché” poétique je fais emplettes d’amis perdus de vue depuis des mois, Jean-Pierre Moreau, Éric Sablé, Claude Margat... Depuis des années : Michel Rouge, Paul Roland, Patrick Moulié, Serge Sautreau, Bruno Sourdin, Catherine Zarcat, Jean-Daniel Fabre, Michel Camus, Armand Olivennes etc. Et depuis des décennies : Jean-Louis Acarias, Marc Questin, Richard Belfer. Le lendemain vers Châtelet je tombe sur un vieux pote, Brian, disparu depuis 1980 et toujours égal à lui-même.

 

Bouche bée.

 

    À bout portant, le cœur battant, j’aime Paris... en passant. Celui qui marche seul connaît l’ailleurs toujours là comme la Seine qui coule avec le temps. Sur le pavé de Paris l’enfer n’est pas pavé de bonnes ou mauvaises intentions. Je marche au gré de l’instant avec les souvenirs qui surviennent et les images de ce monde marchand inaccessible au monde des vivants.

    Dérives aux comptoirs des petits bistrots de quartier. À l’écoute des petites gens et des “brèves” de l’évidence. Je tourne autour du Centre Beaubourg où il aurait fait bon de se réchauffer dans les années soixante quand on traînait l’hiver dehors au Quartier Latin, rejetés de bars en bars à cause de la longueur de nos cheveux... Affleurements du passé.

    Retrouvant un ami au squatt de la rue du Dragon qui prend des allures de petit-68 quand on s’y ballade. Dans la cour est inscrit sur un mur : « le marché lie l’art à la délinquance de l’esprit ». L’esprit “Dada” subsiste...

    Ma place dans la société est à l’image de ce que répond l’appareil de téléphone quand je lui glisse une télécarte : “anomalie”. Et je tombe toujours dans la “mauvaise queue” pour attendre longtemps devant une cabine téléphonique, une file d’attente de Poste, de Caisse d’Épargne ou encore pour entrer à la Bibliothèque de Beaubourg...

    Il y a des jours “sans” où vos correspondants sont toujours sur répondeurs, liste rouge ou dérangement. Quand une secrétaire d’une boîte d’édition ne retrouve pas votre manuscrit. Quand on cherche de rues en rues une boulangerie (souvent fermée le lundi) ou une papeterie, pour éviter les grands magasins. Il y a des jours “sans” lorsque même un comique, aujourd’hui aux cheveux gris, demeure debout les bras en croix, attendant l’inspiration et la population. Depuis vingt ans que je l’observe près de Beaubourg c’est la première fois que je le vois comme une source tarie, avec sa baguette de chef d’orchestre comme celle d’un rhabdomancien en manque d’eau. Il y a des jours “sans” où l’on ferait mieux de rester au lit, baiser ou se branler mais en tout cas en ayant rien à foutre de la société.

 

Songe d’une nuit d’été.

 

    Resterait à trousser et détrousser à s’en retrousser les babines mais ce n’est pas tous les jours que Bernadette Suce-biroute débraguette le bas-ventre de la Bête. Les décideurs en mal de décisions ne pourraient-ils pas tenter de faire élire les gouvernants par tirage au sort ? Le monde ne s’en porterait pas plus mal qu’au-jourd’hui... En attendant un bon indien est un indien mort se dit le flic qui casse du bicot ou du négro.

    Les codes de bonne conduite qui codifient le monde n’ont pas de prises sur la naissance et la mort des nuages. À force de mourir à petit feu dans les mornes plaines je suis retourné aux montagnes... « And all the hills echoed » chante Allen Ginsberg !

    Fête chez Benoit de Montfa. Il a écrit sur un panneau : « Déjà 20 ans de résistance à l’intégrisme ariégeois »... Le jour de la fête de la musique, avec Jean-Pierre et Jérôme on joue du blues pendant des heures sur la place des capots. Pour une fois il n’y a pas de boulanger pour tirer en l’air dans la foule afin de stopper la musique. Pas de règlements de compte à O.K. St Girons. Dans le blues inutile de faire un maximum de notes en un minimum de temps sauf pour les tâcherons champions de la compétition. Même si la vélocité technique impressionne dans l’escalade des progrès... Je demeure du côté du feeling des métèques bouseux.

    Les bars sont ces derniers lieux de convivialité où l’on se sert la main sans présentation. Métaphysique du comptoir où l’on attend sans attendre... Il arrivera toujours quelqu’un ou quelque chose. Pintes de bière, bolée de cidre ou ballon de rouge avant d’aller jouer au foot. Il faut avoir le niak comme dit Billy le Kid qui garde un moral étonnant.

    Au “Mille-Pattes” je prépare (un C.E.S. qui me plaît) la revue du “Mille-Feuilles”, un zine underground. Cet été ça a remué dans le Couserans avec le “Parcours des Mille artistes”... Suivant une route déroutante on ne va pas à l’art, c’est l’art qui se donne à voir en allant à chacun. De signes en ruptures, le geste est libéré et la contre-culture pas morte.

 

Oraison jaculatoire.

 

    J’accompagnais à l’harmo Serge Pey et Yves le Pellec lisant un poème de Ginsberg. Et les vitres explosaient sur le crâne d’Alain Gibertie au son des paroles du “Tao or not”...

    Je fume pour me désintoxiquer... de la société. Et ce n’est pas un hasard si celle-ci arrête les fumeurs comme des délinquants. Pourtant à la fameuse époque pudibonde dite “victorienne”, la reine Victoria fumait du cannabis pour soulager ses douleurs de règles...

    Avec Christian et Reiner un samedi de marché à Saint Girons... Sur le bord du Salat l’afgan émigré nous dit un poème-devinette : « Je reverdis les bois, j’arrose les prairies, mes rives sont gaiement fleuries, quand mon flot roule calme et plein je fais joyeusement tourner plus d’un moulin. Je suis un grand chemin qui marche... Qui suis-je ? »

    Et je songe à Tzara ce “jongleur de temps” qui écrivait : « c’est à travers toi que les arbres sont en fleurs ». Mais à la croisée des sentiers l’amère vérité rappelle que du proche au lointain nul n’est prophète en son pays. En ancien français “voir” signifiait “vérité”. Je voudrais être un oiseau qui pépie au petit matin sans souffrir du mental...

    Un coq chante. Marchant à l’aube sur le bord d’une route. Une voiture s’arrête. Magmas d’inspiration et de transpiration. Rencontré avant de partir, Maurice me disait « il n’y a que les morts qui ne vieillissent pas ». Le passé pue la mort. L’avenir la guette. « Ici l’on médite sur l’inéluctable devenir de l’expérience » était-il écrit dans les W.C. de la “Note bleue” à Saint Girons...

    Marchant dans le sable. Série de blockhaus déglingués envahis par la mer et taggés par les punks... Soleil rouge du crépuscule sur mer. Quand le plomb rencontre le cœur Saturne éteint le soleil... Infini de l’océan, infini des plages désertes, infinie détresse.

    Tous les cyprès ne sont pas dans les cimetières. Tous les morts non plus. Quand l’espoir ne fait plus vivre le désespoir a de l’énergie. J’ai la tête chaude et les mains froides avec un poing au centre de la poitrine.

    Rien ni personne à l’horizon. Marchant dans une solitude absolue. L’hors norme est énorme. Autant vivre peu mais pleinement qu’être étouffé quotidiennement. Cœur rime avec bonheur mais aussi avec malheur. Ignoble instinct de conservation qui m’enchaîne à l’espèce ! « La vie c’est toujours la mort de quelqu’un » disait Artaud. Resterait à être maître de sa pensée dernière...

 

L’œil était dans le ciel.

 

    Labenne Océan. Au son du ressac, surveillant les nuages vers Hossegor. Questions sous l’ondée : continuer à marcher dans le sable, s’abriter dans un blockhaus ou refaire du “stop” vers les civilisés ? La nuit tombe. Un phare lance sa lumière toutes les deux puis sept secondes. Je n’y vois plus rien pour écrire et déplie mon duvet dans les dunes. L’observation qui constate perd la pureté du regard. L’observateur qui explique perd la vie même. L’analyse nous conduit à la mort.

    Dans la nuit je suis réveillé par la pluie. Remballant vite mes affaires pour finir de dormir dans une petite cabane de chasseurs, repérée auparavant. Les averses ne durent pas et au petit matin me revoilà sur la plage face à l’immensité des Éléments : océan, sable et nuages. Avec un gros bouton de moustique sur le front, comme à Tarascon. Et des mollets de bois.

    Passant à Capbreton prendre un café... Croisant un vieux routard à la longue barbe... Se faisant le signe “V”... Me rappelant les States dans les années soixante. Quelle “victoire” ! Une grosse vague m’avait catapulté sur le rivage malgré mes jambes enlacées par les baïnes... L’âme de fond voulait dire adieu à Dieu. N’est-ce pas ainsi-dieu ? D’Orgibet au Picon ce seront les derniers kilomètres qui seront les plus longs. Pas de quartier. On ne peut pas dire pouce.

    Grève SNCF : impossible d’aller jouer du blues au concert du Creusot. Autant gratter de la planche à laver avec “les ragondins” du cajun ariégeois. C’est l’automne et le vert s’estompe suivant l’éclairement des “psylo” mangés à même le sol au souffle des montagnes...

    Partant en bagnole vers Lao Klein. Irruptions de l’hypocrisie dans la vie courante : dans les aires d’autoroute les alcools sont interdits sauf le vin qui est un produit régional ! Pourtant plus alcoolisé que la bière. Michelle a raison de me suggérer que la prochaine fois j’emporterai un pack de douze cannettes et boirai donc plus qu’en m’arrêtant de temps en temps...

    Longue route mais le temps passe vite même s’il y a tant de paroles pour si peu de silence. Il s’agirait d’éliminer les objets et ce qui reste éliminerait le penseur qui “penserait” ce qui ne se laisse pas penser. Le Vieux me dira que l’ultime liberté est la libération de soi-même...

    L’être est inachevé. Achevons-le !

 

La clé buissonnière.

 

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